Bah tu connais pas ?

Bah tu connais pas ?

By Radio DynamoMusicMusic Commentary
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Bah tu connais pas ? episodes

  • Bah tu connais pas ? #010 – ces meufs qui nous hypnotise vague par vague
    La néo cold / drack wave, c’est la musique des marées sonores.
    Les nappes de synthé montent et descendent comme l’eau sur une plage de galets, lentes, régulières, sans jamais submerger.
    Les basses profondes rappellent le roulement des vagues au loin, une présence constante mais jamais intrusive.
    Les voix, quand elles émergent, sont comme des voix portées par le vent marin : on devine plus qu’on n’entend, on sent leur écho avant de saisir les mots.
    Les rythmes imitent le ressac.
    Les caisses claires et les charlestons cliquetants sont tel les bruits de coques ou de cordages contre un quai,
    Tandis que les silences entre les notes laissent l’espace respirer,
    Comme l’intervalle entre deux lames.
    Les mélodies, simples et répétitives,
    s’étirent comme l’horizon en mer ouverte — on ne sait jamais si elles vont s’éloigner ou revenir vers nous.
    L’ambiance est celle d’un port la nuit : l’air est salé, la lumière des réverbères se reflète sur l’eau noire, et tout semble suspendu, entre départ et retour.
    Pas de tempête, pas de calme plat non plus
    — juste ce mouvement perpétuel, cette flottaison entre deux états.
    Alors on vous invite à vous laisser porter par les flots des deux artistes d’aujourd’hui
    28 min
  • Bah tu connais pas ? #009 – ces meufs qui nous font bouger notre boule
    Aujourd’hui on vous met dans les oreilles
    Du reggaeton qui est un genre musical :
    mais avant tout un phénomène social,
    une expression de résistance et une célébration des cultures marginalisées.
    Né dans les années 1990 à Porto Rico,
    il puise ses origines dans le dancehall jamaïcain, les rythmes africains et les sons latins.
    À l’origine, le reggaeton était la voix des barrios, des quartiers populaires où les jeunes utilisaient la musique pour raconter leur réalité, dénoncer les injustices et affirmer leur identité face à un système qui les ignorait.
    À ses début, le reggaeton a été stigmatisé, associé à la pauvreté et à la violence. Les médias et les élites culturelles l’ont souvent réduit à une musique dite vulgaires" ou "primitive".
    Les artistes comme Daddy Yankee, Don Omar ou Tego Calderón ont transformé ce genre en un symbole de fierté latine, tout en gardant son âme contestataire.
    Mais c’est avec l’émergence d’une nouvelle génération d’artistes, et notamment de femmes, que le reggaeton a pris une dimension encore plus politique.
    Aujourd’hui, des artistes comme Ivy Queen, la pionnière du reggaeton féminin, ou plus récemment MS Nina, Villano Antillano, ou encore Tribade en Espagne, utilisent ce genre pour parler de féminisme, de décolonisation, de lutte des classes et de souveraineté culturelle.
    Ce n’est pas un hasard si le reggaeton
    domine aujourd’hui les charts mondiaux.
    Des collaborations avec des stars internationales comme Beyoncé, Cardi B ou Rosalía ont permis de renforcer leur popularité, mais son essence reste ancrée dans la lutte.
    Alors pret.e.s à bouger vos boules pour la bonne cause ?
    24 min
  • Bah tu connais pas ? #008 – ces meufs pour qui rien ne se perd, rien ne ce crée, tout se transforme
    Il était une fois des sons qui refusaient de mourir.
    Des mélodies, des rythmes, des chants portés par des générations de femmes
    et d’hommes, mais que le temps, la colonisation, les pouvoir étatiques,
    ont voulu réduire au silence.
    Pourtant, aujourd’hui, ces sons résonnent plus fort que jamais.
    Bienvenue dans l’univers du néotraditionnel
    Une musique ni nostalgique, ni folklorique,
    mais révolutionnaire ET MILITANTE.
    Le néotraditionnel, c’est l’art de prendre ce qu’il y a de plus ancien
    – les chants de gorge sibériens,
    les luths sacrés de Bornéo,
    les polyphonies amazoniennes,
    les tambours des cultures africaines
    – et de le projeter dans le futur.
    Pas pour le muséifier, mais pour le réarmer.
    Les langues autochtones, longtemps méprisées,deviennent les voix d’une nouvelle génération de résistants.
    Cette musique n’est pas un simple mélange de styles.
    C’est une déclaration de souveraineté culturelle.
    Une réponse à ceux qui ont tenté d’effacer les identités.
    Le néotraditionnel, c’est la preuve que les cultures autochtones ne sont pas des vestiges du passé.
    Ce style s’inscrit dans une tendance mondiale où des artistes autochtones (comme The Hu en Mongolie, Lido Pimienta en Colombie, ou Tanya Tagaq au Canada) réinventent leurs traditions pour les rendre audibles et pertinentes aujourd’hui.
    On parle parfois de «Fourth World Music» (un terme popularisé par Jon Hassell) pour décrire cette fusion entre musiques racines et technologies modernes, portée par une conscience politique aiguë.
    Beaucoup de ces artistes accompagnent leur musique d’explications sur l’histoire,
    les instruments, ou les enjeux politiques
    de leurs communautés (via les réseaux sociaux, des ateliers, ou des interviews)
    Et aujourd’hui, cette révolution a un visage
    – ou plutôt, des voix. OTYKEN, Belle Sisoski, et tant d’autres artistes à travers le monde portent cet héritage.
    Alors, aujourd’hui, écoutez bien : ce que vous entendez,
    Ce n'est pas de la musique. C’est une insurrection.
    31 min
  • Bah tu connais pas ? #007 – ces cheikha ou cheba qui marquent l’histoire
    Ce on se retrouve pour vous conter des histoires
    Celle de ce genre qui puise ses sources dans la tradition algérienne de la régions de l’Oranie vers le début du 20iéme siècle
    À l’époque, le raï est porté par des medahates, des groupes de femmes qui chantent des louanges religieuses lors des fêtes.
    Son nom signifie entre autres « façon de voir », « opinion », « point de vue », « conseil », voire « pensée », « jugement », « volonté », mais aussi « libre choix »
    le genre prend son envol avec les cheikhas notamment Cheikha Rimitti – surnommée la "mère du raï" – ou Cheikha Djénia qui reprene le genre pour parler d’amour, de souffrance, mais aussi de liberté, dans un registre parfois irrévérencieux, loin des normes sociales de l’époque
    Dans les années 1980, le raï se modernise et une nouvelle génération de d’artistes prend le relais.
    Mais elles continues de chantée la condition des femmes, Chaba Fadela, avec son tube "N’sel Fik" (1988), ou Chaba Zahouania, deviennent des icônes.
    Leur succès dépasse les frontières : en France, des festivals comme celui de Bobigny en 1986 les propulsent sur la scène internationale.
    Le raï, c’est aussi une histoire de transmission.
    Les cheikhas ont ouvert la voie à des générations d’artistes, prouvant que la musique peut être à la fois populaire, engagée et profondément féminine.
    Aujourd’hui, le raï continue d’évoluer,
    Des artistes comme Cheba Sabah, Cheba Warda, ou Lyna Mahyem perpétuent cet héritage, en mélangeant tradition et modernité.
    En 2022, le raï, est inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité en tant que chant populaire d'Algérie.
    Alors aujourd’hui il était une fois :
    Cheikha Djenia, Cheba Fadela puis Cheikha Rimitti
    37 min
  • Bah tu connais pas ? #006 – Ces meufs qui groove
    Bien le bonjour braves gens
    Ce soir on se retrouve pour un moment groovy
    Avec la rencontre entre deux styles majeurs de la musique noire américaine,
    D’un côté la soul qui apparaît dès la fin des année 50 du flow, des voix qui se love sur des mélodies chaleureuses, enrobantes et chargées d’émotion,
    Issu de sonorité du gospel et du blues.
    De l’autre, le R’n’B moderne, avec ses rythmes sensuels, qui font vibrer les corps grâce à des basses profondes
    Sur des productions grave soignées, et depuis les années 1980.
    Porté par des figures comme Mary J. Blige, Lauryn Hill ou Aaliyah, dès les années 1990,
    Le "saoul R’n’B", vous propose alchimie parfaite :
    Entre la profondeur de la soul, des voix puissantes, et de beats qui invitent à la danse.
    Alors, abracadabra installez-vous bien : ce soir,
    Et fait place à la magie de l’univers du "soul R’n’B" !
    32 min
  • Bah tu connais pas ? Hors série – la semaine culottée
    Contrairement à nos habitudes, cette émission ne sera pas découpée par artiste.
    Pour cette édition spéciale, on vous propose une formule inédite : plus d’une dizaine d’artistes féminines à l’honneur,
    sans se limiter à un seul genre musical.
    On saisit l’opportunité de la Semaine Culottée pour aborder un thème qui nous tient à cœur, aussi bien en musique qu’avec notre invitée.
    Un débat qui anime la radio depuis la première année du festival et qui a permis la création d’une playlist l’an dernier dédiée et qui est mise à jour chaque année.
    Mais Surtout, il a ouvert la voie à plus d’égalité dans notre programmation annuelle, mise en place depuis novembre sur les ondes.
    Cette année, on va plus loin : on affirme la volonté de faire des choix conscients dans ce qu’on écoute.
    Valider des artistes auteurs de violences sexuelles ou sexistes, ou qui chantent des textes clairement sexistes ou incitant à la violence, c’est participer à la culture du viol. On refuse cette normalisation.
    Aujourd’hui, on vous embarque pour 40 minutes d’émission rythmée par des mini-mix signés DJ Mallow, et en compagnie de Pauline, notre invitée musicale anti-mascu animatrice du jeu du jeudi misandre qui a eu lieu
    jeudi dernier dans la matinale special semaine culotté.
    Emission que vous pouvez retrouver sur le site internet de la radio
    Alors, c’est partie : nous on a décidé de prendre position. écouter, c’est aussi choisir. Faire le choix de ne plus fermer les yeux, de ne plus valider l’inacceptable.
    Faire de nos playlists un acte de résistance.
    DJ Mallow est aux commandes,
    Pauline est là pour enflammer le débat, et vous ?
    Vous êtes prêts à écouter ?
    9 min