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A l’occasion du 50e anniversaire du chœur de l’Orchestre de Paris, Richard Wilberforce, son chef principal, sera, ce lundi 19 octobre à 20h, l’invité du Journal du classique.
Fondé en 1976 par Arthur Oldham, le chœur de l’Orchestre de Paris fête cette année ses 50 ans. Un anniversaire qui fera l’objet de deux concerts dirigés par Klaus Mäkelä les 21 et 22 octobre à la Philharmonie de Paris avec au programme Roméo et Juliette de Berlioz. Et cela dans le cadre d’une saison particulièrement riche qui mettra en valeur les différentes formations constituant ce chœur et s’achèvera avec la monumentale 8e symphonie de Mahler.
Richard Wilberforce, qui a repris les rênes du chœur en 2023, nous éclairera ce soir sur cette saison anniversaire, tandis que différents choristes nous raconteront leurs expériences, leurs souvenirs, leurs émotions, eux qui sont tous des amateurs, exercent donc une activité professionnelle en parallèle mais témoignent d’un engagement et d’une ferveur saisissants.
Laure Mézan
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L’archet est un objet très fragile, conçu avec du crin de cheval et du pernambouc. Ce bois tropical, présent uniquement dans les forêts brésiliennes, se fait de plus en plus rare à cause de la déforestation et du changement climatique. De quoi, évidemment, inquiéter les archetiers, ces artisans qui fabriquent et entretiennent les archets des violonistes et des violoncellistes.
C’est au son du violon que l’on se repère dans ce petit hameau de la Nièvre, niché au cœur du massif forestier du Morvan.
Dans son élégante maison du XVIIe siècle, Edwin Clément use de son archet comme tous les jours, avec une vue imprenable sur la forêt : « On peut aussi apercevoir quelques pieds de vigne, je pense du chardonnay, et du melon ».
Loin du tumulte parisien, cet artisan passionné restaure et fabrique ici, depuis près de 40 ans, des archets d’exception pour des musiciens de renom du monde entier.
« J’ai reçu l’archet d’un violoncelliste. C’est une baguette exceptionnelle, mais elle a été très endommagée à la tête », explique-t-il.
Les archets sont façonnés dans un seul bois : le pernambouc. « Ce bois, qui vient du Brésil, est inscrit dans les annexes de la CITES, une convention internationale qui a pour vocation de protéger les espèces en voie de disparition » précise Edwin Clément.
Cette convention concentre à elle seule toutes les inquiétudes, car ces dernières années, le Brésil a fait de cette essence de bois un symbole de souveraineté et de protection de la biodiversité, en réglementant très strictement son exploitation et son approvisionnement : « La CITES, en 2025, a voté le fait qu’on ne pouvait plus prélever de bois de pernambouc dans les zones sauvages. Il y a un quota zéro. »
Il est encore possible aujourd’hui de faire circuler le bois brut, ainsi que les archets finis, mais avec des contraintes très strictes, détaille l’archetier : « J’ai dû enregistrer mon stock auprès des autorités nationales et je ne peux utiliser que du bois, ce qu’on appelle du pré-convention, qui a été coupé avant la première inscription ».
Les artisans ne sont pas les seuls à subir ces contraintes. Jacques Carbonneaux, chargé de mission pour la Chambre syndicale de la facture instrumentale, alerte : l’accumulation des réglementations fragilise aussi directement les musiciens lors de leurs déplacements.
Si un musicien « va faire un concert aux États-Unis, il faut qu’il puisse prouver qu’il va faire un concert. Donc il faut prouver, en fait, le caractère non commercial. Et ceux qui utilisent des instruments avec de l’ivoire, avec du palissandre de Rio, il leur faut des permis, il faut les faire tamponner à chaque fois aux douanes. Parfois, ils sont mal gérés au niveau de l’Union européenne, donc c’est problématique aussi pour les musiciens. Il faut qu’ils aient conscience qu’ils peuvent être concernés par la CITES ».
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Si les archetiers ne jurent que par le pernambouc, d’autres artisans luthiers réfléchissent et testent déjà des essences alternatives aux bois tropicaux. Parmi elles, le cormier, le merisier, le noyer ou l’érable sont de très bonne facture pour des guitares, des flûtes, des hautbois ou encore des clarinettes.
Timothé Marouzé
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Lors des saluts après Tosca à l’Opéra de Calgary, le baryton-basse Gabriel Sanchez-Ortega a déployé un drapeau palestinien. À la suite de ce geste, la direction a annoncé le remplacement du jeune chanteur canadien pour les représentations suivantes.
Le vendredi 16 octobre, l’Opéra de Calgary proposait, sous la direction de Jonathan Brandani, la première de Tosca au Jubilee Auditorium.
Dans le rôle de Cesare Angelotti, le prisonnier politique de l’œuvre de Giacomo Puccini, le jeune chanteur Gabriel Sanchez-Ortega qui a surpris ses partenaires sur scène et le public lorsqu’il a brandi un drapeau palestinien au début des rappels.
Une publication partagée par Calgary Opera (@calgaryopera)
La direction de l’institution canadienne n’a pas tardé à réagir suite à cette action « inattendue et non autorisée ». Dans un communiqué, publié le lendemain de l’incident, elle a précisé que « toute manifestation politique individuelle contrevient non seulement au règlement de la compagnie, mais aussi à notre responsabilité de contribuer à une société plus solidaire, bienveillante et respectueuse grâce au partage d’expériences artistiques. Le rôle d’Angelotti sera interprété par un autre artiste pour les représentations restantes », les 18 et 24 octobre.
Sur son compte Instagram, Gabriel Sanchez-Ortega a indiqué qu’il ne regrettait pas son geste et qu’il n’éprouve aucune rancune vis-à-vis de l’Opéra de Calgary mais qu’« après le spectacle nous devons tous rentrer chez nous, et nous regarder dans le miroir. C’était mon honneur de jouer le rôle d’Angelotti, un prisonnier politique évadé ».
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Sur la fiche diffusée sur son site, l’Opéra de Calgary indique que Gabriel Sanchez-Ortega est une basse dans sa première année du programme de développement d’artistes McPhee de l’Opéra de Calgary. Natif d’Ottawa, il a été diplômé de l’École Glenn Gould, le centre de formation professionnelle du Conservatoire royal de musique de Toronto.
Une publication partagée par Gabriel Sanchez-Ortega (@gs.ortega)
Lors de la saison 2026-2027 à Calgary, outre sa participation abrégée dans Tosca, il est prévu qu’il interprète le rôle du roi dans Cendrillon de Jules Massenet, celui de Lodovico dans Otello de Giuseppe Verdi et, surtout, le rôle-titre dans The Pied Piper, une création contemporaine de Seymour Barab.
Philippe Gault
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Les images des violences en marge des manifestations du 17 octobre ont fait le tour du monde. Sont-elles de nature à inquiéter les marchés financiers ? L’économiste Patrick Artus, conseiller chez Ossiam, et, entre autres, professeur d’économie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, était l’invité de Marc Bourreau ce lundi, pour en parler dans la matinale de Radio Classique. Il est également revenu sur une possible intervention de la Banque Centrale Européenne pour éviter une faillite à la France.
En réaction aux violences du week-end du 17 octobre, Patrick Artus oriente les causes profondes sur les responsabilités qui incomberaient à l’école : « En France, le taux de chômage des jeunes est très élevé. Quand vous êtes au chômage et que vous êtes jeune, vous êtes enclin à vous servir dans les magasins » avance-t-il.
Un système éducatif qui, selon lui, demande à être « réparé », tant sur le plan matériel que qualitatif : « Le problème, c’est qu’on n’a pas saisi la mauvaise qualité du système éducatif, qui est un mélange de professeurs mal rémunérés et mal formés, avec des programmes trop lourds, et des matières mal enseignées » juge-t-il, s’appuyant sur les résultats des pays de l’Europe du Nord aux enquêtes PISA « nettement supérieurs à ceux de la France » en dépit d’une tendance générale à l’érosion de leurs scores historiques.
Patrick Artus admet que sans réforme de l’État, il n’y a aucune marge de manœuvre budgétaire, pour autant « former les professeurs tout au long de leur carrière, c’est faisable sans beaucoup de moyens. » affirme-t-il, remettant dans le même temps l’allocation du budget de l’éducation en cause : « Maintenant, on sait qu’un tiers du budget de l’éducation va aux retraites des professeurs, et pas aux vraies dépenses d’éducation. Si on copie le Danemark, la Suède, la Finlande, sans parler des pays d’Asie comme Singapour, on sait à peu près ce qui marche. » estime-t-il.
Patrick Artus ne croit pas à l’incidence des violences sur la confiance des marchés : « évidemment quand on est habitant d’une grande ville, on est très effrayé par ce qu’on a vu, mais les marchés jugent sur des chiffres plutôt macroéconomiques » tranche-t-il. Le véritable problème de la France, d’après lui, réside dans l’ampleur de l’ajustement budgétaire à venir. Pour stabiliser le taux d’endettement public, l’économiste chiffre l’effort nécessaire à 180 milliards d’euros, or avec un budget 2027 qui ne prévoit que 25 milliards d’euros de réduction du déficit primaire, la France n’accomplit qu’« un septième de l’effort qu’il va falloir, de toute façon, faire, que la BCE intervienne ou pas ».
Selon Patrick Artus, il serait judicieux d’associer une coupe budgétaire à une redistribution de l’utilisation de l’argent public. En ce sens, avance-t-il : « L’éducation et la recherche sont des priorités, parce que ce sont des dépenses dont on sait qu’elles s’autofinancent ».
Il en est convaincu, faute de volonté des gouvernements futurs quels qu’ils soient, « la France ne pourra pas stabiliser son taux d’endettement public sans intervention extérieure » lâche-t-il. Pour lui, « les députés de la Commission des Finances n’ont pas compris qu’il y avait un vrai problème de déficit public » ce qui explique le rejet, à l’Assemblée, des mesures phares du budget 2027. Il ajoute à cela le poids de l’opinion dans ces décisions politiques : « Quand vous regardez les sondages, une très large majorité des Français refuse de travailler plus tard dans leur vie, et refuse des économies dans le système de santé » justifie-t-il.
Patrick Artus détaille deux scénarios principaux. Le premier consisterait en une relance générale du quantitative easing, c’est-à-dire des achats de dettes publiques européennes, une option qui pourrait se justifier par « les taux d’intérêt à long terme qui ont monté à cause des besoins de financement des boîtes de l’IA américaine, ce qui fait monter les taux d’intérêt du monde entier » explique-t-il.
Le second s’appuierait sur l’instrument de protection de la transmission monétaire, « qui permet d’acheter la dette d’un pays dont les conditions de financement ne reflètent pas la situation fondamentale » détaille-t-il.
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Si la BCE a jugé la semaine dernière que les conditions de financement actuelles de la France correspondaient encore à ses fondamentaux, l’économiste en est convaincu : l’institution européenne ne prendra jamais le risque de laisser la France en faillite. Mais, à mesure que les marchés prendront conscience de l’impuissance politique française à réformer durablement la dépense publique, la situation se dégradera, prévient l’expert, « et la BCE, à un certain moment, sera obligée d’intervenir. »
Pauline Adad
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Début novembre, Benjamin Bernheim montera pour la première fois sur le Perelman Stage du Carnegie Hall. Pour ses débuts dans la prestigieuse salle new-yorkaise, le ténor franco-suisse interprétera des œuvres d’Hector Berlioz accompagné par l’Orchestre de St. Luke’s que dirigera Louis Langrée.
C’est une soirée très française à laquelle est convié le public de l’auditorium Stern, la plus grande salle du Carnegie Hall le jeudi 5 novembre à 20h (heure locale). Certes l’orchestre, The Orchestra of St. Luke’s, qui jouera ce soir-là est 100% new-yorkais mais le reste de l’affiche sent bon la France. À commencer par le compositeur, Hector Berlioz, auquel sera intégralement consacrée la soirée à travers trois de ses œuvres majeures.
Le chef d’orchestre à la baguette ce soir-là est également français. Louis Langrée connaît bien l’orchestre de Manhattan qu’il a dirigé pour la première fois fin 2024 pour ses débuts, lui aussi, au Carnegie Hall où il est revenu en mars dernier à la tête de la même formation pour un concert consacré aux grands compositeurs américains avec le pianiste de jazz Gerald Clayton.
Ce concert sera donc une grande première pour Benjamin Bernheim. Le ténor franco-suisse de 41 ans fera ses grands débuts le 5 novembre au Carnegie Hall. Pour l’occasion il interprétera Les Nuits d’été, les six mélodies composées par Hector Berlioz en 1840 à partir de poèmes de Théophile Gautier.
Une œuvre, dans la transcription de la pianiste canadienne Carrie-Ann Matheson, que Benjamin Bernheim a intégrée dans son album Douce France sorti en 2024 chez Deutsche Grammophon.
Dans un entretien au Monde en octobre 2024, le chanteur rappelait que Les Nuits d’été ont surtout été chantées par des voix de femmes (mezzo-sopranos) dans leur version orchestrale alors qu’elles avaient initialement été écrites « pour des ténors en majeure partie ».
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La prestation de Benjamin Bernheim sera encadrée par deux œuvres majeures du compositeur romantique qu’interprétera donc The Orchestra of St. Luke’s sous la direction de Louis Langrée. La soirée débutera par l’ouverture des Francs-juges, l’opéra inachevé d’Hector Berlioz car rejeté par plusieurs grandes maisons d’opéra à la fin des années 1820. Le concert s’achèvera par l’interprétation de la mythique Symphonie fantastique.
Philippe Gault
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En 1925, face aux micros du stade de Wembley, le futur George VI subit un échec public qui révèle un basculement historique : la monarchie britannique ne peut plus seulement se montrer, elle doit parler. Derrière le drame intime immortalisé par le cinéma, découvrez l’histoire vraie d’un souverain piégé par l’ère de la radio.
Ecoutez l’épisode des Grands dossiers de l’Histoire en intégralité :
Le 31 octobre 1925, le duc d’York se présente au stade de Wembley pour prononcer le discours de clôture de la British Empire Exhibition. Sur le papier, l’exercice relève du cérémonial. En réalité, il marque un tournant beaucoup plus profond : la monarchie britannique n’est plus seulement une institution que l’on regarde, elle devient une voix que l’on doit entendre.
Face à lui, quarante mille spectateurs. Autour de lui, ces grands microphones qui imposent désormais une nouvelle règle du jeu aux figures officielles. Le prince Albert, que ses proches appellent Bertie et qui deviendra plus tard George VI, souffre depuis l’enfance d’un bégaiement sévère. Jusqu’alors, ce handicap pouvait encore se dissimuler derrière l’étiquette, les apparitions publiques et les silences imposés par le protocole. Mais avec la radio, tout change : il ne peut plus seulement paraître, il doit parler.
À Wembley, cette mutation éclate au grand jour. Le duc d’York tente de lire son texte, bute sur les mots, s’interrompt, reprend, se bloque à nouveau. Pour la foule, ces quelques minutes semblent interminables.
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Pour lui, l’épreuve est dévastatrice. Ce n’est pas seulement un discours manqué : c’est la démonstration brutale qu’un prince mal à l’aise avec sa propre voix risque désormais d’être broyé par les exigences d’un monde entré dans l’ère du micro.
En écoutant ce podcast, vous apprendrez comment cette humiliation publique a conduit George VI à entreprendre un long travail avec un thérapeute australien excentrique, Lionel Logue, jusqu’à faire de sa voix un instrument de résistance au moment des grandes allocutions de guerre.
Cet article est tiré de l’émission « George VI, le roi bègue : l’histoire vraie derrière le film « Le Discours d’un roi » ». Ce résumé a été rédigé à l’aide de l’intelligence artificielle puis relu, édité et validé par un journaliste.
Ecoutez l’intégralité de l’émission des « Grands dossiers de l’histoire par Franck Ferrand » en podcast sur notre site ou application.
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Dans un récent article intitulé Le nouvel âge de l’orateur, l’hebdomadaire The Economist formule une thèse stimulante : à mesure que la lecture décline, les idées se propagent de moins en moins par le texte et de plus en plus par la parole. Autrefois portées par les tribunes et la presse écrite, elles circulent aujourd’hui à travers les vidéos courtes et les podcasts.
Pendant des siècles, depuis l’invention de l’imprimerie, notre civilisation a été dominée par l’écrit. On s’informait, on se cultivait et on débattait par l’intermédiaire du texte imprimé. Nous assistons aujourd’hui à un basculement partiel, mais significatif, vers l’oralité.
Cette évolution n’est pas sans rappeler l’Antiquité — en Grèce puis à Rome —, où le pouvoir appartenait à ceux qui maîtrisaient la rhétorique, l’art de convaincre par la voix constituant alors la compétence politique suprême, enseignée comme la discipline reine.
L’idée de The Economist, c’est que la technologie nous ramène à cette culture de la parole, que l’imprimerie avait éclipsée.
Ce retour de la culture orale redéfinit les règles du marché du travail. Pendant des décennies, les compétences les plus valorisées étaient écrites : savoir rédiger une note claire, un rapport structuré ou une analyse argumentée. Le diplômé qui écrivait correctement avait un avantage sur les autres.
Deux nouveautés bousculent aujourd’hui cette hiérarchie. D’une part, la diffusion des idées passe de nouveau par l’oral : savoir parler, capter l’attention, expliquer avec clarté et incarner un propos par la présence redevient une compétence économiquement précieuse.
D’autre part, l’intelligence artificielle automatise avec brio la rédaction de notes, de rapports ou d’e-mails. Autrement dit, la compétence d’écriture standard est celle que la machine automatise le mieux. Que reste-t-il de spécifiquement humain et non délégable à la machine ? C’est la présence, la conviction incarnée, la capacité à embarquer un auditoire, à négocier en direct et à inspirer confiance par une parole vivante. Ce sont exactement les compétences que l’intelligence artificielle ne peut pas fournir à notre place.
Cette mutation impose de repenser la formation. Si nous avons formé des générations à produire du texte, ce que l’IA banalise. Il ne s’agit évidemment pas d’abandonner l’écrit, qui reste le socle de la pensée rigoureuse.
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Il s’agit plutôt d’y associer l’apprentissage de la parole. Ces compétences s’enseignent et se travaillent, à l’instar de la rhétorique dans l’Antiquité. Savoir parler redevient un atout économique majeur, à condition de ne jamais négliger la lecture et l’écriture : car on ne s’exprime bien qu’en lisant beaucoup et en maniant la langue avec justesse.
Nicolas Bouzou
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Lorsque Louis XV instaure une nouvelle taxe pour éponger les dettes du royaume, la Bretagne entre en résistance frontale : c’est le point de départ de l’une des dernières grandes crises de l’Ancien Régime.
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À l’automne 1764, le conflit entre Versailles et le Parlement de Bretagne change de nature. Au départ, il s’agit d’un désaccord fiscal : la monarchie, affaiblie par le coût de la guerre de Sept Ans, veut imposer de nouveaux prélèvements. En Bretagne, où les privilèges provinciaux restent jalousement défendus, les magistrats de Rennes refusent d’enregistrer cette décision. Autour du procureur général La Chalotais, ils estiment protéger les droits de la province face à un pouvoir royal de plus en plus centralisateur.
En octobre, les parlementaires bretons confirment leur opposition. Une lettre ferme est adressée au contrôleur général des finances, sur un ton que Louis XV juge offensant. La réaction du roi ne tarde pas : le 8 novembre 1764, le Conseil casse l’arrêt du Parlement de Bretagne. C’est alors qu’intervient un geste spectaculaire. Les magistrats cessent de siéger. En d’autres termes, ils suspendent le fonctionnement de la justice dans la province.
Cette grève parlementaire est un acte exceptionnel sous l’Ancien Régime. Elle ne relève pas d’un simple mouvement d’humeur, mais d’une démonstration de force politique. En interrompant leur activité, les magistrats rappellent qu’ils ne sont pas de simples exécutants et qu’ils entendent peser dans les affaires du royaume.
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Louis XV convoque alors les opposants à Versailles en mars 1765 et leur ordonne de reprendre leur charge. Mais loin d’apaiser la crise, cette intervention l’aggrave : de retour en Bretagne, presque tous les membres du Parlement choisissent de démissionner.
Ce bras de fer marque un tournant. Derrière une querelle provinciale se dessine une crise plus large entre monarchie absolue et corps intermédiaires. En écoutant ce podcast, vous apprendrez comment cette affaire bretonne conduira à un grand affrontement institutionnel qui annonce les soubresauts de la Révolution.
Cet article est tiré de l’émission « 1764 : la Bretagne se rebelle contre Versailles ». Ce résumé a été rédigé à l’aide de l’intelligence artificielle puis relu, édité et validé par un journaliste.
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C’est à l’Auditorium de Lyon qu’a été enregistré, les 25 et 26 septembre derniers, le Grand Concert du samedi soir que vous propose Radio Classique ce samedi à 20 heures, avec l’Orchestre national de Lyon dirigé par Nikolaj Szeps-Znaider.
Deux œuvres étaient au programme : le cycle de mélodies Sea Pictures d’Edward Elgar chanté par la mezzo-soprano britannique Catriona Morison et la Symphonie n°5 en do dièse mineur de Gustav Mahler.
Cette soirée sera présentée par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Lyon et dans de nombreuses autres villes de France grâce au DAB+.
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Radio Classique vous propose de vivre ou de revivre ce dimanche à 20 heures, les concerts que l’Orchestre de Paris a donnés les 16 et 17 septembre derniers sous la direction de Samy Rachid dans la Grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris.
Vous pourrez entendre la Symphonie n°8 en sol majeur d’Antonin Dvorak, créée le 2 février 1890 à Prague.
Cette soirée sera présentée par Laure Mézan. Vous pourrez l’écouter en qualité numérique à Paris et dans de nombreuses villes de France grâce au DAB+.
Jean-Michel Dhuez
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