A vrai dire...

A vrai dire...

By Alain Charlier,Thierry Grenet,P. Vincent de Labarthe,Anne-Cécile Suzanne,Marc Tesniere,Lecointre VianneyNews
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A vrai dire... episodes

  • Quel est le sens du malaise des lycées ? Par Vianney Lecointre
    Comment ne pas évoquer ici la crise des lycées ? Au chaos du monde, s’ajoute celui propre à la France, celui d’un pays qui s’enfonce dans la dette, peine à faire fonctionner correctement ses services publics, dont celui de l’Education Nationale, et paraît maltraiter sa jeunesse.


    Il est navrant de constater qu’une fois de plus les actions violentes accompagnent toute revendication et que les forces de l’ordre elles-mêmes, au fil des mouvements sociaux d’année en année, ont des pratiques de plus en plus brutales. A côté de cela, la réponse de la classe politique paraît presque lunaire. La plupart du temps, elle s’adresse surtout à leurs électeurs visiblement bien plus vieux que les manifestants, en ne mettant l’accent que sur le rétablissement de l’ordre. Elle est obsédée par les futures échéances électorales et n’analyse ce qui se passe qu’à cette aune-là, alors que les lycéens sont pour la plupart loin de ces préoccupations. Quant au neuvième ministre de l’Education Nationale en neuf ans, qui s’est dans un premier temps moins exprimé que le ministre de l’Intérieur, il invente d’un seul coup plus de 3.000 professeurs qui ne seraient actuellement pas devant les élèves, ce qui laisse quand même perplexe !
    On peut vraiment se demander quel est le sens de tout cela. Une partie du malaise semble se focaliser sur Parcoursup, la plateforme qui permet d’orienter les élèves vers l’enseignement supérieur. Dans La Croix, Mgr Rougé fait le lien avec les alertes contenues dans Magnifica Humanitas, l’encyclique dans laquelle Léon XIV explique que la solidarité exigerait que les choix en matière d’algorithmes, de plateformes ou d’intelligence artificielle tiennent compte de l’impact sur l’ensemble des peuples et sur les générations à venir. Il ne s’agit pas de remettre en cause l’utilité des outils de ce type, dont le but était de rationnaliser la sélection, mais cela ne va pas quand ils se transforment en sorte de « boîtes noires » sans qu’on sache désormais qui décide de quoi (comme pour l’affectation des profs, soit dit en passant). Et la dignité du travail y perd aussi. Faut-il rappeler que les années de lycée n’ont pas pour seul objet de constituer un dossier pour attendre dans l’angoisse les résultats de Parcoursup ? Cela finirait par paraître accessoire, voire dérisoire au temps où l’intelligence artificielle menace d’en réduire la valeur, mais, pour un lycéen, la finalité première est d’acquérir de la culture, des savoirs, des compétences qui l’élèveront. Il faudrait, comme nous y appelle Léon XIV, que l’humain reprenne la main et que les outils numériques ne se substituent pas à la responsabilité personnelle et collective.

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    3 min
  • Vie et mort, par Alain Charlier
    Chers auditeurs,

    Lors de son intervention de fin septembre 2026, le pape Léon XIV a rappelé aux chrétiens qu’« il est impossible de considérer comme normal de donner la mort ». Et il nous interpelle : « Ce qui est légal n’est pas nécessairement moral ».
    J’entends ceux qui souffrent, et ceux qui n’en peuvent plus de voir souffrir un être aimé.
    Comment ne pas comprendre leur désir d’en finir avec une souffrance devenue insupportable ? Et pourtant, je m’interroge sur une société qui, faute de savoir suffisamment accompagner la souffrance, pourrait
    finir par considérer la mort comme une solution.
    Pour le chrétien que je suis, deux convictions fondamentales s’opposent à cette perspective.
    La première, c’est que nous devons tout faire pour soulager la souffrance, sans pour autant donner la mort. Les soins palliatifs ne résolvent pas tout, j’en conviens. Mais lorsque nous ne parvenons plus à
    soulager totalement une personne, cela nous autorise-t-il à provoquer sa mort ? Ne devons-nous pas plutôt consacrer davantage d’énergie, de temps et de ressources à l’accompagner ?
    Ma seconde conviction, c’est que la valeur d’une vie ne dépend ni de l’envie de vivre, ni de la capacité à vivre sans souffrir. Nous avons tous une raison d’être au monde. Nous recevons des autres
    ce qui nous permet de vivre : le pain, le toit, l’amour. Et chacun de nous a aussi quelque chose à apporter au monde : son travail, son aide, sa tendresse, sa simple présence.
    Même silencieuse, dépendante, diminuée, une personne continue d’exister pour les autres. Elle peut encore nous apprendre à aimer, à prendre soin, à relativiser nos propres difficultés. Sa vie demeure
    féconde, même lorsque nous ne le percevons plus.
    Mais surtout, sa dignité ne dépend pas de ce qu’elle nous apporte.
    Voilà pourquoi je crois qu’il n’appartient à personne de mettre fin à la vie d’un autre. Notre responsabilité n’est pas de supprimer celui qui souffre, mais de ne jamais renoncer à l’accompagner.

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    2 min
  • Légalité ou moralité ? À la recherche du bien et de la justice, Mahaut Herrmann
    La visite du pape Léon XIV en France, la semaine dernière, a été l’occasion de paroles fortes qui ont marqué les esprits. L’une d’entre elles a été beaucoup commentée. Dans un discours sur la fin de vie, à Lourdes, le souverain a en effet déclaré : « Ce qui est légal n’est pas nécessairement moral. » Mahaut Hermann en élargit les enjeux.

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    3 min
  • L'oeilletonnage
    Avec Bertrand le jardinier

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    3 min

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