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Ho ? Ho… Ho ! Alors que Noël approche, je vais vous prouver que les rennes volants sont les moins étranges de nos animaux domestiques (même une légère extinction de voix).
Mon nom est Joffrey Lebourg, journaliste, podcasteur (j’ai également une série sur les mythologies du monde, Le Cercle des Dieux Disparus) et romancier aux quatre sagas.
Je vous invite à découvrir mes univers sur les sites www.les-sept-reliques.fr (pour les amateurs de quête épique à la recherche d’un renouveau) ou www.chroniquesdunouveaumonde.fr (si votre fibre vous entraîne davantage vers une odyssée culturelle autour de la Terre, à la rencontre de ses peuples oubliés).
Au rayon bovin, admirez le catoblépas. Un buffle noir et famélique, au souffle toxique, dont le regard foudroie ceux qui le croise ; par chance, sa tête est si lourde qu’il la garde tout le temps baissée et sa crinière lui tombe devant les yeux. C’est l’un des rares « monstres » à être herbivore… sauf les nuits de pleines lunes !
Après ce buffle africain, son cousin des marais asiatiques possède deux variantes. Le khting-voar mange à la fois de l’herbe et des serpents ; ses bouses et ses cornes peuvent être consacrées en talismans antipoison – il joue un rôle notable dans mes Chroniques du Nouveau-Monde. Le bonnacon, lui, a des cornes tournées… vers l’arrière. Impossible donc de se défendre ; il préfère fuir, en libérant par l’arrière-train des nuages de gaz nauséabond et corrosif. Pire que n’importe quel putois !
En Chine rode aussi le nianshou, taureau à tête de lion qui sort de ses montagnes lors du solstice d’hiver pour dévorer des villageois, mais qui fuit devant la couleur rouge, les lumières vives et les bruits forts. Terminons par une horreur bien de chez nous : le bakhauv ouest-allemand. Sa tête, sa croupe et son échine l’identifient comme un bœuf, alors que son corps est allongé et écailleux comme un lézard. Son régime alimentaire est plutôt original : il ne mange que les ivrognes !
Dans la basse-cour, vous trouverez le basan, une sorte de cousin presque inoffensif du basilic. Ce cryptide japonais se présente comme un grand coq dont les ailes font un bruit étrange, qui certes crache des flammes spectrales, mais uniquement pour se défendre.
Je me méfie davantage de l’aitvaras, un coq noir à queue de feu des Pays baltes, qui pond – oui oui ! – tous les neuf ans et se change en charbon à sa mort. Quand il s’installe dans une maison, il refuse d’en partir, sauf pour aller voler de temps à l’autre l’argent des maisons voisines… On les aperçoit tous deux dans les Sept Reliques, volume 2 !
Les mythes amérindiens font état du jackalope, le grand lièvre à cornes de cerf capable d’imiter les voix humaines par plaisir de faire tourner les voyageurs en bourrique. Ses pattes portent bonheur… mais ont dit ça aussi des simples lapins !
Toujours dans le clapier, le wolpertinger – ou rasselbock, ou skvader – est un lièvre à bois de chevreuil et à dents de sabre, avec des ailes vestigiales sur les flancs. Celui-ci est un prédateur mal intentionné, mais pas assez gros pour nuire aux humains.
Très rarement mentionné, l’almiraj est un lièvre persan au poil doré et pourvu d’une corne de licorne noire. Il n’est pas réputé dangereux et pourtant, tous les autres animaux fuient en l’apercevant ! L’homme, lui, n’a pas cette sagesse…
Le lapin lunaire, ou lièvre de jade en Asie, est un mythe très répandu autour du monde à cause des marques sombres à la surface de la Lune, ressemblant très vaguement à un lapin. L’animal est décrit comme argenté, sauf le cou et le bout des oreilles qui sont vert sombre ; c’est un symbole de purification et d’abondance.
Enfin, le caerbannog. Vous l’aurez peut-être aperçu dans Sacré Graal ! des Monthy Python : il est mentionné dans une geste médiévale comme un terrible lapin, aux dents similaires à un fer de hache et capable de bonds spectaculaires, qui vous tranche un membre ou la gorge puis vous laisse agoniser avant de vous dévorer...
Intro : All the works of Nature which adorn the World – Vista, Nightwish
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
By Joffrey LEBOURGHo ? Ho… Ho ! Alors que Noël approche, je vais vous prouver que les rennes volants sont les moins étranges de nos animaux domestiques (même une légère extinction de voix).
Mon nom est Joffrey Lebourg, journaliste, podcasteur (j’ai également une série sur les mythologies du monde, Le Cercle des Dieux Disparus) et romancier aux quatre sagas.
Je vous invite à découvrir mes univers sur les sites www.les-sept-reliques.fr (pour les amateurs de quête épique à la recherche d’un renouveau) ou www.chroniquesdunouveaumonde.fr (si votre fibre vous entraîne davantage vers une odyssée culturelle autour de la Terre, à la rencontre de ses peuples oubliés).
Au rayon bovin, admirez le catoblépas. Un buffle noir et famélique, au souffle toxique, dont le regard foudroie ceux qui le croise ; par chance, sa tête est si lourde qu’il la garde tout le temps baissée et sa crinière lui tombe devant les yeux. C’est l’un des rares « monstres » à être herbivore… sauf les nuits de pleines lunes !
Après ce buffle africain, son cousin des marais asiatiques possède deux variantes. Le khting-voar mange à la fois de l’herbe et des serpents ; ses bouses et ses cornes peuvent être consacrées en talismans antipoison – il joue un rôle notable dans mes Chroniques du Nouveau-Monde. Le bonnacon, lui, a des cornes tournées… vers l’arrière. Impossible donc de se défendre ; il préfère fuir, en libérant par l’arrière-train des nuages de gaz nauséabond et corrosif. Pire que n’importe quel putois !
En Chine rode aussi le nianshou, taureau à tête de lion qui sort de ses montagnes lors du solstice d’hiver pour dévorer des villageois, mais qui fuit devant la couleur rouge, les lumières vives et les bruits forts. Terminons par une horreur bien de chez nous : le bakhauv ouest-allemand. Sa tête, sa croupe et son échine l’identifient comme un bœuf, alors que son corps est allongé et écailleux comme un lézard. Son régime alimentaire est plutôt original : il ne mange que les ivrognes !
Dans la basse-cour, vous trouverez le basan, une sorte de cousin presque inoffensif du basilic. Ce cryptide japonais se présente comme un grand coq dont les ailes font un bruit étrange, qui certes crache des flammes spectrales, mais uniquement pour se défendre.
Je me méfie davantage de l’aitvaras, un coq noir à queue de feu des Pays baltes, qui pond – oui oui ! – tous les neuf ans et se change en charbon à sa mort. Quand il s’installe dans une maison, il refuse d’en partir, sauf pour aller voler de temps à l’autre l’argent des maisons voisines… On les aperçoit tous deux dans les Sept Reliques, volume 2 !
Les mythes amérindiens font état du jackalope, le grand lièvre à cornes de cerf capable d’imiter les voix humaines par plaisir de faire tourner les voyageurs en bourrique. Ses pattes portent bonheur… mais ont dit ça aussi des simples lapins !
Toujours dans le clapier, le wolpertinger – ou rasselbock, ou skvader – est un lièvre à bois de chevreuil et à dents de sabre, avec des ailes vestigiales sur les flancs. Celui-ci est un prédateur mal intentionné, mais pas assez gros pour nuire aux humains.
Très rarement mentionné, l’almiraj est un lièvre persan au poil doré et pourvu d’une corne de licorne noire. Il n’est pas réputé dangereux et pourtant, tous les autres animaux fuient en l’apercevant ! L’homme, lui, n’a pas cette sagesse…
Le lapin lunaire, ou lièvre de jade en Asie, est un mythe très répandu autour du monde à cause des marques sombres à la surface de la Lune, ressemblant très vaguement à un lapin. L’animal est décrit comme argenté, sauf le cou et le bout des oreilles qui sont vert sombre ; c’est un symbole de purification et d’abondance.
Enfin, le caerbannog. Vous l’aurez peut-être aperçu dans Sacré Graal ! des Monthy Python : il est mentionné dans une geste médiévale comme un terrible lapin, aux dents similaires à un fer de hache et capable de bonds spectaculaires, qui vous tranche un membre ou la gorge puis vous laisse agoniser avant de vous dévorer...
Intro : All the works of Nature which adorn the World – Vista, Nightwish
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