Rappelons que la partition écrite par Haendel offre un véritable
renouvellement du langage musical et une conception théâtrale
recentrée sur l’expression des sentiments. Et de fait, il y aura une
effusion de situations sentimentales douloureuses que le
compositeur utilise à bon escient pour décrire les souffrances de ses
protagonistes. De fait, certains personnages sont – Le Prince
Ariodante - et sa fiancée - la princesse Ginevra – manipulés par
d’autres. Pour y parvenir, Haendel s’appuie sur la qualité d’un livret
dont les ressorts dramatiques sont importants. Cette manière de
faire contraste avec les œuvres antérieures où l’intrigue peut paraître
confuse et sans véritable ressort dramatique. Pierre Degott nous
guide alors dans le synopsis d’Ariodante. Il s’agit d’une intrigue
amoureuse qui, par bien des égards, n’est pas sans rappeler l’Otello
de Shakespeare. Un « méchant » - le Duc Polinesso - instille avec la
complicité de la suivante de la Princesse, Dalinda, le doute dans
l’esprit de l’amoureux – le Prince Ariodante - d’une femme – la
Princesse Ginevra - qu’au Polinesso fond convoite. Le Duc Polinesso
espére, par ce doute, provoquer la rupture sentimentale et le
détachement de la Princesse. Il veut provoquer le désespoir
suicidaire du Prince Ariodante qui décidera de mettre fin à ses jours
sans succès. En empêchant, la disparition du seul témoin de la
manipulation, le Prince Ariodante fera éclater la vérité de cette
odieuse manipulation.
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