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  • Langue française : « Le rendu est magnifique », cette expression est-elle correcte ?

    Une auditrice de Radio Classique a écrit qu’elle est toujours choquée d’entendre l’expression « le rendu est magnifique ». Est-ce que cette expression est correcte en français ? 

    C’est un bon cas d’école. « Rendu » est en réalité le participe passé du verbe « rendre », transformé en nom, comme « un vécu » ou « un su ». Grammaticalement, il n’y a rien d’incorrect : c’est de la nominalisation, un procédé très courant en français.

    Dès le XVIIIe siècle, on parlait déjà du rendu d’un tableau pour désigner la façon dont un peintre restituait la matière ou la lumière.

    Le « rendu » s’est répandu partout au point de sonner creux

    Pourquoi, alors, ce mot agace-t-il autant ? Parce qu’il vient du jargon technique — photographie, décoration, informatique — où il sert à désigner le résultat visuel final, et qu’il s’est diffusé partout au point de sonner creux. On ne sait plus très bien si le rendu désigne une photo, une rénovation ou un gâteau. Au lieu de dire « le rendu est magnifique », précisons plutôt ce qui suscite l’admiration : la couleur, la lumière, les volumes ou la coupe.

    Le phénomène ne se limite pas à ce seul mot. Le français recourt souvent à des participes passés devenus des noms : « le dit », « le non-dit », « un acquis », « un imprévu ». Dans tous ces cas, le participe passé se fige et devient une notion abstraite autonome.

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    « Rendu » n’échappe pas à la règle. Ce qui change, c’est l’usage : la mode du numérique et du marketing l’a poussé bien au-delà de son sens premier, jusqu’à effacer parfois l’action ou l’intention qui se trouvent derrière.

    Le procédé grammatical, lui, est ancien. C’est donc moins le mot qui pose problème que son usage.

    Karine Dijoud

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  • Japon : Tugan Sokhiev sera le prochain directeur musical de l’orchestre symphonique de la NHK

    Le chef d’orchestre Tugan Sokhiev sera le prochain directeur musical de l’orchestre symphonique du groupe audiovisuel public japonais. À ce poste, le maestro russe succèdera à Fabio Luisi en septembre 2028.

    2026 est décidemment une belle année pour Tugan Sokhiev qui vient de débuter dans ses fonctions de chef principal et conseiller artistique de l’Orchestre de la Suisse Romande. Il a appris le 30 octobre sa nomination en tant que directeur musical de l’orchestre symphonique de la NHK, à partir d’octobre 2028, pour un mandat initial de trois ans.

    L’ancien directeur musical de l’orchestre du Capitole de Toulouse et de celui du Bolchoï va rejoindre la formation japonaise, qui a fêté cette année son centième anniversaire. Il avait fait ses débuts à Tokyo avec cet ensemble, en octobre 2008, en dirigeant au NHK Hall la Symphonie n° 5 de Dimitri Chostakovitch. De 2013 à janvier dernier, Tugan Sokhiev est revenu diriger l’orchestre de la NHK à 11 reprises.

    Tugan Sokhiev : « Rassembler les Japonais grâce à la musique est extrêmement précieux »

    « Lorsque j’ai commencé à travailler avec les musiciens de l’Orchestre symphonique de la NHK en 2008, j’ai immédiatement su que j’étais en présence d’un orchestre doté d’une forte identité et d’un sens aigu de l’histoire. Je me sens privilégié, ma relation avec l’orchestre s’est développée si naturellement (…) C’est également un immense plaisir d’avoir l’opportunité de passer du temps au Japon et de rencontrer un public formidable. Le fait de pouvoir rassembler les Japonais grâce à la musique est extrêmement précieux à mes yeux » a déclaré Tugan Sokhiev suite à sa nomination.

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    Dès ce mois de novembre le public japonais, pourra retrouver le maestro russe à la tête de l’orchestre de la NHK pour trois semaines de concerts consacrés notamment à des œuvres de Prokofiev, Chostakovitch et Beethoven (7, 8, 13 et 14 novembre) et Rachmaninov, dont il dirigera le Concerto n° 2 pour piano qu’interprétera Alexandre Kantorow les 19, 20 et 21 novembre à Tokyo et le 23 à Yokohama.

    De quoi bien préparer le concert du Nouvel An que dirigera Tugan Sokhiev pour la première fois le 1er janvier prochain au Musikverein de Vienne, dans un programme qui fera la part belle à Josef Strauss, dont on célèbrera en 2027 le 200e anniversaire de la naissance, et intégrera pour la première fois une œuvre de la compositrice française Cécile Chaminade.

    Philippe Gault

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Operalia 2026 : Les premier prix attribués à la soprano américaine Emma Marhefka et au baryton-basse ukrainien Vladyslav Buialskyi

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  • Grâce à ses 40 concessions et partenaires, l’ETI Bodemer permet de réparer son véhicule à moins de 30 min de chez soi dans le Grand Ouest

    KPMG vous invite à écouter l’interview de Manon Daher, Vice-présidente et directrice générale du groupe Bodemer, belle ETI basée à Saint-Brieuc (Côte-d’Armor).

    Arrière-petite-fille du fondateur, elle dirige aujourd’hui l’entreprise aux côtés de son cousin Thibaud Carissimo.
    Le groupe Bodemer propose des solutions de mobilité sur tout le Grand Ouest, avec des véhicules neufs ou reconditionnés, thermiques, hybrides ou électriques.
    Grâce à ses 40 concessions, son réseau d’agents Renault et ses réparateurs Motrio, l’ETI permet à chacun de faire réviser ou réparer son véhicule à moins de 30 minutes de chez soi.

    Dépannage, financement, location longue et courte durée complètent une offre pensée pour le quotidien des automobilistes !

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  • La grande odyssée wagnérienne de Pablo Heras-Casado à l’Opéra de Paris

    Alors qu’il s’apprête à diriger deux cycles complets du Ring à l’Opéra Bastille, Pablo Heras-Casado sera, ce lundi 2 novembre à 20 h, l’invité du Journal du classique.

     

    Après avoir dirigé la tétralogie de Wagner en 3 saisons à l’Opéra national de Paris, Pablo Heras-Casado redonnera le cycle complet en un seul grand voyage, un festival du Ring sur une semaine à savoir près de 16 heures de musique, et cela à deux reprises, du 6 au 13 novembre puis du 15 au 22 novembre. Ce qui représente l’une des plus grandes aventures musicales qu’un chef est amené à vivre dans sa carrière.

    De Paris à Bayreuth : Pablo Heras-Casado dirigera à nouveau le Ring

    Pablo Heras-Casado nous racontera ce soir les défis et l’exaltation que représente une telle expérience artistique, qu’il a déjà eu l’occasion de vivre. Le chef espagnol poursuit en effet, depuis quelques années, une vaste exploration de l’œuvre wagnérienne entre Paris, Madrid, Vienne et Bayreuth, où il redonnera le Ring en 2028. Une relation qui n’en est pas pour autant exclusive, comme en témoigne son nouvel enregistrement chez Harmonia Mundi, consacré à la troisième symphonie de Bruckner.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

    Philharmonique de Berlin : En désaccord avec les musiciens, Iván Fischer annule sa participation aux concerts qu’il devait diriger

    Opéra-Comique : Louis Langrée reconduit pour trois ans

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    Le grand pianiste américain Stephen Kovacevich est mort à 86 ans

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  • « La responsabilisation du pays est une ambition nationale » plaide Jean-Dominique Senard, président de Renault

    Jean-Dominique Senard, président du conseil d’administration de Renault et vice-président de l’Institut Montaigne, est l’invité de la matinale de Radio Classique ce lundi, pour s’adresser à une jeunesse inquiète, avec l’ambition de lui redonner espoir. Inspirateur de la loi PACTE, il livre son analyse sur le risque de récession, le malaise social et la nécessité de responsabiliser le pays. Il sera également à la Cité de la réussite à la Sorbonne, dont Radio Classique est partenaire, les 21 et 22 novembre prochains.

     

    Pour Jean-Dominique Senard, si le risque de récession de la France est une réalité menaçante, il n’est pas question pour autant de s’avouer vaincu, mais au contraire de réfléchir aux issues qui s’offrent à nous. Il en compte deux sortes : « La première, qui est de nature un peu paramétrique, en donnant des décisions de court terme qui peuvent faciliter les choses. Et puis l’autre, c’est de traiter de la question de pourquoi ce malaise social existe, et comment le corriger » expose-t-il.

    Ce qui implique, pour les mesures économiques, de traiter la question de la compétitivité du pays. « Le jour où nous serons compétitifs, nous pourrons commencer à nous réindustrialiser, à recréer des emplois. Et Dieu sait si c’est fondamental dans notre pays » estime-t-il. Parmi les mesures à prendre, Jean-Dominique Senard cite la TVA sociale qu’il faudrait faire reposer sur la consommation, plutôt que sur le travail, mais aussi réduire systématiquement les cotisations patronales et salariales, en les reportant sur la consommation et sur la réduction de la charge de l’État. Concernant ce dernier point, Jean-Dominique Senard est formel : « Ça prendra plus de temps, mais il faut le faire parce que ça n’a jamais été fait, et ça aura trois vertus : redonner instantanément du pouvoir d’achat aux salariés, au cœur des revendications aujourd’hui, redonner un signal formidable en France et à l’étranger sur l’attractivité de nos entreprises, et la troisième, qu’on oublie un peu, c’est que ça permettrait de tempérer le problème du déficit commercial en favorisant, en quelque sorte, les exportations par rapport à nos importations. Tout ceci est fondamental ».

    Jean-Dominique Senard : « la jeunesse a raison de s’inquiéter »

    Jean-Dominique Senard n’est pas surpris par le malaise social ambiant : « Il y a trois ans, je rendais avec Sophie Thiery (directrice de Dialogues et ex-présidente de la commission travail du CESE) un rapport au gouvernement sur l’objet social de l’entreprise et la qualité du travail. À l’époque, peu de gens l’avaient lu, mais il faisait un constat extrêmement précis qui sortait par tous les pores de la peau de tout le monde social et politique que nous avions interviewé à l’époque : c’est qu’au fond, notre pays souffrait d’un immense déficit d’écoute, de respect et de reconnaissance. Et voyez-vous, ce sentiment que nos compatriotes, parfois, ne se sentent pas considérés, on le retrouve dans les problèmes qu’il y a avec le travail, on le retrouve dans le malaise social, on le trouve dans les gens qui, certes, pensent à leur pouvoir d’achat, mais pas seulement. Ils ont besoin d’être considérés. Il faut donc responsabiliser la France »

    Au-delà de la question de la considération, Jean-Dominique Senard voit dans le malaise des jeunes, le poids de la dette de la France qui risque de reposer sur ses épaules mais aussi l’arrivée de l’intelligence artificielle et les questions d’environnement. « Comment voulez-vous que la jeunesse ne s’inquiète pas ? » interpelle-t-il.

    Jean-Dominique Senard : le pari de l’industrie et de l’emploi

    S’appuyant sur son expérience chez Renault, il est convaincu qu’un changement peut s’opérer rapidement en redonnant espoir, ainsi qu’en recréant des emplois en France.

    « Après tout, nous, Renault, nous avons tenté de le faire et nous le faisons en ce moment. Nous embauchons des gens à Douai pour produire la Renault 5 et la Scénic, etc. L’usine est en 3×8, on n’a jamais vu ça depuis très longtemps dans les usines d’automobile » donne-t-il à titre d’exemple pour montrer que l’on est capable de changer les choses.

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    Fort de ce volontarisme industriel, le dirigeant reste convaincu que l’engagement et la confiance accordée aux entreprises permettront de bâtir un avenir résolument optimiste pour les jeunes générations.

    Pauline Adad

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  • Operalia 2026 : Les premier prix attribués à la soprano américaine Emma Marhefka et au baryton-basse ukrainien Vladyslav Buialskyi

    Le concours international de chant Operalia se déroulait cette année en Chine, à Shanghai. La soprano américaine Emma Marhefka et le baryton-basse ukrainien Vladyslav Buialskyi ont remporté les premiers prix.

    La dernière édition du concours Operalia, créé et dirigé par Plácido Domingo depuis 1993, a souri à des candidats venus des Etats-Unis et d’Ukraine. Deux sopranos américaines ont ainsi remporté des prix dans plusieurs catégories et deux chanteurs ukrainiens sont montés sur le podium.

    Les deux chanteuses françaises, Lauren Mimouni et Léontine Maridat-Zimmerlin, n’ont malheureusement pas réussi à se qualifier pour les demi-finales du concours.

    La soprano Emma Marhefka, 26 ans, originaire de Pennsylvanie, a obtenu le premier prix du concours et s’est également imposée dans deux autres catégories : le prix de Zarzuela et le prix du public. En 2025, la jeune chanteuse américaine avait remporté le concours Eric et Dominique Laffont du Metropolitan Opera où elle a fait ses débuts dans le rôle de Papagena dans La Flûte enchantée de Wolfgang Amadeus Mozart

    Les deux vainqueurs membres du programme Lindemann pour jeunes artistes du Met Opera

    Sacré premier prix chez les hommes, le baryton-basse Vladyslav Buialskyi, 29 ans, a également partagé le prix du public avec Emma Marhefka qu’il a croisée à New York au sein du programme Lindemann pour jeunes artistes du Met Opera.

    Déjà demi-finaliste du concours Operalia en 2021, le chanteur ukrainien a fait des débuts remarqués au Festival de Salzbourg en 2024 dans Le Joueur, l’opéra de Serge Prokofiev mis en scène par Peter Sellars. En France, on a pu le voir chanter à l’Opéra de Lille la même année dans Don Giovanni de WA Mozart.

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    Tessa McQueen, l’autre soprano américaine distinguée à Shanghai, a obtenu le deuxième prix du concours avec le baryton sud-coréen Junhyeok Felix Park mais a partagé le prix Birgit Nilsson avec le ténor anglais Robert Lewis. Le baryton ukrainien Roman Chabaranok a lui terminé troisième du concours. Le prix Don Plácido Domingo Ferrer de la Zarzuela a été attribué au baryton cubain Eleomar Cuello et le prix Cultur Arte est revenu à la soprano espagnole Sofía Esparza.

    Les prestations des finalistes du concours Operalia 2026 peuvent être visionnées en replay sur la plateforme de streaming medici.tv.

    Philippe Gault

    Retrouvez l’actualité du Classique

    Philharmonique de Berlin : En désaccord avec les musiciens, Iván Fischer annule sa participation aux concerts qu’il devait diriger

    Opéra-Comique : Louis Langrée reconduit pour trois ans

    Philharmonie de Paris : Olivier Mantei prolongé jusqu’en 2029

    Le grand pianiste américain Stephen Kovacevich est mort à 86 ans

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  • Jacques Chirac à l’assaut de Paris : comment Valery Giscard d’Estaing lui a involontairement déroulé le tapis rouge

    En voulant ressusciter la fonction de maire de Paris, abolie depuis la Commune cent ans plus tôt, Valéry Giscard d’Estaing a commis une erreur politique : il a facilité l’ascension du futur fossoyeur de son quinquennat, Jacques Chirac.

    Ecoutez l’épisode des Grands dossiers de l’Histoire en intégralité :

     

    En 1977, les Parisiens s’apprêtent à élire leur tout premier maire depuis la Commune de 1871. Jusqu’alors, la capitale était muselée par l’État et administrée par deux préfets, par peur qu’un édile ne devienne un contre-pouvoir trop puissant. Voyant là une aubaine pour asseoir son autorité, le président Valéry Giscard d’Estaing décide de rétablir la fonction municipale. Son plan est limpide : imposer son fidèle ministre, Michel d’Ornano, à la tête de la première ville de France et s’assurer un soutien de poids.

    C’était sans compter sur Jacques Chirac. Tout juste sorti d’une démission fracassante de Matignon et entré en guerre ouverte avec le chef de l’État, le « Bulldozer » flaire la cible idéale pour humilier le pouvoir en place. Il monte sa propre liste et lance une offensive de terrain d’une intensité redoutable.

    Jacques Chirac cultive l’image d’un homme du peuple

    Multipliant les bains de foule, les poignées de main sur les marchés et les traditionnelles tournées de têtes de veau sur les comptoirs, il cultive l’image d’un authentique homme du peuple face à un rival vite étiqueté comme un aristocrate parachuté.

    Le verdict des urnes en mars 1977 sonne comme une véritable correction pour l’Élysée. Chirac rafle 54 sièges contre seulement 15 pour les giscardiens, terrassant la majorité présidentielle sur son propre terrain. Porté par le ralliement forcé de ses adversaires pour contrer la gauche, il s’empare de l’Hôtel de Ville.

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    En transformant cette immense machine administrative en tremplin politique, il s’offre le formidable tremplin qui le mènera, dix-huit ans plus tard, jusqu’à la présidence de la République. En écoutant ce podcast, vous apprendrez que cette conquête de la mairie de Paris fut le véritable point de pivot stratégique de la longue ascension politique de Jacques Chirac vers l’Élysée.

    Cet article est tiré de l’émission « Jacques Chirac à l’assaut de Paris ». Ce résumé a été rédigé à l’aide de l’intelligence artificielle puis relu, édité et validé par un journaliste.

    Ecoutez l’intégralité de l’émission des « Grands dossiers de l’histoire par Franck Ferrand » en podcast sur notre site ou application.

    Retrouvez Le meilleur des Grands Dossiers de l’Histoire

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  • Philharmonique de Berlin : En désaccord avec les musiciens, Iván Fischer annule sa participation aux concerts qu’il devait diriger

    Le chef d’orchestre hongrois Iván Fischer devait diriger la Symphonie n° 5 de Gustav Mahler à la tête de l’Orchestre philharmonique de Berlin les 5, 6 et 7 novembre. Une raison assez peu commune, un désaccord sur le placement des musiciens, a entraîné l’annulation de sa participation à ces trois concerts.

    Iván Fischer est réputé pour son exigence extrême en matière de production artistique et particulièrement sur le rendu acoustique de ses concerts. Invité à diriger trois concerts du Philharmonique de Berlin à la fin de la semaine, son perfectionnisme lui a cette fois-ci joué un mauvais tour, provoquant même l’annulation de sa participation à ces représentations.

    De jeudi à samedi, le maestro hongrois de 75 ans devait diriger le grand orchestre allemand dans un programme comprenant la Symphonie concertante de Joseph Haydn puis la Symphonie n° 5 de Gustav Mahler. Et c’est justement à propos du chef d’œuvre du compositeur autrichien qu’est apparu un désaccord irrémédiable entre Iván Fischer et les musiciens du Berliner Philharmoniker.

    Andrés Orozco-Estrada remplacera Iván Fischer dans le même programme

    L’objet de la discorde a porté principalement sur la disposition de certains musiciens sur scène. Le maestro souhaitait placer les contrebasses au centre, derrière la section des bois, comme il l’avait déjà fait en 2022 lors de représentations de la Symphonie n° 1  de Mahler à Munich. Mais cette fois-ci, les musiciens du Philharmonique de Berlin ont refusé, arguant du fait que l’absence de mur arrière pour aider la projection du son dans la salle affecte la sonorité de l’ensemble de l’orchestre et que le contact visuel entre certains groupes d’instruments s’en serait trouvé réduit.

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    Affecté mais beau joueur, Iván Fischer s’est expliqué et excusé dans un message vidéo publié sur les réseaux sociaux, expliquant que pour lui « Cette disposition est capitale. Je ne peux pas faire de compromis dessus, car elle est très importante pour le son, pour l’unité de cette pièce merveilleuse ».

    À ses admirateurs, le chef d’orchestre a offert, dans son message, la possibilité de visionner gratuitement sur la plateforme Stage+ (Deutsche Grammophon) la captation d’une retransmission de cette même œuvre qu’il avait enregistrée au Concertgebouw d’Amsterdam en mai 2025.

    Pour remplacer Iván Fischer à la fin de la semaine, la direction du Philharmonique de Berlin a fait appel à Andrés Orozco-Estrada qui dirigera le même programme. Le chef d’orchestre colombien de 45 ans dirigera la prestigieuse formation berlinoise pour la deuxième fois seulement, neuf ans après ses débuts en 2017.

    Philippe Gault

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  • Le Commissaire Maigret : l’idée de génie de Georges Simenon pour l’imposer au cœur des Années folles

    Au seuil des Années folles, le jeune Simenon trace sa route au croisement de la presse, des plaisirs nocturnes et de l’écriture. Pour lancer son personnage de Maigret, il a l’idée géniale d’organiser une grande fête pour le tout-Paris, en mêlant grands écrivains et vrais criminels.

    Ecoutez l’épisode des Grands dossiers de l’Histoire en intégralité :

     

    En février 1931, Georges Simenon orchestre à Montmartre une opération de lancement aussi spectaculaire qu’inattendue pour imposer son nouveau héros : le commissaire Maigret. Le rendez-vous est fixé à la Boule Blanche, un cabaret parisien, où l’écrivain mise gros pour faire parler de lui. À ce moment-là, il comprend qu’il tient enfin un personnage appelé à durer. C’est aussi l’époque où, pour la première fois, il choisit de publier sous son vrai nom.

    Rien, ce soir-là, n’est laissé au hasard. Le carton d’invitation prend la forme d’une citation à comparaître et reprend la fiche anthropométrique du criminel Jules Bonnot. Dès l’entrée, le ton est donné : les invités doivent se soumettre à une prise d’empreintes par de faux policiers avant d’accéder à la salle. Simenon ne se contente pas d’annoncer Maigret ; il le met en scène dans un univers de police, de pègre et de faux-semblants.

    Colette, Kiki de Montparnasse, et Vlaminck sont présents

    À l’intérieur, la fête tourne à la cohue. Dans un espace prévu pour environ 300 personnes, près d’un millier d’invités se pressent. On y croise des silhouettes déguisées en apaches, en voyous, en truands ou en filles de joie, pendant qu’un orchestre antillais joue dans une ambiance électrique.

    Le Tout-Paris artistique et littéraire est là : Colette, Kiki de Montparnasse, Damia, Marcel Achard, André Derain, Maurice de Vlaminck ou encore Brassaï. À l’étage, pipe aux lèvres, Simenon dédicace ses romans.

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    Le pari est réussi : l’événement frappe les esprits, fait parler de Maigret et marque l’entrée fracassante de Simenon dans une nouvelle dimension littéraire.

    Vous découvrirez aussi dans ce podcast que la vie privée romanesque du jeune Georges Simenon, marquée notamment par une passion fulgurante de deux ans avec une immense star du music-hall.

     

    Cet article est tiré de l’émission « La jeunesse de Georges Simenon ». Ce résumé a été rédigé à l’aide de l’intelligence artificielle puis relu, édité et validé par un journaliste.

    Ecoutez l’intégralité de l’émission des « Grands dossiers de l’histoire par Franck Ferrand » en podcast sur notre site ou application.

     

    Retrouvez Le meilleur des Grands Dossiers de l’Histoire

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  • Napoléon et la Conspiration des poignards : quand la police de Fouché orchestre un faux attentat

    Persuadés d’agir pour le bien de la République, ces opposants de 1800 planifient l’assassinat de Bonaparte… sans se douter qu’ils marchent droit dans le piège de la police de Fouché.

    Ecoutez l’épisode des Grands dossiers de l’Histoire en intégralité :

     

    Le 10 octobre 1800, l’attentat qui menace Napoléon Bonaparte échoue pour une raison simple : le Premier consul est en réalité au centre d’un faux complot entièrement orchestré et surveillé par la police. C’est toute la mécanique de la « conspiration des poignards », un épisode trouble où Joseph Fouché transforme une menace politique en démonstration d’autorité.

    Ce soir-là, Bonaparte est attendu au Théâtre des Arts, l’Opéra de l’époque, pour assister aux Horaces. Des opposants républicains radicaux ont bien prévu de le supprimer, mais la police est au courant de tout depuis le début. Plutôt que d’interpeller les suspects, elle choisit de les laisser avancer, infiltre le groupe et place des agents parmi les faux conjurés.

    Un complot bien réel, mais entièrement maîtrisé par l’État

    Le jour J, l’Opéra est transformé en piège géant : la garde est renforcée et les hommes les mieux armés sont en réalité des agents de l’ombre mandatés pour verrouiller le dispositif. L’attentat est neutralisé avant même d’avoir pu commencer.

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    Pour le régime, l’opération est une aubaine. Ce complot sur mesure, bien réel dans les intentions des conspirateurs mais totalement maîtrisé par l’État, permet à Bonaparte de se présenter en unique rempart contre le chaos et de justifier un durcissement sécuritaire.

    En écoutant ce podcast, vous apprendrez aussi comment cette affaire a tragiquement scellé le destin du peintre républicain Topino-Lebrun, et préparé le terrain à un véritable carnage deux mois plus tard : l’attentat de la rue Saint-Nicaise.

    Cet article est tiré de l’émission « La conspiration des poignards : quand Fouché organise l’attentat contre Bonaparte ». Ce résumé a été rédigé à l’aide de l’intelligence artificielle puis relu, édité et validé par un journaliste.

    Ecoutez l’intégralité de l’émission des « Grands dossiers de l’histoire par Franck Ferrand » en podcast sur notre site ou application.

     

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