Rats d'Opéra

Rats d'Opéra

By Jean-Pierre ViditSociety & Culture
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Rats d'Opéra episodes

  • Bonta et musica : Cenerentola 2
    Nous poursuivons sur RCF, l’opéra de Rossini créé à Rome au Teatro
    Valle à l’occasion des fêtes du Carnaval : La Cenrentola inspirée bien
    évidemment du Conte de Charles Perrault qui lui-même résulte d’une
    longue tradition qui puise ses racines bien avant la version de
    l’illustre conteur. Ainsi, nous continuerons l’exploration de l’intrigue
    en nous centrant sur l’acte 2 qui est l’acte conclusif. C’est un acte au
    cours duquel les masques – qui ont été largement et efficacement
    utilisés et efficaces lors du 1 er acte sous la forme du déguisement -
    vont brutalement tomber. Dandini reprend sa livrée de valet et, de
    son côté, Alidoro le précepteur du Prince va tout faire pour
    qu’innocemment son maître le Prince Ramiro ait un prétexte pour
    s’arrêter dans la famille d’Angelina dont il est tombé tout d’un coup
    follement amoureux. Il va donc finir par reconnaitre le bracelet qu’il
    avait donné à la veille à la belle Angelina. Don Magnifico du coup est
    perclus de tristesse car il comprend que ce n’est pas l’une de ses filles
    que le Prince a décidé d’épouser : adieu luxe, richesse et honneurs. Il
    en fera d’ailleurs d’amères reproches à Clorinda et Tysbé leur
    reprochant leur incompétence en matière de séduction. Après le
    magnifique sextuor qui clôt finalement la Cenerentola et regroupe
    tous les protagonistes de cette comédie-drame, nous constatons que
    le dénouement va s’avérer d’une haute tenue morale. Angelina fait
    effectivement preuve de grandeur d’âme puisqu’elle intervient en
    faveur de son père et de ses sœurs, abandonnant toute idée de
    vengeance. Elle leur pardonne même aussi le tort qu’elles lui ont fait
    et se montre ainsi une reine digne de ce nom ainsi qu’une épouse de
    qualité prête à investir ses fonctions régaliennes.

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    59 min
  • Bonta et musica : Cenerentola
    La Cenerentola de Giaocchino Rossini est une
    « dramma giacoso » comme l’appelle Alain Duault . Le « dramma
    giocoso » selon le journaliste est, littéralement, un « drame joyeux »
    « désignant ces œuvres lyriques tantôt légères , tantôt plus graves et
    dramatiques dans les thèmes qu'elle explore... ». Cenerentola est le
    dernier opéra bouffe composé pour le public italien. Il est constitué
    de deux actes dont le livret est signé de Jacopo Ferreti d’après le
    conte de Perrault dont le librettiste s’est inspiré librement. La
    première a eu lieu au Teatro Valle le 28 Janvier 1817. La
    représentation est un fiasco bien que chanteurs et musiciens aient
    travaillé d’arrache-pied. Quelques représentations de rodage
    permettront d’arriver à un résultat adéquat et, pour tout, dire
    brillant. Le compositeur ne ménage ni les fioritures ni les alliages de
    voix donnant des trios, des quatuors et même un sextuor absolument
    éblouissant. Bref tout ce qui fera l’essence et la spécificité du chant
    rossinien. L’histoire ou, si vous préférez, le scénario, est assez
    compliqué puisque chacun va se travestir : le Prince Don Ramiro va
    devenir le valet. Mais le vrai valet – Dandini - va devenir le Prince. Il
    faut y ajouter Alidoro le précepteur du Prince qui va l’aider dans ses
    choix matrimoniaux. Lui aussi se déguise en mendiant pour n’être pas
    reconnu par les sujets du Prince. Tout au long de cette émission, nous
    allons suivre pas à pas – car l’intrigue est fertile en rebondissements
    – le déroulement de cet acte 1 jusqu’à ce l’héroïne – Angelina alias
    Cenerentola – arrive magnifiquement habillée au bal où l’on est
    frappé de sa ressemblance avec la troisième fille de Don Magnifico.
    Nous suivrons l’acte 2 dans la prochaine émission/ Jean-Pierre Vidit.

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    1 hr
  • Messager et un coup de roulis
    Les Frivolités parisiennes est une jeune compagnie artistique qui,
    depuis déjà un certain nombre d’années, remet au goût du jour tout
    un répertoire des années 1920.
    Le moins que l’on puisse dire estqu’il ne manquait pas d’esprit ni du sens d’un humour parfoisdécapant ou grivois. Nous leur avions consacré un numéro de Ratsd’Opéra pour leur reprise de La-Haut de Maurice Yvain que vousretrouverez aisément sur les podcasts de RCF sur le site de RCF ou surcelui du Cercle Lyrique de Metz ww.cerclelyroiquedemetz.com .
    Nous parlerons aujourd’hui de la dernière œuvre écrite par André
    Messager – le compositeur du délicieux Fortunio d’après la pièce
    d’A.de Musset – que vous retrouverez également dans les podcasts
    de Rats d’Opéra. Il va composer des œuvres légères qui vont
    connaître un beau succès comme, entre autres, Véronique dont vous
    entendrez deux beaux extraits. Mais André Messager n’a pas été que
    ce compositeur reconnu et un chef d’orchestre applaudi. Il fût aussi
    un de ceux qui avec Albert Willemetz furent considérés comme l’un
    des pères de l’opérette moderne au XXème siècle. Cette opérette
    s’appuie sur une petite révolution puisque ce que l’on appellera
    « lyrics » sous l’influence anglo-américaine s’appuie sur la
    modification de la perspective. A l’époque, le compositeur adaptait
    sa musique aux paroles. Maintenant, les « lyrics » sont imaginés
    après la composition de la musique ce qui permet au musicien d’une
    part de renforcer l’aspect comique du texte par une musique
    appropriée mais aussi de jouer sur les sonorités des mots. Vous allez
    finir par croire que le but de ces auteurs compositeurs était alors de
    faire rire. Oui bien sûr mais cela n’empêchait pas ces derniers d’être
    capables de composer de subtiles mélodies qui vont rester dans
    l’oreille. Ce sera le cas pour Coup de Roulis que nous allons
    maintenant détailler@ . Jean-pierre Vidit

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    59 min
  • Jules Styne et Gypsy
    Nous abordons pour l’émission de cette semaine l’une des figures marquantes de la comédie musicale américaine des années 50/70 Jules Styne. Il est tout à fait important de noter que les comédies musicales de cette époque véhiculaient un certain nombre de valeurs ou de modèles identificatoires qui correspondaient à ces populations qui affluaient comme immigrants aux USA. Jules Styne fait partie de ces émigrants qui débarquent, après un passage en Angleterre, et s’installent avec sa famille à Chicago.Très tôt, Styne montre des aptitudes musicales remarquables. À l’âge de 8 ans, il impressionne déjà les pianistes professionnels. Il étudie la musique classique au Chicago Musical College. Cependant, il réalise rapidement qu’il est attiré par la musique populaire plutôt que par une carrière purement classique. Dans les années 1930, Styne déménage à New York, puis à Hollywood, où il commence à composer pour le cinéma. Là, il rencontre des paroliers célèbres comme Sammy Cahn, avec qui il écrit plusieurs succès, dont le
    célèbre "Let It Snow! Let It Snow! Let It Snow!". Styne va travailler alors régulièrement dans l'industrie du divertissement au cours des années 1930. S’il s'établit d'abord comme compositeur de chansons populaires, il se tourne rapidement vers Broadway, où il va laisser un héritage durable : il remportera d’ailleurs en 1954 l’Oscar de la meilleure chanson. Funny Girl qui révelera Barbara Streisand est aussi à s’inscrire à son palmarès. Gypsy en 1959 – que nous détailerons - est inspiré des mémoires de Gypsy Rose Lee, une célèbre danseuse burlesque. Gyspsy raconte l’histoire de la relation complexe entre une mère ambitieuse et ses filles dans le monde impitoyable du
    vaudeville américain des années 1920-1930. Les paroles sont écrites
    par un parolier qui va devenir très célèbre : Stephen Sondheim. Jean-
    Pierre Vidit

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    1 hr
  • Comme elles font toutes…de W.A.Mozart
    Tel est le titre, traduit en français, du célèbre opéra de W.A. Mozart
    qui sera présenté pour la première fois le 26 Janvier 1790 au Burgtheater de Vienne. Sur le plan du catalogue, cette œuvre vient après Les Noces de Figaro en 1786 puis Don Giovanni en 1787. S’il se situe après, il représente la troisième collaboration de Mozart avec l’Abbé Da Ponte qui était devenu, après les succès des Noces et de Don Giovanni, le librettiste presqu’attitré du compositeur. L’Abbé Da Ponte avait d’ailleurs proposé le livret à Antonio Salieri, musicien attitré de l’Empereur d’Autriche. Celui-ci l’avait jugé immoral et invraisemblable. L’œuvre écrite restera, de ce fait, un certain temps sur une étagère sorte de purgatoire avant de connaître le succès grâce à la musique du musicien salzbourgeois. Philippe Stutzmann, Membre du Cercle lyrique de Metz, va vous guider pour nous introduire dans cette intrigue à rebondissements où un sujet grave – la fidélité conjugale ou amoureuse – est traité avec virtuosité mais avec une certaine dose de comique quelques fois un peu rude et
    amère. De fait, les deux personnages féminins sont pris, à leur insu,
    dans une machination où il sera question de mettre en évidence leur
    irrésitible penchant pour l’infidélité et la trahison. Donc pour leur
    perversité congénitale : de quoi fâcher les féministes ! L’intrigue, bien
    évidemment, est compliquée. Elle se déploie au fil des deux actes
    que dure l’opéra entre manigances, fausses routes, chausse-trappes
    et mauvaises informations puisque le but – à peine avoué – est la
    manipulation. Il s’agit par tous les moyens à disposition de prouver ce
    que l’on veut prouver : l’infidélité incoercible des femmes. Mais tout
    finira bien qui a mal commencé et le principal instigateur de cette
    manipulation – Don Alfonso - sera aussi celui qui au final réconciliera
    les amoureux fâchés qui, bien sûr, vont se retrouver et, bien
    évidemment, en rire.
    Jean-Pierre Vidit

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    1 hr
  • Tony Poncet, le bombardier basque. 2
    Nous poursuivons sur RCF en compagnie de Danielle Pister l’évocation de la carrière du Ténor Tony Poncet. Ce chanteur, on le sait, fut quelque peu ostracisé et vilipendé par la critique parisienne. Si nous avons évoqué dans la première partie de l’émission les rôles chantés - qui recoupent les grands opéras - il a aussi abordé les répertoires légers – c’est le cas du Pays du Sourire de Lehar – ainsi que l’opérette. On note qu’il met aussi à son répertoire dans des registres plus récréatifs les chansons et ce que l’on appelle un peu péjorativement : le lyrique légers comme la « Sérénade créole ».Dans un registre plus sérieux, il ne faut pas oublier aussi l’aspect patriotique. En interprétant « La Marseillaise » il ne s’agissait pas, pour lui, de la simple interprétation d’un air officiel mais d’une sorte de déclaration d’amour à la France. Cette dernière l’avait accueilli lorsqu’il était un pauvre réfugié espagnol fuyant la dictature franquiste.Il bénéficiera, peu après, de la naturalisation française. Il faut dire que malgré le dédain que certaines coteries ne manquaient pas de lui témoigner, ses qualités vocales, la puissance de sa voix et l’adaptation qu’il faisait de la puissance de sa voix face à des partenaires qui ne pouvait rivaliser avec la sienne jouait en sa faveur aux yeux du public. D’autant qu’il était obligé, par ailleurs, de compenser une petite taille qui exigeait que ses partenaires féminines restent dans des chaussures sans talon! Le thème du devoir patriotique, du déchirement entre les sentiments et les choix politiques – Guillaume Tell- lui firent peu à peu endosser des rôles qui étaient en fait des plaidoyers pour la tolérance comme dans les Huguenots de Meyerbeer où l’on retrouve le conflit politico- amoureux suscité par les guerres de religion ou dans le célèbre opéra d’Halévy – La Juive- où un père envoie sa fille au bûcher. Au travers de ces titres, les spectateurs pouvaient aussi découvrir les œuvres littéraires dont étaient extraits les livrets. Sa carrière a été relativement courte et plutôt mal passée à la postérité d’autant que sa vie fût abrégée par la maladie.

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    1 hr 1 min
  • Tony Poncet : le Bombardier basque
    En compagnie de Danielle Pister nous évoquons la carrière de Tony
    Poncet un ténor qui a accompagné toute l’éducation lyrique de notre
    intervenante qui le vit à plusieurs reprises sur la scène du Théâtre
    d’Oran dans tous les grands rôles du répertoire. La jeunesse de ce
    futur chanteur a été celle de réfugiés espagnols fuyant le franquisme
    s’installant non loin de la frontière espagnole. S’il abandonne très
    vite l’école, il doit pour vivre, faire des petits boulots : ce qui donne à
    sa formation personnelle un aspect original par rapport aux parcours
    de la plupart de ses confrères. Il se distingue par une vaillance et un
    sens patriotique qui le voit s’impliquer dans la défense de son pays
    d’adoption. C’est là qu’il se met à chanter et que sa voix remarquable
    attire l’attention des auditeurs. Cette vie rude et la modestie de ses
    origines sera vécue par lui comme un étendard et il chantera,
    d’ailleurs, des airs patriotiques. On est donc en présence d’une
    personnalité atypique qui tranche avec le coton et la soie dans
    laquelle la plupart des chanteurs ont grandi. Il était doté d’une voix
    puissante et se jouait des difficultés en même temps qu’il pouvait
    être d’une grande générosité vis-à-vis de son public en n’hésitant pas
    à bisser, quelques fois trisser les airs qui faisaient la joie du public. Il a
    été, on le devine, maltraité par la critique. Comme Offenbach, il fût
    ostracisé par le milieu lyrique d’autant que sa petite taille le mettait
    en position difficile par rapport à ses partenaires féminines qui
    pouvaient le dépasser d’une tête quelles que soient les astuces que
    les metteurs en scène pouvaient inventer pour combler ce handicap.
    Cette cabale allait jusqu’à soutenir une prétendue « inculture »
    musicale. Alors qu’il avait fréquenté le Conservatoire de Paris en
    1947 en même temps que d’autres futures têtes d’affiche de la
    profession parmi lesquelles – entre autres – Gabriel Bacquier, Michel
    Sénéchal…- même s’il faisait, pour survivre des petits boulots
    notamment dans les choeurs de Luis Mariano et André Dassary,
    vedettes incontestables. Dans la suite de cette émission, nous
    évoquerons avec Danielle Pister les rôles favoris de Tony Poncet.

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    57 min
  • Deux rois de l’opérette.
    Le Chanteur de México est une opérette à
    grand spectacle qui date de 1951 dont l’air emblématique est dans
    toutes les mémoires. Le Chanteur de Mexico - que l’on associe
    spontanément et à tout coup à Luis Mariano - dont la musique est de
    Francis Lopez le livret de Félix Gandera et Raymond Vincy qui signait
    avec Henri Wernert les paroles. Elle a été créée au Châtelet le 15
    Décembre 1951. Elle a même été adaptée à l’écran en 1956 par
    Richard Pottier. Francis Lopez, après des études qui le mène à
    décrocher un titre de Docteur en chirurgie dentaire, reste atiré par la
    composition et propose, à des vedettes – dont André Dassary des
    chansons qui font de lui très rapidement un parolier « recherché » . Il
    enchaîne les succès avec des interprètes prestigieux comme Maurice
    Chevalier, Tino Rossi, Léo Marjane…et débutant - Georges Guétary-
    au succès duquel il contribue grandement. C’est à la fin de 1945 qu’il
    écrit sa première opérette : La belle de Cadix. Elle est composée en
    quelques semaines sur un livret de Raymond Vincy qui va devenir son
    complice attitré. La vedette en est un chanteur presqu’inconnu Luis
    Mariano. Monté avec peu de moyens, ce spectacle est créé au Casino
    Montparnasse le 22 Décembre 1945 et est prévu pour une
    cinquantaine de représentations. La pièce tiendra l’affiche pendant
    presque deux ans. Il récidivera en 1947 avec Andalousie. Francis
    Lopez va aussi faire travailler des chanteurs qu’il avait rencontré
    avant ses succès d’opérette et pour lesquels il avait écrit des
    chansons populaires à succès.C’est le cas pour Georges Guétary pour
    lequel il écrit pour le Théâtre du Chatelet un Don Carlos.
    Apparaissent aux côtés des vedettes un couple de comique qui,
    bientôt,va prendre la lumière : Annie Cordy, Bourvil et un peu plus
    tard, Jean Richard. Jean-Pierre Vidit

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    59 min
  • Bruno de Sà, mille émotions
    Nous nous attarderons dans cette émission à la
    carrière de Bruno de Sà, un sopraniste d’origine brésilienne dont le
    premier disque « Roma Travestita » avait reçu un bel accueil par la
    critique. On peut d’ailleurs se reporter aux podcasts de cette
    première émission en allant sur le site de RCF et en suivant le lien :
    https://www.rcf.fr/culture/rats-dopera puis en cherchant l’émission 2321 quicorrespond au premier disque. Notons, au passage, que ce nouveau
    disque intitulé « Mille Affeti » est mis en valeur dans Opéra Magazine
    par un Diamant ce qui est, dans cette publication, le sommet de la
    distinction. Rappelons, pour mémoire, qu’un sopraniste est un
    chanteur adulte de sexe masculin dont la tessiture est proche de la
    soprano féminine. Max Emmanuel Cencic ainsi que Philippe Jaroussky
    – deux têtes d’affiches de cette catégorie de chanteurs - commencèrent respectivement leur carrière comme sopraniste dans les chorales religieuses. Bruno de Sà est avec Samuel Marino deux des rares exemples de sopranistes ayant un soprano naturel plutôt
    qu’une voix de contre- ténor. Alors précisons ce que veut dire le
    terme affeti. C’est un, terme d'origine italienne, qui se rapporte aux
    émotions et passions qui animent l'esprit humain. Ce concept
    englobe les diverses sensations ressenties par une personne face à
    des situations ou expériences particulières. Ces affetti peuvent être
    positifs ou négatifs, tels que la joie, la tristesse, l'amour, la haine, la
    peur ou encore l'admiration. Dans le domaine artistique, notamment en musique et au théâtre, les « affetti » sont souvent utilisés pour décrire l'expression des sentiments et des émotions des
    personnages, contribuant ainsi à donner vie et profondeur à leurs
    histoires. D’où les ornementations et les variations que vous avez pu
    entendre qui faisaient à l’époque la réputation de ces chanteurs
    souvent adulés. J.P.Vidit, Président du Cercle Lyrique de Metz

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    1 hr
  • Spécial Nouvel An : Le chanteur de Mexico
    L’émission qui débute aura un caractère spécial puisque c’est la dernière de l’année. Dans le même mouvement, elle va nous permettre de parler d’un genre : l’opérette à grand spectacle typique de cette période de l’après-guerre et d’un compositeur a succès, Francis Lopez, pour l’une de ses œuvres emblématiques, Le Chanteur de Mexico. Au passage, nous allons évoquer la carrière de celui qui est immédiatement associé à ce genre de spectacle – Luis Mariano - qui fera une carrière qui lui vaudra un réel statut de « star » associé à une popularité incroyable où il fallait – déjà - parfois faire appel à la maréchaussée pour endiguer le flot des admirateurs. Cette aura faisait que son seul nom suffisait à remplir les salles non seulement celles immense de Paris mais aussi celles plus modestes des théâtres de province qui, à l’instar de ce qui n’était pas encore l’Opéra national de Lorraine, pouvait programmer en 1965, 12 représentations de La belle de Cadix puis, en 1966, 12 représentations du Chanteur de Mexico. Nous évoquerons cette carrière exemplaire et exceptionnelle en compagnie d’une choriste honoraire des deux opéras de lorraine (Nancy et Metz) – Francine Ourdouillie – qui rassemblera ses souvenirs de travail commun avec Luis Mariano pour nous faire partager l’engouement que suscitait sa présence sur scène. Francine Ourdouillie rendra également hommage à Francis Lopez qui, chirurgien-dentiste de formation, sut capter au travers de sa musique cet extraordinaire besoin de vitalité, de divertissement et de rire consécutifs à une période de notre histoire particulièrement triste, sombre et, à bien des égards, tragique. Nous évoquerons La Belle de Cadix, puis Andalousie et enfin Le Chanteur de Mexico qui toutes s’inscrivent au top du nombre de représentations ( plusieurs années pour certaines) et pour la dernière donna même lieu à une adaptation cinématographique en 1956 signée de Richard Pottier. Dans cette captation on trouve la seconde distribution où Lilo et Pierjac – le couple de fantaisistes créateurs – étaient remplacés par un autre non moins appelés à la notoriété : Annie Cordy et Bourvil. Jean-Pierre Vidit

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    1 hr

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Cette émission est proposée par Jean-Pierre Vidit, Président du Cercle lyrique de Metz. Avec lui, vous ferez des voyages au travers de l’art lyrique qui va de l’opéra à l’opérette jusqu'à la…