
Sign up to save your podcasts
Or


A l’occasion de la nouvelle production de Così fan tutte au Théâtre de l’Athénée, Jean-Yves Ruf et Julien Chauvin seront, ce jeudi 5 novembre à 20h, les invités du Journal du classique.
Après une formidable production de Don Giovanni créée il y a deux ans au théâtre de l’Athénée puis donnée avec un immense succès en tournée à travers la France, le tandem Jean-Yves Ruf / Julien Chauvin se reforme pour un autre opéra de Mozart de la trilogie Da Ponte, Così fan tutte. Ce nouveau spectacle porté par l’Arcal met en scène de jeunes solistes et place, une fois encore, l’orchestre sur le plateau, aux côtés de chanteurs.
Le metteur en scène et le chef du Concert de la loge nous raconteront ce soir leur démarche, la façon dont ils ont su faire de l’orchestre un acteur de l’histoire, intégrant les instrumentistes à la dramaturgie.
A lire aussi
Mozart et Da Ponte : comment le librettiste a joué franc-jeu pour lancer sa carrière
Un spectacle à découvrir du 13 au 22 novembre à l’Athénée puis le 10 avril à La Grange au Lac d’Evian. Il fera ensuite l’objet d’une grande tournée la saison prochaine.
Laure Mézan
Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20 h
Retrouvez l’actualité du Classique
« Un modèle extraordinaire » : le monde musical pleure la disparition d’Herbert Blomstedt
Herbert Blomstedt s’est éteint à 99 ans, immense légende de la direction d’orchestre
Japon : Tugan Sokhiev sera le prochain directeur musical de l’orchestre symphonique de la NHK
Operalia 2026 : Les premier prix attribués à la soprano américaine Emma Marhefka et au baryton-basse ukrainien Vladyslav Buialskyi
Cet article Le tandem Jean-Yves Ruf / Julien Chauvin se reforme pour « Così fan tutte » de Mozart est apparu en premier sur Radio Classique.
Depuis l’annonce de la disparition à l’âge de 99 ans d’Herbert Blomstedt, les réactions se multiplient. Orchestres, musiciens et admirateurs de tous pays ont tenu à rendre hommage à cette légende de la direction d’orchestre, vénérée et respectée pour son talent incomparable et son humilité.
En 72 ans de carrière, de 1954 à cette année, Herbert Blomstedt a dirigé les plus grands orchestres de la planète, des Philharmoniques de Stockholm (223 fois), Berlin et Vienne jusqu’au Symphony Orchestra NHK de Tokyo en passant par l’Orchestre de Paris (en 2025) ou le Concertgebouw d’Amsterdam. De grandes institutions qui ont rapidement rendu hommage au maestro suédois.
Ainsi le Gewandhaus Orchester de Leipzig, dont il a été le directeur musical et artistique, rend hommage à « son œuvre de vie remarquable avec la plus profonde gratitude et vénération ». Le Teatro La Fenice de Venise salue « une carrière extraordinaire vécue avec rigueur, profondeur et un dévouement absolu à la musique » tandis que l’Orchestre de Paris estime qu’Herbert Blomstedt « a marqué le monde de la musique par son immense talent, sa générosité et la longévité de sa carrière ».
Die Berliner Philharmoniker trauern um Herbert Blomstedt, der am 4. November im Alter von 99 Jahren gestorben ist. Vor allem als einer der großen Bruckner-Interpreten machte er sich einen Namen. Aber auch durch seine warme Ausstrahlung hat er beeindruckt.
— Berliner Philharmoniker (@BerlinPhil) November 4, 2026
Le prestigieux Philharmonique de Berlin « pleure » la disparition d’un chef d’orchestre qui a « impressionné par sa présence chaleureuse et rayonnante » et rappelle qu’en avril dernier il avait dirigé dans la capitale allemande trois représentations « inoubliables » de la 7e Symphonie d’Anton Bruckner.
Outre-Atlantique, où Herbert Blomstedt s’est produit à de très nombreuses reprises, de nombreux hommages lui ont été rendus.
Manfred Honeck, directeur musical de l’Orchestre symphonique de Pittsburgh, voyait en lui « L’un des plus grands chefs d’orchestre et un phare d’humanité. Un modèle extraordinaire ». Sur son site, le San Francisco Symphony, dernier orchestre dirigé par le maestro suédois en mai 2026, écrit : « Herbert Blomstedt a contribué à faire du SFS l’orchestre qu’il est. Même le souvenir de lui inspire ».
A lire aussi
Herbert Blomstedt s’est éteint à 99 ans, immense légende de la direction d’orchestre
Parmi les musiciens français qui ont eu l’honneur de collaborer avec Herbert Blomstedt, on retiendra le touchant message du jeune chef d’orchestre Bastien Baracco qui estime « avoir eu le privilège de le rencontrer et d’observer son travail durant une semaine entière à Paris, en 2024. Ça demeure pour moi l’un des souvenirs les plus précieux de mes débuts en tant que chef d’orchestre ».
Enfin Deutsche Grammophon, le dernier label avec lequel il a enregistré (en 2022), met en avant « Son unique préoccupation a toujours été de servir la musique. Son enregistrement des symphonies n° 8 et 9 de Schubert, réalisé avec le Gewandhausorchester, demeure un joyau de son héritage discographique ».
Philippe Gault
Retrouvez l’actualité du Classique
Herbert Blomstedt s’est éteint à 99 ans, immense légende de la direction d’orchestre
Japon : Tugan Sokhiev sera le prochain directeur musical de l’orchestre symphonique de la NHK
Operalia 2026 : Les premier prix attribués à la soprano américaine Emma Marhefka et au baryton-basse ukrainien Vladyslav Buialskyi
Philharmonique de Berlin : En désaccord avec les musiciens, Iván Fischer annule sa participation aux concerts qu’il devait diriger
Cet article « Un modèle extraordinaire » : le monde musical pleure la disparition d’Herbert Blomstedt est apparu en premier sur Radio Classique.
Considéré comme son œuvre la plus sulfureuse, L’Amant de lady Chatterley de D. H. Lawrence explore l’émancipation charnelle d’une épouse entre les bras d’un garde-chasse. Avant de devenir un scandale littéraire, le livre s’est nourri d’une histoire intime : celle d’un écrivain, de sa femme et de l’amant de celle-ci.
Ecoutez l’épisode des Grands dossiers de l’Histoire en intégralité :
Lorsque Frieda von Richthofen croise la route de D.H. Lawrence, elle est déjà mariée à Ernest Weekley, l’un des anciens professeurs de l’écrivain. Plus âgée que lui de 6 ans, elle n’hésite pas abandonner son mari et ses trois enfants, et s’enfuit avec le romancier. Ils vont en Italie, en Autriche, en Bavière, notamment.
Tout en poursuivant cette relation, Frieda entretient une liaison avec Angelo Ravagli, un ancien capitaine de l’armée italienne. Loin de s’en indigner, Lawrence accepte la situation et décide d’en faire la matière brute de ses écrits. Cette configuration triangulaire s’invite au cœur du récit. Il fait d’ailleurs lire à Frieda un premier jet de L’Amant de Lady Chatterley, dont la rédaction a débuté en 1926 au cœur de la cité florentine.
Cette tourmente sentimentale se double d’une course contre la montre. Depuis 1929 : Lawrence se sait atteint de tuberculose pulmonaire, une maladie incurable à l’époque. Habité par l’urgence absolue de laisser une trace, il pose ses valises en Italie pour donner vie, entre la maladie et l’expiration de ses derniers souffles, à son ultime chef-d’œuvre.
A lire aussi
Paul Cézanne et Émile Zola : comment la publication du roman L’Œuvre a détruit leur amitié
En écoutant ce podcast, vous découvrirez aussi comment ce roman sulfureux a tenu tête à la censure et provoqué l’un des procès les plus retentissants de l’histoire de l’édition.
Cet article est tiré de l’émission « Lady Chatterley : L’amour et le sexe au temps des tabous ». Ce résumé a été rédigé à l’aide de l’intelligence artificielle puis relu, édité et validé par un journaliste.
Ecoutez l’intégralité de l’émission des « Grands dossiers de l’histoire par Franck Ferrand » en podcast sur notre site ou application.
Retrouvez Le meilleur des Grands Dossiers de l’Histoire
Jacques Chirac à l’assaut de Paris : comment Valery Giscard d’Estaing lui a involontairement déroulé le tapis rouge
Le Commissaire Maigret : l’idée de génie de Georges Simenon pour l’imposer au cœur des Années folles
Napoléon et la Conspiration des poignards : quand la police de Fouché orchestre un faux attentat
Jean Moulin : Un papier et un crayon, le piège tendu par Klaus Barbie pour démasquer le chef de la Résistance
Cet article « L’Amant de lady Chatterley » : derrière le roman sulfureux, un triangle amoureux bien réel est apparu en premier sur Radio Classique.
La musique a perdu un géant. L’un des plus vieux chefs d’orchestre encore en activité récemment, Herbert Blomstedt, est mort à l’âge de 99 ans chez lui en Suède, à Göteborg la ville de son enfance. En plus de 70 ans de carrière, l’immense maestro suédois aura dirigé les plus grands orchestres du monde, aussi bien comme directeur musical que comme chef invité.
Dans un communiqué, son manager a annoncé le décès du maestro suédois chez lui ce mercredi 4 novembre à Göteborg, ajoutant : « La perte de Herbert Blomstedt me remplit, moi et mes collègues, de profond chagrin. Chaque rencontre avec lui était un don, sa gentillesse, sa connaissance, sa sagesse et son humour doux qui nous enrichissaient intellectuellement et émotionnellement ».
Né le 11 juillet 1927 aux Etats-Unis de parents suédois, Herbert Blomstedt avait fait ses études musicales à Stockholm avant de se former à la direction à Salzbourg auprès d’Igor Markevitch, à la Juilliard School de New York avec Jean Morel et à Tanglewood conseillé par Leonard Bernstein.
Après des débuts au pupitre en 1954 à la tête de l’Orchestre philharmonique de Stockholm, il dirigea pendant 72 ans les plus grands orchestres du monde et fut directeur musical notamment de la Staatskapelle de Dresde, du Gewandhaus de Leipzig, de l’Orchestre Symphonique de San Francisco et de celui de la NDR à Hambourg.
Grand spécialiste notamment des répertoires de Beethoven, Brahms, Mendelssohn et surtout Bruckner, Herbert Blomstedt était aussi un homme de foi, adventiste du septième jour, une confession protestante dont son père était pasteur.
Durant sa carrière il a reçu deux Grammy Awards, en 1993 et 1996, et un prix Gramophone. En 2023, un sondage du site spécialisé Bachtrack l’avait classé troisième meilleur chef d’orchestre du monde, derrière Kirill Petrenko et Sir Simon Rattle.
A lire aussi
ARCHIVE – Herbert Blomstedt : en 2022, il saluait le niveau des orchestres actuels
Il y a quelques semaines, Herbert Blomstedt avait reçu le Praemium Imperiale, le « Nobel des arts », pour « son travail de musicien indissociable de son éthique religieuse et humaine ». Une ultime distinction qui rendait hommage à la carrière de l’un des plus grands chefs d’orchestre encore en activité en 2026 alors qu’il avait fêté son 99e anniversaire au mois de juillet.
It is with profound sorrow that we bid farewell to Herbert Blomstedt. Our former Gewandhauskapellmeister & Conductor Laureate passed away today, 4 November 2026, in Gothenburg, at the age of 99. We pay tribute to his remarkable life’s work with the deepest gratitude & respect. https://t.co/HhYDj5X5F0
— Gewandhausorchester (@Gewandhaus) November 4, 2026
On savait le géant suédois, naturalisé américain, très diminué depuis quelques mois. Le dernier concert qu’il avait dirigé au mois de mai à la tête de l’Orchestre Symphonique de San Francisco avait été un long calvaire. Hospitalisé quelques jours avant cette représentation, il avait dû être installé au podium sur un banc de piano par trois assistants et termina le concert très fatigué, l’obligeant à annuler toutes les représentations auxquelles il devait participer durant l’été.
Philippe Gault
Retrouvez l’actualité du Classique
Japon : Tugan Sokhiev sera le prochain directeur musical de l’orchestre symphonique de la NHK
Operalia 2026 : Les premier prix attribués à la soprano américaine Emma Marhefka et au baryton-basse ukrainien Vladyslav Buialskyi
Philharmonique de Berlin : En désaccord avec les musiciens, Iván Fischer annule sa participation aux concerts qu’il devait diriger
Opéra-Comique : Louis Langrée reconduit pour trois ans
Cet article Herbert Blomstedt s’est éteint à 99 ans, immense légende de la direction d’orchestre est apparu en premier sur Radio Classique.
Alors qu’elle se produit au Liceu de Barcelone, Lisette Oropesa a confié son émotion dans un message vidéo diffusé sur les réseaux sociaux. La soprano américaine y exprime tout son soutien aux familles et proches des victimes du dramatique accident de trains. Elle adresse aussi une pensée à un technicien de l’institution catalane, qui s’est gravement blessé pendant les répétitions.
La vidéo dans laquelle Lisette Oropesa témoigne de son émotion a été mise en ligne juste avant la première représentation de I Capuleti e i Montecchi, l’opéra de Vincenzo Bellini, dans lequel elle chante le rôle principal jusqu’au 12 novembre au Gran Teatre del Liceu de Barcelone.
Une publication partagée par Lisette Oropesa (@lisetteoropesa)
La soprano américaine d’origine cubaine était en pleine répétition à Barcelone lorsque l’épouvantable catastrophe ferroviaire est survenue le 28 octobre près d’Urda, dans la province de Tolède, qui a fait 69 morts, selon le dernier bilan. C’est également au cours de ces répétitions que, quelques jours plus tôt, un membre de l’équipe technique du Liceu a été victime d’un grave accident qui a conduit à son hospitalisation en urgence.
Lisette Oropesa a précisé qu’elle n’était pas autorisée, pour le moment, à dévoiler les détails de ce drame, indiquant toutefois que cela s’était passé sur scène devant ses yeux. « C’était si terrifiant que cela m’a profondément bouleversé pour les jours suivants. Je prie pour que cette personne s’en remette ».
Dans ce message de près de six minutes, Lisette Oropesa révèle qu’elle a eu beaucoup de mal à « assurer » lors de la première, le 30 octobre, de l’opéra de Bellini.
« Pour être tout à fait honnête, cette représentation a été difficile pour moi. Mais nous avons tous fait preuve de solidarité et donné le meilleur de nous-mêmes malgré les circonstances difficiles », confie-t-elle, ajoutant : « Cette semaine a été terrible. Peut-être même l’une des pires de ma vie, tant elle a été marquée par l’incertitude, la peur et l’ampleur de tout ce qui se passe ».
A lire aussi
Barcelone : Jonathan Nott nommé directeur musical du Gran Teatre del Liceu à partir de 2026
À propos du terrible accident de train, la cantatrice évoque « un véritable cauchemar » et « prie simplement pour que les familles des victimes de l’accident trouvent du réconfort, du soutien et la paix ».
La chanteuse confie que chanter pendant cette période difficile lui avait paru « tellement irréel. Il y a même quelque chose qui me semble presque déplacé, d’une certaine manière. On se demande : mais qu’est-ce que nous sommes en train de faire ? ». Elle note également que « cet opéra, I Capuleti e i Montecchi, parle justement d’une mort prématurée, mais aussi d’un amour qui transcende cette mort ».
La publication de cette vidéo a suscité de nombreuses réactions et messages de soutien et d’encouragement, notamment de la part de ses consœurs et confrères chanteurs, parmi lesquels ceux de la mezzo-soprano russe Aigul Akhmetshina, de la soprano polonaise Aleksandra Kurzak ou encore du ténor azéri Yusif Eyvazov.
Philippe Gault
Retrouvez l’actualité du Classique
Japon : Tugan Sokhiev sera le prochain directeur musical de l’orchestre symphonique de la NHK
Operalia 2026 : Les premier prix attribués à la soprano américaine Emma Marhefka et au baryton-basse ukrainien Vladyslav Buialskyi
Philharmonique de Berlin : En désaccord avec les musiciens, Iván Fischer annule sa participation aux concerts qu’il devait diriger
Opéra-Comique : Louis Langrée reconduit pour trois ans
Cet article « La pire semaine de ma vie » : Lisette Oropesa évoque le terrible contexte autour de « I Capuleti e i Montecchi » au Liceu de Barcelone est apparu en premier sur Radio Classique.
A l’occasion de la nouvelle production de La Cenerentola à l’Opéra de Dijon, Mirabelle Ordinaire et Marine Chagnon seront, ce mardi 4 novembre à 20h, les invitées du Journal du classique.
C’est avec une pétillante production de La Cenerentola de Rossini que débute la saison lyrique dijonnaise. Dans cet opéra, l’un de ses plus populaires, le compositeur italien revisite le célèbre conte de Perrault, mais en supprimant les éléments magiques, comme la fée, la citrouille ou les souliers de verre. Ce qui n’a pas empêché la metteuse en scène Mirabelle Ordinaire d’insuffler une dose de merveilleux dans ce spectacle aussi drôle que poétique.
Mirabelle Ordinaire nous racontera ce soir sa vision de ce conte qu’elle a choisi de transposer dans un univers onirique évoquant celui de Lewis Carroll, faisant intervenir des danseurs et acrobates. Nous échangerons également avec la mezzo-soprano Marine Chagnon.
A lire aussi
La Cenerentola : le triomphe de la bonté et de la virtuosité
Elle fait ici ses débuts dans ce rôle phare du répertoire rossinien, lui permettant de déployer ses talents de comédienne et de chanteuse lyrique, tant la partition est exigeante.
Un spectacle à découvrir jusqu’au 10 novembre sous la direction musicale de Nil Venditti à l’auditorium de Dijon.
Laure Mézan
Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20 h
Retrouvez l’actualité du Classique
Japon : Tugan Sokhiev sera le prochain directeur musical de l’orchestre symphonique de la NHK
Operalia 2026 : Les premier prix attribués à la soprano américaine Emma Marhefka et au baryton-basse ukrainien Vladyslav Buialskyi
Philharmonique de Berlin : En désaccord avec les musiciens, Iván Fischer annule sa participation aux concerts qu’il devait diriger
Opéra-Comique : Louis Langrée reconduit pour trois ans
Cet article Dans les coulisses de la nouvelle production dijonnaise de la Cenerentola avec Mirabelle Ordinaire et Marine Chagnon est apparu en premier sur Radio Classique.
Aux États-Unis, la rougeole continue de gagner du terrain. Un enfant vient de décéder dans l’État de New York, une première depuis trente ans. Plus de 4800 cas ont été recensés depuis le début de l’année. Au lendemain des élections de mi-mandat, la politique vaccinale de l’administration Trump suscite de vives tensions.
« Le vaccin contre la rougeole existe depuis 1963. On a établi qu’il a sauvé 60 millions de vies au cours des vingt dernières années. Nous ne pouvons pas revenir en arrière : ce serait dévastateur pour notre État. »
Cet avertissement a été lancé par la gouverneure de New York, Kathy Hochul, dès mars 2025. Depuis, un enfant est mort de la rougeole dans son État. Une première depuis 30 ans. La baisse de la vaccination ouvre un boulevard au virus, alerte Hervé Haas, pédiatre infectiologue, spécialiste de la rougeole :
« Ces virus ne pardonnent rien. Si vous n’êtes pas protégé, lorsque vous serez en contact avec le virus, vous allez contracter la maladie, du fait de sa haute contagiosité. Si la vaccination recule encore aux États-Unis, il y aura de plus en plus de cas. C’est inéluctable. »
L’arrivée de l’hiver pourrait accélérer les contaminations, les Américains passant davantage de temps dans des lieux clos et moins bien aérés.
« Le virus de la rougeole peut persister dans l’air. C’est démontré : une personne atteinte tousse, puis s’en va. Les personnes qui arrivent vingt minutes ou une demi-heure plus tard vont respirer cet air et être contaminées » souligne Hervé Haas
Mais le danger ne s’arrête pas là, car la rougeole peut aussi provoquer, plusieurs années après l’infection, une maladie neurologique mortelle. L’infectiologue Daniel Floret, spécialiste de la vaccination, rappelle que la France en a déjà fait l’expérience :
« Nous avons eu récemment en France trois enfants morts de cette forme tardive. Ils avaient eu la rougeole lors des épidémies de 2018, puis ont développé une encéphalite quelques années plus tard. »
Le bilan définitif de l’épidémie américaine pourrait donc n’être connu que dans plusieurs années, une fois que Donald Trump ne sera plus à la Maison Blanche.
« Cela peut survenir cinq, six, sept ou huit ans plus tard. Vous pensez être guéri, puis le virus se réactive dans votre cerveau et donne des encéphalites dites tardives, mortelles dans 100 % des cas. C’est une catastrophe », explique Daniel Floret
« Le seul véritable outil de prévention, c’est la vaccination. Nous n’en connaissons aucun autre. On n’a pas encore mesuré l’impact global des différentes épidémies. Il faut que tout le monde en ait conscience : faire une rougeole n’est jamais anodin. »
A lire aussi
Louis Pasteur : 6 vérités insoupçonnées qui vont changer votre regard sur le père de la vaccination
Dès la semaine prochaine, l’Organisation mondiale de la santé devrait retirer aux États-Unis leur statut de pays ayant éliminé la rougeole obtenu en 2000. Un retour en arrière de plus d’un quart de siècle.
Rémi Pfister
Retrouvez toute l’actualité Société
« Cela fait des années que les jeunes sont mis de côté » dénonce le président de l’Université Paris Dauphine-PSL
Amin Maalouf : « On ne pourra pas arrêter l’intelligence artificielle, mais ce n’est pas joué d’avance »
Giuliano da Empoli : « Les politiques déterminent beaucoup moins notre futur que les fondateurs de la tech »
Pourquoi l’Union européenne achète-t-elle encore du pétrole et du gaz russes ?
Cet article Rougeole aux Etats-Unis : « Vous pensez être guéri, puis le virus se réactive » est apparu en premier sur Radio Classique.
Pierre, Marie, ou encore Jérémie sont progressivement entrés dans la grande famille des noms communs désignant un objet ou une action. Découvrez les dérivés surprenants auxquels ils ont donné naissance, et un petit piège concernant le verbe « claudiquer ».
Plusieurs mots du quotidien trouvent leur source dans le prénom Marie. C’est le cas de « marionnette », un terme passé par mariole, qui désignait une petite statue de la Vierge, avant d’évoluer vers une figurine de théâtre religieux, puis vers le jouet que l’on connaît. Le prénom Marie se cache également derrière « la marotte ». Le Dictionnaire de l’Académie (9e édition) le date de 1468 :« marotte », diminutif de Marie, désigne alors une image de la Vierge. Il a ensuite désigné le sceptre du fou du roi, surmonté d’une tête à grelots, avant d’aboutir à son sens actuel d’idée fixe.
Plus surprenant, le prénom Pierre aurait donné naissance au « perroquet ». En ancien français, le terme apparaît sous la forme perruchot, qui serait un diminutif de Perrot, lui-même dérivé de Pierre. L’étymologie n’est toutefois pas totalement certaine, le mot pouvant aussi venir de l’italien parroco (le curé) ou de parrucca (la perruque).
Un mot possède une origine absolument certaine : la « jérémiade », tirée directement du prophète Jérémie et de ses célèbres lamentations.
Enfin attention aux idées reçues : le verbe « claudiquer » ne vient pas du prénom de l’empereur Claude. Le mot trouve son origine dans le latin claudicare, issu de l’adjectif claudus, qui signifie « boiteux ». Le prénom Claude provient de ce même adjectif.
A lire aussi
Bayonne, Limoges, Tulle, Berlin : ces villes devenues des mots français courants sans qu’on s’en rende compte
Chez les Romains, on portait un prénom, un nom de famille, et un surnom qui faisait référence à un exploit ou à une particularité physique. Il y avait donc un ancêtre boiteux parmi les aïeux de Claude. Ce n’est pas l’empereur qui a donné son nom au verbe, c’est l’inverse.
Karine Dijoud
Découvrez plus d’épisodes de « Et si on parlait français » !
Retrouvez la chronique Et si on parlait français ?
Langue française : découvrez pourquoi le mot « genou » est intimement lié à la naissance
3 mots savants qui font peur, mais faciles à comprendre et qui enrichissent votre vocabulaire
Pourquoi appelle-t-on une « Maryse » cet ustensile de cuisine ?
Pourquoi appelle-t-on si souvent les chiens Médor ? Une histoire qui remonte à la Monarchie de Juillet
Cet article Langue française : De Marie à Jérémie, ces prénoms qui ont donné naissance à des mots courants est apparu en premier sur Radio Classique.
Pour cette deuxième édition, Viavoice, Radio Classique et le Groupe Matmut se penchent sur les finances, le pouvoir d’achat et les retraites, dans un contexte de questionnements croissants sur la pérennité et le financement du système de retraite.
Quels sont les principaux enseignements de cette nouvelle vague ? Les Français semblent de plus en plus ouverts à une place accrue de l’épargne individuelle dans le système de retraite. Mais cette évolution suscite davantage de réserves lorsqu’il s’agit de leur propre avenir, sans pour autant remettre en cause leur attachement à la solidarité collective.
L’idée de compléter le système de retraites par répartition par une part croissante d’épargne individuelle apparaît aujourd’hui aussi crédible qu’acceptable pour l’avenir du pays : 59 % des Français jugent cette évolution souhaitable et 64 % l’estiment probable d’ici 2040. En cohérence, 4 Français sur 10 considèrent que l’épargne retraite individuelle constitue la solution la plus juste pour équilibrer le financement du système.
Les opinions se font nettement plus partagées lorsqu’il s’agit de l’impact individuel : 51 % se déclarent prêts à épargner individuellement pour leur retraite, contre 33 % qui ne le sont pas. Ce constat rejoint le sentiment que ce changement de modèle serait « une bonne chose » pour eux-mêmes, recueilli par une courte majorité de 52 % (contre 30 %). Ce futur est donc globalement plus accepté pour le pays qu’il n’est désiré à titre personnel.
Compléter la répartition ne revient pas à la remplacer. Interrogés sur la responsabilité de garantir le niveau de vie des retraités de demain, 46 % des sondés continuent de pointer l’État. L’opinion publique appelle donc de ses vœux un système hybride : une répartition qui demeure le socle fondamental, complétée par une épargne individuelle garantie.
Si les Français envisagent cette transformation, ils doutent fortement de la capacité du pays à la mettre en œuvre : seuls 23 % estiment aujourd’hui que la France est prête à organiser un système reposant davantage sur l’épargne retraite individuelle. Entre sentiment d’inexorabilité et fatalité, l’opinion a intégré qu’elle devrait assumer demain une part plus importante du financement de ses vieux jours, regrettant toutefois les lenteurs de la puissance publique.
Ecoutez l’analyse des experts du Groupe Matmut et de l’institut Viavoice
Retrouvez les résultats complets de cette seconde étude Finance pouvoir d’achat et retraites
A lire également :
« Les Français face à leur avenir : environnement & climat. » : La première étude du baromètre avec l’institut Viavoice pour Radio Classique et le Groupe Matmut.
« Les Français face à leur avenir » : Radio Classique et le Groupe Matmut lancent un baromètre avec l’institut Viavoice, dédié aux grandes transformations sociétales.
Cet article Les Français face à leur avenir : finance, pouvoir d’achat et retraites est apparu en premier sur Radio Classique.
A l’occasion de la publication de son intégrale de l’œuvre pour clarinette de Weber, Pierre Génisson sera, ce mardi 3 novembre à 20h, l’invité du Journal du classique.
L’année 2026 aura été marquée par le bicentenaire de la disparition de Carl Maria von Weber, que l’on associe naturellement à l’opéra romantique allemand dont il fut le père. Il était aussi un amoureux de la clarinette et l’un des premiers compositeurs, avec Mozart, à mettre l’instrument sur le devant de la scène et à développer sa vocalité.
Il lui dédia ainsi quelques-uns de ses plus grands chefs d’œuvre, à savoir deux concertos, un concertino, un quintette et deux cycles pour clarinette et piano.
Pierre Génisson, qui a enregistré toutes ces pièces dans un double album sorti chez Erato, nous racontera ce soir ses liens avec ce compositeur dont la musique ne cesse d’accompagner sa vie d’artiste.
Il donnera ce programme en concert le 6 février, dans le cadre d’une carte blanche à La Seine Musicale qu’il partagera avec une pléiade d’amis musiciens.
Laure Mézan
Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h
Retrouvez l’actualité du Classique
Japon : Tugan Sokhiev sera le prochain directeur musical de l’orchestre symphonique de la NHK
Operalia 2026 : Les premier prix attribués à la soprano américaine Emma Marhefka et au baryton-basse ukrainien Vladyslav Buialskyi
Philharmonique de Berlin : En désaccord avec les musiciens, Iván Fischer annule sa participation aux concerts qu’il devait diriger
Opéra-Comique : Louis Langrée reconduit pour trois ans
Cet article Pierre Génisson célèbre Weber, le compositeur qui a su faire chanter la clarinette est apparu en premier sur Radio Classique.
From the publisher's feed