Amis de RCF Notre Dame bonjour ! La saison des marches-pèlerinages a
bien commencé. On voit une Eglise en mission sur le chemin de vie, à la recherche du beau, du vrai et du bien commun. Ça a quand-même une autre allure que les casseurs qui se rassemblent le soir sur les Champs Elysée ! cette année encore, en regardant les « pèlerins de Pentecôte » vers Chartres ou les « marcheurs pour Jésus » le 6 juin, pour ne prendre que ces exemples on reste impressionné par la paix et la joie dont ils rayonnent.
Cette belle tradition de la marche trouve je crois son origine dans l’Exode, ce chemin de libération des servitudes. Quant à nous, notre chemin se poursuit en « synode » c’est à dire une marche commune, en Eglise, pour nous préparer au passage vers la lumière du Royaume, sans trop nous occuper des sondages d’opinion. Car si l’Eglise est « dans le monde », elle ne suit pas le monde. Elle suit le Christ, qui est le Chemin, la Vérité et la Vie... et qui nous offre son alliance.
L’Eglise ne sélectionne pas les invités à la noce. Mais l’Alliance nécessite
une adhésion de notre part, en revêtant le « vêtement blanc ». Par ailleurs, si l’Eglise se veut « hôpital de campagne », je crois qu’il faut que nous apportions nous-mêmes une réelle envie d’être soignés, d’être guéris, d’être sauvés.
Nous faisons partie d’un même corps qui vit son unité dans l’amour filial,
familial et fraternel... et non dans la recherche d’une synthèse démocratique.
C’est la prière qui nous unit et c’est ainsi que nos multiples diversités peuvent sortir de la cacophonie pour trouver la cohésion d’un orchestre symphonique. La barre est haute, je vous l’accorde...Mais notre Eglise nous accueille tous dans une sorte de fédération de pécheurs, de pécheurs pardonnés (ouf).
Il est illusoire de nier son péché ou ses imperfections. A l’opposé, se laisser écraser par le mal est une voie de désespérance. Voilà pourquoi nos « pasteurs », à la suite du « Bon Berger » nous attendent pour nous conduire vers Celui qui est « la Porte », une porte de miséricorde et non une porte de soumission.
L’Eglise devient ainsi un lieu de vérité et non de condamnation. Et dire que nous faisons parfois la fine bouche et que d’autres s’épuisent dans les luttes en tous genres en ne se rassemblant que pour détruire. Quel mystère, celui du mal !
Alors je crois que nous pouvons faire confiance à une Eglise qui nous libère des complexes de supériorité... mais aussi d’infériorité. Merci à elle A bientôt.
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