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« L’unisson d’un groupe commence bien avant la répétition : il commence dans la vision commune. »
Dans cet épisode, Sibbecaï explore en profondeur la notion d’harmonie, autant musicale que spirituelle, relationnelle et organisationnelle. Il part d’une réflexion linguistique : certains mots désignent des réalités concrètes, d’autres des concepts interprétés par chacun. Pour lui, l’harmonie appartient clairement à cette seconde catégorie, car chacun en a une compréhension personnelle.
Il retrace ensuite l’apparition de l’harmonie dans l’histoire de la musique : longtemps centrée sur la mélodie, la musique n’a vraiment intégré les superpositions de lignes musicales qu’au Moyen Âge, donnant naissance à la nécessité d’organiser les sons ensemble.
Cette recherche le conduit à un passage biblique clé : 2 Chroniques 5:11-14. Le texte mentionne musiciens et chanteurs « s’unissant d’un même accord ». En étudiant le terme hébreu shama, il souligne que ce mot ne signifie pas seulement “entendre”, mais aussi écouter, apprendre, comprendre, s'accorder. Il en déduit que l’harmonie décrite ne renvoie pas seulement à l’unisson, mais à un ensemble de sons différents organisés de manière équilibrée. Pour lui, la présence de 120 trompettes, d’un grand nombre de voix, de harpes, de luths et de cymbales rend improbable un simple unisson, mais suggère bien un travail harmonique complexe.
Sibbecaï élargit alors le concept : l’harmonie dans un groupe de louange ne se limite pas aux accords, mais englobe l’écoute mutuelle, la relation, la vision partagée, la culture musicale commune, l’organisation et l’engagement personnel. Sans valeurs communes, langage partagé et préparation sérieuse, le groupe crée de la dissonance, non de la musique cohérente.
Il souligne aussi qu’avant l’harmonie collective, il faut une harmonie intérieure. Sans cohérence entre nos actes, nos valeurs et notre appel, nous produisons de la dissonance personnelle — un frein au service musical. Étudier la Parole, se connaître soi-même et comprendre son ministère permettent de s’aligner intérieurement.
En développant ce thème, il rapproche l’harmonie de l’unité, et lit Ephésiens 4 pour montrer que l’unité requiert humilité, douceur, patience, amour, maturité et service orienté vers l’édification du corps de Christ. Les dons, ministères et rôles dans l’Église n’ont de sens que s’ils contribuent à faire grandir les autres et à former un corps bien coordonné.
Enfin, il conclut que l’harmonie musicale découle naturellement d’une harmonie relationnelle, organisationnelle, spirituelle et personnelle. Quand chacun connaît sa place, écoute les autres et avance dans la même direction, un nouveau son se crée, celui du groupe et non des individualités.
By Sibbecai« L’unisson d’un groupe commence bien avant la répétition : il commence dans la vision commune. »
Dans cet épisode, Sibbecaï explore en profondeur la notion d’harmonie, autant musicale que spirituelle, relationnelle et organisationnelle. Il part d’une réflexion linguistique : certains mots désignent des réalités concrètes, d’autres des concepts interprétés par chacun. Pour lui, l’harmonie appartient clairement à cette seconde catégorie, car chacun en a une compréhension personnelle.
Il retrace ensuite l’apparition de l’harmonie dans l’histoire de la musique : longtemps centrée sur la mélodie, la musique n’a vraiment intégré les superpositions de lignes musicales qu’au Moyen Âge, donnant naissance à la nécessité d’organiser les sons ensemble.
Cette recherche le conduit à un passage biblique clé : 2 Chroniques 5:11-14. Le texte mentionne musiciens et chanteurs « s’unissant d’un même accord ». En étudiant le terme hébreu shama, il souligne que ce mot ne signifie pas seulement “entendre”, mais aussi écouter, apprendre, comprendre, s'accorder. Il en déduit que l’harmonie décrite ne renvoie pas seulement à l’unisson, mais à un ensemble de sons différents organisés de manière équilibrée. Pour lui, la présence de 120 trompettes, d’un grand nombre de voix, de harpes, de luths et de cymbales rend improbable un simple unisson, mais suggère bien un travail harmonique complexe.
Sibbecaï élargit alors le concept : l’harmonie dans un groupe de louange ne se limite pas aux accords, mais englobe l’écoute mutuelle, la relation, la vision partagée, la culture musicale commune, l’organisation et l’engagement personnel. Sans valeurs communes, langage partagé et préparation sérieuse, le groupe crée de la dissonance, non de la musique cohérente.
Il souligne aussi qu’avant l’harmonie collective, il faut une harmonie intérieure. Sans cohérence entre nos actes, nos valeurs et notre appel, nous produisons de la dissonance personnelle — un frein au service musical. Étudier la Parole, se connaître soi-même et comprendre son ministère permettent de s’aligner intérieurement.
En développant ce thème, il rapproche l’harmonie de l’unité, et lit Ephésiens 4 pour montrer que l’unité requiert humilité, douceur, patience, amour, maturité et service orienté vers l’édification du corps de Christ. Les dons, ministères et rôles dans l’Église n’ont de sens que s’ils contribuent à faire grandir les autres et à former un corps bien coordonné.
Enfin, il conclut que l’harmonie musicale découle naturellement d’une harmonie relationnelle, organisationnelle, spirituelle et personnelle. Quand chacun connaît sa place, écoute les autres et avance dans la même direction, un nouveau son se crée, celui du groupe et non des individualités.