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Or


"Lorsque l’homme aura pollué la dernière rivière et pêché le dernier poisson, alors seulement il se rendra compte que l’argent n’est pas comestible". Le proverbe a beau être quelque peu éculé, il n’empêche, difficile parfois de ne pas y songer avec une pointe d’angoisse, à mesure que les années passent et que la situation semble s’aggraver. Selon la toute dernière étude menée par le CNRS et Météo-France, les températures moyennes pourraient augmenter de 4° en France d’ici 2100 si les émissions de gaz à effet de serre se maintiennent au même niveau actuel... Alors bien sûr, à 4°C, l’argent ne s’en trouvera certainement pas plus comestible, mais la question se fait d'autant plus brûlante: quel peut être le rôle de la finance, de la monnaie, du système bancaire à l’heure de l’anthropocène? La finance durable a-t-elle encore un sens au moment où tout semble s’effondrer? Quelles solutions et quel message doit-elle porter pour nous aider à défendre "l’habitabilité" de notre planète?
Mon invité du jour se montrera certainement critique, à bien des égards, mais sa parole de philosophe nous sera ô combien précieuse, lui qui s’intéresse depuis de nombreuses années à l’organisation des sociétés humaines et à l’impact que celles-ci font peser, de différentes façons, sur les environnements. C’est donc à une vraie prise de hauteur que je vous invite aujourd’hui, en
recevant Dominique Bourg, que je suis ravi d’accueillir!
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À elle aussi, d’une certaine façon, "[son] ennemi, c’est la finance". Peut-être pas TOUTE la finance, et certainement pas – ou pas encore, du moins? – pour devenir présidente de la République comme François Hollande, mais bien plutôt pour lutter contre le changement climatique, celui-là même qui souffre de tous ces investissements dans les énergies fossiles auxquels continuent de consentir les banques, les assureurs et tant de gestionnaires d’actifs en tout genre. Ce sont eux que Lucie Pinson traque sans relâche, telle une vigie, en épluchant minutieusement leurs lignes de compte, qui dévoilent souvent une toute autre réalité derrière les grandes déclarations d’intention…
Pour autant, on ne saurait vraiment lui reprocher d’ostraciser ces institutions financières, et pour cause: pour mener à bien ce travail de plaidoyer, Lucie Pinson fait aussi le pari du dialogue, en prenant soin de maintenir le contact avec tous ceux qui le veulent, sur la place de Paris.
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Bilan de l'été 2022: canicules, sécheresses et feux de forêt qui sont de plus en plus destructeurs dans un monde où les températures s’emballent. Mais il est une autre conséquence qui est amenée à bouleverser durablement nos vies, et dont l’hiver inflationniste qui s’annonce devrait également faire la malheureuse démonstration: pas de prix stables avec un thermomètre aussi instable! Avec le changement climatique, c’est toute notre stabilité financière qui se retrouve ainsi menacée. Peut-être un temps déconsidérée, ou sous-estimée, cette idée est désormais en train de s’imposer avec la force d’une évidence auprès de la plupart des grandes institutions financières: les risques liés au climat sont également une important source de risque financier!
Dès lors, que faire face à ça? Quels grands changements opérer dans nos politiques monétaires, et quels rôles et marges de manœuvre pour les Banques centrales pour cela? Comment garantir l’efficacité du grand projet de verdissement de la finance que promettent désormais d’une même voix les principales institutions financières?
C’est ce que l’on va tenter de voir avec notre invitée du jour, Sylvie Goulard, Sous-Gouverneure de la Banque de France, qui est probablement l’une des mieux placée pour en discuter, elle qui plaide activement pour rediriger "massivement la finance vers les investissements verts"!
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Faire de l’économie notre alliée face aux grands défis et de la finance un moteur de la transition écologique, et non plus un frein. Oui, mais comment faire, au juste, quand tout semble aux mains d’intérêts contraires?
En 2020, Eva Sadoun était de celle qui s’était par exemple insurgée contre la nomination de Blackrock comme conseiller de la Commission européenne sur l’intégration des critères environnementaux au sein de la réglementation bancaire communautaire (Blackrock étant l’un des principaux gestionnaires d’actifs fossiles au monde). Autrement dit, une sorte de loup dans la bergerie de la finance durable!
Où en sommes-nous, deux ans plus tard? Peut-on infléchir de l’intérieur le cours des grandes décisions économiques et financières? Et comment alors disrupter les institutions financières en leur sein? C’est ce qu’on va demander à Eva Sadoun dans ce nouvel épisode de Billet vert, le podcast sur les grands enjeux de la finance durable.
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Elles ont, bien malgré elles, rythmé l’actualité de notre été 2022 : en brûlant indistinctement aux quatre coins de la France, et d’Europe, les forêts nous ont rappelé qu’elles étaient aux avant-postes du changement climatique, parmi ses principales victimes. Conséquence, les émissions de CO2 liées à ces incendies ont, elles aussi, explosé et atteint leur record.
C’est tout le vice de l’engrenage dans lequel nous sommes désormais plongés : en brûlant, les forêts subissent les conséquences d’un changement climatique qu’elles contribuent alors à aggraver en dégageant toutes ces quantités de CO2 dans l’atmosphère. Or, cette même fonction de stockage du carbone est précisément la raison pour laquelle les forêts peuvent, et doivent, être également considérées comme une solution dans la lutte contre le changement climatique.
Le monde de la finance durable l’a bien compris, et c’est l’un des enjeux majeurs du marché des crédits carbone volontaires, qui permettent aux entreprises d’investir dans des projets menés par des ONG pour réduire leur empreinte carbone. Comment fonctionnent ces outils et à quoi servent-ils, précisément ? Se révèlent- ils véritablement efficaces, et comment lutter contre le risque de "greenwashing" dont ils sont parfois accusés ?
C’est ce que l’on va s’attacher à questionner et discuter avec Alain Karsenty, économiste et spécialiste des forêts, chercheur au CIRAD dans ce deuxième épisode de Billet vert, le podcast sur les grands enjeux de la finance durable.
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1 milliard d’euros pour les intempéries de ce début du mois de juin. 1 autre milliard débloqué en urgence dans le cadre d’un plan de soutien aux agriculteurs touchés par le gel intense du printemps 2021. Ou encore, 500 millions d’euros alloués il y a quelques jours à un fonds de renaturation des villes, face aux effets de la canicule...
La facture du changement climatique ne cesse d’augmenter. Rendant toujours plus urgente la transition vers une économie bas-carbone, qui fait de la réduction des émissions de CO2 la matricede tous ses objectifs. Mais encore faut-il savoir comment la financer. Selon le Medef lui-même, les besoins en investissement représenteraient 60 à 80 milliards d’euros pour atteindre le « zero carbone » d’ici 2050.
Qui peut aujourd’hui prendre en charge de tels investissements, grâce à quels outils, et fléchés dans quels secteurs en priorité ? Les sources de financement « classiques » peuvent-elles et doivent-elles assumer seules la facture ? Autrement, quels nouveaux acteurs et quels nouveaux types de financements pourraient alors être mobilisés pour faire face à l’ampleur du défi ? C’est ce que l’on va s’attacher à questionner et discuter dans ce tout premier numéro de « Billet vert », le podcast sur les grands enjeux de la finance durable avec Benoit Leguet, directeur général de l’I4CE.
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Nul besoin de vous apprendre que l’oseille, le flouze, le blé, les thunes, l’argent quoi, sont le nerf de la guerre. La lutte contre le dérèglement climatique n’échappe évidemment pas à ce…
Ce sont les questions "touchy" auxquelles tente de répondre cette deuxième saison de Billet vert. En moins de 30 minutes - le temps d’une pause bien méritée - Léa Lejeune, co-fondatrice de Plan Cash, reçoit différents actrices et acteurs engagés dans ces enjeux de transition. Parce qu’il est temps d’imaginer que “finance durable” ne soit plus un oxymore.
Une émission soutenue par Mirova.
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