Grâce à une exposition présentée aux Archives dʹEtat de Genève et à une réédition de sa "Trilogie genevoise", Louis Dumur se rappelle au bon souvenir des enfants de Calvin. Entre 1909 et 1911, Dumur publiait à Paris trois romans liés à son enfance passée dans une ville encore très empreinte de protestantisme rigoriste.
Dans "Les trois demoiselles du père Maire", lʹauteur évoque la figure du vieux régent quʹil a connu au Collège Calvin. Auguste Maire, un enseignant à lʹancienne convaincu du bien-fondé des châtiments corporels et de la prière imposée chaque matin avant le début des cours.
"LʹEcole du dimanche", le troisième volet de la trilogie, constitue une charge virulente contre lʹhypocrisie dʹune société conservatrice, manifestant trop souvent sa foi par opportunisme. On y suit le jeune Nicolas Pécolat, alter ego de Dumur, renoncer à la religion pour sʹémanciper vers un idéal humaniste très inspiré par les idées rousseauistes.
Avec Françoise Dubosson, commissaire de lʹexposition et maître dʹœuvre de la réédition.
Par Jean-Marie Félix
Avec Françoise Dubosson, éditrice et commissaire de lʹexposition
Lectures: Nicolas Rinuy
A lire: Louis Dumur: "Les Trois demoiselles du père Maire - Le Centenaire de Jean-Jacques - Lʹécole du dimanche", Editions Slatkine