Lorsque l'on est amateur de jeux vidéo, on est souvent amené à choisir un personnage, une créature virtuelle, c'est ce que l'on appelle un avatar. C'est en quelque sorte notre double dans les jeux vidéo, ou les réseaux sociaux. On peut grâce à lui devenir un chevalier, un magicien...
Cette utilisation souvent trop fréquente d'avatars, ces personnages auxquels on s'identifie dans le monde numérique, inquiète certains scientifiques. L'utilisateur de ces avatars "va trouver dans le monde numérique une capacité à s'épanouir et à trouver une vie relationnelle plus plaisante" explique le Dr Bruno Rocher, psychiatre addictologue au CHU de Nantes. Une utilisation trop intensive de ces mondes virtuels "peut conduire à des angoisses à l'idée de rencontrer quelqu'un, à une incapacité à être en lien avec les autres, c'est un repli sur soi" explique le Dr Bruno Rocher. Mais cela peut aussi permettre, dans certains cas, de soigner des patients atteints de schizophrénie par exemple, d'autres qui ont des problèmes de santé mentale, ou encore "aider des patients qui souffrent de problèmes de motricité à se rééduquer".
L'utilisation d'avatars peut déboucher sur "des dédoublements de personnalité" selon le neurophysiologiste Alain Berthoz. EN SAVOIR PLUS https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/des-scientifiques-preoccupes-par-le-temps-passe-dans-des-mondes-virtuels-1546272724