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Après un album consacré aux Concertos, le Britannique se penche sur quelques partitions pour piano seul du compositeur polonais, dont les Sonates n° 2 et 3
De l’elfe, il possède la sveltesse (et la silhouette) ; du prodige, la technique ; de l’interprète, la hauteur de vue. A 32 ans, Benjamin Grosvenor est un artiste complet dont chaque nouvel album se déguste tel un grand cru. Celui-ci – son neuvième – ne fait pas exception, dont le programme se concentre pour l’essentiel sur quelques partitions de grandes envergures de Chopin.
Écrites à cinq ans d’intervalle, les deux sonates véhiculent toute l’étendue de la brillance émotionnelle et musicale du compositeur. En complément figurent la dramatique Ballade n° 1, la Berceuse aux sonorités rêveuses et deux Nocturnes de l’opus 55.
Frappe en Grosvenor le magicien du son, un piano symphonique que la prise de son des ingénieurs Decca restitue dans toute sa plénitude. Certes plus à l’aise dans les petites formes (valses, mazurkas, études et nocturnes en témoignent), Chopin a composé trois Sonates aux allures d’épopée que les jeunes pianistes n’abordent pas sans avoir la main qui tremble. Grosvenor s’inscrit dans la descendance d’un Arrau, avec un jeu en fond de touche et un art de filer la mélodie (cf. les deux Nocturnes) qui témoigne de sa haute maîtrise de la pédalisation.
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La main gauche n’est pas en reste, avec la mise ne valeur des contrechants. Mais s’il ne fallait retenir qu’une plage, ce serai le Finale, véritable course à l’abîme, de la Deuxième Sonate : noté « Presto », il est constitué d’un perpetuum mobile aux deux mains ; sous les doigts de Grosvenor, on entend bien « l’effet du vent sur les tombes » dont parle Anton Rubinstein.
Jérémie Bigorie
Frédéric Chopin : Sonates n° 2 & 3. Ballade n° 1. Berceuse. Nocturnes. Benjamin Grosvenor, piano (1 CD Decca)
Décernés chaque semaine, les Trophées Radio Classique priment un nouvel album, mis à l’honneur notamment dans l’émission « Tous Classiques » de Christian Morin.
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À Strasbourg, le directeur de l’Opéra national du Rhin répond aux critiques sur le projet de rénovation à 120M d’euros
Cet article Benjamin Grosvenor, magistral interprète de Chopin est apparu en premier sur Radio Classique.
By Après un album consacré aux Concertos, le Britannique se penche sur quelques partitions pour piano seul du compositeur polonais, dont les Sonates n° 2 et 3
De l’elfe, il possède la sveltesse (et la silhouette) ; du prodige, la technique ; de l’interprète, la hauteur de vue. A 32 ans, Benjamin Grosvenor est un artiste complet dont chaque nouvel album se déguste tel un grand cru. Celui-ci – son neuvième – ne fait pas exception, dont le programme se concentre pour l’essentiel sur quelques partitions de grandes envergures de Chopin.
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