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  • Delphine Horvilleur sur le 7-Octobre : « Le propre de ce moment de sidération, c’est que ça vous rend aveugle »

    Sermons sous les décombres est le titre du dernier livre de Delphine Horvilleur, publié chez Olivier Nora Édition, au cours duquel la rabbine et écrivaine choisit de revenir sur le cheminement de pensée qui l’a menée à relire et réviser, avec la distance qu’elle n’avait pas alors, ses sermons prononcés depuis les massacres du 7 octobre 2023. Une expérience qu’elle partage au micro de la matinale de Radio Classique.

     

    David Abiker amorce cette rencontre par une question simple mais essentielle : qu’est-ce qui fait un bon débat ? La réponse coule de source pour Delphine Horvilleur, il s’agit de l’empathie.

    « Nous n’avons pas besoin d’être d’accord, mais de se placer un instant dans le récit adverse pour ensuite expliquer le sien, pour moi c’est ça un bon débat. » affirme-t-elle, à plus forte raison selon elle, dans une société où le « je » se noie dans un « nous » communautariste – quel qu’il soit – qui annihile la pensée et l’esprit critique. Voilà la genèse de ce livre.

    Delphine Horvilleur y confie avoir mis du temps à intégrer la souffrance des Gazaouis, jusqu’ici embrumée par le traumatisme persistant de ce qui est arrivé : « trois ans se sont écoulés mais pour beaucoup nous sommes toujours le 7 octobre » déplore-t-elle tout en évoquant cette impression étrange d’être visitée par les fantômes du passé venus des traumatismes qui se sont abattus sur la communauté juive.

    Pire, « après le 7 octobre, le monde ne nous a pas envoyé l’empathie nécessairement à laquelle l’on avait droit, ont commencées à l’inverse des accusations terribles, des « oui, mais », qui ont enfermé chacun dans un campisme, cette empathie uniquement pour les siens, et l’incapacité à voir l’autre. » analyse-t-elle.

    Delphine Horvilleur : après le traumatisme, l’empathie pour « les innocents de Gaza »

    Des angles morts pluriels, dont Delphine Horvilleur a pris acte en modifiant son précédent ouvrage à la lumière de cette empathie émergée après un laps de temps écoulé.

    Un regret qui lui permet un virage manifeste initié également par des déclarations de la part du gouvernement israélien qui lui intimait le besoin de partager sa propre opinion : « je constate qu’au printemps 2024 je commence davantage, dans mes prises de parole face à ma communauté, à évoquer les innocents de Gaza » dit-elle.

    Son positionnement, qu’elle qualifie de modéré, est demeuré inaudible, d’après son expérience, d’un côté comme de l’autre. « J’ai ce ‘privilège’ d’être victime de ce qu’on appelle des shitstorms, mot consacré aux attaques en meute des réseaux sociaux, qui dans mon cas sont issues de l’ultra-gauche propalestinienne, comme de la communauté juive de droite ».

    Un double mouvement de meute qu’elle dénonce, et à la fois, admet-elle « je comprends très bien comment on en arrive là ; quand les gens hurlent, cela témoigne tout d’abord de leur douleur. »

    Delphine Horvilleur dénonce l’instrumentalisation du mot génocide

    Face à son refus souligné par David Abiker d’utiliser le mot « génocide » repris par l’extrême-gauche, Delphine Horvilleur s’en explique par un mot qui vient de l’hébreu, « schibboleth », pour évoquer un mot qui abandonne son signifiant en faveur de sa capacité à fédérer.

    « Le mot est là pour dire : soit tu le dis et tu es des nôtres, soit tu refuses de l’employer et tu es mon ennemi. Rappelons que la Cour internationale de justice n’a pas retenu cette qualification usitée dès octobre 2023, alors même qu’il n’y avait pas encore de réplique militaire à Gaza par l’armée israélienne » justifie Delphine Horvilleur.

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    Pour la rabbine, si certains tiennent tant à imposer ce mot, cela pose question sur leurs intentions dissimulées qui ressemblent à de l’inversion victimaire : « le mot génocide suscite l’imaginaire de la Shoah. S’emparer de ce terme en le retournant contre les Juifs c’est essayer de les nazifier pour leur ôter leur innocence et mieux les rendre coupables de ce qui leur est arrivé ».

    Subsiste malgré tout une lueur d’espoir pour Delphine Horvilleur, pour qui la visite du pape en France il y a quelques jours, témoigne de la possibilité d’un élan d’empathie ; une démonstration qu’elle trouve inspirante à l’heure où « l’incapacité à se parler, à s’écouter » fait loi.

    Pauline Adad

     

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  • « On aurait aimé le garder » : l’émouvante restitution d’un violon disparu en 1944

    Un violon disparu pendant l’Occupation a été restitué ce mercredi à la famille de son propriétaire, une première en France depuis les années 1960, selon une association spécialisée et le ministère de la Culture.

    Fabriqué en 1905 dans l’atelier de lutherie Caressa & Français sous le numéro 152, ce violon a été remis aux ayants droit de Gabriel Girondelot, qui avait dû l’abandonner en juin 1940. Une cérémonie s’est tenue ce mercredi au magasin Paul Beuscher à Paris, au cours de laquelle la violoniste Sarah Dayan, accompagnée par le pianiste David Kadouch, a joué sur l’instrument restauré.

    « C’est la première restitution publique en France d’un instrument depuis les années 1960 », a déclaré Pascale Bernheim, cofondatrice de l’association « Musique et Spoliations » qui a procédé aux recherches, ce qu’a confirmé la mission de recherche et de restitution des biens culturels spoliés entre 1933 et 1945 au sein du ministère de la Culture.

    Créée en 2017, cette association œuvre à la recherche des instruments de musique et des documents musicaux disparus sous la domination nazie.

    Le violon de Gabriel Girondelot sera vendu aux enchères en décembre

    « Il y a de l’émotion. C’est étonnant comment un surgissement vient recréer des liens familiaux », a raconté Clémence Houdart, l’une des ayants droit, arrière-petite-fille de Gabriel Girondelot, qui n’était pas musicien.

    Le violon avait d’abord appartenu à son beau-frère Eugène Paul Choubry, premier prix de violon du Conservatoire de Paris en 1913, décédé lors de la Première Guerre mondiale.

    ©️ Maison Vatelot-Rampal

    C’est l’avancée allemande en juin 1940 qui obligea Gabriel Girondelot, notaire, et sa famille à quitter la Marne pour se réfugier dans le sud de la France, laissant une partie de leurs biens, dont cinq violons, dans le château de Maisons-en-Champagne.

    En 1945, Gabriel Girondelot déclara le vol auprès de la Commission de récupération artistique. L’instrument fut ensuite inscrit au Répertoire des biens spoliés en France durant la guerre de 1939-1945, publié entre 1947 et 1949.

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    En décembre 2024, il réapparaît dans une vente aux enchères à Vichy, dont il est retiré dès que le rapprochement avec un instrument déclaré volé en 1945 est effectué. « Une enquête de provenance et une recherche généalogique ont permis de reconstituer son parcours et d’identifier les ayants droit », selon l’association, qui a aussi travaillé avec le ministère de la Culture, le Musée de la musique à Paris et a consulté de nombreuses archives et registres d’atelier.

    Les ayants droit ont décidé de mettre le violon aux enchères. « On aurait aimé le garder mais juridiquement, c’était compliqué », a expliqué Mme Houdart. L’instrument, restauré par la Maison Vatelot-Rampal, sera mis en vente par Vichy Enchères le 3 décembre prochain.

    Philippe Gault (avec AFP)

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  • Langue française : d’où viennent vraiment « dégun », « gâté » et ces mots incontournables de Marseille ?

    Et si on parlait français ? s’intéresse aux spécificités de la langue française au sein de la cité phocéenne, grâce au livre du linguiste Médéric Gasquet-Cyrus,  Ça se dit comme ça à Marseille, publié aux éditions Le Robert.

    « Oh Bonne Mère ! », une référence au plus célèbre monument de Marseille

    La Bonne Mère, c’est le surnom de Notre-Dame de la Garde, la Vierge à l’Enfant qui veille sur la ville depuis sa colline. Médéric Gasquet-Cyrus précise qu’elle protège tous les Marseillais, croyants ou non. D’où le « Oh Bonne Mère ! » quand on est surpris. Et au Stade Vélodrome, les supporters de l’OM chantaient qu’elle était avec eux les jours de chance.

    « Belle bordille », une insulte imagée

    Autre mot emblématique : les bordilles. Elles désignent les ordures. Au sens figuré, une bordille est une personne méprisable. Par ironie, on dit « belle bordille », voire « bordillasse ».

    Le déroutant « dégun » vient du provençal

    Et puis il y a « dégun », sans doute le mot le plus déroutant pour un non-Marseillais. « Il y a dégun ici » veut dire qu’il n’y a personne. Le mot vient du provençal et, plus loin, du latin nec unus, qui signifie « pas un ». L’italien nessuno et le portugais ninguém ont la même origine.

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    Le « gâté », une référence au chat !

    Enfin, on dit « le gâté » ou « la gâtée ». Le gâté, c’est le câlin : « Viens faire le gâté à maman. » Avec un ami ou un petit ami, on dira aussi : « Ça va, mon gâté ? »

    Le mot vient de l’occitan gatet, « petit chat », et il est entré au Petit Robert en 2021 avec ce sens. Le rappeur Jul l’a fait connaître partout avec son titre En bande organisée.

    Karine Dijoud

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  • Le Royal Ballet and Opera de Londres choisit L’Oréal pour devenir son premier partenaire beauté officiel

    C’est une première pour l’institution londonienne et le géant de la cosmétique qui ont signé un partenariat aux termes duquel L’Oréal Paris fournira perruques, coiffure et maquillage aux artistes. Dans le cadre de ce partenariat, Marianela Núñez, danseuse étoile du RBO sera l’égérie officielle de cette collaboration.

    On avait déjà vu des partenariats entre des maisons d’opéra et de grandes marques notamment avec des fabricants d’instruments, des horlogers, des champagnes ou des maisons de couture pour habiller les musiciens mais très rarement avec de grands noms de la cosmétique, même si l’Opéra de Paris s’est associé ponctuellement avec Lancôme ou avec Le Rouge Français pour créer, en 2023, une collection de maquillage appelée « Rouge Opéra ».

    La signature d’un accord de partenariat entre le Royal Ballet and Opera et L’Oréal Paris est donc une première dans l’histoire des deux institutions mais également dans le milieu de la musique classique. Dans le cadre de cet accord, conclu pour la saison en cours, L’Oréal Paris apportera son soutien direct aux équipes de Covent Garden auxquelles seront fournis perruques, coiffures et maquillage. Des produits spécialement sélectionnés pour leurs formules haute performance, conçues pour résister aux conditions extrêmes de la scène.

    Marianela Núñez, a été nommée danseuse étoile du Royal Ballet en 2002

    Comme il se doit L’Oréal Paris, en accord avec le RBO, a choisi une égérie officielle pour représenter cette collaboration. L’heureuse élue est la danseuse Marianela Núñez, « principal dancer » (danseuse étoile) du Royal Ballet depuis 2002. La danseuse argentine de 44 ans se dit « très enthousiaste à l’idée de réunir nos deux univers. J’admire depuis longtemps L’Oréal et son engagement à célébrer la beauté sous toutes ses formes, et j’ai hâte de partager ce lien privilégié avec vous tous ».

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    Parallèlement à ce partenariat avec les artistes, les deux institutions lanceront en novembre et décembre une expérience immersive originale : « You’re Worth It : Beauty, Ballet and Behind the Scenes » (Vous le valez bien : beauté, ballet et coulisse), une visite privée offrant un aperçu rare des coulisses de Covent Garden, de la préparation des artistes au lever de rideau en passant par les ultimes répétitions. Une offre payante et limitée à réserver sur le site du RBO.

    L’Oréal Paris becomes first official beauty partner of Royal Ballet and Opera https://t.co/4mY6Yfatkt #news

    — Style News (@15MinuteNewsSty) October 2, 2026

    Jusqu’au 15 octobre Le RBO propose Don Giovanni de WA Mozart chanté notamment par Gordon Bintner, Rachel Willis-Sørensen et Aigul Akhmetshina dirigés par Stefano Montanari.

    À partir du 13 octobre et jusqu’au 25 novembre, les amateurs de ballet pourront admirer Manon de Jules Massenet dans la version chorégraphié par Sir Kenneth MacMillan. Marianela Núñez y interprétera le rôle-titre le 19 novembre aux côtés d’Hugo Marchand.

    Philippe Gault

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  • Eric Bismuth, Président de Montefiore Investment, présente le Grand Prix des Lionnes 2026

    Président de Montefiore Investment, Eric Bismuth revient sur la raison d’être du Grand Prix des Lionnes : récompenser et valoriser les PME et ETI qui allient croissance, rentabilité et durabilité, des entreprises au cœur de l’économie française.

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  • Sébastien Fayet, Directeur Général de Bexley – Grand Prix des Lionnes 2026

    Fondée en 1995, Bexley est une enseigne française de mode masculine qui conjugue héritage artisanal et agilité digitale pour habiller l’homme moderne à prix justes.

    Bexley est lauréat du Prix Services et biens de consommation du Grand Prix des Lionnes 2026.

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  • Anne-Lise Melki, Directrice Générale de Biotope – Grand Prix des Lionnes 2026

    Biotope est le leader mondial de l’ingénierie environnementale et de la préservation de la biodiversité. Fort de ses 400 experts et de ses 27 agences en France et en outre-mer, Biotope cultive une proximité terrain absolue et accompagne les organisations dans plus de 100 pays.

    Biotope est lauréat du Prix Greentech du Grand Prix des Lionnes 2026.

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  • Augustin Aoudjhane, Secrétaire Général de ChapsVision – Grand Prix des Lionnes 2026

    Acteur mondial de l’IA agentique, ChapsVision développe des solutions pour les organisations et s’impose comme l’alternative européenne souveraine aux géants américains de la donnée.

    ChapsVision est lauréat du Prix Disruption du Grand Prix des Lionnes 2026.

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  • Pierre-Jean Leduc, Président de DEMGY – Grand Prix des Lionnes 2026

    Leader français de la plasturgie à l’échelle mondiale, DEMGY produit des solutions plastiques et composites plus légères que le métal pour l’aéronautique, le médical et l’industrie.

    DEMGY est lauréat du Prix Industrie du Grand Prix des Lionnes 2026.

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  • Hassan Maad, Fondateur et Directeur Général d’iDAKTO – Grand Prix des Lionnes 2026

    iDAKTO déploie des infrastructures d’identité numérique souveraine en France et à l’international. L’entreprise est notamment le partenaire technologique de l’État pour France Identité.

    iDAKTO est lauréat du Prix Technologie du Grand Prix des Lionnes 2026.

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