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Or


Fort avis de tempête à prévoir dans la tête des catholiques qui s’introduiront le 4 juin prochain dans l’isoloir. Mais pour quel candidat bon sang, le fidèle de bonne volonté pourra-t-il voter lors du premier tour de l’élection présidentielle… sans avoir l’amère impression de renier ses convictions les plus profondes…
Le sondage publié dans la dernière parution de l’hebdo La Vie donne un aperçu chiffré des cas de conscience qui se forment actuellement dans un électorat catholique toujours plus hétérogène. Et c’est bien là le premier des enseignements de cette enquête d’opinion. Contrairement à une idée reçue, les catholiques ne votent pas comme un seul homme. Depuis les débuts de la Vème République en 1965, cet électorat a toujours été divisé. 2022 ne devrait pas faire exception. Si l’on en croit l’IFOP, 28% s’apprête à voter pour Emmanuel Macron, 20% pour Valérie Pécresse, 19 pour Erice Zemmour et 15% pour Marine Le Pen…
On le voit, un vote chez les catholiques pratiquants ancré à droite mais façon puzzle, alors qu’il y a 5 ans, il s’était massivement porté sur le candidat de la droite classique François Fillon.
Autre enseignement : les catholiques + ou – assidus à la messe dominicale (puisque c’est sur ce critère que les pratiquants sont définis par les sondeurs) ne se retrouveraient plus à gauche. 6% disent vouloir voter pour Jean-Luc Mélenchon, ils ont été deux plus en 2017.
Au-delà de cette photographie des intentions de vote des catholiques de France, l’étude s’intéresse aux mesures des candidats qui dissuaderaient le catholique interrogé de voter pour lui. Aux dix premières places on trouve des mesures d’éthique ou de bio-éthique (légalisation du cannabis, de l’euthanasie, prolongement du délai pour avorter : une pierre dans le jardin de la gauche), mais aussi des mesures concernant l’accueil ou l’expulsion des migrants ( une pierre dans le jardin de la droite) ou enfin des mesures défavorables à la liberté de l’enseignement qu’il s’agisse du privé ou du hors-contrat (et là la pierre peut aller dans le jardin de la gauche radicale ou bien des macronistes).
L’une des questions qui n’est pas abordée dans le dossier de La Vie est celle de l’abstention qui s’annonce massive en juin prochain. Que feront les catholiques, traditionnellement plus citoyens que la moyenne « Si la décision de voter blanc peut avoir un sens, s'abstenir est un manquement » insistent les évêques dans leur récent document « L’espérance ne déçoit pas ». Encore faut-il que ce vote blanc soit réellement pris en compte par les candidats comme le système électoral. Le vote blanc, un chiffre qu’il faudra scruter avec attention au soir du 4 juin.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Alain Charlier,Béatrice Ducellier,Thierry Grenet,P. Vincent de Labarthe,Anne-Cécile Suzanne,Marc Tesniere,Lecointre VianneyFort avis de tempête à prévoir dans la tête des catholiques qui s’introduiront le 4 juin prochain dans l’isoloir. Mais pour quel candidat bon sang, le fidèle de bonne volonté pourra-t-il voter lors du premier tour de l’élection présidentielle… sans avoir l’amère impression de renier ses convictions les plus profondes…
Le sondage publié dans la dernière parution de l’hebdo La Vie donne un aperçu chiffré des cas de conscience qui se forment actuellement dans un électorat catholique toujours plus hétérogène. Et c’est bien là le premier des enseignements de cette enquête d’opinion. Contrairement à une idée reçue, les catholiques ne votent pas comme un seul homme. Depuis les débuts de la Vème République en 1965, cet électorat a toujours été divisé. 2022 ne devrait pas faire exception. Si l’on en croit l’IFOP, 28% s’apprête à voter pour Emmanuel Macron, 20% pour Valérie Pécresse, 19 pour Erice Zemmour et 15% pour Marine Le Pen…
On le voit, un vote chez les catholiques pratiquants ancré à droite mais façon puzzle, alors qu’il y a 5 ans, il s’était massivement porté sur le candidat de la droite classique François Fillon.
Autre enseignement : les catholiques + ou – assidus à la messe dominicale (puisque c’est sur ce critère que les pratiquants sont définis par les sondeurs) ne se retrouveraient plus à gauche. 6% disent vouloir voter pour Jean-Luc Mélenchon, ils ont été deux plus en 2017.
Au-delà de cette photographie des intentions de vote des catholiques de France, l’étude s’intéresse aux mesures des candidats qui dissuaderaient le catholique interrogé de voter pour lui. Aux dix premières places on trouve des mesures d’éthique ou de bio-éthique (légalisation du cannabis, de l’euthanasie, prolongement du délai pour avorter : une pierre dans le jardin de la gauche), mais aussi des mesures concernant l’accueil ou l’expulsion des migrants ( une pierre dans le jardin de la droite) ou enfin des mesures défavorables à la liberté de l’enseignement qu’il s’agisse du privé ou du hors-contrat (et là la pierre peut aller dans le jardin de la gauche radicale ou bien des macronistes).
L’une des questions qui n’est pas abordée dans le dossier de La Vie est celle de l’abstention qui s’annonce massive en juin prochain. Que feront les catholiques, traditionnellement plus citoyens que la moyenne « Si la décision de voter blanc peut avoir un sens, s'abstenir est un manquement » insistent les évêques dans leur récent document « L’espérance ne déçoit pas ». Encore faut-il que ce vote blanc soit réellement pris en compte par les candidats comme le système électoral. Le vote blanc, un chiffre qu’il faudra scruter avec attention au soir du 4 juin.
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