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  • « Il faut aimer le bonheur malgré lui, et résolument. » – Dictionnaire Amoureux du Bonheur de Jean-Paul Enthoven

    Jean-Paul Enthoven partage avec nous les 1001 petits et grands bonheurs qui apportent bonne humeur et entrain à sa vie.

    Pourquoi le bonheur, ce  » Souverain Bien  » qui fut longtemps le but ultime de toute existence, a-t-il désormais si mauvaise réputation chez les Modernes ?

    Pourquoi l’esprit du temps tient-il la moindre félicité en grande suspicion tout en lui préférant l’esthétique des mélancolies et des passions tristes ?
    L’auteur de ce Dictionnaire amoureux – un biophile situé par tempérament aux antipodes des conformismes du désespoir – prend ici le parti de revisiter les circonstances, les concepts, les hauts exemples, les esthétiques, les épisodes d’hier et d’aujourd’hui, qui portent et légitiment sa conception d’une allégresse possible.
    D’où cet ouvrage où l’on croisera, entre cent autres, Sénèque, le prince de Ligne, Camus, Montaigne, Schopenhauer, Apollinaire, Vivant Denon, Hemingway, Stendhal, Philippe Sollers, Lucrèce, ainsi que toute une phalange de femmes intelligentes et joyeuses.
    On y croisera également des paysages sublimes, des souvenirs, des raisonnements, des saints, des ritournelles, des affects, des légendes, des mythes, des pessimistes, des poètes illustres ou anonymes, tous escortés d’anecdotes ensoleillées et d’amours réussies sans lesquelles le genre humain s’ennuierait en ce monde.
     » Les hommes cherchent toujours leur bonheur, même ceux qui vont se pendre « , écrivait Pascal.
    Et si c’était vrai ?

    Chloé Juhel s’est entretenue avec Jean-Paul Enthoven.

     

    Chloé Juhel : Jean-Paul Enthoven, bonjour.

    Jean-Paul Enthoven : Bonjour.

    CJ : Vous êtes écrivain, vous avez déjà publié Le Dictionnaire amoureux de Proust avec votre fils Raphaël Enthoven. Cette fois, vous publiez Le Dictionnaire amoureux du bonheur. Vous écrivez que les gens heureux doivent aujourd’hui avancer masqués. Écrire ce dictionnaire amoureux, est-ce pour vous un acte d’impertinence ?

    JPE : Il est très étrange d’observer que la France, qui a été le pays le plus heureux du monde, a désormais une tradition, et surtout en littérature, où le bonheur a mauvaise réputation. Il y avait encore des personnages heureux dans les romans de Stendhal, bien sûr, ou même chez Jean Giono, il y avait des gens heureux, quelques-uns chez Balzac, et puis aujourd’hui, non. Le goût du bonheur est devenu quelque chose de suspect et c’est un peu pour essayer de comprendre ça que j’ai fait un tour.

    CJ : Vous évoquez l’illusion du feel-good book, vous comparez le prêt-à-penser du développement personnel à un narcotrafic. Si l’on cherche des leçons de vie dans votre dictionnaire, on fait fausse route.

    JPE : Le feel-good book, c’est le contraire du bonheur. Le bonheur n’a pas de recette. Le bonheur est quelque chose d’éminemment fugitif qui ne fait que passer. Bienheureux ceux qui l’aperçoivent. L’idée qu’on puisse imaginer que le bonheur est un état stable, ça n’a strictement aucun sens. Si on veut un bonheur durable, vaut mieux aller du côté de la joie, au sens où Spinoza l’entendait, ou du côté de l’extase, mais alors là, il faut avoir affaire à Dieu, c’est pas offert à tout le monde.

    CJ : À l’entrée aimer, être aimé, vous opposez le risque du don total dans l’amour au calcul rassurant de celui qui se contente d’être aimé. Pourquoi ce besoin d’asservissement amoureux est-il, selon vous, indissociable du bonheur ?

    JPE : Bah, en effet, il y a deux attitudes possibles avec l’amour. Vous connaissez beaucoup de gens qui, et j’en suis, qui plongent dans l’amour comme on se jette du 20e étage. En revanche, il y a des attitudes plus sécurisées, si je puis dire, en se contentant d’être aimé. Tout compte fait, si je pouvais changer ma nature, je choisirais la posture de celui qui préfère d’être aimé, oui, c’est moins risqué.

    CJ : Vous dites que la conversation est un art sans musée, une chorégraphie sans volonté de persuasion. Est-ce que ce dictionnaire est une façon de prolonger une conversation amicale avec vos lecteurs ?

    JPE : Non, c’est avec moi-même, mais les lecteurs, ça vient de surcroît. Ce livre, voyez-vous, il aurait dû s’appeler Dictionnaire amoureux de mes bonheurs, mais attention, le bonheur quel qu’il soit se découpe sur un fond de mélancolie intense. Si on éprouve le besoin d’être heureux, c’est parce qu’on sait que c’est fragile et obsolescent à terme. C’est parce que ça va s’achever que c’est intéressant de travailler ce matériau et de le rechercher.

    CJ : Jean-Paul Enthoven, merci.

    JPE : Merci à vous.

    CJ : Je rappelle donc la sortie de ce Dictionnaire amoureux du bonheur chez PLON.

     

    Le Dictionnaire Amoureux du Bonheur par Jean-Paul Enthoven aux éditions PLON. 

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  • Roberto Alagna chante Puccini, son compositeur fétiche, au Théâtre des Champs-Elysées

    A l’occasion de la nouvelle production de Manon Lescaut de Puccini au Théâtre des Champs-Elysées, Roberto Alagna sera, ce vendredi 30 octobre à 20h, l’invité du Journal du classique.

     

    Roberto Alagna connaît bien le rôle du Chevalier des Grieux qu’il a très souvent chanté sur scène dans la version de Massenet, un peu moins dans celle de Puccini. C’est ce Manon Lescaut du compositeur italien qui fait l’objet de la première production lyrique de la saison du Théâtre des Champs-Elysées à découvrir du 2 au 15 novembre, sous la direction musicale de Lorenzo Passerini, avec Ailyn Pérez dans le rôle-titre et une mise en scène signée Oliver Mears.

    Roberto Alagna : entre Puccini, Cherubini et de nouveaux défis

    Roberto Alagna nous parlera ce soir de ce rôle, de ce qui le différencie de sa version française. Il reviendra, à cette occasion, sur les liens si forts qui l’unissent à Puccini, l’un des grands compagnons de sa vie d’artiste. Un artiste qui, à 63 ans, n’en finit pas d’élargir ses horizons, de se lancer de nouveaux défis. Il fera ainsi ses débuts dans Medea de Cherubini en juin prochain à l’Opéra national du Capitole de Toulouse et célébrera, d’ici là, son idole Caruso, dans un spectacle original à découvrir en mars au Casino de Paris.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Le Ring de Richard Wagner s’expose au Palais Garnier

    Judith Blegen, légende du Met Opera, est morte à 85 ans

    Israël-Gaza : Le chef d’orchestre Lahav Shani appelle à « la compassion mutuelle »

    La partition d’une des premières grandes œuvres de Pierre Boulez mise en vente aux enchères

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  • Votre Soirée classique consacrée à Hector Berlioz ce dimanche à 20 heures

    Dans le cadre des soirées dominicales consacrées aux grands compositeurs, Radio Classique vous donne rendez-vous avec les plus grandes œuvres d’Hector Berlioz, et celles des compositeurs qui l’ont inspiré ou qu’il a inspiré.

    C’est ainsi que vous pourrez entendre des extraits orchestraux de La Damnation de Faust, notamment la célèbre Marche hongroise, par l’Orchestre de Philadelphie dirigé par Charles Munch, le Scherzo de la reine Mab de Roméo et Juliette par l’Orchestre Philharmonique de Vienne placé sous la direction de Sir Colin Davis, La Villanelle et Le Spectre de la rose des Nuits d’été par Régine Crespin avec l’Orchestre de la Suisse Romande dirigé par Ernest Ansermet et bien sûr la Symphonie fantastique dans l’interprétation de l’Orchestre Symphonique de Boston sous la direction de Seiji Ozawa. Au programme également le Concerto pour piano n°1 de Franz Liszt, Une Nuit sur le Mont-Chauve de Modest Moussorgski, Iphigénie en Tauride de Christoph Willibald Gluck et la Symphonie n°3 « Héroïque » de Ludwig van Beethoven.

    Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique dans de nombreuses villes de France grâce au DAB+.

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    Le grand pianiste américain Stephen Kovacevich est mort à 86 ans

    Le Ring de Richard Wagner s’expose au Palais Garnier

    Judith Blegen, légende du Met Opera, est morte à 85 ans

    Israël-Gaza : Le chef d’orchestre Lahav Shani appelle à « la compassion mutuelle »

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  • Le Grand Concert du samedi soir avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo depuis l’Auditorium Rainier III à Monaco

    Le Grand Concert du samedi soir est consacré à l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ce samedi 31 octobre à 20 heures sur Radio Classique.

    Vous pourrez entendre la Sérénade pour vents n°10 « Gran Partita” K 361 de Wolfgang Amadeus Mozart dirigé par Kazuki Yamada au cours d’un concert donné le 30 janvier dernier à l’Auditorium Rainier III à Monaco dans le cadre des Moments Mozart. Puis, sous la direction cette fois du chef géorgien Kakhi Solomnishvili, vous pourrez entendre deux œuvres jouées le 11 octobre dernier, également à l’Auditorium Rainier III : Feu d’artifice d’Igor Stravinsky et la Symphonie n°5 de Serguei Prokofiev.

    Cette soirée sera présentée par Jean-Michel Dhuez. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Monaco et dans de nombreuses villes de France grâce au DAB+.

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  • Opéra-Comique : Louis Langrée reconduit pour trois ans

    Le mandat de Louis langrée, directeur de l’Opéra-Comique depuis 2021, a été officiellement renouvelé jusqu’en 2029. À 65 ans, il est l’un des rares dirigeants d’une telle institution à continuer d’exercer une activité de chef d’orchestre.

    Parallèlement à l’annonce de la prolongation du contrat d’Olivier Mantei à la tête de la Philharmonie de Paris, le Président de la République, sur proposition de Catherine Pégard, ministre de la Culture, a entériné mercredi 28 octobre la reconduction du mandat de Louis Langrée, directeur du Théâtre national de l’Opéra-Comique, pour un deuxième mandat de trois ans.

    En poste depuis novembre 2021, Louis Langrée a porté, selon le ministère de la Culture, “une ambition artistique forte pour l’Opéra-Comique, en faisant dialoguer son patrimoine exceptionnel avec la création contemporaine, en révélant de nouveaux talents et en ouvrant davantage la maison à tous les publics (…) Cette politique artistique s’est accompagnée d’un important effort en faveur de la transmission, avec le développement de l’Académie et de la Maîtrise Populaire au sein du Campus Favart, ainsi que de partenariats, notamment avec la Juilliard School de New York et la Villa Albertine, destinés à faire de l’Opéra-Comique un tremplin pour les jeunes artistes“.

    Un engagement fort autour de l’écriture contemporaine et de la transmission

    Lors du premier mandat de Louis Langrée, l’Opéra-Comique a monté 23 nouvelles productions et proposé 223 représentations en tournée à Paris, en France et à l’étranger. De plus, chaque saison sous sa direction l’institution parisienne a montré un engagement fort autour de l’écriture contemporaine avec de nouvelles commandes d’œuvres lyriques (George Benjamin, Matthias Pintscher, Pascal Dusapin, Francesco Filidei, Clara Olivares, Isabelle Aboulker).

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    Par ailleurs, le développement de la Maîtrise Populaire (qui forme des jeunes de 8 à 25 ans aux arts de la scène) et la création du Campus Favart, qui rassemble la Maîtrise Populaire et l’Académie de l’Opéra-Comique, réaffirment l’engagement de l’institution en faveur de la jeunesse et de la transmission et représentent un véritable tremplin pour la nouvelle génération.

    Des représentations hors-les-murs pendant les travaux de rénovation de la Salle Favart

    Le second mandat de Louis Langrée débute par une saison de travaux de rénovation en 2026/2027. Durant cette période la Salle Favart est fermée au public et engage donc l’Opéra-Comique dans une dynamique d’ouverture à de nouvelles coopérations et expérimentations hors-les-murs, à Paris, en région et à l’échelle internationale (109 dates en tournée).

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    Après ces travaux importants, le Projet Favart, porté par Louis Langrée, permettra d’entamer une nouvelle phase, à la croisée des arts, des territoires et des générations. Sur le plan artistique, l’Opéra-Comique proposera ainsi plusieurs cycles : Grandes tragédies lyriques (Scylla et Glaucus, Alceste) ; Goethe et l’Opéra-Comique (Mignon et La Damnation de Faust) et Maeterlinck et l’Opéra-Comique (Pelléas et Mélisande et Ariane et Barbe-Bleue).

    Philippe Gault

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    Philharmonie de Paris : Olivier Mantei prolongé jusqu’en 2029

    Le grand pianiste américain Stephen Kovacevich est mort à 86 ans

    Le Ring de Richard Wagner s’expose au Palais Garnier

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  • Philharmonie de Paris : Olivier Mantei prolongé jusqu’en 2029

    Directeur général de la Cité de la musique-Philharmonie de Paris depuis 2021, Olivier Matei, 61 ans, a été reconduit dans ses fonctions pour un deuxième mandat, jusqu’en 2029.

    C’est sur proposition de Catherine Pégard, ministre de la Culture, et en accord avec Emmanuel Grégoire, Maire de Paris, que le Président de la République a décidé le 28 octobre de reconduire Olivier Mantei dans ses fonctions de directeur général de la Cité de la musique-Philharmonie de Paris, pour un deuxième mandat de trois ans, jusqu’en 2029.

    Le ministère de la Culture souligne qu’au cours de son premier mandat, de 2021 à 2026, “Olivier Mantei a, avec l’ensemble de ses équipes, consolidé le rayonnement de la Philharmonie et affirmé la complémentarité de ses missions artistiques, éducatives, patrimoniales et culturelles. Dans un contexte sanitaire, géopolitique et économique exigeant, il a porté une programmation ambitieuse, ouverte à toutes les esthétiques, et conforté la place du projet symphonique, notamment autour de l’Orchestre de Paris et de son directeur musical, Klaus Mäkelä“.

    Un projet artistique renforcé par les collaborations artistiques avec Esa-Pekka Salonen et Pierre Bleuse

    Outre le renouvellement des publics avec une attention particulière portée aux jeunes générations (en 2025, les public enfants, familles et jeunes représentaient 42% de la fréquentation totale de l’établissement), le premier mandat d’Olivier Mantei a également permis de poursuivre le développement des dispositifs d’éducation musicale et d’accès à la pratique, dont Démos et EVE.

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    De nouvelles structures pour accompagner et former les jeunes générations ont aussi été mises en place avec la création de La Balise et le lancement de l’école de de la Philharmonie, de conforter les festivals Jazz à la Villette et Days Off, de créer le Petit Grand Festival dédié aux enfants et à leurs familles et le festival Les Prem’s pour rendre la musique symphonique encore plus accessible et de développer les projets de musique en scène. Sans oublier l’intégration de l’Ensemble intercontemporain depuis le 1er janvier.

    En 2025, l’établissement a accueilli 1,6 million de visiteurs (nouveau record de fréquentation). La prolongation de son mandat doit permettre à Olivier Mantei, selon le ministère de la Culture, de poursuivre cette dynamique et de renforcer encore le projet artistique de la Philharmonie, en s’appuyant notamment sur les collaborations avec les chefs d’orchestre Esa-Pekka Salonen et Pierre Bleuse.

    Philippe Gault

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    Le grand pianiste américain Stephen Kovacevich est mort à 86 ans

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  • Olivier Py nous raconte les rires et les larmes de Mozart

    A l’occasion de la publication de son livre Mozart ou le scandale de la joie, Olivier Py sera, ce jeudi 29 octobre à 20h, l’invité du Journal du classique.

     

    Nous nous plongerons ce soir au cœur de l’âme mozartienne telle que nous la décrit Olivier Py dans son touchant récit, plein de tendresse et de fantaisie publié aux éditions Actes Sud, évoquant la vie, l’œuvre, la personnalité du compositeur. Plus qu’une biographie, il nous livre ici une réflexion sur ce qui fait le génie de Mozart et le rend si proche de nous.

    Il se confiera ce soir sur son amour pour ce compositeur qui, nous dit-il, « a aimé la vie sous toutes ses formes » et nous a laissé une œuvre d’une profonde humanité, gorgée de rires et de larmes, qui souvent s’entremêlent.

    Olivier Py lira des passages de son livre dimanche 8 novembre à 16h dans le grand foyer du Théâtre du Châtelet, en compagnie du pianiste Guilhem Fabre.

     

    Laure Mézan

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  • Le grand pianiste américain Stephen Kovacevich est mort à 86 ans

    Pianiste et chef d’orchestre de renom, Stephen Kovacevich est mort à l’âge le 27 octobre, dix jours après son 86e anniversaire. Le musicien américain s’est éteint chez lui à Londres où il résidait depuis plus de soixante ans.

    Né en octobre 1940 à San Pedro (Californie) d’un père d’origine croate et d’une mère américaine, Stephen Kovacevich découvre le piano chez sa grand-mère vers l’âge de cinq ans avant de se perfectionner auprès du célèbre pianiste et pédagogue russe Lev Schorr. Très jeune, à 11 ans, il fait ses débuts publics sur scène en interprétant le Concertino pour piano de Jean Françaix à San Francisco.

    En 1959 Stephen Kovacevich obtint une bourse pour aller étudier auprès de la légendaire pianiste Dame Myra Herss à Londres, où il résidera jusqu’à son décès. Sa première apparition sur une scène londonienne, sous le nom de Stephen Bishop (le patronyme de son beau-père), en 1961 fut saluée par la critique et lança véritablement sa carrière de concertiste.

    Compagnon de Martha Argerich et père de sa fille Stéphanie

    À partir du début des années soixante s’enchaineront récitals, concerts et enregistrements dans le monde entier sous la direction des plus grands chefs d’orchestre, dont Colin Davies son fidèle complice, et auprès d’immenses musiciens, parmi lesquels Jacqueline du Pré, Lynn Harrell, Sarah Chang, Emmanuel Pahud, les frères Capuçon et surtout Martha Argerich. La pianiste argentine dont Stephen Kovacevich fut le compagnon pendant quelques années et avec laquelle il eut une fille, Stéphanie, en 1975.

    Grand spécialiste du répertoire de Ludwig van Beethoven, il enregistra notamment pour EMI en 1966 les sonates pour piano et violoncelle du compositeur allemand avec Jacqueline du Pré et l’intégrale de ses 32 sonates pour piano en 2003.

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    Également chef d’orchestre depuis les années 80 et professeur de piano à la British Dartington International Summer School, Stephen Kovacevich avait vu sa carrière de concertiste ralentie à partir de 2008 suite à un lourd AVC.

    We are very saddened to learn of the passing of one of the great pianists, Stephen Kovacevich. Our thoughts are with his family and friends at this time. https://t.co/rxnjRSr4Gk

    — Decca Classics (@deccaclassics) October 28, 2026

    L’une des dernières apparitions en public de Stephen Kovacevich eut lieu en avril dernier en France aux Grandes écuries de Chantilly où le pianiste américain anima une masterclass dans le cadre d’un week-end “Coup de cœur“ à… Martha Argerich

    Philippe Gault

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  • Langue française : découvrez pourquoi le mot « genou » est intimement lié à la naissance

    Les auditeurs de Radio Classique se sont interrogés sur plusieurs points de la langue française, notamment l’absence de mot spécifique pour désigner un objet protégeant la main, ce qui nous permet de nous plonger dans l’étymologie de « genou », particulièrement riche et originale. 

    La première question porte sur le nom des protections : pourquoi dit-on genouillère, coudière et protège-poignet, mais pas « mainière » (sic) par analogie ?

    Pour comprendre, il faut observer la formation des mots.

    De genouil à genou, un mot né au XIVe siècle

    Genouillère vient de genouil, ancienne variante de genou. Le mot apparaît au XVIe siècle et désigne d’abord une pièce d’armure couvrant le genou, avant de s’appliquer à tout dispositif destiné à protéger cette articulation.

    L’étymologie de genou est d’ailleurs remarquable : attesté au XIVe siècle, le mot serait apparenté au latin gignere et au grec gignesthai, qui signifient notamment « naître ». Le lien viendrait d’un ancien usage consistant à placer le nouveau-né sur les genoux de son père pour le faire reconnaître.

    Quant au poignet, il s’agit d’un diminutif de poing, formé avec le suffixe -et et attesté dès 1185. Dès lors, le mot imaginé par l’auditeur, « mainière », ne conviendrait pas : il renverrait à la main, et non au poignet. Mieux vaut donc conserver protège-poignet, qui a le mérite d’indiquer clairement sa fonction.

    « On est sur une tendance », la formulation est-elle correcte en français ?

    Autre interrogation, plus contemporaine celle-là : peut-on dire être sur quelque chose ? On entend en effet un maître d’hôtel annoncer que l’on est « sur un plat en sauce », ou un journaliste expliquer que l’on est « sur une tendance ».

    L’usage existe bel et bien. La linguiste Julie Neveux cite par exemple la formule : « Vous êtes sur un blanc très minéral. » Il faut préciser que cet emploi de sur se rencontre surtout dans les domaines de la gastronomie et de l’œnologie.

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    Pour autant, les dictionnaires de référence restent réservés. Le Robert comme l’Académie française considèrent encore cet usage comme fautif, même s’il se répand de plus en plus.

    On peut donc constater sa progression sans nécessairement l’adopter. Mieux vaut, dans une langue soignée, préférer des formulations plus classiques.

    Karine Dijoud

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  • Héloïse Luzzati et Lionel Sow nous éclairent sur l’art de Clémence de Grandval

    A l’occasion de la publication du nouveau coffret de La boîte à pépites consacré à Clémence de Grandval, Héloïse Luzzati et Lionel Sow seront, ce mercredi 28 octobre à 20h, les invités du Journal du classique.

     

    Figure oubliée du romantisme français, élève de Chopin et amie de Saint-Saëns, Clémence de Grandval s’est illustrée dans quasi tous les domaines de la musique, composant pour de petites formations comme pour de grands orchestres, se consacrant à l’opéra mais aussi à la musique sacrée, genre alors peu fréquenté par les femmes.

    Une nouvelle publication du label La boîte à pépites nous permet de découvrir quelques-unes de ses œuvres majeures interprétées par une pléiade de remarquables musiciens.

    Redécouvrir Clémence de Grandval à travers son Stabat Mater

    Héloïse Luzzati qui a coordonné ce coffret nous racontera ce soir son travail de recherche sur l’œuvre de Clémence de Grandval dont elle a choisi de mettre à l’honneur la musique de chambre, les mélodies et le bouleversant Stabat Mater. Lionel Sow nous éclairera sur cette partition sacrée, dont il ne reste qu’une version de chambre, qu’il dirige ici à la tête du Chœur de Radio France.

    Laure Mézan

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