Rats d'Opéra

Rats d'Opéra

By Jean-Pierre ViditSociety & Culture
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Rats d'Opéra episodes

  • Messe en Si de Bach : baroque or not baroque ?
    Le dimanche de Pâques a été consacré à la diffusion, sur les ondes de
    RCF, de la messe de Pâques en direct. Il n’y eût, de ce fait, dans le
    cadre et le rythme de Rats d’Opéra, pas d’émission à cette date.
    Toutefois, pour accompagner cette période pascale, il nous a semblé
    important de marquer la tradition et de consacrer un spécial Pâques
    qui est, de fait, diffusé le dimanche qui suit Pâques. C’est Jean-Pierre
    Pister du Cercle Lyrique de Metz qui nous éclairera afin de mieux
    comprendre l’architecture de l’une des dernières œuvres écrite et
    composée par Jean-Sébastien Bach avant sa mort le 28 Juillet 1750 à
    Leipzig où il est enterré. Composée originellement dans les années
    1730, la version brève de cette œuvre permettait à Bach de solliciter
    le titre de compositeur à la cour de Frédéric-Auguste II à Dresde. Cet
    ouvrage non achevé – au sens du texte latin de la Messe tridentine -
    a été complété au soir de la vie du compositeur comme une sorte de
    testament et de synthèse de tout son art musical. Il prend d’ailleurs
    divers numéros composés dans d’autres travaux et les quelques
    pièces composées à cette occasion - Credo, Incarnatus, Confiteor-
    pour achever cette Messe en si. Elle fait partie des dernières œuvres
    composées par Bach au soir de sa vie. Il y a, bien sûr, plusieurs
    manières d’interpréter cette Messe en Si selon que l’on reste dans le
    sillage de Mendelsohn jusqu’aux années 1960 – on écoutera alors la
    version de Lorin Maazel - ou que l’on choisisse les versions
    « baroqueuses » ou « historiquement informées » si l’on regarde vers
    des chefs tels que Philippe Herreweghe et Marc Minkowski. Dans
    cette dernière version nous entendrons deux extraits – du Gloria et
    de l’Agnus Dei interprétés vocalement par la contralto Nathalie
    Stutzmann. Chaque grille de lecture comme le conclut J.P.Pister
    comporte, à l’évidence, des qualités et des défauts et laisse à
    l’auditeur le choix du plaisir qu’il éprouve à l’écoute. Jean-Pierre Vidit

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    1 hr
  • André Chénier d’Umberto Giordano.
    André Chénier fait partie des opéras qui résument toute la carrière
    d’un compositeur si l’on excepte un autre titre -Fédora - assez peu
    joué. Le Métropolitan Opéra avait proposé à ses spectateurs cette
    œuvre dans l’une de ses retransmissions Ce numéro de Rats d’Opéra
    nous donnera aussi l’occasion, en compagnie d’Alain Madella, de
    faire connaître à nos auditeurs les caractéristiques du courant que
    l’on appelle « vériste ». On y retrouve deux « masterpieces » avec les
    deux succès planétaires de Cavalleria rusticana et de I Pagliacci. Alain
    Madella rappellera la carrière et le parcours musical d’Umberto
    Giordano né quelques années après Puccini et qui aura la chance de
    travailler avec le librettiste attitré de Puccini : Luigi Illica. Ce dernier
    relèvera le défi que Giordano avait, après l’échec de son premier
    opus, adressé à Illica. Il sollicitait de lui donner un livret digne de ce
    nom sur lequel il pourrait accorder sa musique. L’histoire se déroule
    pendant l’un des épisodes marquants de la Révolution Française et
    raconte les déboire d’André Chénier le poète qui, gagné aux idées de
    la révolution, va , peu à peu, s’en éloigner car choqué par les excès de
    ceux qui la dirige. Il vise alors dans l’opéra Gérard - un ancien
    domestique de Madame de Croissy devenu l’un des grands tribuns de
    la révolution. La fille de Mme de Croissy, amoureuse d’’André
    Chénier, tentera de la sauver de la guillotine. Alain Madella,
    s’inspirant entre autre du livret de Danielle Pister, sur le vérisme
    retracera les grandes caractéristiques de ce qu’on appelle «courant
    vériste » dans lequel se range l’opéra d’Umberto Giordano. Sans
    toutefois que l’on puisse affirmer péremptoirement que l’on soit
    « strictement » dans le vérisme. Ce dernier exige des voix plus
    « rugueuses » puisque les personnages qu’ils représentent ne sont
    plus des aristocrates fréquentant les salons en sirotant du thé ou du
    chocolat mais des gens ordinaires. Alain Madella proposera pour finir
    un document exceptionnel : le disque enregistré par Alain Vanzo..
    Son timbre est trop « beau » et appartient à la peinture des classes
    dites supérieures, et peine à représenter celle s’intéressant aux
    destins du petit peuple. Jean-Pierre Vidit

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    1 hr
  • Un bal masqué de Verdi deuxième
    Cette émission va être consacrée à la suite de la précédente où nous
    avons fait écho à la retransmission du Bal masqué de Verdi à l’opéra
    de Paris – Un ballo in masquera – pour le titre original. Dans la
    retransmission de l’ouvrage, les spectateurs avaient pu apprécier une
    distribution de tout premier plan avec dans les rôles centraux pour ce
    qui concerne le gouverneur Riccardo le ténor américain Matthew
    Pollanzanni, puis dans celui de l’ami de Riccardo, Renato, le baryton
    Ludovic Tézier et enfin dans celui d’Amalia, la femme de Renato la
    soprano russo-autrichienne Anna Netrebko dont c’était le grand
    retour parisien. Nous avions, à la fois, dans l’émission précédente
    présenté succinctement l’histoire. Vous pouvez d’ailleurs vous
    reporter au Podcast de l’émission N°1 (RCF.fr) pour récupérer le
    début de l’histoire et les airs marquants du 1 er acte. Puis, nous avions
    découvert le premier acte qui est un acte d’exposition qui prépare le
    dénouement d’une action dramatique dans l’acte 2 qui se termine
    tragiquement à l’acte 3. Après le prélude du second acte apparaît
    l’héroïne, partagée entre deux hommes : son mari Renato et
    l’homme dont elle est amoureuse Riccardo. Amelia, la femme de
    Renato, prisonnière et déchirée par son amour pour Riccardo, se
    rend de nuit dans un lieu lugubre qui est en fait un champ
    d’exécution pour cueillir une herbe censée guérir sa passion et
    atténuer son amour interdit pour Riccardo puisqu’elle est la femme
    de son meilleur ami, Renato qui découvre l’infidélité de sa propre
    femme. Renato jure de se venger sur Riccardo mais aussi sur sa
    femme. Arrive alors l’heure de la réception pendant laquelle le
    drame doit s’accomplir. Lors du bal masqué, Renato poignarde
    Riccardo. Avant de mourir, Riccardo révèle qu’Amelia est innocente
    et qu’il n’a jamais trahi son mari. Renato comprend hélas trop tard
    son erreur. Jean-Pierre Vidit

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    1 hr
  • Un bal masqué de G.Verdi Première
    L’occasion est donnée au public de province de
    voir une rediffusion que l’Opéra de Paris proposait d’une œuvre assez
    rare « Le Bal masqué » Il s’agit d’un opéra en trois actes de Guiseppe
    Verdi sur un livret d’Antonio Somma. Cette œuvre a été créée au
    Teatro Apollo de Rome le 17 Février 1859. Précisons que cette œuvre
    n’est pas l’une des plus célèbre et les plus jouées du répertoire
    verdien. En partie, par que cela requiert une distribution de haute
    qualité dans les trois registres vocaux tant masculins que féminins.
    Mais nous verrons un peu plus tard que ce ne sont pas les seules
    raisons. De ce côté-là, l’Opéra de Paris avait vu les choses avec
    somptuosité. En effet, le rôle principal - celui de Riccardo – qui est
    l’emploi d’un ténor lyrique - était tenu par Matthew Pollenzzani ,
    artiste américain que les spectateurs des retransmission du
    Métropolitran Opéra connaissent bien pour ses interprétation du
    répertoire de Mozart ou celui du Belcanto. Trois personnages
    principaux : Riccardo, Renato et Amalia s’affrontent dans un chassé-
    croisé amoureux en même temps que deux rôles secondaire viennent
    enrichir l’action: Ulrica , la sorcière ou grande prêtresse et Oscar.
    Précisons que l’œuvre de Verdi reprends la trame du drame de
    F.D.E.Aubert dans Gustave III sur le lvrte de Scribe. Le bal masqué
    commence dans une ambiance festive comme, ailleurs, la Traviita au
    1 er acte. Dans cette atmosphère à priori joyeuse, le drame couve et va
    éclater jusque l’acmé finale. La toute première scène de l’opéra dans
    l’Acte 1 offre ainsi aux trois personnages trois arias qui vont
    permettre aux trois héros de l’opéra – Riccardo, Renato et Ulrica - de
    parler des soucis qui les préoccupent et mettent ainsi le public au
    courant du drame qui, peu à peu, se noue en sous-main.IL est
    intéressant de noter que l’autre personnage principal : Amélia, objet
    du conflit, n’est toujours pas entrée sur scène…..Jean-Pierre Vidit

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    1 hr
  • Karajan au cœur du répertoire germanique : Strauss et Wagner
    Nous poursuivons en compagnie de Jean Pierre Pister la série d’émissions que nous sommes en train de vous proposer. Ce volet concerne l’œuvre discographique d’Herbert von Karajan et nous abordons dans cet opus un domaine fondamental dans les rapports entre Karajan et la musique vocale : le répertoire germanique. C’est d’abord par Mozart que nous allons débuter notre émission puisque les deux hommes sont nés, l’un Mozart en 1756, l’autre Karajan en 1908 – à Salzbourg. S’il n’est pas possible, dans une telle émission, de donner des extraits de tous les opéras qui ont été enregistrés par le célèbre Chef d’Orchestre; le choix – toujours arbitraire - nous fera entendre plusieurs extraits des Noces, de Cosi fan tutte et de la Flûte enchantée. Il semble utile d’insister particulièrement sur le richesse des ensembles vocales réunis pas Mozart dans la plupart des scènes finales qui permet à Karajan d’y déployer tout son savoir-faire d’autant que d’entendre les plus belles voix de l’Opéra de Vienne qui se retrouvaient dans les studios pour prêter leur concours à de tels enregistrements. La discographie des œuvres enregistrées est impressionnante et la qualité varie aussi en fonction des progrès des techniques d’enregistrement. Il est normal, si l’on parle de Mozart ,de faire une incursion dans un œuvre de Haydn puis de laisser le temps défiler pour apprécier un enregistrement du seul opéra de Beethoven : Fidélio où nous retrouverons dans la rôle de Florestan la grande basse belge : José Van Dam. Nous terminerons notre panorama du répertoire vocal germanique en survolant plusieurs décennies qui vont nous amener d’une part à Johan Strauss et la version que donna le maestro en 1955 de Die Fledermaus, écrite en 1874, et d’autre part l’excellent enregistrement de la Veuve Joyeuse en 1973. Le dernier volet de notre série sera donc consacré à Wagner et Richard Strauss. Jean-Pierre Vidit

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    59 min
  • kARAJAN L’héritage viennois de Mozart à Strauss
    Nous poursuivons en compagnie de Jean Pierre Pister la série
    d’émissions que nous sommes en train de vous proposer. Ce volet
    concerne l’œuvre discographique d’Herbert von Karajan et nous
    abordons dans cet opus un domaine fondamental dans les rapports
    entre Karajan et la musique vocale : le répertoire germanique. C’est
    d’abord par Mozart que nous allons débuter notre émission puisque les
    deux hommes sont nés, l’un Mozart en 1756, l’autre Karajan en 1908 –
    à Salzbourg. S’il n’est pas possible, dans une telle émission, de donner
    des extraits de tous les opéras qui ont été enregistrés par le célèbre
    Chef d’Orchestre; le choix – toujours arbitraire - nous fera entendre
    plusieurs extraits des Noces, de Cosi fan tutte et de la Flûte enchantée.
    Il semble utile d’insister particulièrement sur le richesse des ensembles
    vocales réunis pas Mozart dans la plupart des scènes finales qui permet
    à Karajan d’y déployer tout son savoir-faire d’autant que d’entendre les
    plus belles voix de l’Opéra de Vienne qui se retrouvaient dans les
    studios pour prêter leur concours à de tels enregistrements. La
    discographie des œuvres enregistrées est impressionnante et la qualité
    varie aussi en fonction des progrès des techniques d’enregistrement. Il
    est normal, si l’on parle de Mozart ,de faire une incursion dans un
    œuvre de Haydn puis de laisser le temps défiler pour apprécier un
    enregistrement du seul opéra de Beethoven : Fidélio où nous
    retrouverons dans la rôle de Florestan la grande basse belge : José Van
    Dam. Nous terminerons notre panorama du répertoire vocal
    germanique en survolant plusieurs décennies qui vont nous amener
    d’une part à Johan Strauss et la version que donna le maestro en 1955
    de Die Fledermaus, écrite en 1874, et d’autre part l’excellent
    enregistrement de la Veuve Joyeuse en 1973. Le dernier volet de notre
    série sera donc consacré à Wagner et Richard Strauss. Jean-Pierre Vidit

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    1 hr 1 min
  • Io soy Maria de Buenos-Aires
    L’œuvre que nous allons proposer aujourd’hui échappe
    aux classifications habituelles entre Opéra-comique, opérette,
    comédie musicale et partition d’opéra. En partie parce qu’ elle est
    profondément ancrée dans la culture dont elle est issue : celle de
    l’Amérique latine et, en la circonstance, celle de l’Argentine :
    l’extrême pointe de l’Amérique du Sud que la Cordillères des Andes
    sépare du Chili. Mais surtout parce qu’elle est inclassable. C’est une
    sorte ovni artistique qu’i est bien difficile de ranger dans une
    catégorie établie. C’est un opéra-tango – operita en dos partitas-
    créée en 1968 sur un livret du poète uruguayen Horacio Ferrer mis en
    musique par Astor Piazzolla. Le Musicien est alors un célèbre
    compositeur de tangos et un très grand joueur de Bandonéon
    internationalement connu Peu avant cette création Piazzolla passe
    par un épisode personnel difficile dû, en partie, à ce qu’il constatait
    de la désaffection des jeunes à l’égard de cette institution musicale
    que constitue le tango. Astor Piazzolla est né en 1921 à Mar del Plata,
    ville située à 400km de Buenos-Aires. Il est né de parents immigrés
    italiens. Pour se développer économiquement, elle a fait appel à une
    vague d’immigration. Plusieurs millions d’italiens – l’origine de
    Piazzolla - d’espagnols, d’allemands, de français et de juifs de
    l’Europe de l’Est arrivent. Comme tous les migrants, ils rêvent de la
    terre promise, de la réussite et du bonheur. Ce que résume ce
    proverbe humoristique : « Les mexicains descendent des Aztèques,
    les Péruviens descendent des Incas et les Argentins descendent….des
    bateaux ! » à partir de leur musique traditionnelle, ils vont inventer la
    milonga puis le tango qui trouvera sa consécration dramatique dans
    l’œuvre « Maria de Buenos Aires »…Jean-Pierre Vidit

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    59 min
  • Bellini le puritain.
    Nous allons nous intéresser à l’un des compositeurs romantiques par
    excellence - Vincenzo Bellini-et, qui plus est, grand défenseur de l’art
    du beau chant : belcanto en italien.
    Dans la retransmission que le Metropolitan opéra de New York proposa, vous retrouverez sur scène, un plateau vocal tout à fait exceptionnel puisque dans le rôle d’Elvira et dans celui de Arturo apparaîtront deux très grandes voix qui ont fait leurs armes, l’une et l’autre, sur les scènes du Festival Rossini à Pesaro à plusieurs reprises. Il s’agit de la soprano
    américano-cubaine Lisette Oropesa et du ténor américain Lawrence
    Brownlee dont nous allons évoquer les qualités vocale et les répertoires respectifs. Mais revenons à Bellini. Le compositeur naît le 3 Novembre 1801 à Catane alors situé dans le royaume de Sicile. Contemporain de Donizetti et de Rossini il va avec ces deux compères dominer la scène lyrique malgré une très courte carrière qui le verra s’éteindre à 33 ans en laissant une œuvre romantique de tout premier plan même si, de l’avis des spécialistes, il n’avait pas la facilité d’écriture de ses deux confrères : Rossini et Donizetti. Après son passage au Conservatoire de Catane, il va très vite gagner ses galons de compositeurs en composant pour le Teatro San Carlo, la Scala de Milan avec son premier véritable triomphe – Il Pirata – que Maria Callas tirera de l’oubli aux alentours de 1958 pour en faire un de ses rôles fétiches. Puis ce sera un triplé gagnant : La Somnambule, (1831), puis, la même année, Norma enfin Les Puritains en 1833 qui le voit changer de librettiste et troquer Félice Romani pour Carlo Pepoli qui, hélas, n’avait pas la même science de la scène. L’intrigue
    des Puritains est assez réduite. Mais l’attrait de cette œuvre ne réside
    pas tant dans la subtilité ou la richesse de son scénario que dans la
    somptuosité de sa musique qui en fait l’une des pages belcantistes
    les plus poignantes.
    Jean-Pierre Vidit

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    1 hr
  • Un mariage royal au 17 ème siècle
    Aujourd’hui nous allons nous pencher sur une production
    discographique du Château de Versailles.
    Elle va nous plonger - grâce au Poème harmonique de Vincent Dumestre - dans un épisode de la vie du Roi Louis XIV : son mariage. S’y mêle bien évidement à la fois des intérêts affectifs et sentimentaux qui sont très rapidement concurrencés par des enjeux politiques et territoriaux. Je m’appuierai pour étayer mon propos sur la notice historique qui accompagne le disque publié par le Château de Versailles et que nous devons à la plume de Matthieu Franchin. Le nom de Louis XIV est forcément associé à celui de Lully dont le Roi-Soleil fit le surintendant de sa musique…ce qui, soit dit au passage, permit à Lully de régner
    autoritairement et sans partage au bénéfice de sa seule fortune sur
    toutes les productions musicales de l’époque qu’il contrôlait
    absolument et, l’on pourrait dire, sans vergogne. Le mariage de Louis
    XIV a été célébré dans la petite église de Saint Jean Baptiste à Saint
    Jean de Luz non loin de la frontière espagnole. Il s’agissait du mariage
    de Louis XIV avec Marie-Thérèse d’Autriche. Ce mariage met un
    terme à plusieurs années de conflit entre la France et l’Espagne. Le 7
    Novembre 1659 la paix est signée sur l’Ile aux faisans grâce au
    Cardinal Mazarin pour la France et Don Luis de Haro pour la
    monarchie espagnole. La cour de France va alors se lancer dans un
    incroyable périple qui, à partir de 1659, la fait sillonner .tout le
    royaume pour aboutir à St Jean de Luz le 8 Mai 1660. Il reste alors un
    mois pour se préparer au mariage qui a lieu le 9 Juin 1660. Après qu’
    un premier mariage par procuration entre la jeune fiancée – Marie
    Thérèse d’Autriche - et le représentant de Louis XIV – Luis de Haro – à
    Fontarabie car la tradition voulait que l’Infante ne puisse quitter son
    pays qu’après avoir été préalablement mariée. Jean-Pierre Vidit

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    1 hr
  • Ninon Vallin, une cantatrice internationale.
    En compagnie de Danielle Pister, nous allons évoquer la carrière d’une cantatrice un peu oubliée -Nino Vallin de son vrai nom Joséphine-Eugénie Vallin - mais qui a eu sa part de notoriété et de succès au cours de sa longue carrière.
    Elle a, en effet, quitté la scène en 1957 à l’âge de 71 ans pour s’éteindre 4 ans plus tard. Signalons, au passage, qu’elle continuera ses cours de chant au Conservatoire de Lyon jusqu’à l’extrême fin de sa vie. Elle entre dans cette institution de formation en Juin 1906 et donne ses premiers concerts dans sa région avant de chanter devant Vincent d’Indy compositeur et professeur de Musique. Ce dernier, un des fondateurs de la Schola Cantorum à Paris, offre à la jeune chanteuse de perfectionner ses qualités de chanteuses et sa formation d’interprète donc de comédienne pour - sur le modèle de Célestine Galli-Marié - chanter et incarner les personnages sur scène. Précisons que c’est un exemple rare à une époque où les chanteurs se contentaient de rester physiquement passifs en poussant la note au meilleur endroit acoustiques de la scène. Elle fera ses débuts à Paris en 1097. Elle y sera remarquée par Claude Debussy car elle remplace, pour la création du Martyre de Saint Sébastien, Rose Féart. Elle est engagée à l’Opéra-Comique en 1912 et y reprendra le rôle-titre de l’œuvre de Charpentier Louise en même temps que la veuve de Bizet lui ait suggéré de mettre à son programme le rôle de Carmen. À la déclaration de la première Guerre Mondiale, elle part en tournée en Amérique du Sud et obtient un beau succès au théâtre Colon. Elle affronte la seconde guerre mondiale mais vit repliée dans sa propriété près de Lyon. Elle sauve la bibliothèque musicale de François Lang mort en déportation. Elle est alors l’ambassadrice, en tournée, de Fauré, Chausson, Debussy, R. Hahn et crée, en 1953, le conservatoire de Montevideo où elle enseigne le chant avant de se retirer de la scène en 1957. Jean-Pierre Vidit

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    1 hr

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Cette émission est proposée par Jean-Pierre Vidit, Président du Cercle lyrique de Metz. Avec lui, vous ferez des voyages au travers de l’art lyrique qui va de l’opéra à l’opérette jusqu'à la…