L’idée centrale :
Derrière la difficulté à choisir, il n’y a pas toujours un manque de clarté ou de focus.
Il y a parfois la peur de perdre une part de soi, de trahir une identité construite dans l’exploration.
Et ça change complètement la manière d’aborder le choix.
« Choisir, c’est renoncer. »
C’est une citation d'André Gide qu’on entend souvent.
Et c’est aussi une phrase qui fait peur à beaucoup de personnes curieuses, exploratrices, avec plein d’idées et de centres d’intérêt.
Derrière la difficulté à choisir, on parle souvent d’indécision, de dispersion, de manque de focus.
Comme s’il suffisait de mieux s’organiser ou de faire “un vrai choix” pour que tout rentre dans l’ordre.
Mais plus j’y réfléchis, plus je me dis que le vrai sujet est ailleurs.
Parfois, ce n’est pas qu’on n’arrive pas à choisir.
C’est qu’on n’ose pas.
Quand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahirQuand choisir donne l’impression de se trahir
Quand on est curieux, touche-à -tout, explorateur, l’exploration n’est pas juste un comportement.
C’est une part importante de l’identité.
On a souvent grandi avec cette curiosité.
On a appris à faire plein de choses, à s’intéresser à beaucoup de sujets, à ne pas rester enfermé dans une seule case.
Et bien souvent, on a aussi dû défendre ce fonctionnement.
Face aux remarques.
Face aux “un jour, il va bien falloir que tu te poses”.
Face à l’image d’instabilité qu’on nous a parfois collée.
Alors forcément, choisir peut être vécu comme quelque chose de violent.
Comme si choisir un projet, une voie, une direction, revenait Ă fermer toutes les autres portes.
Comme si se poser quelque part, c’était perdre une partie de soi.
Ce n’est pas irrationnel.
C’est cohérent avec l’histoire qu’on s’est construite.
Quand on est curieux, touche-à -tout, explorateur, l’exploration n’est pas juste un comportement.
C’est une part importante de l’identité.
On a souvent grandi avec cette curiosité.
On a appris à faire plein de choses, à s’intéresser à beaucoup de sujets, à ne pas rester enfermé dans une seule case.
Et bien souvent, on a aussi dû défendre ce fonctionnement.
Face aux remarques.
Face aux “un jour, il va bien falloir que tu te poses”.
Face à l’image d’instabilité qu’on nous a parfois collée.
Alors forcément, choisir peut être vécu comme quelque chose de violent.
Comme si choisir un projet, une voie, une direction, revenait Ă fermer toutes les autres portes.
Comme si se poser quelque part, c’était perdre une partie de soi.
Ce n’est pas irrationnel.
C’est cohérent avec l’histoire qu’on s’est construite.
Le confort inconfortable de ne pas choisir
Rester en mouvement permanent, explorer sans cesse, garder toutes les options ouvertes…
ce n’est pas toujours confortable.
Ça fatigue.
Ça disperse.
Ça donne parfois l’impression de partir dans tous les sens.
Mais malgré tout, c’est connu.
C’est un terrain familier.
À l’inverse, se poser vraiment, faire un choix clair, s’engager dans un projet…
ça demande de quitter ce qu’on connaît.
Et c’est là que quelque chose de très humain se joue.
On préfère souvent un confort qui n’en est pas vraiment un, plutôt que l’inconfort de changer.
MĂŞme si ce confort fatigue.
Même s’il n’est pas pleinement satisfaisant.
Parce que l’inconfort du changement, lui, est inconnu.
Concrètement, ça ressemble à :
- rester dans un projet que tu fais plus par habitude que par envie,Â
- repousser une dĂ©cision,Â
- multiplier les pistes sans jamais s’engager vraiment.
Le problème n’est pas le choix
Ce que j’observe souvent, c’est que le problème n’est pas le choix en lui-même.
Le vrai sujet, c’est ce qu’on a peur de perdre en choisissant.
Peur de perdre une image de soi.
Peur de perdre sa curiosité.
Peur de devenir quelqu’un d’autre.
Peur de donner raison à ceux qui, un jour, ont douté de notre façon de fonctionner.
Alors on reste fidèle à une version de soi qu’on connaît bien.
Celle qui explore.
Celle qui doute.
Celle qui cherche.
MĂŞme si, au fond, une autre partie de soi aimerait parfois se poser un peu.
Choisir sans se renier
Choisir un projet ne veut pas dire renoncer à qui l’on est.
Ce n’est pas perdre sa curiosité.
Ce n’est pas s’enfermer.
Ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre.
Choisir, ce n’est pas arrêter d’explorer.
C’est simplement arrêter de laisser l’exploration décider à notre place, tout le temps.
Il ne s’agit pas de se forcer.
Ni de se spécialiser coûte que coûte.
Ni de rentrer dans un cadre qui ne nous ressemble pas.
Il s’agit plutôt de remettre un peu de conscience dans ses choix.
De distinguer ce qui relève d'un élan sincère et ce qui relève de la peur de perdre quelque chose.
Il n’y a pas de méthode miracle.
Pas de réponse toute faite.
La question qui reste
Qu’est-ce que j’ai peur de perdre, si je me pose vraiment ?
La réponse ne vient pas toujours tout de suite.
Mais se poser la question, c’est souvent déjà un premier pas.
Si tu préfères le format vidéo ou podcast, j’ai développé cette réflexion plus en détail ici :
→ Écouter l’épisode en podcast
→ Regarder l’épisode en vidéo