Pour un « noviciat » migratoire, sorte de « fiançailles » à la France
Amis de RCF - Notre Dame, bonjour ! J’aimerais vous parler de la question migratoire, un sujet à mon avis mal traité qui mériterait peut-être une nouvelle réflexion inspirée par exemple des fiançailles ou du « noviciat ».
Si l’on trouve magnifique de prendre le temps de se préparer à une vie nouvelle, d’engagement ou d’alliance, pourquoi ne pas adapter la démarche à l’étranger migrant ? S’il désire s’installer en France et y construire une relation durable, ce n’est quand-même pas la même chose que s’il nous visite en simple client ou en touriste !
A vrai dire, ce que nous vivons dans nos familles avec nos enfants peut nous éclairer. Si l’étranger demande la nationalité française, cela implique un pacte solide d’amitié dans lequel tout esprit de conquête doit être banni. Notre mère-patrie peut s’offrir mais elle n’a pas à se laisser prendre de force.
On pourrait même aller plus loin. Pour ceux qui peinent à s’intégrer, l’étape pourrait ressembler à une sorte de « purgatoire », un sas de vérité pour mettre le désir à l’épreuve. En effet, partager une nationalité commune nécessite une volonté d’alliance, libre et réciproque, comme Booz a su le faire avec Ruth.
Je crois que notre cher pays, que nous ne voulons pas voir défigurer, aurait tout à gagner, dans une ouverture généreuse, à retrouver le sens d’un accueil exigeant. Prendre au sérieux nos relations futures n’est pas un manque de charité mais une marque de respect. En demeurant « ouvert à tous » sans être ouvert à n’importe quoi, en proposant un pacte de fidélité par un acte de liberté volontaire, en demandant à nos hôtes de revêtir « le vêtement blanc » de l’alliance, on développe une culture de qualité qui donne un vrai sens au « vivre ensemble ».
Cette démarche se comprend comme une sorte de classe préparatoire
permettant une intégration par étape. Ce chemin d’accès sera plus ou moins long selon le rythme de chacun. Certains hélas ne réussiront pas à passer le cap mais je crois que cette pédagogie est nécessaire à la paix commune.
Les épreuves à passer sont diverses : la langue française, les bons usages
d’une vie paisible et harmonieuse, les codes de fraternité universelle...Nul besoin d’avoir fait de grandes écoles pour comprendre les attentes d’une société qui demande à chacun de travailler au bien commun. C’est comme cela qu’on construit une civilisation d’amour et de vérité. A bientôt !
Résumé de l’édito : Noviciat, fiançailles et purgatoire peuvent éclairer le parcours d’accueil des migrants en vue de construire une alliance d’amour et de vérité.
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