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  • Grâce à ses solutions de mobilité urbaine aérienne, l’ETI POMA embarque chaque heure +7 millions de passagers dans le monde

    KPMG vous invite à écouter l’interview de Fabien Felli, Président de POMA, belle ETI basée à Voreppe (Isère).

    Leader mondial du transport par câble, l’ETI est historiquement connue pour ses télésièges et télécabines, POMA s’est fortement développée dans les transports urbains. Chaque heure, plus de 7 millions de passagers dans le monde empruntent l’une des solutions de mobilité développées par l’ETI iséroise. Sa mission ? Répondre aux problématiques de trafic, de congestion urbaine ou d’enclavement.
    Deux exemples emblématiques : à Medellín en Colombie, le Metrocable relie les quartiers populaires situés sur les hauteurs au métro et au reste de l’agglomération. Et plus près de nous, le Téléo à Toulouse, téléphérique urbain innovant qui relie trois pôles importants au Sud de la ville, l’Oncopole, l’hôpital de Rangueil et l’université Toulouse III-Paul-Sabatier, franchit la Garonne et intègre l’aérien au réseau de mobilité urbaine.

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  • Xavier Phillips rend hommage au maître du tango nuevo

    A l’occasion de la publication de son nouvel album dédié à Piazzolla, Xavier Phillips sera, ce lundi 12 octobre à 20h, l’invité du Journal du classique.

     

    C’est à la musique passionnée, tragique et sensuelle d’Astor Piazzolla que Xavier Phillips a choisi de consacrer son nouvel album sorti chez La Dolce Volta.

    Accompagné par les Lausanne Soloists, il nous offre sa lecture du cycle des Saisons, du Concerto pour bandonéon et du célèbre Oblivion, dans des arrangements pour violoncelle et cordes signés Olivier Calmel. Un programme qu’il donnera en concert, avec les mêmes partenaires, le 16 novembre au théâtre des Bouffes du Nord.

    Xavier Philips au Théatre des Bouffes du Nord pour son concert de sortie de disque

    Xavier Phillips nous racontera ce soir sa démarche face à cette musique qui porte en elle toute l’énergie voire la violence de Buenos Aires mais avec également un lyrisme déchirant et une science de l’écriture acquise auprès de Nadia Boulanger dont le compositeur argentin fut l’élève.

    Laure Mézan

    Retrouvez le journal du classique du lundi au vendredi à 20h

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    Concours Neue Stimmen : La soprano arménienne Arpi Sinanyan et le baryton chinois Jiazhou Wang lauréats de l’édition 2026

    Pianiste professionnel et concierge, le parcours hors norme d’Audric de Oliveira, en concert à la Salle Cortot

    Gramophone Awards 2026 : Jean Rondeau doublement récompensé

    « On aurait aimé le garder » : l’émouvante restitution d’un violon disparu en 1944

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  • Dorothée Gilbert : « Je ne me voyais pas faire mes adieux sans Hugo Marchand »

    Cela fait près de trente ans qu’elle parcourt les couloirs de l’Opéra de Paris. La danseuse étoile Dorothée Gilbert dansera pour la toute dernière fois sur la scène du Palais Garnier, ce jeudi 15 octobre, à l’occasion de ses ultimes représentations. Elle interprétera Manon aux côtés d’une autre étoile, Hugo Marchand, avant de quitter la scène à seulement 43 ans.

     

    Cette loge est presque sa deuxième maison. Un boudoir à la couleur délicate, gris bleuté. Au mur, des chaussons de danse. Du sol au plafond, sept étagères, chacune garnie de douze paires minutieusement rangées. Au sol, un tapis moelleux. Dorothée Gilbert apparaît le regard pétillant, la joie communicative.

    « Cela fait dix ans que je réfléchis à la manière dont cela va se passer, à ce que je vais faire après, et je n’ai toujours pas de réponse ».

    Quand on l’interroge sur la spécificité de ce métier, où l’on sait, dès qu’on le commence, qu’il y a une fin précoce, elle explique ne pas l’avoir vraiment intégré : « Savoir qu’on va mourir, c’est horrible. Si on ne le savait pas, peut-être que la vie serait plus simple. Pour les adieux, c’est un peu pareil : se dire qu’il y a une date, et qu’après il va falloir trouver autre chose, cela met une sorte d’épée de Damoclès au-dessus de la tête. Je pense que si on ne connaissait pas la date, les choses se feraient peut-être de manière plus tranquille. »

    Giselle, l’un des rôles qu’elle a le plus de mal à quitter

    La danse a-t-elle toujours été une évidence pour elle ? « Oh oui. Cela l’a été à partir du moment où j’ai su que cela existait. À partir du moment où j’ai vu mon premier spectacle de Giselle et que j’ai compris qu’on pouvait en faire un métier, que les cours du mercredi après-midi servaient à raconter des histoires, cela a été une évidence pour moi. »

    Elle évoque Giselle, l’un des rôles qu’elle a le plus dansés. « C’est l’un des rôles que j’ai eu le plus de mal à quitter, et je ne m’y attendais pas. J’ai été submergée par l’émotion en me disant que c’était la dernière fois que je dansais ce ballet, alors qu’il m’a accompagnée tout au long de ma carrière. Cette année a aussi été celle où j’ai dit adieu aux rôles qui m’ont marquée et que j’ai aimé interpréter. »

    Dorothée Gilbert : « J’ai eu une chance folle dans ma carrière »

    Le Palais Garnier doit fermer pour travaux. Une circonstance qui donne à cette saison un caractère encore plus particulier. « Complètement. Je me suis dit : “Quelle chance !” J’ai eu une chance folle dans ma carrière, que ce soit au niveau des partenaires ou des rôles. J’ai pu danser tous les rôles dont j’avais envie. Je pense que je ne pouvais pas partir à un meilleur moment. »

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    Pour son dernier ballet, elle a choisi Manon, aux côtés d’Hugo Marchand. « C’est le ballet sur lequel j’ai rencontré Hugo. Comme je ne me voyais pas faire mes adieux sans lui, je trouvais que c’était une jolie manière de refermer la parenthèse, de lui dire au revoir sur ce ballet-là aussi. Et puis la musique est magnifique, et c’est un ballet où il y a beaucoup de pas de deux. »

    Jeudi, le Palais Garnier sera en surchauffe. Dans la salle, de nombreux danseurs, les proches de Dorothée Gilbert, mais aussi beaucoup de ses anciens professeurs. « Je suis très touchée qu’ils soient là pour ce moment-là. »

    Victoire Faure

     

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    Un concert d’Andrea Bocelli en Jordanie menacé de boycott

    Concours Neue Stimmen : Une soprano arménienne et un baryton chinois lauréats de l’édition 2026

    Le violoniste, arrêté en août avec de la cocaïne cachée dans sa voiture, condamné à trois ans de prison ferme

    Pianiste professionnel et concierge, le parcours hors norme d’Audric de Oliveira, en concert à la Salle Cortot

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  • Des concerts d’Andrea Bocelli menacés de boycott en Indonésie et en Jordanie

    La plus grande instance religieuse musulmane d’Indonésie demande l’annulation de deux concerts d’Andrea Bocelli à la fin du mois et en Jordanie plusieurs groupes propalestiniens ont appelé au boycott de son concert fin novembre dans la ville antique de Pétra. Ces organisations reprochent au chanteur italien son « soutien public » à Israël.

    Le Conseil indonésien des oulémas (MUI), plus grande instance religieuse musulmane d’Indonésie, exige l’annulation les concerts prévus d’Andrea Bocelli, accusé de soutenir Israël, au temple de Borobudur le 31 octobre et à Jakarta le 3 novembre. Le président du MUI estime que le gouvernement doit « adopter une position cohérente contre l’organisation d’événements impliquant des personnalités soupçonnées d’entretenir des liens avec Israël ».

    Majelis Ulama Indonesia (MUI) mendesak pemerintah membatalkan rencana penyelenggaraan konser penyanyi ternama asal Italia, Andrea Bocelli.

    Konser Andrea Bocelli dijadwalkan berlangsung di Candi Borobudur Magelang Jawa Tengah pada 31 Oktober dan di Jakarta pada 3 November mendatang.

    Ketua MUI Bidang Hubungan Luar Negeri Sudarnoto Abdul Hakim menyebut Andrea Bocelli pernah terlibat dalam kegiatan penggalangan dana untuk pasukan militer Israel (IDF) di Los Angeles pada 2010 dan tercatat menggelar konser di Tel Aviv pada 2022.

    Sudarnoto mengingatkan kembali ketetapan Fatwa MUI yang mengharamkan segala bentuk dukungan maupun pihak-pihak yang menyokong tindakan penjajahan Israel atas Palestina.

    “Jangan berikan panggung kepada siapa pun yang ikut mendanai pembunuh warga Gaza dan Palestina, » kata Sudarnoto, Sabtu (10/10).

    Foto: Instagram/andreabocelliofficial

    Kreator: Fariz Pahlevi

    — Radio Elshinta (@RadioElshinta) October 12, 2026

    En Jordanie, Andrea Bocelli doit chanter le vendredi 27 novembre à Pétra, dans le cadre de la tournée mondiale Romanza célébrant ses 30 ans de carrière. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, la cité antique de Pétra est célèbre pour ses temples monumentaux taillés dans la roche rose. Elle constitue la destination privilégiée des touristes étrangers en Jordanie.

    Un événement que plusieurs organisations propalestiniennes appellent à boycotter invoquant la prétendue proximité du ténor italien avec l’État hébreu. « Nous vous appelons à boycotter le concert d’Andrea Bocelli en raison de son soutien public et de longue date à l’ennemi israélien (…). N’achetez pas de billets! Exigez (…) l’annulation du concert », précise dans un communiqué l’un des signataires, le mouvement BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions).

    Andrea Bocelli mis en cause notamment pour un concert à Tel-Aviv

    Le groupe jordanien anti-normalisation, Et’harrak, à l’initiative de ce mouvement reproche notamment à Andrea Bocelli d’avoir chanté en 2010 à Los Angeles lors d’une soirée de levée de fonds en soutien à l’armée israélienne. Egalement citée, sa participation à un concert en 2022 dans un stade de Tel-Aviv devant un public comptant notamment le Premier ministre Benjamin Netanyahu, faisant fi des appels de longue date lancés par des militants propalestiniens en faveur d’un boycott d’Israël.

    Ces dernières années, le ténor a aussi figuré parmi les rares musiciens de renommée internationale à se produire pour le président américain Donald Trump.

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    « Il est inadmissible que Pétra, l’un des sites les plus emblématiques de Jordanie et du monde arabe, devienne une tribune pour quelqu’un qui a levé des fonds au profit de l’armée d’occupation », dénonce la branche locale du mouvement BDS.

    Ce à quoi Souha Bawab, directrice exécutive de l’association qui organise le concert, citée par Travel News Group, a répondu : « L’accueil d’un artiste de l’envergure du maestro Andrea Bocelli à Pétra constitue une opportunité de présenter la Jordanie au monde entier (…) et de renforcer son statut de destination alliant patrimoine et expériences culturelles“.

    Philippe Gault

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    Concours Neue Stimmen : Une soprano arménienne et un baryton chinois lauréats de l’édition 2026

    Le violoniste, arrêté en août avec de la cocaïne cachée dans sa voiture, condamné à trois ans de prison ferme

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    Gramophone Awards 2026 : Jean Rondeau doublement récompensé

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  • Redresser la France sans la BCE : « On peut tout à fait reprendre le contrôle » estime Xavier Jaravel (CAE)

    La France peut sortir de l’ornière, c’est le message qu’est venu délivrer le président délégué du Conseil d’analyse économique (CAE), Xavier Jaravel, sur l’antenne de Radio Classique. Invité des Voix de l’économie à réagir à la présentation du Budget 2027, il pointe une crise « politique » plus que « financière ». 

     

    Vous êtes le chef du CAE, le Conseil d’analyse économique, qui vient de présenter une quarantaine de recommandations pour redresser la situation économique du pays. Le rapport s’appelle « Une stratégie économique de ruptures pour la France ». Il a été signé collectivement par tous les membres du CAE. Votre objectif est d’éclairer le débat de la campagne présidentielle. Mais quand on voit le résultat des premières discussions sur le budget, notamment la semaine dernière à l’Assemblée, avez-vous vraiment l’impression que les candidats sont prêts à vous écouter ?

    XAVIER JARAVEL : La situation des finances publiques est évidemment très mauvaise, mais cette crise est avant tout une crise politique. La situation à l’Assemblée continue de l’illustrer : des formations politiques — ce qui peut être légitime — ont des avis très différents sur ce qui devrait être fait, et nous n’arrivons pas à avoir un cap stable permettant de s’engager de manière crédible à réduire le déficit.

    2027 est l’occasion d’avoir ces débats et peut-être d’obtenir ensuite une majorité capable de mener un plan de consolidation avec des discussions plus apaisées.

    Pensez-vous réellement qu’il soit possible de faire voter un budget d’économies en période d’élection présidentielle ? C’est généralement le moment où l’on fait des cadeaux.

    X.J. : Le gouvernement a mis sur la table un plan très ambitieux, avec au moins 43 milliards d’euros d’économies, selon la manière dont on compte. C’est une version très ambitieuse de réduction des finances publiques. Reste à voir si cela peut passer : je pense que cela finira par passer, probablement via le 49.3, mais l’avenir le dira.

    « Toute mesure budgétaire, prise isolément, ne peut que coaliser les oppositions contre elle »

    Pensez-vous vraiment que les Français aient l’intention de se serrer la ceinture ? Officiellement, selon les enquêtes d’opinion, ils ont compris la gravité de la situation. Mais regardez le programme de la semaine : les lycéens appellent de nouveau à manifester, plusieurs syndicats ont lancé un appel à la grève vendredi pour réclamer des hausses de salaires, et samedi un appel à manifester a été lancé sur les réseaux sociaux par d’anciens Gilets jaunes.

    X.J. : Je pense que ce que demandent notamment les lycéens est tout à fait légitime. On ne doit pas tout sacrifier sur l’autel des finances publiques, au contraire.

    D’ailleurs, l’une des recommandations principales de ce rapport porte sur l’éducation, avec toute une série de propositions. Pour nous, ce sujet est prioritaire, avant même les finances publiques. Ce n’est pas tant une question de moyens que d’allocation des moyens. Ensuite, effectivement, toute mesure budgétaire, prise isolément, est par définition [impopulaire] et ne peut que coaliser les oppositions contre elle. Mais nous avons la conviction qu’il est très important de reprendre le contrôle de notre déficit et de nos finances publiques.

    Xavier Jaravel : « La question est politique, qui doit porter l’effort ? »

    Dès lors qu’il existe un sentiment d’effort suffisamment partagé, du point de vue de l’équité intergénérationnelle et de l’équité sociale, je pense que c’est possible. Pour être plus positif : en 2025, l’effort budgétaire réalisé est à peu près de l’ordre de grandeur de ce qui doit être refait cette année, puis l’année prochaine, puis l’année suivante, pour stabiliser le déficit. Il faut le reproduire plusieurs années de suite, mais nous l’avons déjà fait une fois.

    Intéressons-nous à vos recommandations. Vous dites qu’il faut retrouver une trajectoire budgétaire crédible. De quelle manière ? Faut-il surtout faire des économies, ou y aura-t-il des hausses d’impôts ?

    X.J. : C’est un sujet politique, celui de la répartition de l’effort : qui doit le porter ? Les membres du CAE ont une certaine diversité politique ; le but du Conseil est de confronter les points de vue d’économistes pour éclairer l’action du gouvernement, en toute indépendance. Ce sur quoi nous avons trouvé un accord, c’est le rythme d’ajustement : stabiliser la dette à l’horizon 2032, soit 125 milliards d’euros à trouver. En revanche, sur la répartition dépenses-recettes, ça appartient aux politiques.

    Nous pensons qu’il faut poser de grands principes sur l’efficacité de la dépense, l’équité sociale et intergénérationnelle, et présenter d’emblée l’ensemble des mesures sous l’angle de ces principes, pour expliquer qui porte l’effort. Pour donner tout de même des ordres de grandeur : je pense que cela doit passer majoritairement par les dépenses, mais qu’on ne pourra pas faire l’économie de quelques leviers sur les recettes, vu l’ampleur de l’effort à accomplir.

    Le CAE propose de sanctuariser l’Éducation

    François Monnier, directeur de la rédaction d’Investir, qui était assis à votre place vendredi, nous disait que la France ne pourra probablement pas s’en sortir sans réclamer l’aide de la Banque centrale européenne. Est-ce votre sentiment également ?

    X.J. : Non, pas du tout. On peut tout à fait reprendre le contrôle.

    Le Financial Times de ce matin est de cet avis aussi.

    X.J. : Nous sommes d’un avis un peu différent. Il faut pouvoir produire cet effort dans la durée. Le risque auquel on fait face, c’est l’emballement des taux d’intérêt, c’est ce qui change beaucoup la situation par rapport à il y a quelques années. Si les taux augmentent trop vite, on pourrait perdre le contrôle, mais pour l’instant on n’en est pas là. Le risque existe néanmoins.

    Dans le contrôle des dépenses, vous suggérez de sanctuariser l’Éducation, et même d’augmenter les investissements dans l’école primaire. Vous expliquez que la France dépense 15 % de moins pour ses élèves du primaire que la moyenne des pays de l’OCDE.

    X.J. : Absolument, et nous sommes dans une phase de décrochage des résultats éducatifs, au primaire, au collège et au lycée. On pourrait se dire qu’il faut tout changer vu les difficultés rencontrées.

    Notre conviction est inverse : si l’on parvient à s’améliorer à chaque niveau scolaire — au CP, au CE1, et ainsi de suite — être 5 % meilleur à chaque niveau fait qu’en fin de scolarité, sur dix ans, un élève est 50 % meilleur, car l’apprentissage est un phénomène cumulatif. Pour nous, l’enjeu est la stabilité des réformes : choisir un petit nombre de réformes qui puissent être maintenues durablement et qui aient le potentiel de changer la donne.

    Nous en identifions plusieurs. D’abord, la formation des professeurs : pas n’importe quel type de formation, mais une formation ancrée sur les pratiques de classe et les méthodes pédagogiques, obligatoire, en formation continue, d’une centaine d’heures par an, contre 18 heures aujourd’hui dans le primaire, et aucune obligation dans le secondaire.

    « Les enseignants français sont moins rémunérés qu’à l’étranger » souligne Xavier Jaravel

    Il y a aussi le tutorat pour se concentrer sur les élèves les plus en difficulté : identifier les 10 % d’élèves les plus faibles en début d’année et leur donner plus de ressources et d’accompagnement, que ce soit par des enseignants ou par des étudiants rémunérés, et enfin la réduction de la taille des classes, notamment dans le primaire où la France est au-dessus de la moyenne de l’Union européenne. Sur les salaires, justement, plusieurs candidats en ont fait une proposition de campagne.

    Je pense que c’est un point important du point de vue de l’équité et de la justice, dans la mesure où les enseignants français sont moins rémunérés qu’à l’étranger. Mais du point de vue des résultats scolaires, il ne faut pas trop en attendre, tout simplement parce que les enseignants actuels font déjà le mieux qu’ils peuvent avec les ressources dont ils disposent.

    De meilleurs salaires permettraient peut-être d’attirer de meilleurs profils, mais l’effet serait très lent : le corps enseignant ne se renouvelle qu’à hauteur de 3 % par an environ. Nous pensons qu’en dix ans, on peut vraiment changer la donne et revenir au niveau des années 90 — être dans le top 10 des résultats PISA — mais cela ne passera pas principalement par un changement du corps enseignant, plutôt par la formation, le tutorat et la taille des classes.

    Vous proposez également de réformer les aides au travail, avec pour objectif de mieux cibler les exonérations de cotisations sociales, pour éviter ce qu’on appelle les pièges à bas salaires.

    X.J. : C’est un peu technique, mais en substance : notre pays a un coût du travail globalement assez élevé, sauf pour les salaires les plus faibles, au niveau du SMIC, où ce coût est très bas grâce aux allégements de cotisations sociales patronales.

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    C’était tout à fait justifié dans les années 90-2000, mais la situation a vraiment changé — les chiffres le montrent. Le coût du travail au niveau du SMIC est aujourd’hui très faible en France par rapport à l’étranger, alors que pour les salaires plus élevés, il est au contraire plus élevé qu’ailleurs ; en moyenne, il reste très élevé.

    Résultat : augmenter la rémunération d’un salarié, lui offrir une promotion, devient très difficile, car l’employeur perd les allégements de cotisations sociales et sa pression fiscale augmente d’autant. Nous proposons donc de revoir ce système en réduisant les allégements au niveau du SMIC, tout en les maintenant pour les salaires plus élevés.

     

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  • Concours Neue Stimmen : La soprano arménienne Arpi Sinanyan et le baryton chinois Jiazhou Wang lauréats de l’édition 2026

    La soprano arménienne Arpi Sinanyan et le baryton chinois Jiazhou Wang se sont imposés lors de la 21e édition du concours international Neue Stimmen (Nouvelles Voix), compétition réservée aux jeunes chanteurs, dont les résultats ont été annoncés vendredi soir.

    Ils étaient huit chanteurs, quatre femmes et quatre hommes, à s’affronter lors de la finale du Concours Neue Stimmen 2026 qui s’est déroulée vendredi devant un jury présidé par Alexander Neef.

    Sur la scène de la Stadthalle de Gütersloh (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), les candidats ont interprété leurs airs d’opéra accompagnés par l’Orchestre philharmonique de Duisbourg, sous la direction du chef d’orchestre biélorusse Vitali Alekseenok.

    Fait inédit lors de cette 21e édition de ce grand concours réservé à de jeunes chanteurs âgés de 21 à 31 ans, il n’y avait que des sopranos parmi les quatre chanteuses qualifiées en finale. Et c’est grâce à son interprétation de deux airs de Piotr Ilitch Tchaïkovski (La Dame de pique) et Arrigo Boito (Mefistofele) que la soprano arménienne Arpi Sinanyan, 23 ans, s’est imposée devant la représentante kazakhe Aigerim Altynbek et la chanteuse chinoise Liere Wu.

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    Chez les hommes, deux ténors, un baryton et un baryton-basse se sont affrontés en finale et c’est le baryton Jiazhou Wang, 22 ans, qui a le plus impressionné le jury avec son interprétation d’un air extrait du Barbier de Séville de Gioachino Rossini et du récitatif du comte Almaviva dans Les Noces de Figaro de WA Mozart.

    Le jeune chanteur chinois, également lauréat du Prix du jury junior, a devancé le baryton-basse géorgien Irakli Pkhaladze et le ténor mexicain Rafael Rojas qui a pu se consoler avec deux autres prix : celui du public et le Patagonia Voice Award.

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    Pour leur victoire, Arpi Sinanyan et Jiazhou Wang ont reçu chacun la somme de 15.000 euros et bénéficieront d’un programme d’accompagnement intensif de quinze mois. Mais surtout, ils ajoutent leur nom au palmarès du concours allemand qui comprend d’immenses chanteurs tels que Nadine Sierra, René Pape, Michael Volle, Franco Fagioli et les Françaises Nathalie Stutzmann et Elsa Dreisig.

    Seule représentante française lors des épreuves finales, la jeune mezzo-soprano Madeleine Bazola-Minori a malheureusement été éliminée en demi-finale et n’est pas parvenue à se qualifier parmi les huit finalistes.

    Le concert des lauréats aura lieu le mardi 1er juin 2027 à Berlin.

    Philippe Gault

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    Le violoniste, arrêté en août avec de la cocaïne cachée dans sa voiture, condamné à trois ans de prison ferme

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  • Le violoniste, arrêté en août avec de la cocaïne cachée dans sa voiture, condamné à trois ans de prison ferme

    Début août, un violoniste professionnel, membre occasionnel de l’orchestre symphonique de Bourgogne Franche-Comté, avait été interpellé près de la frontière franco-italienne avec 38,3 kilos de cocaïne cachés dans sa voiture. Vendredi, le tribunal correctionnel de Nice l’a condamné à trois ans de prison ferme et à une lourde amende douanière.

    Jugé au tribunal correctionnel de Nice le 9 octobre pour des faits notamment d’acquisition, détention, transport de stupéfiants, ainsi que blanchiment et détention d’armes, ce père de quatre enfants au casier judiciaire vierge a été condamné à quatre ans de prison dont un avec sursis et à une amende douanière de 1,1 million d’euros, somme correspondant à la valeur estimée de la cargaison de cocaïne saisie. Le parquet avait requis six ans d’emprisonnement.

    Les faits remontent au 10 août lorsqu’au péage de La Turbie sur l’autoroute A8 dans les Alpes-Maritimes, les douaniers avaient contrôlé une Citroën C5 Aircross conduite par un homme, violoniste professionnel. Sous le tapis de sol de la voiture, ils avaient découvert une grande quantité de drogue, 38,33 kilos de cocaïne précisément, soit donc l’équivalent d’un peu plus de un million d’euros à la revente.

    Mais ce n’est pas tout. Alors que le musicien était en sa garde à vue à Nice, les enquêteurs avaient perquisitionné son domicile à Besançon, où ils avaient mis la main sur 90.000 euros en espèces et découvert quatre armes à feu de catégorie B et C et un stock important de munitions. Concernant la grosse somme d’argent en liquide, le suspect avait assuré qu’il s’agissait d’une donation de la part de son père, Hassan Bakalli, lui aussi violoniste, et, pour la détention d’armes et de munitions, qu’il pratique le tir sportif.

    Un contrat passé lors d’un voyage en Albanie

    Lors de son audition en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Nice, le Bisontin, sans antécédent judiciaire, avait affirmé, selon Nice-Matin, avoir obtenu ce contrat, moyennant une rémunération de 20.000 euros, par le biais de connaissances lors d’un voyage en Albanie, son pays d’origine.

    « Je ne m’explique pas comment j’ai pu en arriver là », avait-il confié lors de son audition.

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    Âgé de 45 ans, Beng Bakalli , né en Albanie et installé en France depuis 1991, est un violoniste professionnel qui a étudié dans plusieurs conservatoires en France (Lyon, Dijon, Besançon) et qui est membre intermittent de l’orchestre symphonique Victor-Hugo Bourgogne-Franche-Comté (OVH).

    À l’époque des fait, la direction de la formation avait tenu à préciser que «L’arrestation n’avait pas eu lieu pendant ses activités avec l’OVH », et que « sur les 71 musiciens qui composent l’orchestre, 30 sont permanents, les 41 autres sont intermittents. Et lui, entre dans la seconde catégorie« . De son côté, la municipalité de Besançon avait alors indiqué qu’il s’agissait de « l’action d’un seul individu qui n’a pas à être mêlée à l’orchestre Victor Hugo ».

    Philippe Gault

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  • Révolution française : Qui est Manon Roland, femme de l’ombre et maîtresse de l’exécutif en 1792 ?

    Entre son rôle de conseillère de l’ombre au ministère, sa passion secrète pour un grand tribun et son statut d’égérie girondine, aucune femme n’aura autant imprimé sa marque sur la Révolution que Manon Roland.

    Ecoutez l’épisode des Grands dossiers de l’Histoire en intégralité :

     

    Printemps 1792. Alors que le royaume vacille au bord de la guerre civile et que la monarchie vit ses derniers mois, le roi Louis XVI se voit contraint de former un nouveau gouvernement. Le 23 mars, Jean-Marie Roland, un inspecteur lyonnais accède au prestigieux et brûlant ministère de l’Intérieur.

    Le lendemain, le Tout-Paris se presse en foule pour présenter ses hommages au nouveau dirigeant. Pourtant, derrière les dorures de l’hôtel de la rue Guénégaud, la réalité du pouvoir échappe totalement au ministre officiel. La véritable stratège du portefeuille n’est autre que son épouse, Manon.

    C’est Manon qui insuffle la ligne politique des Girondins

    Esprit brillant, nourrie dès l’enfance par les grands textes philosophiques qu’elle savoure parfois en latin, elle orchestre en coulisses la carrière de son conjoint. Véritable plume de l’ombre, elle façonne, amende et rédige l’essentiel des travaux de son mari et insuffle la ligne politique que les futurs Girondins s’approprient.

    Les dignitaires de l’époque ne s’y trompent guère. L’influence officieuse de cette femme d’exception devient si évidente que le redoutable Danton finit par s’insurger publiquement à la Convention, reprochant vertement aux ministres de déléguer leurs décisions à leurs épouses. Une domination intellectuelle qui fit d’elle, durant de longs mois, la véritable maîtresse de l’exécutif.

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    Plongez dans ce podcast pour découvrir comment cette intellectuelle intransigeante, devenue l’égérie de la Gironde, finit par croiser le fer avec Robespierre avant de traverser la Terreur avec un courage théâtral, jusqu’à son ultime prise de parole face au tribunal révolutionnaire.

    Cet article est tiré de l’émission « Manon Roland, l’égérie des Girondins ». Ce résumé a été rédigé à l’aide de l’intelligence artificielle puis relu, édité et validé par un journaliste.

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  • Insertion professionnelle des personnes autistes : « Le coût pour l’entreprise est de zéro »

    Permettre à des personnes atteintes d’autisme sévère d’avoir un emploi, c’est l’ambition de l’association Vivre et travailler autrement. Son président Jean-François Dufresne était l’invité de l’émission Comment j’ai réussi sur Radio Classique, pour parler de son combat pour obtenir des CDI à des autistes de niveau 3. Une épatante stratégie, qui a attiré l’attention de grandes entreprises comme Barilla ou L’Oréal.

     

    Quel type d’entreprise démarchez-vous et pour quels postes ?

    « J’ai été dirigeant d’entreprise, chez Andros, une marque bien connue en France qui possède plusieurs usines. Nous leur avons confié des postes d’ouvriers. Cela m’a permis, par la suite, d’essaimer ce dispositif auquel personne ne croyait.

    Tout le monde me disait : « Ce n’est pas possible, ils sont inemployables », d’autant que la plupart ne parlent pas. Mon fils n’est par exemple jamais allé à l’école. »

    Les entreprises sont-elles globalement réceptives ou est-il difficile de les convaincre ?

    « Globalement, elles sont très réceptives, les choses ont changé. D’une part, elles ont parfois du mal à trouver de la main-d’œuvre pour certains métiers qui peuvent parfaitement être exercés par ces jeunes. D’autre part, toute la logique RSE s’est installée dans les entreprises, en particulier les plus importantes.

    Employer les personnes autistes en CDI, « la seule façon de les respecter »

    C’est ainsi que nous sommes entrés chez L’Oréal, dans plusieurs maisons LVMH, chez Barilla, chez Safran, etc. Je cherche plutôt des entreprises emblématiques, car mon objectif est de changer les mentalités. Et pour cela, il faut de l’exemplarité et de la communication ».

    Qu’en est-il du financement ?

    « Ce ne sont pas des postes subventionnés par l’État : nous les employons en CDI, selon le droit commun. C’est la seule façon de respecter les personnes. Je ne trouve pas sain de payer les entreprises pour engager des personnes en situation de handicap. Trouver un financement est difficile, d’autant que la France fonctionne avec des canaux administratifs très rigides imposés par la loi. »

    Quel est le coût de ces salariés pour l’entreprise par rapport à un salarié sans handicap ?

    « Zéro. C’est exactement le même coût, cela demande juste un tout petit peu plus d’implication et de temps. »

    Y a-t-il une adaptation spécifique du poste de travail ?

    « Les adaptations du poste de travail sont assez minimes. En revanche, nous accompagnons les jeunes directement sur le poste. Pour cet accompagnement, nous avons besoin de subventions : les lois de 2002 et 2005 prévoient que l’État et les pouvoirs publics locaux sont tenus de financer cet accompagnement. »

    700.000 autistes en France : l’ampleur du besoin

    Vous avez réussi à convaincre de grands groupes et signé 65 CDI. C’est à la fois beaucoup et très peu au regard du nombre de personnes concernées…

    « C’est très peu, c’est pour cela que notre combat continue. Il y a 700 000 autistes en France, et environ 200 000 adultes de niveau 3. Nous sommes devenus un dispositif officiel par une instruction ministérielle en mai 2023, et notre travail est de continuer à faire changer les mentalités. Même si 65 CDI, c’est ce que personne n’avait jamais fait auparavant, cela reste ridicule face à l’ampleur du besoin. »

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    En quoi consiste concrètement l’accompagnement que vous proposez en dehors du temps de travail ?

    « Les jeunes sont employés à mi-temps. Le reste du temps, nous leur apprenons ce que les parents et les institutions ne leur ont pas enseigné dans leur enfance : les gestes du quotidien, cuisiner, faire les courses, laver son linge, mais aussi le sport et les loisirs. »

    Comment votre association est-elle financée ?

    « Nous sommes financés par les différents accords que nous passons avec des associations locales. L’ingénierie de projet, en revanche, n’est pas financée en France, car le système ne sait pas faire. C’est un combat de tous les jours ; nous avons failli couler il y a trois ans, mais nous sommes toujours là. »

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  • « Les Malheurs de Sophie » de la comtesse de Ségur : Derrière la terrible Madame Fichini, le portrait de sa mère Katrina

    Derrière Les Malheurs de Sophie se dessine en filigrane l’enfance de la comtesse de Ségur. Issue de l’aristocratie russe, Sophie Rostopchine a été élevée par une mère à la sévérité absolue, Katrina, qui a largement inspiré le personnage de Madame Fichini.

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    Lorsque l’on évoque Les Malheurs de Sophie, l’imagerie populaire dépeint une fillette joyeuse multipliant les maladresses au sein d’un paisible château français. Pourtant, ce classique de la littérature puise ses racines dans la lointaine Russie et dans les souvenirs douloureux d’une éducation implacable.

    Issue de la très haute aristocratie russe, la jeune Sophie Rostoptchine est loin d’être une enfant docile. Curieuse, agitée et toujours prompte à désobéir, la fillette enchaîne les sottises. Mais face à son insoumission, elle se heurte à une autorité glaciale : celle de sa propre mère, Katrina Rostoptchine.

    La dureté de Katrina se retrouve chez Madame Fichini, prompte à donner des coups de fouet

    Dans ce milieu privilégié du début du XIXe siècle, l’éducation ne s’embarrasse d’aucune tendresse. Les frasques de Sophie sont réprimées avec une sévérité absolue, avec des punitions allant jusqu’à l’enfermement.

    Cette figure maternelle terrifiante laissera une empreinte indélébile dans l’esprit de la jeune fille. Des décennies plus tard, c’est cette même dureté qui inspirera l’un des personnages les plus cruels de la littérature jeunesse : la terrible Madame Fichini, l’impitoyable belle-mère prompte à faire pleuvoir les coups de fouet.

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    Car ce n’est qu’au crépuscule de son existence que la comtesse de Ségur trouvera le moyen d’exorciser son passé. Réfugiée dans son domaine normand des Nouettes, elle s’astreint à une discipline de fer, se levant tous les jours aux aurores. Dans le silence de l’aube, avant que ses petits-enfants ne s’éveillent, elle exorcise les malheurs de son enfance en noircissant des feuillets entiers, transformant ses traumatismes en leçons de morale.

    Vous découvrirez dans ce podcast quel est l’évènement dramatique qui l’a poussée à quitter sa Russie natale et comment les histoires destinées à sa famille ont fini par conquérir jusqu’aux lecteurs d’aujourd’hui.

    Cet article est tiré de l’émission « La comtesse de Ségur : comment une aristocrate russe est devenue un monument de la littérature enfantine ». Ce résumé a été rédigé à l’aide de l’intelligence artificielle puis relu, édité et validé par un journaliste.

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