En mars 2025, lors d’une chronique précédente, j’expliquais que la politique étrangère du président Trump s’inscrivait clairement dans un retour assumé à la doctrine Monroe, marquée par la renaissance de la diplomatie du dollar et par une réaffirmation de l’hégémonie américaine sur son continent. À l’époque, je soutenais que tous les éléments étaient déjà en place et que les premières manifestations concrètes de ces ambitions hégémoniques étaient visibles.
L’intervention américaine au Venezuela s’inscrit aujourd’hui pleinement dans cette logique. Elle soulève des questions majeures, tant pour la stabilité de notre continent que pour l’ordre international. Prenons le temps de revenir sur cette intervention et sur la manière dont elle aurait dû être menée, dans le respect des principes et des mécanismes usuels des relations internationales tout en développant sur les risques et enjeux pour notre continent et le monde.
En mars 2026, le Parti libéral du Québec procédera à l’élection d’un nouveau chef. M. Charles Milliard, qui avait récolté 47,7 % des appuis lors de la dernière course, partira vraisemblablement avec une longueur d’avance. Cette nouvelle course soulève des questions. Dans quelles conditions cette nouvelle course se déroulera-t-elle ? Y aura-t-il une véritable compétition, ou assistera-t-on à une course expéditive ? Quelle sera la stratégie de Charles Milliard pour rallier d’abord les militants libéraux, puis reconnecter avec l’électorat québécois ? Nous tenterons d’y voir clair alors que le PLQ se trouve, une fois de plus, à la croisée des chemins.