Les villes portuaires ont en commun de devoir gérer des croissances urbaines et portuaires sur des territoires contraints autant par leurs héritages historiques que par leurs ambitions de développements. Lexacerbation de la compétition interportuaire sarticule sur la capacité des autorités portuaires à répondre aux exigences en infrastructures. La concurrence entre territoires urbains entraîne les édiles dans laménagement massif de zones convoitées à proximité de leau. Une somme darbitrages entre un nombre croissant de parties prenantes implique conciliation, concertation, voire confrontation pour faire converger des destinées pas nécessairement toujours compatibles dans le temps et dans lespace.
Dans ce contexte mondial, la présente contribution part dune hypothèse double : les grands projets de ville et les grands projets de port sinscrivent avant tout dans des réalités temporelles et spatiales LOCALES alors que ces grands projets sarticulent sur des besoins, des intérêts et des financements de plus en plus GLOBAUX.
Après avoir redéfini le grand projet et les fondements de gestion du déploiement des grands projets urbano‐portuaires, une deuxième partie établit une synthèse analytique des relations ville/port qui permet de démontrer cette dualité croissante entre local et global. Une troisième partie aboutit à une série de réflexions sur lopportunité de conjuguer local et global. Loriginalité de la démarche tient dans la redéfinition des modalités de gestion des grands projets de ville et de port avec la prise en compte dune tierce entité experte et indépendante qui pourrait agir comme un facilitateur des interactions dynamiques dans la gestion dun grand projet ville/port.