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đź’Ł Atomix & Obelix


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Cette semaine, Nvidia explose tous les compteurs et tire les marchés vers le haut pendant que les tensions entre les États-Unis et l’Iran montent d’un cran autour du programme nucléaire iranien.

 

 🇺🇸 États-Unis 

Aux États-Unis, la Cour suprême américaine a invalidé, par six voix contre trois, les droits de douane imposés par le Président américain, estimant qu’il a outrepassé ses pouvoirs constitutionnels. En réponse, la Maison Blanche s’est appuyée sur un autre fondement juridique pour imposer un tarif temporaire sur toutes les importations. Cette nouvelle incertitude replonge le commerce mondial dans le brouillard et pourrait ralentir une économie déjà fragilisée, alors que le PIB a progressé de seulement 1,40% au quatrième trimestre 2025 en rythme annualisé, pénalisé notamment par le shutdown.

Par ailleurs, lors de son discours sur l’état de l’Union devant le Congrès, Donald Trump s’est félicité de la solidité de l’économie et du recul de l’inflation. Pourtant, les dernières données montrent une dynamique des prix plus persistante, avec un PCE en accélération à 2,90%, toujours au-dessus de la cible de 2,00%. Face à cette situation et conformément aux minutes de la réserve fédérale, l’institution adopte un ton prudent et devrait marquer une pause dans sa politique monétaire accommodante. 

Nvidia, plus grande capitalisation boursière mondiale, et véritable thermomètre du secteur de l’intelligence artificielle, dépasse une nouvelle fois les attentes en publiant un chiffre d’affaires colossal de 215 milliards de dollars sur 2025. Dans un contexte marqué par des interrogations autour de la pérennité et la rentabilité de l'intelligence artificielle, le géant américain réaffirme son statut de leader et rassure les investisseurs. La tendance pourrait se prolonger dans les prochains mois, portée par les investissements massifs des autres géants comme Alphabet, Meta, Amazon et Microsoft.

 

 🇪🇺 Europe 

Du côté européen, Christine Lagarde, récemment distinguée par le prix Paul Volcker, a profité de son discours pour rendre hommage à l’ancien président de la Réserve fédérale et remettre au centre du débat la question de l’indépendance des banques centrales. Pour rappel, Volcker avait accepté une forte pression politique afin de préserver la crédibilité de la Fed et de lutter contre l’inflation dans les années 80. La présidente de l’institution n’a pas manqué de faire le rapprochement avec la période actuelle, marquée par les tensions entre Donald Trump et Jerome Powell autour de la trajectoire des taux. Si les banques centrales venaient à dépendre du pouvoir politique, des décisions orientées vers le financement de la dette et le soutien de l’activité pourraient alors se faire au détriment de la stabilité des prix.

En France, le rendement des obligations d'État françaises à 10 ans est tombé sous la barre des 3,30%, son niveau le plus bas depuis août dernier. Les tensions autour de la politique commerciale américaine pourraient prolonger ce mouvement en renforçant la demande pour les actifs moins risqués, notamment les obligations d’État. Cette explosion de la demande ferait donc mécaniquement baisser les rendements. 

De l’autre côté de la Manche, la Banque d'Angleterre est partagée entre lutter contre la hausse des prix ou soutenir une croissance en perte de vitesse. Son gouverneur Andrew Bailey n’exclut pas une baisse des taux dès mars, signe que le soutien à l’économie pourrait devenir prioritaire. Parallèlement, en zone euro, l’inflation ressort à 1,70%, un niveau maîtrisé offrant à la banque centrale une marge de manœuvre pour conserver une posture prudente et se concentrer davantage sur la croissance. 

 

  🇨🇳🇯🇵 Asie

Après les célébrations du Nouvel An chinois, la Banque populaire de Chine a décidé de maintenir le taux préférentiel des prêts à un an à 3,00% pour la neuvième fois consécutive. Face à un marché immobilier toujours en crise et un marché de l'emploi atone, les consommateurs réduisent leurs dépenses. Si les festivités ont soutenu temporairement la consommation, le gouvernement devra redoubler d’efforts pour soutenir durablement la demande intérieure.

Au Japon, l’inflation sous-jacente annuelle a atteint en janvier son plus bas niveau depuis deux ans, s'alignant sur l'objectif de 2,00% fixé par la banque centrale. Cette situation permet à la Banque du Japon de marquer une pause après une période d’inflation persistante. 

 

 🛢️ Matières premières 

Cette semaine, les États-Unis ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient, avec la plus grande mobilisation dans la région depuis 2003. Dans le même temps, Washington accuse l’Iran de développer des missiles capables de menacer l’Europe, les bases américaines et potentiellement directement les États-Unis. Le président américain dit préférer la diplomatie, mais il a clairement laissé entendre qu’une action militaire pourrait suivre si aucun accord n’est trouvé. Ces dernières semaines, la montée des tensions a fait grimper le prix du baril de pétrole, et cette dynamique devrait se poursuivre si un conflit venait à éclater.

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