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*** Écoconstruction au Québec – Transmission du savoir – Parcours d’entrepreneur durable – Maisons LEED et Passivhaus – Cohabitation écologique – Choix de vie et habitation – Planification stratégique de projet – Performance vs sobriété – Psychologie du bâtiment – Construire moins, mais mieux ***
Résumé de l’épisode
Dans cet épisode, on reçoit Benoît Lavigueur, pionnier de l’écoconstruction au Québec et fondateur d’Éco Bâtisseurs. Issu d’une lignée de quatre générations d’agriculteurs et charpentier de formation, Benoît fait partie des premiers au Québec à avoir choisi, dès le milieu des années 2000, de bâtir autrement — bien avant que la construction durable ne devienne une norme ou une tendance.
Il raconte la création et la croissance de son entreprise belvédère, qu’il a développée pendant plus de 15 ans jusqu’à en faire l’une des équipes les plus expérimentées en écoconstruction au Québec, réalisant des projets marquants comme une maison LEED Platine à Sainte-Martine, un chalet quasi Passivhaus carboneutre et plusieurs projets de cohabitation écologique. Malgré une forte demande — plus de 500 requêtes par année — l’entreprise choisissait volontairement de limiter ses projets afin de préserver la qualité d’exécution.
La discussion aborde ensuite une décision importante dans son parcours : transférer l’entreprise à ses employés en 2020 pour se consacrer pleinement à la transmission du savoir et à l’accompagnement stratégique des projets. Aujourd’hui, Benoît agit davantage comme conseiller, accompagnateur et planificateur, intervenant autant sur les dimensions techniques que financières, organisationnelles et humaines des projets de construction.
Un thème central de l’épisode est la relation entre habitation et trajectoire de vie. Benoît explique comment un projet de maison est rarement seulement un projet technique : il révèle les priorités, les valeurs et les transitions personnelles des occupants. Il accompagne ainsi les clients dans une réflexion globale sur leurs besoins présents et futurs, en intégrant les réalités familiales, économiques et organisationnelles à la conception du projet.
La conversation explore aussi la performance des bâtiments durables : solaire passif, certifications environnementales, maintenance à long terme, et limites des approches technocentrées. Benoît insiste sur une idée forte : le meilleur projet écologique est parfois celui qu’on ne construit pas. Cette perspective remet en question certains réflexes de surconstruction et invite à réfléchir à la sobriété comme stratégie de performance.
Enfin, l’épisode aborde la dimension stratégique des projets immobiliers. Construire un bâtiment entraîne souvent des impacts bien au-delà du chantier lui-même : infrastructures, organisation d’entreprise, planification financière et vision à long terme. Pour Benoît, un projet réussi est d’abord un projet aligné avec la réalité humaine de ceux qui le portent.
Un épisode à la fois technique, philosophique et profondément humain, qui rappelle que construire durablement, c’est autant comprendre les bâtiments que comprendre les personnes qui y vivent.
Bonne écoute!
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*** Inspection du bâtiment – Expertise technico-légale – Erreurs de chantier – Science du bâtiment appliquée – Diagnostic versus conformité – Enveloppe performante – Étanchéité à l’air – Humidité et condensation – Ventilation du grenier ***
Résumé de l’épisode
Dans cet épisode, on reçoit Jonathan Caron, expert en bâtiment et fondateur de Vision Bâtiment. Ancien charpentier-menuisier et entrepreneur général pendant près de 20 ans, Jonathan a choisi de se tourner vers l’inspection et le diagnostic afin d’aider les propriétaires et les professionnels à mieux comprendre le comportement réel des bâtiments.
Il explique d’abord les différents types d’inspection : préachat, conformité en chantier, bâtiments neufs et expertises technico-légales. Une distinction essentielle revient constamment : inspecter l’état d’un bâtiment n’est pas la même chose que valider sa conformité au code. L’objectif premier est d’identifier les risques, les infiltrations, les problèmes d’humidité et les failles de l’enveloppe.
La discussion plonge ensuite dans la réalité des bâtiments très étanches. Jonathan détaille comment les déséquilibres de pression, les hottes trop puissantes, les extracteurs mal compensés et les percements accidentels du pare-air peuvent provoquer condensation, accumulation d’humidité dans l’entretoit et problèmes majeurs à long terme. Il explique aussi pourquoi ajouter simplement plus de ventilateurs de toiture peut empirer la situation si les prises d’air ne sont pas adéquates.
Un long segment est consacré à un cas réel de condensation dans un grenier : humidité contenue dans les matériaux neufs, béton, gypse, bois d’œuvre mouillé à l’automne, chauffage excessif du chantier créant un effet cheminée… Jonathan démontre comment l’air chaud et humide est forcé vers l’entretoit à travers de minuscules imperfections, où il condense sur les surfaces froides.
Il insiste sur un principe fondamental de la science du bâtiment : tout est une question d’équilibre. Dès qu’on crée un déséquilibre — pression, ventilation, étanchéité — le bâtiment réagit.
Jonathan partage aussi les problèmes les plus fréquents qu’il observe : infiltrations au niveau de l’entretoit, évents mal raccordés, cheminées déficientes, humidité chronique, moisissures, doubles pare-vapeur dans les sous-sols des années 90, et erreurs liées à l’évolution rapide des pratiques sans formation adéquate.
On aborde ensuite la réalité du métier : l’importance de l’expérience terrain, la lecture critique des instruments de mesure d’humidité, les faux positifs causés par certains matériaux, et la nécessité de comprendre le comportement global du bâtiment avant de poser un diagnostic.
Jonathan explique également la différence entre inspection et expertise : l’inspecteur observe et rapporte, alors que l’expert doit identifier la cause et proposer des pistes de solution réalistes, en cherchant toujours à minimiser les coûts tout en maximisant les résultats.
La conversation se termine sur un constat lucide : beaucoup d’erreurs proviennent d’un manque de formation continue des ouvriers, d’une résistance au changement sur les chantiers et d’une industrie qui évolue plus vite que les pratiques. Les codes changent, les matériaux changent, mais sans mise à jour constante des connaissances, les mêmes problèmes se répètent.
Un épisode très concret, ancré dans la réalité des chantiers, qui rappelle que la performance d’un bâtiment repose autant sur la science que sur l’exécution humaine.
Bonne écoute!
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*** Géothermie au Québec – Transition énergétique – Subventions Hydro-Québec – Forage et systèmes hydroniques – Energy as a Service – Performance réelle – Pointe énergétique et décarbonation – Mythes et réalités de la géothermie – Durabilité des équipements – Innovation et entrepreneuriat ***
Résumé de l’épisode
Dans cet épisode, on reçoit Nathalie Tremblay, présidente et fondatrice de Marmotte Énergie, une entreprise québécoise à l’avant-garde de la géothermie depuis 2010. Issue du monde de la finance et de la stratégie d’entreprise, Nathalie a œuvré notamment au Fonds de solidarité FTQ et siégé sur plusieurs conseils d’administration, dont celui d’Hydro-Québec, avant de choisir de passer de l’analyse à l’action.
Elle raconte son parcours entrepreneurial, son besoin de créer, d’optimiser et de bâtir des solutions concrètes, ainsi que le moment charnière où elle décide de quitter les grandes institutions pour avoir un impact réel sur la transition énergétique. C’est dans ce contexte qu’est née Marmotte Énergie, avec une ambition claire : démocratiser la géothermie et lever les principaux freins à son adoption.
La discussion plonge rapidement dans les grands enjeux de la géothermie au Québec. Nathalie explique pourquoi cette technologie, pourtant extrêmement performante, est longtemps demeurée marginale : coût initial élevé, méconnaissance du public, complexité perçue et difficulté d’accès au financement. Elle raconte le premier modèle d’affaires de Marmotte Énergie, basé sur le concept d’« Energy as a Service », où les clients payaient un service mensuel plutôt qu’un investissement initial — une approche innovante, mais arrivée trop tôt pour le marché financier de l’époque.
On aborde ensuite le virage stratégique de l’entreprise vers l’ingénierie, le forage et l’installation clé en main, ainsi que les réalités très concrètes du terrain : investissements majeurs en équipements, barrières à l’entrée élevées, complexité logistique et importance des économies d’échelle dans le domaine de la géothermie.
Une large partie de l’épisode est consacrée aux subventions et au changement de paradigme opéré par Hydro-Québec. Nathalie explique pourquoi la géothermie est devenue un levier stratégique pour la société d’État : réduction de la pointe hivernale, décarbonation complète, coûts nettement inférieurs à la construction de nouveaux barrages et meilleure résilience du réseau. Elle détaille les programmes actuels, tant résidentiels que multilogements et institutionnels, et démontre comment ces aides transforment désormais la rentabilité des projets.
Sur le plan technique, l’épisode offre un véritable cours de géothermie appliquée. Nathalie explique le fonctionnement des systèmes, la différence entre géothermie et thermopompes à air, le rôle du sol comme réservoir thermique stable, les notions de COP, de puissance, de charges de chauffage et de climatisation, ainsi que les avantages majeurs des systèmes géothermiques : efficacité constante, durabilité des équipements, absence d’unités extérieures, réduction du bruit, longévité des puits et faible impact environnemental.
Les mythes sont également déconstruits : non, la géothermie n’est pas réservée aux riches; oui, elle demeure plus performante que les thermopompes à air, même modernes; et non, les puits géothermiques ne sont pas un risque lorsqu’ils sont installés selon les règles de l’art. On aborde aussi les enjeux environnementaux liés aux gaz réfrigérants, où la géothermie se démarque par des circuits fermés, scellés et beaucoup moins risqués pour l’environnement.
La discussion s’étend enfin aux bâtiments performants, aux maisons très étanches, au plancher radiant, à la production d’eau chaude domestique, à la ventilation et aux limites des systèmes traditionnels lorsque l’on vise de hauts niveaux de performance énergétique. Nathalie souligne l’importance d’une conception intégrée et d’une bonne compréhension des usages réels pour tirer pleinement parti de la géothermie.
Un épisode riche, technique et profondément éclairant, qui montre que la géothermie n’est pas seulement une technologie, mais une véritable infrastructure énergétique sous nos bâtiments — appelée à jouer un rôle central dans la transition énergétique du Québec.
Bonne écoute!
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*** Construction Longer - Méthodes Lean et innovation - B-Corp - Processus IPD - Leadership de projet - Cycle de vie et durabilité - Équipe, culture et collaboration - Bâtiment multi-résidentiel - Budget partagé - Productivité, constructibilité et rigueur appliquée ***
Résumé de l’épisode
Aujourd’hui à l’épisode, on reçoit Julie Fouquet, vice-présidente codéveloppement et stratégie durable chez Construction Longer, où elle travaille depuis maintenant 18 ans. Ingénieure civile et diplômée en Liberal Arts, Julie incarne une vision rare de la construction : à la fois profondément technique et résolument humaine. Son rôle l’amène à intervenir très tôt dans les projets pour intégrer constructibilité, coûts, séquences, durabilité et vision long terme avant même le premier coup de crayon.
Julie raconte son arrivée dans l’entreprise, d’abord comme stagiaire, puis comme gestionnaire de projets, témoin de la transformation d’une petite entreprise résidentielle de Sherbrooke fondée en 1979 en un acteur majeur, verticalement intégré, qui construit réellement avec ses équipes. Cette réalité – avoir 150 personnes sur chantier – nourrit leur capacité à innover, à améliorer les processus et à appuyer leurs décisions sur l’expérience terrain.
On plonge ensuite dans les méthodes Lean : éliminer les gaspillages, fluidifier les séquences, rendre visibles les dépendances, réduire les irritants du quotidien et créer les conditions pour que chaque intervenant performe. Julie explique comment la pandémie a été le point de départ d’une cartographie complète des processus, suivie d’ateliers en chantier, de projets pilotes, puis d’un déploiement structuré avec un comité consultatif de contremaîtres. Pour elle, Lean n’a rien à voir avec un produit minimal : c’est un cadre de collaboration, de clarté et d’amélioration continue.
On aborde ensuite la question de la taille : est-ce réservé aux grandes entreprises? Julie répond clairement : non. Les petites équipes peuvent même être avantagées, car le changement s’y implante plus vite. Ce qui importe, c’est le “pas de recul” initial et la capacité d’expliquer le pourquoi.
Elle discute également de durabilité : vision B Corp, gouvernance élargie, 5 piliers (collaborateurs, clients, communauté, environnement, gouvernance), et surtout l’importance de concevoir des bâtiments performants, durables, résilients et adaptés au cycle de vie complet. Selon elle, la clé n’est pas seulement la certification, mais la capacité d’amener chaque client quelques pas plus loin – grâce à la constructibilité, aux subventions, à l’analyse opérationnelle, au choix des matériaux, et à la capacité d’un entrepreneur général à structurer les décisions.
Julie revient sur Le Monarque, projet phare et premier multilogement en voie de certification Passivhaus au Québec, conçu en collaboration intégrée. Grâce à la confiance client, Construction Longer a pu proposer une approche radicalement différente : enveloppe optimisée, panneaux préfabriqués, réduction des déchets, réduction du chauffage temporaire, usage systématique de laitier dans le béton, formation des équipes, partenariats locaux, et surtout un impact réel pour les futurs locataires (jusqu’à 87 % d’économie énergétique).
On termine avec un sujet rarement maîtrisé au Québec : l’IPD (Integrated Project Delivery). Julie explique comment fonctionne le partage de profit, la transparence contractuelle, la gestion commune du budget et la transformation complète du rapport entre professionnels, entrepreneur et client. Pour elle, c’est l’avenir des grands projets : une rupture culturelle qui exige confiance, alignement et courage, mais qui permet de prendre de meilleures décisions pour le projet plutôt que pour chaque entreprise.
Un épisode où gestion de projet, durabilité, leadership et rigueur se rencontrent. Julie nous rappelle que bâtir, c’est avant tout prendre soin des relations, structurer le travail, et créer les conditions pour que l’innovation devienne quotidienne.
Bonne écoute!
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*** Laboratoire vivant – Recherche appliquée en architecture – Enveloppe du bâtiment – Pathologies et performance réelle – Mur parfait revisité – Résilience thermique – Monitoring, inertie – Patrimoine bâti et réhabilitation ***
Résumé de l’épisode
Aujourd’hui à l’épisode, on reçoit Richard Trempe, architecte consultant, spécialiste de l’enveloppe du bâtiment et figure marquante de la science du bâtiment au Québec depuis plus de 25 ans. Ancien VP chez CLEB (aujourd’hui UL), formateur, chercheur et maintenant créateur du laboratoire vivant Auvergne, Richard consacre sa carrière à une quête : comprendre, mesurer et améliorer la performance réelle de nos bâtiments.
On remonte d’abord aux origines de sa passion : l’analyse de cinq bâtiments abandonnés, de cinq époques différentes — du XVIIe au XXe siècle — qui ont révélé à quel point chaque période raconte sa manière de bâtir, ses valeurs et ses vulnérabilités. Richard expose sa vision des trois “silos” indispensables à une bonne réhabilitation :
On explore ensuite son passage déterminant chez CLEB : la démocratisation du laboratoire, les essais inédits (mur creux, pression équilibrée, mouillage de brique), la mise en service d’enveloppe avant-gardiste, et l’importance de la recherche appliquée pour faire progresser toute l’industrie.
Puis, on plonge dans la saga du mur parfait. Richard y partage ses résultats : avantages indéniables (contrôle de l’air, rapidité d’abri chantier, confort, ponts thermiques réduits), mais aussi limites réelles (absence de redondance, acoustique, sensibilité aux fuites, risques hygrothermiques si habité “comme un vrai humain”). Il compare le mur parfait avec un mur conventionnel optimisé (deux bâtiments jumeaux instrumentés) et montre que la théorie rencontre parfois la vraie vie.
C’est cette confrontation avec le réel qui l’amène à son nouveau chantier : la résilience thermique. Après une panne électrique d’une semaine en hiver, il se demande : “Peut-on concevoir une enveloppe qui stocke la chaleur, qui ralentit les pertes et qui protège les occupants quand l’énergie disparaît ?” Naît alors un ambitieux projet : 26 coupes de mur, modélisations dynamiques, empreinte carbone, simulations hygrothermiques, inertie thermique… pour finalement construire un troisième pavillon identique, mais conçu comme une “batterie thermique”.
Il nous raconte la collaboration avec l’École de génie du bois, les bancs d’essai, les sondes, le monitoring, les matériaux biosourcés (chanvre, fibre de bois, fibre de roche), les compromis structurants, et les pistes d’avenir pour des bâtiments résilients, performants et authentiquement durables.
Un épisode dense, passionné, technique, mais profondément humain, à l’image d’un chercheur qui croit que l’architecture est un art, mais que la rigueur en est le moteur.
Bonne écoute!
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*** HECO Innovation Chanvre – Innovation québécoise – Béton de chanvre & matériaux biosourcés – Décarbonation du bâtiment – Chaux chanvre – Homologation & code du bâtiment – Masse thermique & confort intérieur – Étanchéité & régulation hygroscopique – Mur parfait évolutif ***
Dans cet épisode d’Au-delà des murs, Philippe Fortin, cofondateur d’HECO Innovation Chanvre, nous entraîne au cœur d’une révolution tranquille : celle du béton de chanvre, un matériau à la croisée de la science, de la nature et de l’ingénierie.
Avec passion, Philippe retrace le parcours d’HECO — née d’une recherche universitaire en génie de la construction — et explique comment une simple tige de chanvre peut devenir un puits de carbone et une solution concrète à la décarbonation du bâtiment. On découvre le potentiel du chanvre comme matière première : sa croissance annuelle, sa capacité de séquestration rapide du CO₂, et ses multiples dérivés — fibre textile, laine isolante, et surtout béton de chanvre, mélange de chènevotte et de chaux naturelle.
L’épisode plonge ensuite dans la science du matériau :
La chaux comme liant écologique et son cycle calcaire qui réabsorbe le CO₂ émis à sa cuisson ;
La distinction entre béton structurel et béton isolant : ici, on parle d’un matériau de masse thermique et d’isolation respirante ;
Les défis d’industrialisation et d’homologation au Québec — de la culture à la transformation de la fibre ;
Et la nécessité d’une constance technique pour que le chanvre devienne un matériau d’ingénierie reconnu par le code du bâtiment.
Philippe explique aussi comment la combinaison béton de chanvre + panneaux de fibre de bois pourrait représenter l’évolution du “mur parfait” : une enveloppe perspirante, régulatrice d’humidité, performante thermiquement, et résistante au feu.
Bonne écoute!
Philippe Fortin
HECO Innovation Chanvre:
Cycle du calcaire : la chaux comme liant écologique
Béton de chanvre : fabrication, propriétés et applications
Culture et transformation du chanvre au Québec
Homologation et codes : de la laine au béton de chanvre
Masse thermique, confort et hygroscopicité
Étanchéité à l’air et régulation naturelle de l’humidité
Mur parfait : évolution et matériaux biosourcés
Innovation, rigueur et avenir du bâtiment durable
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*** 475 High Performance Building Supply – Science du bâtiment – Étanchéité à l’air – Matériaux naturels – Santé et durabilité – Membranes Intello & Visconn – Carbone incorporé – Rénovation performante – Passivhaus – Québec & Amérique du Nord – Rigueur sur chantier – Collaboration et expertise technique ***
Dans cet épisode, on reçoit Aaron, représentant technique chez 475 High Performance Building Supply, pour plonger dans la science du bâtiment moderne : celle où chaque matériau, chaque couche et chaque détail compte.
On explore les principes fondamentaux qui guident la performance d’une enveloppe :
Le rôle essentiel de l’étanchéité à l’air et de la continuité des membranes ;
Les différences entre membranes monolithiques et microporeuses, et pourquoi la mise en œuvre vaut autant que le produit ;
Les matériaux à faible carbone incorporé, comme la cellulose et la fibre de bois, qui redéfinissent le standard de durabilité au Québec ;
L’importance du bâtiment respirant, en rénovation comme en construction neuve ;
Les solutions innovantes Intello et Visconn, qui remplacent avantageusement la mousse giclée ;
Et la cohérence du système complet : air, vapeur, eau et chaleur — la fameuse “danse des quatre barrières”.
Au-delà de la technique, Aaron ramène tout à l’humain : la rigueur, c’est ce qui protège le confort, la santé et le futur du bâtiment.
Bonne écoute!
Aaron – 475 High Performance Building Supply
475 High Performance Building Supply:
Science du bâtiment et performance de l’enveloppe
Étanchéité à l’air et membranes continues
Intello, Visconn et autres systèmes 475
Matériaux biosourcés : cellulose, fibre de bois
Carbone incorporé et durabilité réelle
Rénovation performante et murs massifs
Passivhaus et confort intérieur
Rigueur sur chantier et culture du détail
Nous joindre : Aaron – 475 High Performance Building Supply
475 High Performance Building Supply:
Building science and envelope design
Airtightness and continuous membranes
Intello, Visconn, and related 475 systems
Bio-based materials: cellulose, wood fiber
Embodied carbon and real sustainability
Historic and high-performance retrofits
Passivhaus and occupant comfort
Rigor and craft on the jobsite
*** Gestion Séquence – Construction architecturale dans les Laurentides – Design intégré & performance – Collaboration architecte/entrepreneur – Détails structuraux complexes – Étanchéité, membranes & isolation – GCR, inspections & pratiques d’excellence – Salle mécanique, cœur du bâtiment – Enjeux normatifs & codes – Architecture, esthétique & efficacité réunies ***
Dans cet épisode, on reçoit Francis Lalonde et Sébastien Ross, cofondateurs de Gestion Séquence, une entreprise d’entrepreneur général spécialisée dans la construction architecturale haut de gamme dans les Laurentides. Leur approche : marier exécution irréprochable, design ambitieux et performance durable.
Ils expliquent la différence entre projet haut de gamme et projet architectural — le premier misant sur les matériaux, le second sur la conception et les détails structurels hors norme : fondations courbes, vitrages étendus, toits plats ou volumes non conventionnels. On découvre les défis techniques que ces choix imposent : membranes continues, isolation performante, coordination mécanique et architecturale.
La discussion aborde aussi la GCR (Garantie Construction Résidentielle), ses inspections, ses pratiques d’excellence et les limites actuelles en matière de performance énergétique. Les invités plaident pour plus d’encadrement normatif afin de hausser la base de la construction québécoise, et soulignent l’importance du design intégré — architecte, ingénieur et entrepreneur travaillant ensemble dès le départ.
Le cœur de l’épisode : la salle mécanique. “Le cœur du bâtiment”, disent-ils — souvent oubliée, mal placée ou sous-dimensionnée, alors qu’elle détermine la qualité, la maintenance et la performance globale du projet.
Gestion Séquence démontre qu’on peut faire beau, juste et durable — à condition de collaborer, d’écouter, et de bâtir avec rigueur.
Bonne écoute!
Francis Lalonde
Sébastien Ross
Différence entre projet haut de gamme et architectural
Détails complexes : fondations courbes, vitrages étendus, volumes atypiques
Membranes, isolation, étanchéité à l’air
GCR, inspections et pratiques d’excellence
Design intégré (architecte–ingénieur–entrepreneur)
Salle mécanique : rôle et emplacement optimal
Approche intégrée et logement performant
Architecture et performance énergétique
Nous joindre : [email protected]
*** Tandem Architecture Écologique – Passivhaus au Canada – Deux projets certifiés (ON & QC) – Enseignement (McGill) & formation Maison Passive Canada – Conception intégrée & chantiers ruraux – Carbone intrinsèque (outil BEAM) vs carbone opérationnel – PHPP vs consommation réelle – Logement abordable, “sobriété/sufficiency” & densification douce – Rôle des municipalités & codes ***
On reçoit Évelyne Bouchard, architecte et fondatrice de Tandem Architecture Écologique (2017), figure de proue du bâtiment passif au pays. Son parcours l’amène de Vancouver (premiers projets et modélisation d’un 90 logements passif) au Québec, où elle conjugue trois volets : pratique (projets résidentiels performants, souvent en milieu rural), éducation (cours à McGill), et diffusion/leadership (formatrice Maison Passive Canada, conférences, accompagnement municipal, ex-présidente MPC).
On revient sur ses projets certifiés (Ontario & Québec) et sur un projet personnel devenu “laboratoire vivant” :
Carbone intrinsèque : à l’aide de l’outil BEAM, elle compare sa maison passive (murs double ossature isolés à la cellulose, matériaux biosourcés) à une version « code minimal ». Résultat surprenant : grâce à la séquestration du carbone dans la cellulose, la version passive affiche un bilan intrinsèque plus bas (et l’usage de fibre de verre ferait bondir ce bilan d’≈+63 %).
PHPP vs réel : sur deux ans de données, la consommation mesurée colle de très près au modèle PHPP (écarts mineurs), confirmant la robustesse de l’outil pour optimiser forme, ouvertures et enveloppe.
Évelyne démonte plusieurs idées reçues : non, le passif n’est pas “que pour les riches” (il est pertinent en logement abordable pour réduire coûts d’opération/entretien à long terme) ; oui, on peut viser de petites typologies bien conçues ; non, “plus d’isolant = moins écolo” n’est pas vrai si l’on choisit les bons matériaux (cellulose, détails d’étanchéité, séchage bi-directionnel, gestion des ponts thermiques). Elle plaide pour une sobriété (“sufficiency”) désirable — optimiser l’espace plutôt que surdimensionner — et pour des leviers réglementaires (tests d’étanchéité, cibles progressives type step code) appuyés par des municipalités proactives.
Côté futur, elle veut explorer davantage le multi-résidentiel à petite/moyenne échelle en milieux ruraux (plex, 8–16 logements), allié à la densification douce : bâtir mieux, durable, et accessible.
Bonne écoute!
Évelyne Bouchard — Architecte, formatrice Maison Passive Canada
Nous joindre : [email protected]
*** Atelier L’Abri – IA en architecture (collab. Maket/“maquette”) – Architecture durable et à échelle humaine – Passivhaus au Québec – Exporter le design d’ici – Étanchéité à l’air : “le graal” de la performance – Matériaux biosourcés (cellulose de fibres de bois et isolation de fibres de chanvre) – Béton (très) bas carbone – Step Code / CNEB 2020 – Conception intégrée & coûts réels – Résilience, confort et décroissance (optimisation des espaces) ***
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Résumé de l'épisode
On reçoit Francis Martel-Labrecque et Nicolas Lapierre, cofondateurs de l’Atelier L’Abri (Montréal), une pratique qui marie esthétique, performance et responsabilité sociale. Ils racontent la genèse du bureau (du design-build à la maîtrise, puis l’expérience chez BIG à New York) et leur vision : faire mieux, à échelle humaine, tout en rayonnant au-delà du Québec.
Côté durabilité, ils défendent une approche locale : le “bon” choix dépend du contexte (mix électrique du Québec, contraintes régionales). Ils posent des priorités claires :
Étanchéité à l’air d’abord (impact énorme, faible coût si bien planifié),
Isolation continue et gestion des ponts thermiques,
Séchage bidirectionnel des enveloppes (membranes à perméabilité variable, parements et panneaux rigides perméables),
Matériaux biosourcés (cellulose, fibre de bois) comme pièges à carbone.
Ils nuancent l’usage du béton : utile selon l’échelle/structure, mais à justifier par l’ACV; intérêt croissant pour des solutions à très faible carbone. Sur Passivhaus, même si l’électricité est “propre” au Québec, les bénéfices demeurent majeurs : confort, qualité d’air, résilience en panne, pics de demande réduits — et un pari sur l’avenir du coût/puissance. La certification n’est pas obligatoire : appliquer l’approche à 50–90 % apporte déjà beaucoup.
On parle aussi réglementation : arrivée du Step Code/CNEB 2020, normalisation attendue (triple vitrage, tests d’étanchéité obligatoires), et rôle crucial des municipalités. Côté marché, l’alignement architectes–entrepreneurs–clients passe par la conception intégrée et une discussion honnête des coûts réels ; réduire/optimiser la surface bâtie libère du budget pour mieux construire (la “décroissance” vue comme optimisation).
Enfin, virage IA : L’Abri collabore avec Maket (“maquette”) pour intégrer des critères d’impact environnemental dans la génération assistée de plans. Objectif : concevoir plus vite… et surtout mieux (pas seulement plus), en encapsulant des “recettes” de performance dans les outils.
Bonne écoute! :-)
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