Elle sʹappelait Marion, entamait sa vie dʹadulte et se destinait à la pratique du jazz. A lʹâge de vingt ans, elle a connu sa première bouffée délirante: paranoïa, tentatives dʹautomutilation. Le diagnostic fut implacable, la jeune femme souffrait de schizophrénie.
Après plusieurs années de traitement ponctuées de séjours en hôpital psychiatrique, Marion sʹest défenestrée. Subsistait dans la mémoire de son ordinateur une centaine de poèmes disant la maladie, les espoirs de guérison et un formidable appétit de vie.
En hommage à sa fille disparue, Jean-Philippe Schaller a confié un choix de ces textes à lʹéditrice Denise Mützenberg. Aujourdʹhui, la voix de Marion se fait entendre dans un recueil bouleversant.
"Enfin, je respire! Enfin je vibre au son de la musique!
Enfin mon cœur sʹemballe quand jʹaime quelquʹun!
Ce nʹest rien dʹautre quʹune résurrection qui sʹest faite. Ce nʹest rien dʹautre que cela.
Merci.
Marion, 7 juillet 2014 "
Par Jean-Marie Félix
Lectures: Barbara Tobola
A lire: Marion Schaller: "Fenêtre sur cour", Editions Samizdat