Art-thérapie

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By Radio PrésenceSociety & Culture
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Art-thérapie episodes

  • Les pois libèrent les poids !
    J’ai croisé l’autre matin dans les rues de notre ville, un personnage à l’allureatypique, qui m’a frappée et touchée par sa décontraction et son choix assumé dedisharmonie esthétique. Il était habillé de façon joyeusement clownesque, aucunélément de sa tenue ne se mariait avec l’autre. Une blouse à gros pois violets archilarge sur un long corps menu, rentrée ici et là dans une jupe-culotte en veloursorange maintenue par une ceinture cloutée, des chaussettes mi mollets vertescomme une prairie de printemps, dans des sandales méduses couleur marron glacé.Le visage était doux, souriant, sous un bob à ficelle, et détail surprenant  : il tenait àbout de bras un sac sérieux, noir, en cuir, qu’on aurait mieux vu à la main d’unbanquier. Il émanait de cette personne une sorte de drôlerie grave, il marchait d’unpas lent, sobre, détendu, à la fois présent parmi nous et flottant dans un mondeparallèle fantaisiste et bienheureux. Il donnait envie de le rencontrer, de tout savoirde lui, d’où, pourquoi, comment. Comment un tel mélange dans son aspect et dansses choix, de couleurs, de formes, d’idées, de détente et de gravité, d’enfantin et dedignité. Comment un seul individu pouvait rassembler en lui-même tant decontradictions, renvoyer une image aussi posée et aussi décousue à la fois  !
    4 min
  • Les pois libèrent les poids !
    J’ai croisé l’autre matin dans les rues de notre ville, un personnage à l’allureatypique, qui m’a frappée et touchée par sa décontraction et son choix assumé dedisharmonie esthétique. Il était habillé de façon joyeusement clownesque, aucunélément de sa tenue ne se mariait avec l’autre. Une blouse à gros pois violets archilarge sur un long corps menu, rentrée ici et là dans une jupe-culotte en veloursorange maintenue par une ceinture cloutée, des chaussettes mi mollets vertescomme une prairie de printemps, dans des sandales méduses couleur marron glacé.Le visage était doux, souriant, sous un bob à ficelle, et détail surprenant  : il tenait àbout de bras un sac sérieux, noir, en cuir, qu’on aurait mieux vu à la main d’unbanquier. Il émanait de cette personne une sorte de drôlerie grave, il marchait d’unpas lent, sobre, détendu, à la fois présent parmi nous et flottant dans un mondeparallèle fantaisiste et bienheureux. Il donnait envie de le rencontrer, de tout savoirde lui, d’où, pourquoi, comment. Comment un tel mélange dans son aspect et dansses choix, de couleurs, de formes, d’idées, de détente et de gravité, d’enfantin et dedignité. Comment un seul individu pouvait rassembler en lui-même tant decontradictions, renvoyer une image aussi posée et aussi décousue à la fois  !
    4 min
  • Le gazouillis miraculeux !
    Le wk dernier dans le train Toulouse-Paris, j’étais assise dans une rame très calme,silencieuse, studieuse. Chacun vaquait à son monde, mon voisin aspiré par l’écrande son ordi, bossait en soupirant, de l’autre côté une mamie tricotait avec soin, lesyeux vaguement attirés ponctuellement par le défilé du paysage. Devant moi,j’entendais chuchoter deux copines concentrées sur le même film. En me retournantà peine, je pouvais associer le son d’un sifflement de narine à la bouche grandeouverte d’un profond ensommeillé du transport. Un peu plus loin un groupe desérieux hommes d’affaires à demi étranglés dans leurs cravates s’échangeaient parinstants une phrase ou deux sans jamais entamer une vraie conversation. A leurdroite, une jeune femme, ni absorbée par son écran ni captivée par son polar, luttaitcontre ses paupières lourdes en grignotant un crocodile Haribo. Entre deux momentsd’observation de ces humains proches, je lisais Raide Vivant de Paul Bonhomme etnotais fébrilement les passages tellement beaux qui me touchaient le cœur.L’ambiance était calme, chaque voyageur flottait dans sa bulle autonome, aucunetension ni aucune sympathie particulière ne nous reliait les uns aux autres. Un côte àcôte de mondes singuliers, notre seul point de jonction étant notre présencecommune en cet instant dans cette rame roulante de Toulouse à Paris qui noustransportait au même rythme. On dodelinait en parallèle, dans nos pensées, nos ordi,nos tricots, nos bouquins, nos bonbecs ou nos rêves, dans cet espace-temps entre ledépart et l’arrivée.
    4 min
  • Les pois libèrent les poids !
    J’ai croisé l’autre matin dans les rues de notre ville, un personnage à l’allureatypique, qui m’a frappée et touchée par sa décontraction et son choix assumé dedisharmonie esthétique. Il était habillé de façon joyeusement clownesque, aucunélément de sa tenue ne se mariait avec l’autre. Une blouse à gros pois violets archilarge sur un long corps menu, rentrée ici et là dans une jupe-culotte en veloursorange maintenue par une ceinture cloutée, des chaussettes mi mollets vertescomme une prairie de printemps, dans des sandales méduses couleur marron glacé.Le visage était doux, souriant, sous un bob à ficelle, et détail surprenant  : il tenait àbout de bras un sac sérieux, noir, en cuir, qu’on aurait mieux vu à la main d’unbanquier. Il émanait de cette personne une sorte de drôlerie grave, il marchait d’unpas lent, sobre, détendu, à la fois présent parmi nous et flottant dans un mondeparallèle fantaisiste et bienheureux. Il donnait envie de le rencontrer, de tout savoirde lui, d’où, pourquoi, comment. Comment un tel mélange dans son aspect et dansses choix, de couleurs, de formes, d’idées, de détente et de gravité, d’enfantin et dedignité. Comment un seul individu pouvait rassembler en lui-même tant decontradictions, renvoyer une image aussi posée et aussi décousue à la fois  !
    4 min
  • De l'ombre à la lumière !
    Je traversais l’autre jour à vélo le pont des Catalans. J’aime bien regarder à la volée, les visages que je croise, contractés dans l’effort de pédalage, sereins le pif au vent, les yeux qui roulent façon GPS à l’affut des obstacles, la banane hilare embarquée dans une musique d’oreillettes sûrement pétaradante, le front déterminé à demi planqué sous la visière du casque. Chacun a sa tronche et moi sûrement la mienne, et il arrive que nos regards se croisent et se disent merde ou bonjour. Ce jour-là, sur quelques mètres, j’ai eu droit à un spectacle que j’ai trouvé tout à fait fabuleux. A cette heure de la journée, la moitié du pont dans sa largeur se trouvait à l’ombre, l’autre, celle sur laquelle je pédalais, chauffait encore fort sous le soleil, et je voyaisles visages de mes copains à pédales passer en un instant de l’ombre à la lumière.Un passage fulgurant  ! Et c’était beau  ! Chaque visage avait l’air d’une résurrection  !Les yeux se plissaient dans l’éclaboussure soudaine du soleil, toute la peau irradiait, bronzée, luisante, un air de vacances, les cheveux dorés pétillants. On aurait dit quechacun l’un après l’autre entrait sur scène pour un show de toute joyeuseté sous desprojos valorisants, prêt à déclamer une jolie tirade pleine de vie. Le passage dusombre au lumineux était tranchant, net. Je ne suis pas, je suis. J’étais cachée, mevoilà. Un défilé d’artistes en belle et due forme  ! En voilà une belle analogie de l’art-thérapie  ! Je trouve partout des analogies me direz-vous, et c’est parfaitement vrai, jesuis un peu fol-dingote des symboles et des analogies ! Et là, j’en avais une si belle !Le passage à son insu de l’ombre à la lumière. C’est exactement la finalité desateliers art-thérapeutiques  ! On chante, on danse, on joue, on clame, pour faire sortirde l’ombre les émotions bloquées, tous les non-dits restés tapis dans le fond de noscoulisses intérieures. On clown, on peint, on colle, on coupe, pour décharger lestraumas des poids émotionnels qui pèsent lourd dans nos psychés et sur nos dos  !On chemine en créant, comme un cycliste qui pédale, du sombre et lourd aulumineux léger, du froid de l’ombre au chaud du jour, on s’ouvre à la vie, on déridenos visages à la clarté d’un nouveau soleil. Qui n’en a pas besoin  ? La vie est uneintense péladade par tous temps, et qu’il est bon de se sentir enveloppé de lumièrechaude, embrassé d’énergie solaire  ! On a besoin d’entrer régulièrement dans desespaces de répit qui nous portent et consolent nos fatigues. Lâcher les coups depédale, glisser en roues libres, le soleil en pleine face en partenaire réconfortant.Que nous soyons cyclistes, marcheurs méditatifs, coureurs de fond, fans de longe-côte, pilote de side-car, aventuriers des mers, dans tous les cas nous sommes enchemin, et les pauses sont vitales, dans des espaces de lumière chaude quirégénèrent nos corps et irriguent nos psychés. Que votre semaine soit belle,réchauffée de ces passages féériques de l’ombre au soleil sur les ponts de la VilleRose comme dans nos cœurs !
    4 min
  • Cultivons nos sources jusqu'à débordement !
    En Ehpad la semaine dernière, je cherchais ma patiente Danielle. Danielle commetoutes les personnes atteintes d’Alzheimer, est fragile, désorientée, mais ce quifrappe quand on la croise, c’est son visage et son sourire, sur lesquels on lit entransparence son cœur doux comme du papier de soie.Quand j’arrive en début d’après-midi, je trouve habituellement Danielle assise dans lesalon sur un rayon de soleil, dodelinant du menton parmi ses copains d’âge, dans unroupillon bien mérité. Elle repère probablement mon arrivée à ma voix car il suffit queje fasse 2 pas vers elle pour qu’elle relève vers moi son regard bleu du ciel. Ellem’attend, elle sait que ma venue est synonyme de chant, et le chant c’est sonespace à elle, sa clé, son moment, un temps suspendu pendant lequel sa maladies’efface, une bulle pendant laquelle sa mémoire est active, vaillante, vive, relevée,généreuse.Danielle est passionnée de chansons, elle est une artiste à la mémoire truffée denotes, de croches et triolets, de silences et soupirs qui signifient la vie, vibrante demultiples mélodies et des paroles qui vont avec. Il y a la Danielle courbée,laborieuse, qui traine et tire sur le carrelage ses semelles qui semblent peser si lourd,le visage vers le sol, la démarche chaotique, les chutes fréquentes, Et il y a laDanielle qui chante, qui relève buste et visage, qui ouvre son gosier comme unoiseau de paradis et s’envole sur les portées de chansons de tous âges, en souriant,ouverte au monde, en respirant, oxygénée, et qui alors dit tout, qui communie avecles anges et les étoiles  !Après qu’elle ait chanté, elle reste dans cet état d’ouverture, quasi d’extase, encoreun moment, comme les flocons des boules à neige en lent suspens au-dessus dupaysage. Dans cet état, le cœur de Danielle est dans ses yeux, dans ses mains,dans ses bras, dans ses jambes. La ferveur musicale qui l’habite navigue dans soncorps comme une sève. Et Danielle partage et diffuse autour d’elle cette chaleurjoyeuse qui la porte.C’est dans cet élan que je l’ai vue la semaine dernière sortir de notre salle aprèsl’atelier chant, marcher, ou plutôt voguer à la rencontre des résidents les jambesvigoureuses et les talons soulevés, les embrasser un à un dans un geste pleind’amour. On aurait dit que chacun était son enfant, sa mère, son frère, son trésor.Elle les serrait dans ses p’tits bras menus, les contemplait dans le profond de leurâme, son regard planté dans leurs yeux étonnés, elle les bécotait, leur caressait lescheveux avec tendresse, leur disait des mots doux, des mots tout en coton. Elledistribuait à pleines doses la joie dont elle débordait  ! Tellement émouvant  !Les amis, quel est-il notre outil de paradis à nous  ? La danse, la couture, la nature, lacuisine, la nage, la chasse aux papillons, la collection de cocottes en papier  ? Quelleest la source qui remplit nos réservoirs d’une sève si puissante qu’il nous estimpossible ensuite de ne pas la redistribuer  ? Cultivons-la cette source, pratiquons-la, que notre semaine en soit nourrie jusqu’à débordement  !
    4 min
  • Notre cœur d'enfant !
    Je pédalais l’autre jour sur mon p’tit vélo électrique derrière un binôme très touchant.Une mère et son petit. Lui, calé à l’arrière dans son siège bébé, ne voyait que le dosde sa maman et pleurait à gros bouillons. Elle, activant énergiquement la pédaladepour rouler vers son but, ne comptant ou ne pouvant manifestement pas s’arrêterpour consoler son p’tit bonhomme, essayait de l’apaiser par des parolesrassurantes  : «  Allez courage mon coco, on y est bientôt, allez mon choux mimi onarrive, on arrive, on y est presque, c’est bientôt fini  » Mais le voyage durait, bien tropau goût du p’tit bouchon qui criait maintenant de toutes ses cordes. Si la scène étaitun dessin-animé on aurait vu à l’écran un gosier gigantesque avec la glotte del’enfant vibrant au fond de droite à gauche et des grands jets de larmes émergeantde chaque côté de sa p’tite bouille en rage.Pauvre choux  ! C’était la crise totale  ! Comme après plusieurs minutes de coups depédale toniques, il ne se calmait absolument pas, la maman a lâché le guidon de samain gauche pour farfouiller à l’arrière et se connecter à son fiston par un contact. Lamain serrait la cheville du p’tit, la gratouillait, la chatouillait, «  allez mimi choux,calme- toi, on arrive, on arrive  », et c’est là que dans un élan soudain, le mimi chouxhurlant s’est jeté sur la main disponible de maman, l’a empoigné un peu comme onse jette sur le gros lot du manège qu’on ne voudra plus lâcher, et s’est arrêté net decrier de pleurer d’enrager. Une coupure de son immédiate, le calme plat aprèsl’orage, comme si la mère avait débranché l’enfant et annulé la fonction voix. Plus uncri, plus de crise, le gosier refermé, la glotte rangée, c’était épatant de silencesoudain et de passage radical au calme. Une rupture nette d’état émotionnel  ! Là oùla voix et la parole n’ont pas suffi, le toucher a fait baume immédiatement calmant. Laprésence, le lien devaient être manifestés par le contact physique. Je suis là, tu n’espas seul, le petit avait besoin de le sentir par le toucher et de s’y accrocherconcrètement.J’ai vu dans cette petite scène animée une touchante analogie de chacun de nousportant à l’arrière de nos vies l’enfant qu’on a été, l’enfant tout choux en p’titesalopette à bretelles, une fossette au creux de la joue, riant aux éclats avec sescouettes au vent, mais aussi l’enfant agité, pleurant, impatient, en colère, notreenfant intérieur en besoin d’écoute, de réassurance, de compréhension, de motsdoux et de gestes de présence apaisants. Notre enfant intérieur en besoin actueld’amour et de sécurité.Nous n’avons peut-être plus nos couettes, nos fossettes et nos salopettes, mais lesfragilités liées à notre histoire d’enfant se réactivent au fil des évènements, de façonirrationnelle et instinctive, ne nous jugeons pas, accueillons-nous, consolons-nous,rassurons-nous, enveloppons cet enfant en besoin de tendresse. Comme cette mèreen pédalage sur son vélo, offrons-lui notre main, assurons-lui notre dispo. Viendral’instant où les traumas anciens réactivés par une peine d’aujourd’hui, serontapaisés, adoucis, réparés par la bienveillance que nous nous serons offerte !.Que votre semaine soit belle, pleine de consolation pour vos cœurs de bambins  !
    4 min
  • Notre cœur d'enfant !
    Je pédalais l’autre jour sur mon p’tit vélo électrique derrière un binôme très touchant.
    Une mère et son petit. Lui, calé à l’arrière dans son siège bébé, ne voyait que le dos
    de sa maman et pleurait à gros bouillons. Elle, activant énergiquement la pédalade
    pour rouler vers son but, ne comptant ou ne pouvant manifestement pas s’arrêter
    pour consoler son p’tit bonhomme, essayait de l’apaiser par des paroles
    rassurantes : « Allez courage mon coco, on y est bientôt, allez mon choux mimi on
    arrive, on arrive, on y est presque, c’est bientôt fini » Mais le voyage durait, bien trop
    au goût du p’tit bouchon qui criait maintenant de toutes ses cordes. Si la scène était
    un dessin-animé on aurait vu à l’écran un gosier gigantesque avec la glotte de
    l’enfant vibrant au fond de droite à gauche et des grands jets de larmes émergeant
    de chaque côté de sa p’tite bouille en rage.
    Pauvre choux ! C’était la crise totale ! Comme après plusieurs minutes de coups de
    pédale toniques, il ne se calmait absolument pas, la maman a lâché le guidon de sa
    main gauche pour farfouiller à l’arrière et se connecter à son fiston par un contact. La
    main serrait la cheville du p’tit, la gratouillait, la chatouillait, « allez mimi choux,
    calme- toi, on arrive, on arrive », et c’est là que dans un élan soudain, le mimi choux
    hurlant s’est jeté sur la main disponible de maman, l’a empoigné un peu comme on
    se jette sur le gros lot du manège qu’on ne voudra plus lâcher, et s’est arrêté net de
    crier de pleurer d’enrager. Une coupure de son immédiate, le calme plat après
    l’orage, comme si la mère avait débranché l’enfant et annulé la fonction voix. Plus un
    cri, plus de crise, le gosier refermé, la glotte rangée, c’était épatant de silence
    soudain et de passage radical au calme. Une rupture nette d’état émotionnel ! Là où
    la voix et la parole n’ont pas suffi, le toucher a fait baume immédiatement calmant. La
    présence, le lien devaient être manifestés par le contact physique. Je suis là, tu n’es
    pas seul, le petit avait besoin de le sentir par le toucher et de s’y accrocher
    concrètement.
    J’ai vu dans cette petite scène animée une touchante analogie de chacun de nous
    portant à l’arrière de nos vies l’enfant qu’on a été, l’enfant tout choux en p’tite
    salopette à bretelles, une fossette au creux de la joue, riant aux éclats avec ses
    couettes au vent, mais aussi l’enfant agité, pleurant, impatient, en colère, notre
    enfant intérieur en besoin d’écoute, de réassurance, de compréhension, de mots
    doux et de gestes de présence apaisants. Notre enfant intérieur en besoin actuel
    d’amour et de sécurité.
    Nous n’avons peut-être plus nos couettes, nos fossettes et nos salopettes, mais les
    fragilités liées à notre histoire d’enfant se réactivent au fil des évènements, de façon
    irrationnelle et instinctive, ne nous jugeons pas, accueillons-nous, consolons-nous,
    rassurons-nous, enveloppons cet enfant en besoin de tendresse. Comme cette mère
    en pédalage sur son vélo, offrons-lui notre main, assurons-lui notre dispo. Viendra
    l’instant où les traumas anciens réactivés par une peine d’aujourd’hui, seront
    apaisés, adoucis, réparés par la bienveillance que nous nous serons offerte !.
    Que votre semaine soit belle, pleine de consolation pour vos cœurs de bambins !
    4 min
  • Un cœur centenaire, un cœur de chair !
    Je vous espère en belle forme corps et cœur  !Dans l’un des centres Alzheimer où j’interviens en chant et danse-thérapie, je montedans les étages cueillir pour l’atelier mes résidents patients là où ils se trouvent,attablés affairés au petit dej, en séance marche avec le kiné, devant la télé volumemaxi rendormis bouche ouverte, dans leur salle de bain se maquillant avecapplication, ou postés dans un couloir attendant sans râler qu’un évènementsurvienne.Et il a lieu cet évènement  ! Car chaque rencontre retrouvaille en est un  ! Unévènement de tendresse, un étonnement réciproque, des dialogues improbables,des bras qui s’ouvrent et se plongent dans les miens, le ciel qui s’ouvre dans uninstant de lumière au cœur de ces fragilités !Ce matin, je navigue jusqu’au lit où Noël est allongé, tourné vers la fenêtre. A mavoix, il se retourne et me crie de sa voix chargée d’émotion comme s’il avait préparéun discours important «  ha mais vous voilà, justement je réfléchissais, faut que jevous dise, je trouve que vous êtes mieux que moi, mais comme je sais que vous medirez que c’est moi qui suis mieux que vous, alors j’ai conclu qu’on est tous les 2 lesmieux. On n’est pas mieux que les autres mais on est les mieux mieux parce qu’ons’entend bien et ça fait double mieux, voilà  ». Il m’en a bouché un coin Noël avec satirade jaillie du cœur. Quelle déclaration  !C’est incroyable l’amour que nos aïeux, nos centenaires, nos fragiles, peuvent êtrecapables de donner, de nommer, de distribuer alors qu’ils n’ont plus la force de selever, de manger seul, de se déplacer. Des êtres cachés dans des lieux dédiés à lafin de vie, des êtres épuisés mais dont les cœurs sont actifs, dont le pouvoir de fairedu bien, de dire des mots d’amour, de poser des regards de douceur, est entier. Parbribes peut-être, par instants ponctuels et brefs, mais puissants et profonds commedes jaillissements d’eau vive, comme des pépites de soleil et de feu  ! La chanced’être les réceptacles de ces paroles et de ces gestes venus du fond qui sont selonmoi de réels avant-goûts du ciel  !Les amis, on n’est pas tous déjà centenaires ou si fragiles qu’on soit placés dans desstructures de soin, mais on a tous un cœur de chair, et à tout âge, jusqu’à la fin duchemin, il rayonne notre cœur de chair et peut donner et partager le meilleur  !Que votre semaine soit belle de mots et de gestes d’amour  !
    4 min

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