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A l’occasion de la publication de son premier album, Gaspard Thomas sera, ce mardi 27 octobre à 20h, l’invité du Journal du classique.
Pour son premier album, sorti chez Mirare et intitulé Le chant du souvenir, Gaspard Thomas a imaginé un programme particulièrement touchant, gorgé de poésie et de nostalgie, ou plutôt du żal, ce sentiment polonais que Chopin et Szymanowski ont exprimé en musique.
Le jeune pianiste met ainsi en regard deux grandes figures de la musique polonaise, mais de deux époques différentes, l’un incarnant le romantisme, le second s’inscrivant dans l’esthétique moderne du début du XXe siècle, avec des accents parfois impressionnistes.
Gaspard Thomas nous racontera ce soir ses liens avec ces deux compositeurs et la conception de son album construit autour du genre de la mazurka dans lequel les deux hommes se sont illustrés, nous invitant à découvrir également une série de variations de jeunesse ainsi que des pièces d’inspiration méditerranéenne de Szymanowski.
Laure Mézan
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KPMG vous invite à écouter l’interview de Jean-Roch Deswarte, Président de SETP, belle ETI basée à Comblanchien (Côte-d’Or).
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Le film de Laszlo Nemes, Moulin, avec Gilles Lellouche dans le rôle-titre, sort au cinéma ce 28 octobre. Jean Moulin, chef de la Résistance, a vu son destin basculer lors d’un face-à-face glaçant avec le criminel de guerre Klaus Barbie.
Ecoutez l’épisode des Grands dossiers de l’Histoire en intégralité :
Dans un entretien accordé en 1979 en Bolivie à un journaliste allemand, l’ex officier de police SS sous le régime nazi Klaus Barbie raconte un face-à-face d’une cruauté presque théâtrale avec Jean Moulin.
Arrêté par la Gestapo lyonnaise, le grand résistant tente alors de dissimuler sa véritable identité. Il se présente sous le nom de Jacques Martel et se dit artiste peintre.
Klaus Barbie, qui dirige alors la Gestapo à Lyon, affirme avoir voulu le pousser dans ses retranchements. Puisqu’il se prétend artiste, il lui tend une feuille et lui demande de faire son portrait. Jean Moulin accepte et dessine son geôlier. Le piège se referme au moment de la signature.
Klaus Barbie inscrit lui-même le nom « Moulin », mais en y ajoutant un « s » final. Un détail minuscule, presque dérisoire, mais calculé.
Selon ce récit, Jean Moulin saisit alors le crayon, barre la lettre en trop et lâche, en substance : c’est bien lui, Moulin. La scène glace par sa simplicité. Aucun aveu arraché dans un éclat de violence visible, seulement une ruse, un nom déformé, et l’instant où l’identité surgit malgré tout.
Il faut rappeler que ce témoignage provient de Klaus Barbie, des années après les faits. Dans le podcast, ce passage s’inscrit dans un récit plus large qui rappelle aussi l’essentiel : malgré son arrestation et les sévices subis, Jean Moulin n’aurait livré aucun secret, protégeant jusqu’au bout les réseaux de la Résistance.
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Plongez dans cet épisode pour en savoir plus sur les circonstances de l’arrestation de Jean Moulin, les zones d’ombre autour de Caluire et les débats historiques qui entourent encore ses derniers jours.
Cet article est tiré de l’émission « L’arrestation de Jean Moulin à Caluire, l’évènement tragique qui a failli mettre en péril la Résistance ». Ce résumé a été rédigé à l’aide de l’intelligence artificielle puis relu, édité et validé par un journaliste.
Ecoutez l’intégralité de l’émission des « Grands dossiers de l’histoire par Franck Ferrand » en podcast sur notre site ou application.
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Parallèlement au Festival Ring programmé à l’Opéra Bastille en novembre, l’Opéra national de Paris (OnP) propose depuis le 27 octobre au Palais Garnier une grande exposition autour de la tétralogie de Richard Wagner. Le parcours, proposé au public, explore la genèse et l’influence qu’a eue l’œuvre majeure du compositeur allemand.
Intitulée « Richard Wagner, les révolutions du Ring », l’exposition que propose l’Opéra national de Paris dans la bibliothèque-musée du Palais Garnier du 27 octobre au 20 février 2027 prend la forme d’un parcours qui permet aux visiteurs de plonger dans les coulisses de L’Anneau du Nibelung, véritable opéra-monde, créé il y a 150 ans à Bayreuth, qui a profondément marqué l’histoire de la musique et la conception de l’œuvre lyrique.
Ce voyage initiatique et esthétique rassemble plus d’une centaine de pièces provenant des fonds de la Bibliothèque nationale de France (Bnf), partenaire de l’exposition, d’institutions muséales, de plasticiens et de collections privées. L’exposition suit un itinéraire qui démarre du romantisme révolutionnaire du XIXe siècle dans lequel est né le Ring, puis retrace ses multiples traductions scéniques.
Grâce à une riche iconographie et des costumes et accessoires de scène, l’exposition fait découvrir les révolutions théâtrales qui ont jalonné l’histoire de l’œuvre, de sa création en 1876 à nos jours.
Le parcours de l’exposition comprend cinq étapes. La première, Aux origines du Ring, est consacrée à la conception de l’œuvre de Richard Wagner qui s’est inspiré des légendes germaniques et nordiques, que le mouvement romantique avait redécouvertes. La deuxième, L’œuvre d’art totale et sa réalisation, revient sur l’achèvement de la tétralogie après plus de 25 ans de travail. Dans la troisième étape, grâce aux riches collections de la Bibliothèque-musée de l’Opéra, on découvre l’histoire du Ring au sein de l’opéra de Paris de 1893 jusqu’à la présentation du premier cycle complet en 1911.
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La quatrième étape de l’exposition s’attarde sur les multiples lectures « modernes » du cycle wagnérien à partir de la création réalisée en 1976 à Bayreuth par Pierre Boulez (direction musicale), Patrice Chéreau (mise en scène), Richard Peduzzi (décors) et Jacques Schmidt (costumes). L’exposition témoigne de cette vitalité créative à travers un panorama photographique des visions scéniques les plus marquantes, notamment celles de Harry Kupfer, Robert Wilson, Romeo Castellucci, ou Calixto Bieito.
En fin de parcours, les visiteurs découvrent combien le Ring a fasciné bien au-delà des frontières du monde lyrique et rencontre un large public. De la danse, à travers le ballet Ring um den Ring de Maurice Béjart, aux arts plastiques en passant par le cinéma et même la bande dessinée, tous les arts populaires contemporains ont été influencés par les motifs wagnériens.
Cette exposition est organisée en parallèle avec le Festival Ring (deux cycles complets de L’Anneau du Nibelung) que propose l’Opéra Bastille du 6 au 22 novembre sous la direction de Pablo Heras-Casado dans la mise en scène de Calixto Bieito.
L’exposition « Richard Wagner, les révolutions du Ring » est accessible tous les jours de 10h à 17h, sauf fermetures exceptionnelles, avec un billet pour la visite autonome du Palais Garnier, disponible sur la billetterie de l’Opéra de Paris
Philippe Gault
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A l’occasion de la publication de son premier album en solo, Louise Ayrton sera, ce lundi 26 octobre à 20h, l’invitée du Journal du classique.
Violon solo du Poème harmonique de l’ensemble Jupiter, co-fondatrice de l’ensemble Théodora, Louise Ayrton compte parmi les nouvelles grandes personnalités du monde baroque.
Elle s’exprime pour la première fois en solo, au disque, dans un superbe album sorti sous le label Château de Versailles Spectacles, mettant à l’honneur des compositeurs peu connus du début du XVIIe et du tournant du XVIIIe.
Louise Ayrton nous éclairera ce soir sur ces pièces qui constituent les premières, du répertoire germanique, à traiter le violon comme un instrument soliste. Un programme, riche de découvertes, qui nous plonge dans les racines de la musique baroque allemande dont Bach lui-même s’est nourri.
Laure Mézan
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Voici trois mots qu’on entend parfois lors de sessions de formation, et dont le sens ne s’impose pas immédiatement : « congruent », « heuristique » ou encore « métacognition ». Des termes souvent employés sans explication, qui méritent pourtant qu’on s’y arrête.
Prenons d’abord l’adjectif « congruent ». Attesté dès le XVIe siècle et issu du latin congruere, il renvoie à l’idée d’accord, d’adaptation, de concordance.
En pratique, est congruent ce qui est cohérent, ce qui va ensemble. Pour le psychologue Carl Rogers, la congruence désigne l’accord entre ce que l’on ressent, ce que l’on dit et ce que l’on fait. Le mot appartient à la même famille que l’expression « portion congrue », qui désigne ce qui convient à peine, ou ce qui est accordé au minimum.
Être congruent, c’est donc faire coïncider ses actes, ses paroles et ses ressentis. Un exemple simple permet de le comprendre : le mot « rouge » écrit en rouge est congruent ; écrit en vert, il devient incongruent, ce qui peut perturber la perception et provoquer davantage d’erreurs.
Autre terme souvent rencontré : « heuristique ». Malgré son « h » initial, il appartient à la même famille que le célèbre « Eurêka ! » grec, qui signifie « j’ai trouvé ».
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Tous deux dérivent du verbe grec heuriskein, « trouver ». Une heuristique est, concrètement, une méthode qui permet d’aboutir à une solution sans passer par une démonstration rigoureuse, en avançant par tâtonnements et à l’aide de règles simples.
Enfin, la « métacognition » est un mot de plus en plus présent dans le vocabulaire de la pédagogie.
Son apparente complexité recouvre en réalité une idée essentielle : comprendre sa propre manière de penser et interroger ce que l’on croit savoir. Le terme est formé du préfixe grec méta, qui signifie « au-delà » ou « au-dessus », et de « cognition », c’est-à-dire l’ensemble des processus mentaux liés à la connaissance.
La métacognition est ainsi un levier précieux pour mieux apprendre, en prenant conscience de ses propres mécanismes de compréhension.
Karine Dijoud
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La soprano américaine Judith Blegen est morte le 23 octobre à l’âge de 85 ans. Figure emblématique du Metropolitan Opera elle s’y produisit plus de vingt ans à partir de 1970.
Née en le 27 avril 1941 dans le comté de Fayette ( Kentucky) puis élevée avec sa sœur Barbara, future pianiste de concert, dans le Montana, Judith Blegen commença par apprendre le violon et fut même premier violon de l’orchestre de son école supérieure tout en étudiant le chant. C’est d’ailleurs accompagnée au piano par sa sœur qu’elle donna son premier récital à l’Université d’État du Montana en 1958.
Après des études supérieures au Curtis Institute of Music de Philadelphie, Judith Blegen s’envole pour Rome où elle étudie le chant auprès du chef d’orchestre Luigi Ricci. Et c’est à Nuremberg en 1965 qu’elle fait ses grands débuts de chanteuse lyrique dans le rôle d’Olympia, la poupée mécanique des Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach. Un rôle qu’elle reprit ensuite en janvier 1969 lors de ses débuts au Staatsoper de Vienne avant de revenir aux États-Unis
Mais c’est en 1970 que la carrière de Judith Blegen décolle véritablement après ses débuts dans le rôle de Papagena dans La Flûte enchantée de WA Mozart. Pendant 21 ans, jusqu’à son retrait de la scène, la soprano américaine se produira lors de 284 représentations sur la scène de l’institution new-yorkaise où elle interpréta une vingtaine de rôles différents, d’Adina dans L’Elisir d’Amore de Gaetano Donizetti, aux côtés de Luciano Pavarotti, à Sophie dans Der Rosenkavalier de Richard Strauss, qu’elle aura chanté 37 fois au Met.
C’est également au Met qu’elle rencontra Raymond Gniewek, premier violon de l’orchestre, qui devint son second mari. Le Met Opera qui salue dans un communiqué « Son charme (qui) ne se limitait pas aux personnages de scène, mais est également dans ses relations avec les autres, tant sur scène qu’en dehors ».
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En France, on a pu entendre Judith Blegen chanter dans Der Rosenkavalier au Palais Garnier en juin et en septembre 1977 dans une mise en scène de Rudolf Steinboeck. En 1982, après avoir donné un récital au cloître Saint-Sauveur, elle aurait dû chanter au festival d’Aix-en Provence dans La Flûte enchantée mais avait quitté la production suite à un désaccord avec le metteur en scène Achim Freyer.
Judith Blegen (1941-2026)
The death was announced today of the lovely American soprano Judith Blegen at the age of 85. Born in Kentucky she sang in Vienna, Germany, Italy, and Santa Fe before making her Metropolitan debut in 1970 in Mozart’s The Magic Flute. She sang over 200 performances of 19 different roles there over the next 21 years before her retirement.
— TonyWendice (@tonywendice1954) October 24, 2026
Judith Blegen prit sa retraite de la scène à l’âge de 50 ans après une dernière représentation au Met où elle interpréta le rôle de Marzelline dans Fidelio, l’unique opéra de Ludwig van Beethoven.
Philippe Gault
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Au crépuscule du règne de Louis XIV, un jeune chrétien maronite originaire d’Alep s’arrache à son Proche-Orient natal pour accompagner un explorateur français. Ce périple méditerranéen le conduira, après de nombreuses péripéties, jusqu’aux portes dorées du château de Versailles.
Ecoutez l’épisode des Grands dossiers de l’Histoire en intégralité :
Tout le monde a en tête l’image d’Aladin frottant sa lampe magique ou d’Ali Baba prononçant le célèbre « Sésame, ouvre-toi ». Pourtant, ces récits universels n’ont jamais appartenu aux manuscrits originaux des Mille et Une Nuits. Leur véritable source est le fruit d’une invention de mémoire soufflée à Paris en 1709 par un jeune voyageur venu d’Orient, Hanna Dyâb.
À cette époque, la France de Louis XIV se passionne pour les modes orientales. Lorsque l’érudit Antoine Galland se lance dans la traduction des Mille et Une Nuits, il épuise rapidement son matériel textuel. C’est alors qu’il fait la connaissance de Hanna Dyâb, un jeune chrétien maronite originaire d’Alep, arrivé en France aux côtés d’un antiquaire royal.
Au cours de leurs échanges, le jeune homme de vingt ans, nourri par sa culture et les souvenirs de ses pérégrinations à travers la Méditerranée, improvise et relate de mémoire des aventures fantastiques. Antoine Galland s’empare de ces récits oraux pour enrichir son œuvre, fixant à jamais des histoires comme Aladin et la lampe merveilleuse ou Ali Baba et les quarante voleurs.
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Tandis que l’orientaliste accède à la célébrité, Hanna Dyâb regagne sa Syrie natale pour y mener une vie discrète de marchand drapier. Il faudra attendre la fin du XXe siècle pour exhumer dans la bibliothèque du Vatican le manuscrit rédigé par Dyâb à l’âge de 75 ans, restituant enfin la paternité de ces chefs-d’œuvre à leur véritable inspirateur.
Plongez dans cet épisode pour en savoir plus sur ce périple hors du commun, depuis le carrefour cosmopolite d’Alep jusqu’aux fastes de la cour de Versailles.
Cet article est tiré de l’émission « Hanna Dyâb, un jeune syrien chez Louis XIV ». Ce résumé a été rédigé à l’aide de l’intelligence artificielle puis relu, édité et validé par un journaliste.
Ecoutez l’intégralité de l’émission des « Grands dossiers de l’histoire par Franck Ferrand » en podcast sur notre site ou application.
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La dégradation de la conjoncture et le manque de visibilité sur les perspectives économiques incitent les salariés français à la prudence : 70 % d’entre eux estiment désormais qu’il est trop risqué de quitter leur emploi. C’est ce que révèle une étude récente du HP Work Relationship Index. L’heure est désormais au « job hugging », une tendance venue des États-Unis qui consiste, en français, à s’accrocher à son poste.
Après les années de « Big Quit », ou de grande démission, place aux incertitudes. Ce jour-là, à l’APEC, le thème est pourtant la reconversion. Mais parmi les cadres présents, beaucoup ont déjà fait leur choix : plus question de partir.
C’est le cas d’Axelle, 55 ans, comptable à Paris : « À 55 ans, on réfléchit à ce qu’on va faire, puisqu’il ne reste plus que dix ans. Il faudrait accepter beaucoup de contraintes, une baisse de salaire… et puis, est-ce que je vais y arriver ? »
Un renoncement qui n’a rien d’évident. Arnaud, informaticien de 59 ans, a lui aussi renoncé à partir pour conserver son niveau de rémunération.
Comme lui, beaucoup serrent les dents en attendant. Avec une conséquence directe : quand personne ne part, les postes ne se libèrent pas.
Dans son cabinet de recrutement parisien, Albane Armand le constate chaque jour : les offres se font plus rares et, depuis la fin du Covid, les candidats ont changé.
« Par le passé, on avait des candidatures de personnes qui se concentraient sur l’intérêt du poste, qui nous parlaient beaucoup de sens, de logique de carrière. On abordait la rémunération à la fin et, globalement, tout se passait bien. Ça, c’est fini. »
Désormais, avant de quitter un poste jugé sûr, les candidats veulent tout vérifier.
Et ceux qui bougent malgré tout choisissent souvent une autre voie : l’entrepreneuriat. Sébastien Fromm, directeur d’un centre APEC à Paris, voit défiler des cadres chaque jour. Selon lui, le freelancing est l’une des grandes tendances des dix prochaines années.
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« On voit aussi que les entreprises anticipent un recours accru aux freelances. D’un côté, les recruteurs se disent qu’ils auront besoin d’une expertise pendant un temps limité ; de l’autre, certaines personnes se disent : “Cette expertise, je l’ai, et je vais la vendre avec davantage de valeur ajoutée en étant freelance qu’en étant salariée.” »
Selon une étude de Prism’emploi, le nombre de micro-entrepreneurs a doublé depuis 2008. Ils sont aujourd’hui 4 millions.
Timothé Marouzé
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Caroline Pigozzi, journaliste et grand reporter, est la vaticaniste française la plus connue et la plus reconnue. Dans son Dictionnaire amoureux, elle plonge le lecteur au cœur d’un Vatican aussi personnel qu’insolite et inédit.
Les liens privilégiés que Caroline Pigozzi a noués, notamment avec les papes Jean-Paul II et François, nourrissent son Dictionnaire amoureux de souvenirs aussi forts qu’émouvants. Elle nous conduit par ailleurs à la rencontre des hommes et des femmes incontournables et souvent méconnus qui font vivre le Saint-Siège, et nous fait découvrir lieux et monuments incontournables.
Chloé Juhel s’est entretenue avec Caroline Pigozzi.
Chloé Juhel : Caroline Pigozzi, bonjour.
Caroline Pigozzi : Bonjour.
Chloé Juhel : Vous êtes écrivain, vous êtes journaliste, grand reporter. Vous publiez le Dictionnaire amoureux du Vatican insolite, le fruit de 32 années de reportage, de voyage et de confidences. Comment vous avez réussi à percer ce cercle si codifié, secret et masculin ?
C. P. : Bon, d’abord, je connaissais bien Rome parce que j’ai été à l’école à Rome. On avait un père qui est devenu cardinal. Et puis, j’ai beaucoup respiré l’air des lieux parce que j’allais place Saint-Pierre. J’étais fascinée par la beauté de cette place. Et je me suis dit, un jour, j’entrerai là par la grande porte. C’est une ambition.
C. J. : Et donc, comment vous avez réussi à percer ce cercle fermé ?
C. P. : Bah, il y avait pas de femme à l’époque, donc, si vous voulez, il y avait pas tellement de concurrence. En même temps, c’était un objet bizarre, une femme. C’était un peu comme une girafe qui se promènerait dans la ville. Il faut aller là où les hommes ne vont pas, être très observatrice. Et il faut aussi beaucoup de temps, puisque vous insistez sur le temps de l’Église, qui n’est pas le temps des journalistes.
C. J. : Quel a été votre plus grand défi de patience pour obtenir un accès ou une confirmation ?
C. P. : Ah, ça a été d’entrer chez Jean-Paul II à l’époque. Ça a été très long. C’était assister à beaucoup de messes, observer d’abord qui étaient les personnages importants, où le pape posait son regard. C’est ça ce qui était essentiel. Quel garde suisse il regardait, quel cardinal… Et une fois que j’avais compris qui étaient les personnages stratégiques, d’approcher d’abord les personnages stratégiques pour finalement arriver au pape.
C. J. : Vous avez approché l’intimité de Jean-Paul II, Benoît XVI et François. Comment vous pourriez définir assez sommairement, si vous pouvez, leur style, leur rapport au pouvoir et à la solitude ?
C. P. : Le pape Jean-Paul II, il regardait les gens dans les yeux, et il avait ce regard incroyable. C’était comme les aigles, il voyait très loin. Le pape Benoît XVI, il était d’une gentillesse désarmante. Il était très calme, mais il était très timide, donc il fallait passer au-dessus et l’encourager à parler. En plus, il parlait très lentement, très doucement. Il disait toujours des choses particulièrement intelligentes. Mais une femme, c’était un peu le diable. Il avait vu deux femmes dans sa vie, c’était sa mère et sa sœur. Et donc, il était pas très à l’aise avec les femmes. Très gentil, mais pas très à l’aise.
C. J. : Vous évoquez aussi bien sûr les coulisses insolites, c’est dans l’intitulé de votre ouvrage, les détails matériels, les anecdotes. Pourquoi était-il crucial pour vous par exemple de parler du supermarché l’Annona, qui est un supermarché détaxé où les cardinaux font la queue ?
C. P. : Bah, pour montrer que ils vivent quand même un tout petit peu comme tout le monde. Ils font leur marché, ils font leurs courses, ils sont gourmands. Donc, il y a un département gâteaux qui est fantastique. Donc, c’est pour montrer que ils ont aussi les mêmes faiblesses que nous autres humains. La gourmandise, ça existe pour tout le monde.
C. J. : Caroline Pigozzi, merci. Je rappelle donc la sortie de ce Dictionnaire amoureux du Vatican insolite chez Plon.
Le Dictionnaire amoureux du Vatican Insolite par Caroline Pigozzi – Editions PLON
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