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  • Bertrand Chamayou nous plonge dans l’univers intime des romances sans paroles de Mendelssohn

    A l’occasion de la publication de son intégrale des Romances sans paroles de Mendelssohn, Bertrand Chamayou sera, ce vendredi 16 octobre à 20h, l’invité du Journal du classique.

    Après une intégrale des Années de pèlerinage de Liszt et une intégrale de l’œuvre pour piano de Ravel, Bertrand Chamayou s’est plongé dans un autre vaste cycle, celui des Romances sans paroles de Mendelssohn.

    Il nous offre ainsi aujourd’hui sa lecture au disque, chez Erato, de ces 48 miniatures qui ont jalonné toute la vie créatrice du compositeur.

    Bertrand Chamayou interprète Mendelssohn lors de deux récitals à venir

    Bertrand Chamayou nous racontera ce soir sa perception de ces pièces souvent gorgées de nostalgie, rarement démonstratives mais chargées d’une touchante pudeur.

    Il jouera certaines de ces Romances sans paroles dans le cadre de ses prochains récitals, le 19 octobre à Châteauroux et le 22 novembre à Lyon.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

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  • La grande harpiste française Élisabeth Fontan-Binoche est morte à 100 ans

    Considérée comme une des meilleures harpistes du vingtième siècle, Élisabeth Fontan-Binoche est morte le 9 octobre à La Colle-sur-Loup, dans les Alpes-Maritimes, où elle résidait, à l’âge de 100 ans. Enseignante réputée, elle a formé quelques-unes des plus grandes harpistes actuelles. Elle était la tante de l’actrice Juliette Binoche.

    Avec Lily Laskine (1893-1988), Henriette Renié (1875-1956) et Marielle Nordmann (1941- ), Élisabeth Fontan-Binoche compte parmi les figures historiques de la harpe française.

    Née Élisabeth Binoche le 26 mai 1926 dans le XVIe arrondissement de Paris, elle commença à étudier le piano très jeune puis la harpe à 6 ans avant d’entrer au Conservatoire de Paris. Elle fut l’une des dernières élèves du compositeur et harpiste Marcel Tournier à qui elle a consacré un album réédité en 2020 chez Egan Records.

    Arrivée 4è lors de la première édition du grand concours de harpe à Tel-Aviv en 1959, Élisabeth Fontan-Binoche mena à travers le monde une carrière de soliste mais également de concertiste en tant que harpiste principale de l’Orchestre Philharmonique de Nice.

    Selon un blog consacré à la famille Binoche, elle s’est produite sur scène jusqu’en 2019. Sa dernière apparition en récital a eu lieu à Mexico. Elle avait 90 ans.

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    Parallèlement à sa carrière de musicienne professionnelle, Élisabeth Fontan-Binoche a toujours enseigné l’art de son instrument. Pédagogue recherchée, elle enseigna successivement aux Conservatoires de Boulogne-Billancourt, de Lyon, de Nice puis d’Antibes à la fin de sa carrière.

    La musicienne a également donné des master-classes dans le monde entier, notamment en Italie, au Japon et aux Etats-Unis. L’une de ces séances de travail, en 2017, est visible sur la plateforme medici.tv.

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    Durant les longues années qu’elle a consacrées à l’enseignement, Élisabeth Fontan-Binoche a formé de nombreux jeunes harpistes dont certains des meilleurs spécialistes actuels.

    Parmi ces élèves réputées : Marie-Pierre Langlamet, premier prix du concours international de harpe en Israël en 1992 et harpiste solo de l’orchestre philharmonique de Berlin ou encore Isabelle Perrin qui fut harpiste principale-adjointe de l’Orchestre national de France pendant près de vingt-cinq ans.

    Les obsèques religieuses d’Élisabeth Fontan-Binoche ont eu lieu le mercredi 14 octobre en l’église Saint-Jacques-le-Majeur, à La Colle-sur-Loup et elle a été inhumée ce vendredi dans l’intimité familiale au cimetière de La Celle-Saint-Cloud, dans les Yvelines.

    Philippe Gault

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  • Antoine Arnault : « Aucune IA n’aurait imaginé utiliser Gorbatchev ou Keith Richards pour une campagne Vuitton »

    Les Journées particulières LVMH s’ouvrent ce vendredi et durent jusqu’à dimanche. C’est l’occasion pour le grand public de découvrir le travail minutieux des artisans et des équipes qui œuvrent dans les maisons du groupe. Antoine Arnault, Image & Environnement LVMH, fondateur des Journées Particulières, était l’invité ce vendredi de la matinale de Radio Classique (qui appartient au Groupe Les Echos-Le Parisien, pôle média de LVMH) pour en parler. 

     

    David Abiker : Quel est le principe de ces Journées Particulières ?

    ANTOINE ARNAULT : Le principe est simple. Nos ateliers, nos lieux historiques, nos lieux patrimoniaux, nos châteaux, nos chais, qui habituellement sont fermés au public, sont, le temps d’un week-end, ouverts gratuitement sur réservation. Pendant trois jours, ces lieux seront ouverts et vous pourrez découvrir les secrets des artisans. Vous pourrez, dans certains cas, interagir avec eux, avoir des conversations, discuter. Il y a aussi d’autres lieux où il y a des master class.

    C’est tout un panel d’événements et de propositions que le groupe LVMH offre au public pendant trois jours. C’est la 6e édition. Les cinq premières ont été de grands succès et, cette fois-ci, nous avons eu plus d’un million de demandes en ligne. Donc on est évidemment complet, mais, vous pouvez venir et, pendant une demi-heure, une heure, deux heures, attendre que les portes soient ouvertes puisque la moitié des places sont disponibles également tous les jours.

    Le principe rappelle les Journées du Patrimoine, et ce patrimoine, ce n’est pas le luxe, c’est ce qui se cache derrière le luxe.

    A.A. : Oui, c’est vrai que nous, bizarrement, nous n’aimons pas tellement le mot « luxe », même si souvent il est associé au groupe LVMH. On préfère le mot d’artisanat, de haute qualité, de savoir-faire. Et vous avez raison, le luxe, c’est souvent un petit peu caricaturé.

    Antoine Arnault : « présenter la minutie avec laquelle les artisans façonnent leur produits »

    C’est souvent le produit fini qui peut être aussi associé au show-off ou à des choses qui ne sont pas forcément la réalité. Nous préférons présenter ce qui se cache derrière, c’est-à-dire le temps, le temps long, la minutie avec laquelle les artisans façonnent des produits magnifiques, la créativité de nos équipes et de nos créateurs.

    D’où la thématique de cette année, qui est celle-ci : « Les Racines du rêve ». C’est-à-dire qu’il y a effectivement les podiums, les publicités, les égéries, cela fait partie du rêve, mais « Les Racines du rêve », c’est autre chose, ce sont des gens qui travaillent.

    A.A. : Pour la petite histoire, cette année, ce sont nos artisans eux-mêmes qui ont insisté pour avancer les Journées Particulières qui devaient être en 2027. On avait eu une petite pause avec les Jeux olympiques de 2024 qui ont été un gros événement pour le partenaire premium que nous étions, et ce sont eux qui ont, à travers différentes conversations qu’ils ont eues avec leur management, demandé d’aller soumettre au comité exécutif la possibilité de les avancer. Ils avaient envie de cet événement et de représenter leur art au plus grand nombre.

    Vous comprenez ce besoin de reconnaissance des métiers d’excellence, des gens qui travaillent avec leurs mains et avec leur tête et avec leur créativité. C’est vrai qu’on sort d’une période de dix ans où il n’y en avait que pour les start-up et le numérique. Mais là, il y a quelque chose qui se passe.

    A.A. : Oui, vous avez raison, et je le comprends d’autant plus que, de temps en temps, quand on parle avec des jeunes, ce sont des métiers qui ne sont pas suffisamment valorisés.

    On peut avoir parfois d’ailleurs des problèmes pour recruter ces jeunes, très paradoxalement, alors que nous avons des métiers magnifiques qui proposent un avenir très stable, ce sont des métiers non précaires, qui sont relativement bien payés dans notre groupe. Et malheureusement, ces jeunes sont souvent plus intéressés par les métiers de l’influence ou des métiers qui leur paraissent plus simples et mieux payés, mais c’est faux.

    L’atelier historique de Louis Vuitton à Asnières-sur-Seine est désormais l’atelier de commandes spéciales

    Nos métiers, qui sont nombreux, passionnants et très enrichissants, leur sont ouverts et les Journées Particulières sont une occasion pour eux de venir les découvrir, mais nous avons d’autres événements, notamment un événement qui s’appelle « You and ME », qui est géré par la direction des ressources humaines du groupe.

    Si on veut réussir son week-end Journées Particulières, qu’est-ce que vous nous conseillez ? Vous êtes le guide.

    A.A. : Je commencerais un tout petit peu en dehors de Paris pour simplifier les choses. Vous allez à Asnières-sur-Seine et vous découvrez l’atelier de commandes spéciales de Louis Vuitton, un lieu extraordinaire, là où tout a commencé pour Louis Vuitton, c’était son premier atelier. Et vous verrez comment on confectionne une malle, du début à la fin, ou les commandes spéciales pour des clients eux aussi parfois extrêmement créatifs. C’était d’ailleurs leur maison de famille.

    Ensuite, vous allez dans le VIIIe, rue Marbeuf, les ateliers Berluti, l’atelier sur mesure, assez exceptionnel. Les odeurs, les discussions que vous allez avoir avec les bottiers qui vous parleront des souliers sur mesure de Marcello Mastroianni.

    La Galerie Dior retrace l’histoire de la maison de haute couture

    Avenue Montaigne, à l’angle de la rue François-Ier, vous avez les ateliers Dior, où vous rencontrez les petites mains, vous rencontrez les artisans de l’atelier sur mesure. Vous pouvez aussi passer faire un tour à la Galerie Dior qui retrace l’histoire de cette merveilleuse maison et de sa haute couture.

    Quand vous parlez des petites mains, évidemment, c’est le vocabulaire du métier de la haute couture. Vous avez de la difficulté à recruter dans ce domaine-là parce que, derrière, il y a des brodeuses, il y a les premières d’atelier, il y a tout ça. Comment on les débusque ? 

    A.A. : Il faut se battre, mais je crois qu’on fait notre part et on y arrive au final. Mais c’est vrai que c’est difficile, c’est plus difficile qu’avant, ces métiers de la main ne sont pas assez valorisés.

    La visite peut se poursuivre chez Guerlain, sur les Champs-Élysées, pour discuter avec les dames de table, qui ferment le flacon de parfum Guerlain. Et ensuite, si vous voulez quitter Paris et aller en province, il y a des dizaines de lieux qui sont ouverts dans le Sud-Ouest, évidemment en Champagne, dans le Sud-Est aussi où nos vins de rosé ou le château de La Colle Noire également est ouvert. C’est une multitude de possibilités qui s’offrent aux curieux.

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    J’ai visité Yquem à l’occasion de l’enregistrement d’une série de podcasts avec Radio Classique et LVMH autour des Excellentes, c’est-à-dire des jeunes femmes qui pratiquent des métiers d’excellence au sein du groupe LVMH. J’ai rencontré une jeune femme qui avait commencé par un BTS, qui avait vendu du vin chez Nicolas et qui, ensuite, s’est dit : « Je veux revenir au produit ». Cette jeune femme, qui a un bac +3 ou 4, est devenue ouvrière agricole, elle a été embauchée chez Yquem, et aujourd’hui elle s’occupe d’une parcelle de vigne au château d’Yquem.

    A.A. : Ce sont des parcours et des carrières extraordinaires, des métiers de passion également. C’est quelque chose qu’on ressent bien pendant ces Journées Particulières et ce sont probablement les moments les plus uniques et les plus merveilleux de cet événement : les interactions entre le public et les artisans, la fierté qui ressort des artisans de travailler pour leur maison et pour notre groupe, et évidemment la curiosité des spectateurs.

    Je vais trahir une confidence. Lors de notre premier rendez-vous, Antoine Arnault, vous m’avez montré sur votre téléphone une fausse publicité pour un sac Vuitton faite par une intelligence artificielle. C’était il y a trois ans et vous m’avez dit : « Ce truc est quasiment démoniaque. » Depuis, l’intelligence artificielle a fait des progrès, la fausse publicité n’a jamais été utilisée, mais dans un univers où il y a du désir, où il y a du produit, où il y a de la matière, qu’est-ce que vous ne délégueriez jamais à l’intelligence artificielle au sein de LVMH ?

    A.A. : L’intelligence artificielle, on s’en sert pour l’efficience. C’est-à-dire qu’on va s’en servir en supply chain, en logistique, en comptabilité, mais on ne s’en servira jamais pour la créativité.

    Je sais qu’il y a eu des débats récemment sur l’utilisation de l’intelligence artificielle en littérature, c’est quelque chose qui n’arrivera jamais chez nous. Nous ne souhaitons pas nous en servir, même si je suppose que, dans certains cas, cela faciliterait les choses. Cette pub que je vous avais montrée, c’était de l’eau tiède.

    Aucune intelligence artificielle n’aura jamais l’idée d’utiliser Gorbatchev ou Keith Richards dans une campagne Vuitton. Aucune intelligence artificielle n’arrivera à être disruptive comme l’a été John Galliano ou l’est Nicolas Ghesquière aujourd’hui chez Louis Vuitton dans ses créations, dans sa coupe, dans sa manière de capter le moment. Donc on s’en sert quand il s’agit d’efficience, mais jamais quand il s’agit de créativité.

    Il faut absolument garantir au consommateur, au client qui veut rêver, qu’il y a quand même des êtres humains au bout de la chaîne. Vous avez parlé des artisans, mais le concepteur, le créateur doit rester un être humain, sinon le contrat tacite entre le produit désirable et le client est cassé.

    A.A. : Je le crois. L’émotion est humaine. L’émotion d’une petite fille devant une robe Dior, l’émotion d’un adolescent devant la montre dont il rêve dans une vitrine, l’émotion d’un homme âgé quand il sent un parfum qui lui rappelle des souvenirs de jeunesse, c’est quelque chose qu’aucune intelligence artificielle ne pourra jamais remplacer.

    Antoine Arnault, la France est en multi-crise, on ne va pas revenir dessus. Vous avez parlé des Journées Particulières sur tout le territoire français. On ne s’est pas assez arrêtés sur le fait qu’il y a de l’industrie LVMH sur tout le territoire français et que cela représente des emplois.

    A.A. : Je n’aime pas trop le mot « industrie », je trouve qu’il simplifie  les choses et donne un côté un peu trop massif et trop robotique. Nos métiers, précisément, sont des métiers artisanaux, ce sont des hommes et des femmes dans des ateliers qui travaillent manuellement, et c’est très important de le dire et de le rappeler. Vous avez raison aussi de dire que le monde et le secteur traversent une période un peu plus difficile.

    Néanmoins, notre groupe est extrêmement solide et son caractère familial fait que nous pouvons anticiper les choses et voir l’avenir à un horizon de moyen-long terme. Donc on ne réfléchit pas au mois ou au trimestre prochain, mais plutôt à la stratégie dans cinq ou dix ans. Donc ça nous permet d’avoir, je pense, une longueur d’avance et les reins bien solides.

    Les Journées Particulières durent jusqu’à dimanche.

    Quatre podcasts ont été réalisés par Radio Classique avec LVMH, disponibles ici : « Les Excellentes », une rencontre avec quatre jeunes femmes au parcours exceptionnel. Elles parlent de leur métier dans le vin, la pâtisserie, le soulier ou la haute joaillerie. 

     

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  • Les Journées Particulières à l’honneur sur Radio Classique
    Du 16 au 18 octobre 2026, les Journées Particulières de LVMH invitent le public à découvrir les coulisses de ses Maisons et à rencontrer celles et ceux qui font vivre leur savoir-faire. Pour cette sixième édition, 45 Maisons ouvrent exceptionnellement 71 lieux dans 13 pays. À cette occasion, Radio Classique met l’événement à l’honneur lors d’une Journée Spéciale.

    Aux Racines du Rêve : à la découverte des savoir-faire de LVMH

    Et si l’on pouvait pousser les portes de lieux habituellement peu accessibles pour découvrir ce qui se cache derrière les créations que l’on connaît ? Créées en 2011, les Journées Particulières permettent au public de découvrir gratuitement les coulisses des Maisons du groupe LVMH, leurs métiers et les femmes et les hommes qui les incarnent.

    Pour cette sixième édition, ateliers, manufactures, caves, maisons de famille, archives et boutiques emblématiques accueilleront les visiteurs. Plusieurs lieux ouvriront leurs portes pour la première fois, tandis que certaines visites se prolongeront en soirée.

    Le fil conducteur de cette édition, « Aux Racines du Rêve », invite à remonter aux origines des créations d’exception. Trois dimensions sont mises à l’honneur : la nature, avec les matières, les terroirs et les paysages qui inspirent les Maisons ; la culture, à travers leur histoire et leur patrimoine ; et le geste, qui traduit la précision des artisans et la transmission des savoir-faire.

    De l’artisanat aux métiers de la vigne, de la création joaillière à la mode et à la maroquinerie, ces journées donnent à voir la diversité des métiers du Groupe et permettent de rencontrer celles et ceux qui les font vivre au quotidien.

    71 lieux à découvrir, en France et à l’international

    À Paris, les ateliers de prêt-à-porter de Celine, rue Vivienne, ouvriront leurs portes pour la première fois. Paris Match dévoilera sa salle d’archives, habituellement inaccessible au public, tandis que la Samaritaine proposera une expérience exclusive au petit matin.

    D’autres lieux emblématiques seront à découvrir : l’atelier historique de Louis Vuitton à Asnières, la Maison de famille à l’Abbaye Vendôme, la tonnellerie Hennessy à Cognac, le vignoble de Veuve Clicquot à Verzy ou encore le Château de La Colle Noire, ancienne demeure de Christian Dior.

    À l’international, le public pourra notamment découvrir Casa Loewe à Madrid, la manufacture de souliers Louis Vuitton en Italie, la boutique historique Bvlgari à Rome, le site de Loro Piana dans le Piémont et l’atelier du Bird on the Rock de Tiffany & Co. à New York. Au Cap, l’hôtel Mount Nelson de Belmond ouvrira également ses portes.

    Autant de visites pour découvrir la diversité des Maisons du Groupe, à travers les matières, les gestes et les savoir-faire qui font leur singularité.

    Retrouvez le programme complet et toutes les informations pratiques sur la page des Journées Particulières de LVMH.

    Une Journée Spéciale sur Radio Classique

    Derrière les créations des grandes Maisons se cachent des métiers, des gestes précis et des femmes et des hommes passionnés. À l’occasion des Journées Particulières LVMH, Radio Classique donne la parole à celles et ceux qui font vivre ces savoir-faire au quotidien. Directeur image et environnement chez LVMH, créateur et organisateur des Journées Particulières, Antoine Arnault est l’invité de la Matinale de David Abiker. De la couture aux vins et spiritueux, en passant par la joaillerie et la maroquinerie, cinq artisans partageront également leur passion et leur savoir-faire.

    Au programme 

    8 h 15 – Antoine Arnault, Directeur image et environnement chez LVMH

    Antoine Arnault ouvre les Journées Particulières de LVMH, placées cette année sous le thème des racines et de l’héritage des Maisons.

    10 h – Ludivine Dehez, Veuve Clicquot

    Vigneronne pour la maison Veuve Clicquot depuis 2009, Ludivine Dehez partage son amour de la vigne et de son métier…

    https://www.radioclassique.fr/wp-content/uploads/2026/10/js_journeesparticulieres-capsule-ludivinedehez.wav

     

    12 h – Adélaïde Renoux, Christian Dior Couture

    Adélaïde Renoux, Première d’atelier tailleur chez Christian Dior Couture, participe pour la première fois aux Journées Particulières LVMH. Elle nous confie son impatience de rencontrer le public…

    https://www.radioclassique.fr/wp-content/uploads/2026/10/compressed_js_journeesparticulieres-capsule-_adelaiderenoux.mp3

     

    14 h – George Ngo, Krug

    Chez Krug, Georges Ngo accompagne depuis 31 ans toutes les étapes de l’élaboration du champagne, des vendanges à la mise en bouteille. Une passion qu’il partagera avec les visiteurs…

    https://www.radioclassique.fr/wp-content/uploads/2026/10/js_journeesparticulieres-capsule_georges_ngo_v3_flac.flac

     

    16 h – Sylvie Romet, Guerlain

    Sylvie Romet est dame de table chez Guerlain depuis 30 ans. Elle habille à la main les flacons de parfum les plus précieux de la maison. Un travail de patience et de précision, auquel elle reste profondément attachée…

    https://www.radioclassique.fr/wp-content/uploads/2026/10/capsule_sylvie_romet_sans_perte.flac

     

    18 h – Thierry Bouche, Vuarnet

    Thierry Bouché, responsable du pôle Verres Correcteurs, dévoile les coulisses d’un métier où le travail à la main conserve toute sa place…

    https://www.radioclassique.fr/wp-content/uploads/2026/10/capsule_thierry_bouche_sans_perte.flac

     

     

    Un podcast dédié aux métiers d’excellences

    À l’occasion des Journées Particulières, redécouvrez le podcast Les Excellentes, réalisé par Radio Classique avec David Abiker.

    Ce voyage au cœur de l’intimité de parcours uniques vous emmène à la rencontre de femmes d’exception. De La Grande Épicerie de Paris au Château d’Yquem, en passant par Chaumet ou encore Berluti, ces vocations vibrantes célèbrent le talent, la dévotion et le battement secret de ces Maisons.

    Les quatre épisodes sont à retrouver ici.

     

     

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    2 min
  • Les temps forts de la nouvelle édition du Festival de Pâques d’Aix-en Provence avec Renaud Capuçon, Célia Oneto Bensaid et Dominique Bluzet

    A l’occasion de l’ouverture de la billetterie de la prochaine édition du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, Renaud Capuçon, Dominique Bluzet et Célia Oneto Bensaid seront, ce jeudi 15 octobre à 20h, les invités du Journal du classique.

     

    La programmation de la prochaine édition du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence vient d’être dévoilée et la billetterie est désormais ouverte. Elle se tiendra du 20 mars au 4 avril et réunira de prestigieux artistes ainsi que des talents émergents. Plusieurs anniversaires y seront célébrés : les 200 ans de la disparition de Beethoven, les 300 ans de La Passion selon saint Matthieu de Bach et les 90 ans de Philip Glass. Et puis l’orchestre Philharmonique de Munich y poursuivra sa résidence avec son chef Lahav Shani.

    Les pianistes Célia Oneto Bensaid et Vanessa Wagner célèbrent Philip Glass

    Renaud Capuçon nous présentera les moments forts de cette édition marquée notamment par un cycle complet des sonates pour violon et piano de Beethoven qu’il partagera avec 9 jeunes et brillants violonistes. Célia Oneto Bensaid nous parlera de ce grand concert dédié aux études de Philip Glass qu’elle partagera avec Vanessa Wagner. Et Dominique Bluzet, le directeur exécutif du festival nous éclairera sur les différentes actions menées dans le cadre du volet solidaire de la manifestation Musique en partage.

    Laure Mézan

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    Christian Thielemann et Elisabeth Sobotka prolongés à la tête de l’Opéra d’État de Berlin jusqu’en 2034

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  • Christian Thielemann et Elisabeth Sobotka prolongés à la tête de l’Opéra d’État de Berlin jusqu’en 2034

    La direction de l’Opéra d’État de Berlin a annoncé la prolongation du contrat de son directeur musical général, Christian Thielemann jusqu’au 31 juillet 2034. Le contrat d’Elisabeth Sobotka, directrice artistique de l’institution allemande, a également été prolongé jusqu’à cette échéance.

    À la tête de l’orchestre du Staatsoper Unter den Linden, Elisabeth Sobotka et Christian Thielemann forment un tandem solide depuis leur prise de fonction en septembre 2024 pour un contrat initial de cinq ans. Hier, suite à l’approbation du conseil d’administration de la Fondation de l’Opéra de Berlin, avec le sénateur chargé de la Culture et de la Cohésion sociale, ils ont signé une prolongation de leur contrat respectif jusqu’en 2034.

    Dans un communiqué, la direction de la grande maison d’opéra berlinoise souligne que « leur partenariat est synonyme d’excellence artistique, d’un ensemble exceptionnel et de la valorisation et du développement d’un répertoire lyrique et de concert diversifié. Aux côtés de la Staatskapelle Berlin et d’artistes de renommée internationale, ils renforcent le rayonnement de l’Opéra d’État de Berlin Unter den Linden parmi les plus grands opéras au rayonnement international ».

    Christian Thielemann : « Une collaboration harmonieuse avec la Staatskapelle Berlin et Elisabeth Sobotka »

    Pour Christian Thielemann, 67 ans, qui a succédé à Daniel Barenboim à Berlin : « C’est formidable de pouvoir poursuivre cette collaboration très harmonieuse, tant sur le plan personnel qu’artistique, avec la Staatskapelle Berlin et Elisabeth Sobotka. Au cours des trois dernières saisons, nous avons déjà pu explorer un vaste répertoire. J’envisage donc avec beaucoup d’enthousiasme et d’impatience de pouvoir approfondir notre répertoire et découvrir de nouvelles œuvres ».

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    Même enthousiasme de la part d’Elisabeth Sobotka, l’ancienne directrice artistique autrichienne de l’opéra de Graz et du Festival de Bregenz qui se réjouit de poursuivre cette collaboration avec le chef d’orchestre allemand. « Cette continuité nous permet de consolider le succès de notre collaboration et d’aborder l’avenir avec une énergie renouvelée », a-t-elle déclaré.

    Une complicité artistique et amicale que le public berlinois pourra à nouveau constater lors des prochains concerts de la Staatskapelle dirigés par Christian Thielemann les 20 et 21 octobre. Des représentations consacrées à deux œuvres de Richard Strauss: Une Symphonie alpestre et les Vier letzte Lieder que chantera la soprano Diana Damrau.

    Philippe Gault

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  • Redresser la France : « mieux vaut le faire à l’avance, avant que ça nous soit imposé dans des conditions humiliantes » souligne Hubert Védrine

    Ancien secrétaire général de l’Élysée sous François Mitterrand et ancien ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine publie 2027, le rendez-vous du courage ? chez Plon dans la collection Questions ouvertes. Un essai écrit comme un cri du cœur adressé aux candidats à la présidentielle comme aux électeurs, pour élever le débat dans une France en perte d’influence. Il était ce jeudi l’invité de David Abiker, dans la matinale de Radio Classique, pour en parler.

     

    Le titre sonne comme un programme politique et pourtant, il ne présente aucune velléité électorale. Hubert Védrine a toutefois veillé à faire parvenir son livre à l’ensemble des candidats à la présidentielle et à tous les gens importants au sein du débat public contemporain. « N’importe quel leader politique peut piocher des choses dedans, à mon avis. C’est très ouvert. Je ne suis pas enfermé dans une famille politique en particulier » prévient-il.

    Hubert Védrine tire la sonnette d’alarme : « la France vit à crédit à partir du mois de juillet. Les créanciers continuent parce que la France est une grande signature, mais à un moment donné, cela va s’arrêter, et on va nous imposer des conditions, peut-être pas aussi dures que la Grèce, mais ça y ressemblera. Ce serait très mal vécu, avec toutes les conséquences sociales et politiques qui en résulteraient ».

    Hubert Védrine, sa méthode pour contrer la crise des finances publiques

    La question de la dette, voilà sa principale obsession : « la France va être obligée de mettre de l’ordre dans ses finances publiques. Il vaut mieux le faire courageusement, à l’avance, avant que cela ne nous soit imposé dans des conditions humiliantes et traumatisantes, par la Banque centrale, le FMI, etc., ce qui nous pend au nez ». Pour ce faire, Hubert Védrine priorise quatre sujets sur lesquels selon lui, il est essentiel de trouver un consensus : l’identité française, l’immigration, l’idée de confédération européenne et l’écologisation de la politique.

    Ce dernier point, assure-t-il, va s’imposer : « Comme c’est la seule menace globale sur l’ensemble de l’humanité, ceux qui refusent ça, comme Trump — qui sera accusé un jour de crimes contre l’humanité future — sont quand même maintenant sur la défensive par rapport à ça. Donc il faut arrêter de se battre sur le principe, pour ou contre ». Hubert Védrine pressent même que la Chine prendra le leadership de l’écologisation « pas comme l’écologie politique à l’européenne, l’écologisation scientifique » précise-t-il.

    Hubert Védrine : « je préconise d’oublier le devoir de mémoire, qui est quelque chose de masochiste et de plaintif »

    Quant au passé, à notre histoire, Hubert Védrine préfère occulter le devoir de mémoire, qui traduirait d’après lui le degré de malaise du pays qui le fait, au profit de la vérité historique.

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    Et quid de l’Algérie ? Pour Hubert Védrine, il faudrait faire table rase du passé, vérité historique ou non : « Disons à l’Algérie : parlons d’aujourd’hui et de l’avenir. À quoi sert-il de se battre sur 1830 ? Nous n’y pouvons rien. Nous n’étions pas là. Je suis contre la responsabilité collective et transmissible : ce sont des concepts préhistoriques. ». Il en est certain, les projets communs qui ont trait à l’avenir ne manquent pas, à commencer par maintenir la vitalité de la Méditerranée qui concerne tous ses riverains.

    Immigration : « Ce n’est pas aux passeurs de décider » déclare Hubert Védrine

    Pour ce qui est de la question migratoire, Hubert Védrine affiche une certaine lucidité : « Nous avons besoin de plein de gens. Mais l’immigration, ce n’est pas un droit ; Il y a un droit d’asile, qu’il faut exercer dans des conditions non détournées. Il n’y a pas d’autre droit à l’immigration. Ce n’est pas une chance, non plus. Ça peut l’être une chance si c’est bien géré, ce qui n’a pas toujours été le cas. » reconnaît-il.

    Pour Hubert Védrine, la gauche scandinave serait l’exemple à suivre, car elle incarne le juste milieu entre, pense-t-il, « ceux qui disent que l’on va renvoyer tout le monde et ceux qui disent qu’il faut donner l’asile au monde entier parce qu’on a mal agi dans le passé. Quand le président Mitterrand avait dit : « Il y a quand même un seuil de tolérance, à un moment donné, qui peut changer d’ailleurs », tous les moralistes s’étaient indignés. Il s’était rétracté légèrement, et Lévi-Strauss, lui, l’avait critiqué de s’être rétracté. » rapporte-t-il.

    Pauline Adad

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  • Willem de Kooning de retour à Amsterdam : le Rijksmuseum consacre le père fondateur de l’École de New York

    C’est une exposition majeure qui vient de s’ouvrir au Rijksmuseum d’Amsterdam, celle du père fondateur de l’École de New York, le peintre américain d’origine néerlandaise Willem de Kooning, disparu en 1997. Avec quelques 125 œuvres, cette rétrospective vise à mieux faire connaître, dans son propre pays, cette figure de l’art contemporain du XXe siècle. 

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    La galerie d’honneur du Rijksmuseum méritait bien cela : deux maîtres de la peinture néerlandaise se font face. D’un côté, un autoportrait de Rembrandt enturbanné d’un linge écru ; de l’autre, les grandes peintures aux tons ocre et rosés de Willem de Kooning, venues de New York.

    « Willem de Kooning, comme Rembrandt, était obsédé par la lumière », souligne Taco Dibbits, le directeur général du musée. « Il a toujours été inspiré par Rembrandt, dont on retrouve de nombreuses mentions, mais aussi par d’autres artistes néerlandais et flamands. »

    Willem de Kooning, paradoxalement méconnu aux Pays-Bas

    Willem de Kooning a traversé l’Atlantique à 22 ans, d’abord peintre en bâtiment dans le New Jersey avant de vivre de son art. « En Amérique, il est plus [célèbre] que Mondrian, alors qu’ici, en Hollande, il n’est pas si connu que ça » observe Taco Dibbits.

    Ses œuvres, il faut les regarder de très près, comme l’explique Marian Cousijn, conservatrice pour le musée : « En fait, on peut apercevoir des formes. Ce sont des femmes, là, regardez. On voit un bras, un visage et des tas de couleurs. Et là, un morceau de scotch et du papier »

    Ici, une goutte de peinture bleue, isolée, qu’on n’avait pas remarquée au premier regard, des collages qui n’en ont pas l’air, un mélange de peinture et de fusain. C’est ce qu’on découvre en admirant la toile Excavation (1950), achetée par l’Institut d’art de Chicago.

    « Cette toile, achetée par l’Institut d’Art de Chicago, représente vraiment un tournant pour sa carrière : le voilà reconnu par ses pairs. À partir de la fin des années 50, il devient une immense célébrité » poursuit Marian Cousijn.

    Des allers-retours entre l’abstraction et le figuratif

    Aux côtés de Jackson Pollock, il forme l’école de New York, majeure dans l’art contemporain. De Kooning se démarque par ses allers-retours assumés entre l’abstraction et le figuratif. La conservatrice raconte : « Jackson Pollock lui a d’ailleurs lancé ‘Mais tu nous as trahis ! Tu retournes aux formes figuratives ! On en a trop vu !’ » 

    Mais de Kooning n’arrête jamais de dessiner. Il admire Rembrandt, Ingres, Cézanne et Miró.

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    Regarder ses œuvres est presque un jeu. Le spectateur y cherche une main, un œil ou un genou, c’est comme voir des nuages évanescents. « Dans toutes mes œuvres, il y a une bouche », s’amusait l’artiste. Américain d’adoption, il n’est retourné aux Pays-Bas qu’à la fin des années 60. La plupart des œuvres exposées aujourd’hui à Amsterdam proviennent des États-Unis, incluant de nombreux dessins d’une grande rareté qui ne voyagent presque jamais.

    Si vous prévoyez un petit séjour à Amsterdam, vous avez jusqu’au 17 janvier 2027 pour découvrir toutes ces œuvres de Willem de Kooning.

    Victoire Faure

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  • Mozart et Da Ponte : comment le librettiste a joué franc-jeu pour lancer sa carrière

    Lorenzo Da Ponte, certainement l’un des plus célèbres librettistes, a eu une vie romanesque. Né dans une famille juive modeste, il devient prêtre, tout en menant une vie qui cadre mal avec la religion catholique. Sa collaboration avec Mozart, née d’un pari audacieux, est entrée dans l’histoire.

    Ecoutez l’épisode des Grands dossiers de l’Histoire en intégralité :

     

    Né Emanuele Conegliano en 1749 à Ceneda, en Vénétie, le futur Lorenzo Da Ponte ne semblait pas destiné à entrer dans l’histoire de l’opéra. Il grandit dans une famille juive modeste : son père est cordonnier, et la mort de sa mère bouleverse très tôt son enfance. Le tournant survient en 1763, lorsque son père souhaite épouser une très jeune catholique. Pour rendre ce mariage possible, toute la famille se convertit. Le jeune Emanuele est alors baptisé par l’évêque local, Monseigneur Lorenzo Da Ponte, dont il adopte le prénom et le nom.

    Brillant élève, il est orienté vers la prêtrise. Ordonné à 24 ans, il enseigne même la rhétorique dans un séminaire. Mais cette voie religieuse ne cadre guère avec son tempérament. Il mène une vie agitée, marquée par une liaison avec une femme mariée et par des idées jugées trop audacieuses. Installé à Venise, il finit par être condamné à l’exil.

    L’histoire de Don Giovanni croise la figure de Casanova à Prague

    C’est pourtant cet homme au parcours chaotique qui va trouver sa chance à Vienne. Reçu par l’empereur Joseph II, il admet n’avoir encore composé aucun drame. L’empereur, amusé par cette candeur, lui accorde sa chance en qualifiant ironiquement le futur auteur de muse vierge.

    Ce pari ouvre à Da Ponte les portes d’une carrière décisive. En 1783, Mozart lui demande un livret. Après un premier essai sans lendemain, les deux hommes trouvent leur pleine mesure avec Les Noces de Figaro, avant de collaborer sur Don Giovanni puis Così fan tutte.

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    Vous apprendrez en écoutant cet épisode que l’histoire de Don Giovanni plonge aussi dans le mythe de Don Juan, de Tirso de Molina à Molière, et qu’elle croise même la figure fascinante de Casanova à Prague.

    Cet article est tiré de l’émission « La genèse de Don Giovanni ». Ce résumé a été rédigé à l’aide de l’intelligence artificielle puis relu, édité et validé par un journaliste.

    Ecoutez l’intégralité de l’émission des « Grands dossiers de l’histoire par Franck Ferrand » en podcast sur notre site ou application.

     

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  • Le retour de Faust à la Scala de Milan menacé par un mouvement de grève

    L’opéra de Charles Gounod n’a plus été donné à la Scala de Milan depuis 2010. Son retour à partir du 20 octobre est menacé par une grève votée par une très forte majorité du personnel mécontent des propositions de renouvellement de la convention collective.

    Lundi 12 octobre, lors d’une assemblée générale du personnel du Teatro alla Scala convoquée par les quatre plus importants syndicats, un préavis de grève d’une journée le 20 octobre a été voté avec près de 99% de voix favorables, une seule voix contre et quatre abstentions. Sont impliqués aussi bien les personnels techniques ou administratifs que les musiciens et les choristes, mécontents des propositions de leur direction dans le cadre du renouvellement de la convention collective pour la période 2027-2030.

    L’essentiel des revendications porte sur la revalorisation des salaires. Les syndicats demandent principalement une hausse de 15% de la rémunération annuelle brute pour l’ensemble des salariés afin de leur permettre de retrouver un pouvoir d’achat dégradé par l’inflation.

    Une rencontre entre le surintendant Fortunato Ortombina, le DRH de la Scala et les représentants du personnel a eu lieu mardi mais n’a rien donné. « La grève du 20 octobre est donc confirmée » a indiqué le représentant du syndicat CGIL.

    L’opéra de Charles Gounod n’a pas été joué à Milan depuis 2010

    La situation pourrait néanmoins se débloquer car d’autres réunions entre syndicats et direction sont prévues d’ici le 20 octobre, une date particulièrement importante pour l’institution milanaise.

    C’est en effet ce jour-là que doit être présentée au public la première d’une nouvelle production de Faust, l’opéra de Charles Gounod qui n’a pas été joué à Milan depuis 2010. La version proposée, mise en scène par Johannes Erath, est une co-production avec le Palau de les Arts de Valence, du Staatsoper de Berlin, du Teatro Real de Madrid et n’a été jouée qu’à Valence en octobre 2025 sous la direction de Lorenzo Viotti.

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    À Milan, pour les sept représentations de Faust programmées jusqu’au 8 novembre, c’est Daniele Rustioni qui sera à la baguette. Le chef d’orchestre italien de 43 ans, qui vient de quitter la direction musicale de l’Opéra National de Lyon, revient à la Scala après une absence de plus de douze ans. C’est pourtant avec la grande institution lyrique de Milan, sa ville natale, qu’il a fait ses débuts dans la musique, comme choriste avant d’y diriger un premier concert en 2010 à l’âge de 27 ans.

    I lavoratori del teatro La Scala hanno indetto uno sciopero per il 20 ottobre

    https://t.co/fyKkaZsGq2

    — Il Post (@ilpost) October 12, 2026

    Lors de ces sept représentations de Faust, Daniele Rustioni dirigera l’orchestre et le chœur de la Scala qui accompagneront notamment Vittorio Grigolo et Julien Dran en alternance dans le rôle de Faust, Marina Rebeka et Ekaterina Bakanova dans celui de Marguerite et Alex Esposito qui interprétera Méphistophélès.

    Philippe Gault

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