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  • Les musiciennes de l’ensemble The Banxhies explorent les liens entre Venise et Vienne au XVIIème siècle

    A l’occasion de la publication du premier album de l’ensemble The Banxhies, deux de ses membres, Roxana Rastegar et Yaoré Talibart seront, ce mercredi 21 octobre à 20h, les invitées du Journal du classique.

     

    C’est à une figure de la mythologie celtique considérée comme une messagère de l’autre monde, que les musiciennes de l’ensemble The Banxhies ont choisi de faire référence. Car la notion de voyage, d’échanges entre les cultures est au cœur de leur démarche comme en témoigne leur premier album sorti chez Alpha.

    Il met à l’honneur un compositeur, Antonio Caldara, d’origine vénitienne et ayant fait carrière à la cour de Vienne au XVIIe siècle, suscitant ainsi la rencontre entre traditions italiennes et germaniques.

    The BanXhies accompagne Mathilde Ortscheidt pour un concert baroque

    Roxana Rastegar et Yaoré Talibart, les deux violonistes de l’ensemble nous raconteront ce soir la conception de ce programme construit autour de la sonate en trio, l’ancêtre du quatuor à cordes.The Banxhies sera en concert le 10 décembre salle Cortot avec la mezzo-soprano Mathilde Ortscheidt.

     

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

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    Nigel Kennedy vend aux enchères un alto qu’il déteste !

    « Une action non autorisée » : Au Canada, l’Opéra de Calgary écarte le chanteur qui a brandi un drapeau palestinien à la fin de Tosca

    Benjamin Bernheim fera ses débuts en novembre au Carnegie Hall dans un programme 100% Berlioz

    La grande harpiste française Élisabeth Fontan-Binoche est morte à 100 ans

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  • « C’est une escroquerie pour la musique classique » : Jordi Savall fustige le système des plateformes actuelles

    Après plus de 60 ans de carrière, le chef d’orchestre et chef de chœur Jordi Savall se lance un nouveau défi : le lancement d’une plateforme d’écoute entièrement dédiée au classique et au jazz. Aevum (le temps éternel en latin) devrait être lancée d’ici début 2028. Invité ce mercredi de la matinale de Radio Classique, le gambiste de formation est venu en dévoiler les enjeux. 

     

    Qu’est-ce qui vous a décidé à investir le numérique ?

    JORDI SAVALL : Je suis moi-même éditeur. Je constate que depuis vingt ans, on vend moins de disques physiques, donc on gagne moins d’argent. Alors qu’on a beaucoup d’auditeurs sur les plateformes, nous sommes très mal payés.

    Sur les plateformes, le temps d’écoute moyen est de deux minutes. J’ai enregistré l’Héroïque de Beethoven, qui dure environ 60 minutes ; pour ces 60 minutes, on est payé 8 minutes, car chaque mouvement, même s’il dure 30 minutes, n’est rémunéré que sur 2 minutes. C’est une escroquerie pour la musique classique : ce système est pensé pour la musique pop, construit sur des temps courts et commerciaux, et la musique classique n’y a pas sa place.

    De plus, c’est un monde sans contact avec le public. Notre plateforme permettra à chaque label d’être en lien avec ses clients, de vendre des disques physiques, des abonnements, et d’acheter des disques complets avec leur livret.

    Jordi Savall : « J’étais fan d’Elvis jusqu’à ce que j’écoute le Requiem de Mozart »

    L’objectif est aussi d’attirer de nouveaux publics. Pensez-vous qu’on puisse passer de la pop à la musique classique ?

    J.S. : Bien sûr. Jeune, j’étais fan d’Elvis Presley, jusqu’au jour où j’ai entendu une répétition du Requiem de Mozart : j’y ai trouvé quelque chose qu’Elvis Presley ne me donnait pas. Si l’on écoute une belle interprétation d’une grande œuvre, même en étant fan de Rosalía, on peut être touché et comprendre qu’on y reçoit autre chose que dans la musique pop.

    C’est ce que vous diriez à un jeune qui n’écoute que des musiques actuelles ?

    J.S. : Je lui dirais : c’est bien de regarder vos films et vos BD, mais allez voir un jour un bon film, prenez un bon livre entre vos mains, et vous découvrirez un plaisir encore plus grand que celui que vous connaissez.

    Jordi Savall sur l’IA : « Une machine ne pourra jamais remplacer l’être humain. »

    Jordi Savall, l’intelligence artificielle vous effraie-t-elle ?

    J.S. : Non, je l’utilise. Elle nous sert à beaucoup de choses : je peux traduire instantanément du catalan au français ou à l’anglais, chercher des informations. Mais elle ne remplacera jamais l’homme dans les œuvres d’art, car toute œuvre musicale repose sur la qualité de l’émotion humaine. Une œuvre sans émotion humaine n’existe pas. Une machine ne pourra jamais remplacer l’être humain.

    Et notamment lorsque vous jouez de la viole de gambe ?

    J.S. : La musique se crée à chaque instant, chaque jour, par un interprète qui la joue. C’est sa grande force. C’est pour cela que notre plateforme s’appelle AVEUM, ce qui signifie « ce qui commence mais n’a pas de fin », comme la musique. Une œuvre qui vient d’être créée, si elle est merveilleuse, sera écoutée pendant des années et ne mourra jamais. AVEUM, c’est le temps des anges : des êtres créés dont la vie n’a pas de fin. La musique est ce qui s’en approche le plus.

    Vous ne croyez donc pas un instant à la musique créée par l’intelligence artificielle ?

    J.S. : Non, c’est une décoration, cela peut être amusant, mais cela ne donne aucune émotion, n’apporte rien à l’esprit. Il y a des musiques d’ambiance dans les métros, les aéroports, les restaurants, qui n’apportent rien, et il y en aura toujours. Mais la musique qui vous nourrit, qui apporte joie, tristesse, tout ce qui est essentiel à un être vivant, ne pourra jamais être remplacée par l’intelligence artificielle. Jamais.

     

     

    Vous avez reçu au printemps dernier le prix Ernst von Siemens pour l’ensemble de votre œuvre. Que retenez-vous de votre parcours ?

    J.S. : Ce que je retiens, et que je veux transmettre aux jeunes, c’est qu’il faut croire en l’utopie : sans elle, il n’y a pas de créativité. L’utopie, c’est chercher à mieux faire les choses, à approfondir l’histoire et l’être humain. Mon parcours, c’est avoir cherché à faire comprendre que la musique n’existe que si des êtres humains la jouent.

    « Qui s’occupe des mille ans d’histoire de la musique, la chose la plus belle que l’Europe ait produite ? »

    On préserve nos églises, nos monuments historiques, nos œuvres d’art dans les musées, mais pas la musique. Elle est abandonnée, car le soutien va surtout aux grands orchestres symphoniques, qui jouent partout les mêmes œuvres sur les mêmes instruments parfaits, et aux grands opéras.

    Mais qui s’occupe des mille ans d’histoire de la musique, la chose la plus belle que l’Europe ait produite — depuis Josquin, Palestrina, Rameau, Mozart, Beethoven, les troubadours, les chants polyphoniques ? Tout cela repose sur des initiatives privées, sans soutien suffisant. Mille ans d’histoire musicale sont oubliés par les institutions alors qu’ils devraient être protégés.

    Sur cette mémoire, y a-t-il une relève ? Rencontrez-vous de jeunes musiciens et chercheurs qui travaillent sur ce répertoire ?

    J.S. : Mon orchestre compte 50 % de jeunes. Je fais chaque année de nombreuses auditions à travers l’Europe et le monde, et le niveau des jeunes qui pratiquent la musique ancienne est incroyablement élevé. La relève est assurée. Mais il faut du soutien : aucun orchestre de musique ancienne n’a un financement stable comme un orchestre symphonique.

    On joue Brahms, Bruckner, Schubert avec des budgets qui représentent un centième de ceux des grands orchestres. L’an dernier, j’ai fait une tournée sur les cinq continents avec la Missa Solemnis, la Neuvième Symphonie et l’opéra Fidelio, pour le bicentenaire de la mort de Beethoven. J’ai eu un déficit de 800 000 euros, car voyages, hôtels et pensions ne sont payés par personne ; j’ai dû trouver des mécènes. Un orchestre symphonique peut se permettre cela car il dispose de ressources, pas nous.

    Votre orchestre, Le Concert des Nations, se produit ce vendredi à la Philharmonie de Paris avec Un requiem allemand de Brahms — une œuvre peut-être moins évidente que Beethoven, me disiez-vous hors antenne. En quoi l’est-elle moins ?

    J.S. : C’est une musique moins populaire, bien qu’elle soit le plus grand chef-d’œuvre vocal orchestral de son époque — moins populaire, par exemple, que la Neuvième de Beethoven. Mais c’est une œuvre fabuleuse, complétée par le Chant du Destin ; ce sont deux œuvres majeures, peut-être les plus extraordinaires composées au XIXe siècle.

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    Nous les présentons avec les sonorités d’origine : c’est notre démarche. Nous jouons les mêmes instruments à vent qu’à l’époque, des cordes en boyau, des instruments d’époque, ce qui change complètement les articulations, les dynamiques, les phrasés. Le chœur est composé en majorité de jeunes chanteurs de 30 à 35 ans, chacun capable de chanter en soliste, pour un son plein, riche, flexible et coloré.

    On parlait du public sur les plateformes de streaming. Le public des salles de concert change-t-il aussi ?

    J.S. : Oui. Le public de la Philharmonie est très différent de celui des salles classiques comme la salle Gaveau. Je l’ai constaté simplement : souvent, lors d’un mouvement de symphonie très apprécié, les gens applaudissent, signe qu’ils ne sont pas tous initiés au langage de la musique classique — comme à l’époque de Beethoven, où l’on applaudissait sans problème.

    On sait historiquement que lors de la création de la Septième Symphonie, le public a applaudi si fort que le deuxième mouvement a dû être rejoué. Aujourd’hui, applaudir entre les mouvements est mal vu, mais à l’époque de Beethoven ou Mozart, c’était naturel.

     

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  • L’Académie de l’Opéra de Paris lance une résidence pour jeunes choristes : cours de chant et coaching en réseaux sociaux

    L’Académie de l’Opéra de Paris (OnP) a annoncé la création d’une résidence d’un an pour de jeunes choristes à partir de la saison 2027/2028. L’objectif est de faire découvrir à une nouvelle génération de chanteurs la culture, l’identité artistique et le savoir-faire des chœurs de l’OnP en leur permettant de bénéficier d’une formation professionnelle de haut niveau.

    Dans le cadre de cette ouverture d’un volet de formation d’artistes des chœurs à l’Académie, l’OnP souhaite contribuer à l’insertion professionnelle des jeunes choristes notamment à leur sortie du Conservatoire et, à terme, à renforcer les effectifs des chœurs de l’institution. Une initiative qui s’inscrit pleinement dans la stratégie de l’Opéra national de Paris en faveur de la voix et de la transmission des métiers du chant lyrique en accompagnant la nouvelle génération de chanteuses et de chanteurs.

    Les artistes admis en résidence seront mis en situation professionnelle dans les chœurs de l’Opéra national de Paris. Ce parcours sera complété par des formations spécifiques : séances de travail individuel sur le répertoire, technique vocale etc. Ils pourront également participer, en surnombre, à environ quatre productions de l’Opéra national de Paris chaque saison ainsi qu’à la programmation artistique de l’Académie à l’Amphithéâtre Olivier Messiaen de l’Opéra Bastille ou hors-les-murs.

    Une rémunération mensuelle d’un montant brut de 2300 euros

    La procédure de candidature en ligne a été ouverte le 19 octobre (jusqu’au 31 décembre). Pour postuler, les candidat(e)s doivent être du niveau équivalent à la licence et/ou disposer d’une lettre de recommandation d’une personnalité musicale, ne pas être salarié dans un chœur professionnel et être disponible à plein temps sur la période du contrat.

    Les candidats présélectionnés seront avertis à partir du 11 janvier prochain et participeront à des auditions à l’Opéra Bastille les 5 et 6 février 2027.

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    Les artistes en résidence seront engagés en contrat de professionnalisation et percevront une rémunération d’un montant brut mensuel de 2300 €, du 23 août 2027 à juillet 2028 inclus (plein temps). Contrat compatible avec le statut d’intermittent du spectacle. Leur rémunération sera évidemment assortie d’obligations de services à l’Opéra.

    Dans le cadre de cette formation, les résidents seront mis en situation professionnelle: participation, en surplus dans les chœurs de l’Opéra, à certaines productions de la scène principale et aux projets de la programmation de l’Académie. Parallèlement, ils suivront des cours, notamment de coaching vocal, coaching en réseaux sociaux, de langues étrangères, de technique Alexander (travail sur le comportement postural), de sophrologie, coiffure-maquillage…

    Philippe Gault

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  • Nos messages privés sont-ils vraiment privés ? Ce que la technologie révèle

    Au-delà de l’aspect politique, l’affaire Mediapart-Bardella a révélé une question technique sous-jacente. Nos messages privés sur Messenger, WhatsApp ou d’autres applications sont-ils réellement privés ? 

     

    Mediapart a publié des captures d’écran de conversations datant de 2013, provenant de la messagerie Facebook Messenger et attribuées à Jordan Bardella. Le journal affirme les avoir authentifiées grâce à une extraction de données de Meta, la maison mère de Facebook, certifiée par un huissier, à partir de sources issues de l’entourage de l’intéressé. Le président du RN conteste formellement être l’auteur de ces messages. Voilà qui soulève des questions techniques qui nous concernent tous.

    Les plateformes peuvent-elles accéder à nos messages ?

    Cela dépend entièrement de la messagerie utilisée et de la période concernée. Le concept-clé s’appelle « le chiffrement de bout en bout« . Lorsqu’une messagerie en est dotée, le message est chiffré sur le téléphone de l’expéditeur et ne peut être déchiffré que sur celui du destinataire. Même l’entreprise qui le fait transiter ne peut pas le lire : elle ne fait que l’acheminer, sans pouvoir en connaître le contenu. C’est aujourd’hui le cas de messageries comme WhatsApp ou Signal.

    Pour ces applications, l’entreprise ne peut donc pas, en principe, livrer le contenu des conversations puisqu’elle n’y a pas accès et ne les détient pas sous une forme déchiffrée.

    Toutes les messageries ne fonctionnent pas de la même manière, et ce fonctionnement a pu évoluer avec le temps. Messenger, par exemple, n’a généralisé le chiffrement de bout en bout qu’en décembre 2023. Autrement dit, les messages de 2013 évoqués dans cette affaire n’étaient pas protégés : ils étaient stockés sur les serveurs de Meta sous une forme lisible et techniquement accessible.

    Est-ce que nos vieux messages peuvent nous rattraper ?

    Oui. Même sans que Meta ou une autre entreprise livre spontanément nos conversations, il existe un mécanisme parfaitement légal : toute personne a le droit de demander à une plateforme une copie intégrale de ses propres données. Ce droit est garanti par l’Union européenne à travers le règlement sur la protection des données. Si quelqu’un ayant participé à une conversation en demande l’extraction, il obtient légalement l’ensemble des échanges, qu’il peut ensuite transmettre à qui il veut, par exemple à un journaliste.

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    Il faut donc distinguer le présent du passé. Aujourd’hui, en choisissant une messagerie chiffrée de bout en bout, on se protège de l’accès de l’entreprise elle-même, ce qui constitue un véritable progrès pour les libertés publiques et la protection de la vie privée. Mais cela ne protège ni contre les captures d’écran, qui peuvent toujours être réalisées, ni contre ce qui a été écrit par le passé sur des plateformes qui n’étaient pas chiffrées.

    Globalement, le passé numérique reste exposé. Nous vivons dans un monde où l’écrit numérique doit être considéré comme quasiment éternel et potentiellement public. Ce principe vaut pour un responsable politique comme pour un cadre d’entreprise ou un adolescent. La vieille sagesse selon laquelle « les écrits restent » conserve, à l’ère du numérique, toute sa force.

    Nicolas Bouzou

     

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  • Rommel, proche d’Hitler, éliminé par les siens : les conditions de sa mort ont été camouflées par la propagande nazie

    Célébré pour ses exploits en Afrique et érigé en icône par le régime, le maréchal Erwin Rommel figurait parmi les plus proches d’Adolf Hitler. Pourtant, c’est bien par la main de ses propres supérieurs qu’il a trouvé la mort, poussé au suicide pour une implication dans un complot qu’il n’avait pas initié.

    Ecoutez l’épisode des Grands dossiers de l’Histoire en intégralité :

     

    À l’été 1944, alors que le Troisième Reich s’effondre sur tous les fronts, le régime nazi fait face à une crise politique majeure en son sein. Après l’échec de l’attentat du 20 juillet contre Adolf Hitler, la machine répressive se met en branle.

    Torturés par la Gestapo, les conjurés lâchent un nom lourd de sens : celui du maréchal Erwin Rommel, le célèbre « Renard du désert ». S’il n’a pas trempé directement dans le complot, il savait et n’a rien dit.

    Une mise en scène macabre imaginée par le régime nazi

    Pour Berlin, l’affaire est explosive. Admettre que le héros adulé de la Wehrmacht tournait le dos au Führer risquerait de détruire ce qu’il reste du moral allemand. La machine de propagande orchestre alors une mise en scène macabre.

    Le 14 octobre 1944, deux généraux se présentent chez Rommel, en convalescence chez lui après avoir été blessé. L’ultimatum est sans appel : avaler du cyanure pour sauver sa famille et obtenir des funérailles nationales, ou subir la honte d’un simulacre de procès politique.

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    Il choisit le poison. Quelques minutes plus tard, le verdict tombe pour le public : le maréchal a succombé à une « embolie » consécutive à ses blessures de guerre. Une mascarade cynique s’achève par des obsèques officielles grandioses, achevant de manipuler la vérité pour servir les intérêts de la dictature.

    Plongez dans cet épisode pour en savoir plus sur les derniers mois tourmentés du front de l’Ouest et les coulisses de la chute du IIIe Reich.

    L’histoire de Rommel a inspiré Hollywood : Le Renard du désert, d’Henry Hathaway, est sorti en 1951, avec James Mason dans le rôle-titre. 

     

    Cet article est tiré de l’émission « La mort de Rommel, proche d’Hitler, empoisonné par les siens ». Ce résumé a été rédigé à l’aide de l’intelligence artificielle puis relu, édité et validé par un journaliste.

    Ecoutez l’intégralité de l’émission des « Grands dossiers de l’histoire par Franck Ferrand » en podcast sur notre site ou application.

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  • Aurélien Pontier rend hommage à Howard Shore, l’une des plus grandes figures de la musique de film

    A l’occasion de la publication de son album en hommage à Howard Shore, Aurélien Pontier sera, ce mardi 20 octobre à 20h, l’invité du Journal du classique.

     

    C’est l’une des figures majeures de la musique de film, l’un des compositeurs les plus novateurs dans ce genre, auquel Martin Scorsese, David Cronenberg, Tim Burton et tant d’autres grands réalisateurs font régulièrement appel. Howard Shore vient de fêter ses 80 ans.

    Le pianiste et cinéphile Aurélien Pontier lui rend hommage dans un superbe album sorti chez Warner, réunissant quelques-uns de ses grands thèmes arrangés pour le piano par Dimitri Soudoplatoff.

     

    Aurélien Pontier décrypte la musique d’Howard Shore pour le cinéma

    Aurélien Pontier nous éclairera ce soir sur le langage de ce compositeur et sa faculté à s’adapter à des univers cinématographiques très différents voire à les transcender. « Il arrive souvent que je ne comprenne pas complètement mes propres films tant que je n’ai pas entendu la musique de Howard. » confie même David Cronenberg.

    Laure Mézan

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  • Amin Maalouf : « On ne pourra pas arrêter l’intelligence artificielle, mais ce n’est pas joué d’avance »

    Amin Maalouf, secrétaire perpétuel de l’Académie française et écrivain, publie Le Siècle de notre métamorphose aux éditions Grasset, un essai sur la révolution de l’intelligence artificielle, dans lequel il interroge l’avenir de notre civilisation selon que l’on réussit ou non à appréhender ce moment clef de notre histoire. Il en a parlé ce mardi au micro de Marc Bourreau dans la matinale de Radio Classique.

     

    Si le titre affiche le mot « métamorphose » c’est qu’Amin Maalouf a bien compris une chose, et c’est tout le sujet qu’il décide d’explorer dans son nouvel essai : l’IA est en train de bousculer notre civilisation sans commune mesure, c’est pourquoi elle doit concerner chacun d’entre nous, au-delà des seuls spécialistes. « On l’a comparé à la révolution industrielle, à la révolution Gutenberg, mais ça va beaucoup plus loin », observe-t-il. Un phénomène inédit qui s’immisce jusque dans la guerre, les médias ou l’édition, et qu’il s’agirait de comprendre pour espérer l’encadrer. Lucide, l’académicien refuse la résignation face à ce défi à double tranchant : « Il faut accepter qu’on ne pourra jamais l’arrêter, mais essayer de le diriger, de faire en sorte que l’intelligence artificielle ne produise pas un désastre pour l’espèce humaine, mais un progrès. Ce n’est pas joué d’avance. »

    La course contre la montre pour rester maître de notre destin est alors lancée : « Tout va extrêmement vite. Imaginez, la révolution des grands modèles de langage, ChatGPT et compagnie, a moins de 4 ans, et ça a déjà changé tellement de choses », constate Amin Maalouf. Toutefois, l’intellectuel écarte le fantasme dystopique qui opposerait l’homme à la machine : « Le vrai danger, c’est de voir des puissances ou même des groupes de fanatiques utiliser les moyens gigantesques qu’offre l’intelligence artificielle dans leurs entreprises, comme pour la fabrication d’armes bactériologiques extrêmement meurtrières. » souligne-t-il.

    Amin Maalouf : « On ne désinventera pas ce qui a été inventé. Il faut maintenant essayer de peser sur l’évolution de l’IA »

    Aujourd’hui, ce sont principalement les États-Unis et la Chine qui sont aux commandes de cette révolution, et Amin Maalouf veille à ce que l’Europe ne perde pas pied sur ce qui se joue : « L’Europe joue un rôle dans la régulation, et c’est essentiel. Mais il faut qu’elle soit très présente dans ce domaine pour qu’elle puisse véritablement peser. Si elle abandonne la partie, si elle laisse l’intelligence artificielle se faire uniquement aux États-Unis et en Chine, elle ne pourra plus effectuer de régulation et nous serons plus qu’aujourd’hui encore, dans un monde qui est une jungle » s’inquiète-t-il.

    Pour autant, il ne désespère pas : « Il y a suffisamment de défis actuellement en Europe pour justifier un sursaut. Je crois que personne d’autre dans le monde ne peut jouer ce rôle de pilotage de l’évolution et de pilotage, notamment, de l’intelligence artificielle. »

    Pour Amin Maalouf, c’est à l’homme d’arrêter un mode d’emploi éthique de l’IA

    Lorsque Marc Bourreau oriente l’échange sur les problématiques que pose l’intelligence artificielle dans le monde littéraire, Amin Maalouf reste philosophe : « C’est un problème qui va se poser, qui continuera à se poser. Nous n’avons pas de solution miracle. Il n’y aura jamais de règle magique pour décider ce qui doit être publié ou pas. Peut-être qu’il faudra simplement obliger ceux qui utilisent l’intelligence artificielle pour écrire, à le mettre sur le livre à l’aide d’un label. Ce n’est pas gênant, et je pense que c’est plus honnête » propose-t-il.

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    Un débat qui l’inquiète autant qu’il le passionne, aussi Amin Maalouf, l’esprit vaillant et pragmatique, maintient : « Dans un monde qui est en train de se transformer profondément, il faut se dire : il y a une chance de voir le monde se métamorphoser. Essayons de piloter cette métamorphose. Ça paraît ambitieux, mais c’est indispensable. »

    Pauline Adad

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  • Nigel Kennedy vend aux enchères un alto qu’il déteste !

    Le célèbre violoniste anglais a confié à une grande maison de vente aux enchères spécialisée un alto qu’il semble exécrer. C’est ce qu’il explique avec humour dans une lettre qui sera remise à l’acquéreur de l’instrument mis en vente en ligne.

    « Au cours d’une récente promenade à la campagne, le fait de marcher dans une bouse de vache m’a rappelé à quel point mon alto allait me manquer (…) Cet instrument possède également la capacité de ruiner n’importe quelle séance de musique de chambre. Après quoi, aller dans un pub devient une perspective beaucoup plus attrayante ». C’est ainsi que Nigel Kennedy justifie la mise en vente de son alto.

    ©️Amati.com

    Dans cette lettre autographe qui accompagne l’instrument en question, le fantasque violoniste anglais ajoute, en nota bene, toujours sur un ton humoristique : « Malheureusement, son interprétation des sonates pour alto seul de Hindemith et de Reger au stade de Wembley a été annulée à la demande du public ».

    Sachant qu’il n’a jamais été prévu de concert consacré à ces deux grands compositeurs allemands dans le grand stade de football londonien. 

    L’alto de Nigel Kennedy estimé entre 3.000 et 5.000 livres sterling

    L’instrument en question, mis en vente en ligne par la maison Amati spécialisée dans la vente d’instruments haut de gamme jusqu’au 28 octobre, est un alto étiqueté Joannes Baptista Guadagnini 1777, du nom du grand luthier italien, mais qui n’est qu’une imitation fabriquée au XXe siècle.

    D’où son estimation relativement modeste, entre 3.000 et 5.000 livres sterling (de 3.600 à 6.000 euros).

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    Mais des enchères qui pourraient monter beaucoup plus haut par le simple fait que cet alto a appartenu à l’un des violonistes actuels les plus connus et que son acquéreur pourra également récupérer la succulente lettre manuscrite signée par Nigel Kennedy.

    ©️Amati.com

     

    Cité par le site Slippedisc, le commissaire-priseur en charge de cette transaction au sein de la grande maison de vente aux enchères londonienne a déclaré : « Je pense qu’il est juste de dire que Nigel Kennedy n’est pas le plus grand fan de cet alto, mais au moins il a un certain ressenti à son égard. C’est bien mieux que la simple indifférence ».

    Philippe Gault

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  • Pourquoi appelle-t-on si souvent les chiens Médor ? Une histoire qui remonte à la Monarchie de Juillet

    Pourquoi tant de chiens s’appellent-ils Médor, et tant de chats Félix ? Ces deux noms, passés dans l’usage courant, ont une histoire bien précise, à la fois populaire, culturelle et historique.

    Commençons par Médor. L’origine du nom remonterait aux Trois Glorieuses, à Paris, en juillet 1830. À cette occasion, de nombreux insurgés furent tués puis enterrés dans une fosse commune près du palais du Louvre. Apparaît alors un héros particulier : un chien nommé Médor.

    Selon la légende, l’animal serait resté couché à l’endroit où son maître avait été enterré, près de la colonnade du Louvre. Il aurait préféré se laisser mourir plutôt que d’accepter la nourriture des Parisiens qui tentaient de lui venir en aide. Cette fidélité exemplaire a profondément marqué les esprits. Le chien est devenu un mythe, au point que des milliers d’animaux furent ensuite baptisés Médor.

    Félix le chat, le héros d’un dessin animé créé en 1919

    Et pourquoi les chats s’appellent-ils si souvent Félix ? Plusieurs pistes existent. En latin, l’adjectif felix signifie « heureux » ou « chanceux ». Et cela ressemble à felis, qui signifie le chat, et qu’on retrouve dans le terme félidé.

     

    Mais l’explication la plus convaincante est américaine. Félix le Chat est un personnage de dessin animé créé en 1919. Il est devenu une star internationale du cinéma muet, marquant les esprits grâce à son tempérament espiègle et à son intelligence. Dans les années 1920, de nombreux foyers français commencent alors à appeler leur chat Félix, par affection pour ce personnage devenu célèbre.

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    Dans la pratique, pourtant, les chats finissent souvent par s’appeler Minou ou Minette. Et l’on se souvient aussi de Pomponnette, la chatte du film La Femme du boulanger de Marcel Pagnol.

    Karine Dijoud

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  • Grâce à son réseau de 430 points de vente, l’ETI King Jouet va contribuer à mettre des cadeaux sous les sapin de Noël partout en France

    KPMG vous invite à écouter l’interview de Coralie Gueydon, Directrice générale adjointe de King Jouet, belle ETI basée à Voiron (Isère).

    Née en 1875 comme magasin de quincaillerie et de jouets, l’ETI King Jouet est aujourd’hui leader français de la vente physique de jouets, avec 430 points de vente en France et en Europe.
    Une entreprise qui s’adresse désormais aussi aux adultes, marché en plein essor avec les jeux Lego et les mangas.
    Coralie Gueydon est également en charge de la RSE au sein du groupe, car le jouet a un impact environnemental réel.
    L’ETI expérimente une offre de jouets d’occasion dans une trentaine de magasins et a développé un indicateur d’éco-conception pour aider ses clients à choisir des jouets plus durables.

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