La Communauté des Invisibles

CDD La dernière séance


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Mon nom est Joffrey Lebourg, journaliste, podcasteur et romancier aux seize ouvrages en quatre sagas. Je vous invite à découvrir mes univers sur les sites www.les-sept-reliques.fr (pour les amateurs de quête épique cherchant d’un renouveau du genre) ou www.chroniquesdunouveaumonde.fr (odyssée culturelle autour de la Terre, à la rencontre de ses peuples oubliés).


Pour la dernière fois, je vous accueille au sein de la Communauté des Invisibles. Vous êtes nombreux à suivre l’émission depuis son lancement, le 1er juillet ; il était logique de finir un 28 février. C’était une superbe aventure, mais je vogue vers d’autres projets, pour mettre en lumière des collègues auteurs inconnus et discuter de thématiques du monde éditorial.

Vous pouvez retrouver tous les épisodes sur votre plateforme d’écoute de podcast favorite et, si ce n’est pas encore fait, je vous encourage à écouter le Cercle des Dieux Disparus, où nous étudions les mythologies du monde !


Parmi les créatures que nous n’avons pas encore découvert, il y a le bauk. Bête sanguinaire d’Europe de l’Est, il est génétiquement proche des chiens, mais ressemble à un ours – c’est d’ailleurs l’une des identités supposées de la Bête du Gévaudan. Cet être massif et à moitié pelé, avec d’énormes griffes aux pattes avant, se cache dans les endroits obscurs en attendant qu’une proie passe. Comme il est nocturne, ses petits yeux n’y voient pas grand-chose en journée et il se fie beaucoup à son ouïe ; de fait, les bruits forts et la lumière vive le mettent en fuite.


En Inde, le makara est le « sage de la rivière », un poisson à tête d’éléphant mais avec les dents d’un crocodile. C’est surtout un symbole de fécondité.


Parce que les Grecs devaient adorer les produits illicites, leurs bestiaires mentionnent le myrmécolion. Une fourmi, de vingt centimètres au garrot, avec une tête de lion. Carnivore, bien évidemment, l’animal vivrait en colonies au sein d’immenses monticules de sable, fourmilières proportionnellement adaptées à son gabarit. Son mythe est repris au Moyen-Âge, et même par Flaubert, puis dans plusieurs textes contemporains, dont les miens.

Un autre écrivain, Jorge Luis Borges, fait état d’un animal dont il aurait trouvé la trace dans un manuscrit médiéval, lui-même traduction d’une chronique latine, mais cela n’a jamais été attesté. Une armée romaine aurait ainsi rencontré une harde de péritios, des cerfs couverts de plumes bleues ou vertes, avec une queue d’oiseau de paradis. Des carnivores, ayant un penchant marqué pour la chair humaine. Qu’il soit authentique ou non, le péritio a été réutilisé dans bon nombre de supports, à commencer par Donjon & Dragon ou les Chroniques des Sang-Mêlé.

Un autre cornu très « orignal », c’est le cas de le dire, est l’alchis : un élan avec une lèvre supérieure démesurée, l’obligeant à se contorsionner pour brouter. Et ses pattes arrière ne peuvent pas se plier, ce qui est d’autant plus gênant ! D’ailleurs, il est obligé de dormir debout, appuyé contre un arbre. Au moins, celui-ci est-il inoffensif.


Mais il est déjà tard… poil au lézard ! Car oui, la bien-nommée « velue » est un varan aquatique de notre Sud, pourvu de huit pattes couvertes de pointes – rien que ça ! – et d’une épaisse fourrure. A l’intérieur, elle cache une multitude de dards toxiques, qu’elle serait capable de dresser comme un porc-épic… voire de projeter, telles des flèches fatales ! Quoi de mieux que cette spécialité française, pour se dire au revoir ?



Intro : All the works of Nature which adorn the World – Vista, Nightwish


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La Communauté des InvisiblesBy Joffrey LEBOURG