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Alors que la France traverse une troisième période de canicule, des climatologues et chercheurs s'allient pour appeler à politiser la question du réchauffement et de l'inaction climatique.
Face à des évènements climatiques extrêmes et qui deviennent récurrents, la question se pose de pointer du doigt des degrés de responsabilité. Camille Etienne, activiste pour la justice sociale et climatique, rappelle que "chaque été, on a ce débat", et regrette une polarisation du débat sur des questions d'adaptation, qui ne permettent pas de "s'attaquer à la racine du problème". Pour Christian Gollier, économiste, le fait d'être victime du dérèglement climatique ne suffit pas à un changement de comportement des individus. Antonin Pottier, maître de conférence de l'EHESS, évoque quant à lui une "occasion manquée" : celle de débattre collectivement de la direction à prendre, dans un contexte général "d'atonie politique".
Quelques semaines après la condamnation par le tribunal de Paris de Total Energie pour "non respect de son devoir de vigilance", Christian Gollier insiste sur l'importance de responsabiliser à l'échelle individuelle. Il considère en effet qu'il est nécessaire "d'inciter chaque citoyen, citoyen de la France, de l'Europe et de la planète, à réaliser des efforts qui sont assez coûteux". Au contraire, Camille Etienne appelle à une prise de responsabilité des dirigeants politiques, responsables selon elle de mettre en place "des conditions sine qua non pour que les individus puissent être des êtres écologiques, précisément". Pour elle, "la question fondamentale, c'est celle de la justice sociale."
Face au constat partagé d'un débat public et politique qui reste insuffisant compte tenu de la réalité du réchauffement climatique, et qui peinent à mettre en place des transformations structurelles, la temporalité d'action dans laquelle s'inscrire fait débat. Si des chercheurs appellent de leurs vœux une loi d'urgence climatique, Antonin Pottier plaide lui pour l'établissement d'un "nouveau contrat écologique", passage obligé pour s'accorder collectivement sur "la transformation de l'économie et de la société sur plusieurs décennies". Pour Camille Etienne : "il y a un sprint absolu et total à faire, qui est un sprint de la question de la survie, mais il ne se fera pas sans la transformation de fond", "les deux ne sont absolument pas incompatibles."
By Alors que la France traverse une troisième période de canicule, des climatologues et chercheurs s'allient pour appeler à politiser la question du réchauffement et de l'inaction climatique.
Face à des évènements climatiques extrêmes et qui deviennent récurrents, la question se pose de pointer du doigt des degrés de responsabilité. Camille Etienne, activiste pour la justice sociale et climatique, rappelle que "chaque été, on a ce débat", et regrette une polarisation du débat sur des questions d'adaptation, qui ne permettent pas de "s'attaquer à la racine du problème". Pour Christian Gollier, économiste, le fait d'être victime du dérèglement climatique ne suffit pas à un changement de comportement des individus. Antonin Pottier, maître de conférence de l'EHESS, évoque quant à lui une "occasion manquée" : celle de débattre collectivement de la direction à prendre, dans un contexte général "d'atonie politique".
Quelques semaines après la condamnation par le tribunal de Paris de Total Energie pour "non respect de son devoir de vigilance", Christian Gollier insiste sur l'importance de responsabiliser à l'échelle individuelle. Il considère en effet qu'il est nécessaire "d'inciter chaque citoyen, citoyen de la France, de l'Europe et de la planète, à réaliser des efforts qui sont assez coûteux". Au contraire, Camille Etienne appelle à une prise de responsabilité des dirigeants politiques, responsables selon elle de mettre en place "des conditions sine qua non pour que les individus puissent être des êtres écologiques, précisément". Pour elle, "la question fondamentale, c'est celle de la justice sociale."
Face au constat partagé d'un débat public et politique qui reste insuffisant compte tenu de la réalité du réchauffement climatique, et qui peinent à mettre en place des transformations structurelles, la temporalité d'action dans laquelle s'inscrire fait débat. Si des chercheurs appellent de leurs vœux une loi d'urgence climatique, Antonin Pottier plaide lui pour l'établissement d'un "nouveau contrat écologique", passage obligé pour s'accorder collectivement sur "la transformation de l'économie et de la société sur plusieurs décennies". Pour Camille Etienne : "il y a un sprint absolu et total à faire, qui est un sprint de la question de la survie, mais il ne se fera pas sans la transformation de fond", "les deux ne sont absolument pas incompatibles."