Cerveau Puissant - le podcast des phrases qui réveillent

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Cerveau Puissant - le podcast des phrases qui réveillent episodes

  • Xavier de Moulins : la philosophie des chemins perdus, quête de sens, Compostelle et élan vital.

    À travers un entretien intime et lumineux, Xavier de Moulins revient sur le chemin de Compostelle parcouru avec sa fille, sur la forêt comme lieu de transformation intérieure, sur la discipline, les passions, le rapport au temps, mais aussi sur la disparition de sa sœur, une blessure qui a bouleversé sa vision du vivant.

    Cette conversation autour de la philosophie du vivant explore des thèmes universels : le deuil, la spiritualité, l’ennui moderne, la quête de sens, la transmission, les signes invisibles et le besoin de se reconnecter à quelque chose de plus grand que soi.


    Au-delà de la simple aventure, ce chemin devient un symbole de résilience et de guérison intérieure. À travers leurs échanges, ils mettent en lumière l’importance des expériences vécues et des relations humaines authentiques. Ce témoignage intime nous rappelle que chaque pas sur ce chemin est une invitation à la connaissance de soi et à l’épanouissement personnel.



    Dans un monde où l’anxiété et le burn out sont omniprésents, Xavier souligne la nécessité de se nourrir de passions variées pour éviter l’ennui et la stagnation. La discipline devient alors une force motrice, essentielle pour surmonter les épreuves de la vie et transformer les échecs en opportunités de réussite.

    Pourquoi certaines personnes ressentent-elles le besoin de partir marcher pendant des semaines ?
    Pourquoi la nature agit-elle parfois comme un miroir intérieur ?
    Comment continuer à vivre après une perte immense ?
    Et comment cultiver une philosophie du vivant dans une époque qui pousse souvent à l’accélération permanente ?

    Entre réflexions sur Compostelle, confidences personnelles, citations de Saint-Exupéry, Bergson ou Baudelaire, Xavier de Moulins livre une parole rare sur la nécessité de ralentir, d’écouter, de ressentir et de vivre intensément.



    En abordant des thèmes tels que la spiritualité, la confiance en soi et le développement personnel, cet épisode est une véritable ode à la liberté intérieure. Les récits de Xavier résonnent comme un appel à la réflexion et à l’action, nous incitant à embrasser notre parcours de vie avec ambition et détermination. En partageant ses confidences intimes, il nous invite à cultiver notre force mentale et à affronter nos traumatismes avec sagesse et résilience.



    Ce podcast est bien plus qu'une simple conversation; c'est un voyage intérieur, une exploration des neurosciences et des émotions qui façonnent notre existence. En écoutant cet épisode, vous serez inspiré à prendre conscience de votre propre mindset et à envisager les changements nécessaires pour vivre pleinement chaque instant. Rejoignez-nous pour découvrir comment la philosophie et la résilience humaine peuvent conduire à une renaissance personnelle et à un accomplissement durable.





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    36 min
  • Les 3 secrets des couples qui durent et pourquoi l'amour ne suffit pas dans un couple- Christian Richomme, psychanalyste

    On croit qu'un couple tient grâce à l'amour. Puis on regarde autour de soi. Ceux qui se sont quittés après s'être pourtant tout juré. Ceux qui sont restés et ne se parlent plus. Et ceux, plus rares, dont la présence à l'autre semble plus vivante après vingt ans qu'au premier jour. Qu'est-ce qu'ils savent, ceux-là, que les autres n'ont pas su ?

    Christian Richomme est psychanalyste. Il reçoit des couples depuis des années, et il a appris à écouter ce qui se dit — mais surtout ce qui se tait. Les silences qui rongent, les vérités qu'on retient par peur ou par amour. De cette écoute longue, il a tiré un livre : Les trois secrets des couples qui durent (éditions Solar). Il m'a écrit deux jours avant cet enregistrement. Je lui ai répondu tout de suite. Parce que l'amour, et plus encore ce qu'un couple révèle de nous, fait partie de ces sujets qui me tiennent.


    Au fil de l'épisode, il déplie une idée simple et exigeante : l'amour ne suffit pas. Dans la majorité des séparations, au moins l'un des deux aime encore l'autre. Ce qui manque, c'est le lien. Ce « nous » qu'on construit et qu'on néglige. Un couple, dit-il, ce n'est pas 1 + 1 = 1, ni 1 + 1 = 2. C'est 1 + 1 = 3 : toi, moi, et ce troisième que nous formons.

    On parle de vulnérabilité — et notamment de celle des hommes, à qui on a appris très tôt à ranger leurs émotions dans un placard en attendant que ça passe. De cette éducation amoureuse qui ne se transmet pas, de père taiseux en fils silencieux. On parle du partenaire idéal qui n'existe pas : aimer quelqu'un, c'est l'aimer dix sur dix en sachant qu'il en vaut huit, et accueillir les deux points qui manquent. On parle de la routine, qu'il défend contre la monotonie. Et de l'argent, deuxième cause de rupture, ce révélateur de notre rapport à la sécurité dont on ose si peu parler à deux.

    Une phrase, surtout, ne m'a pas quittée. À un couple qui souffrait, il a dit : vous ne souffrez pas de l'autre, vous souffrez de la version idéale que vous aviez fabriquée. Aimer, alors, ce serait apprendre à voir la vraie personne — celle du quotidien — derrière le fantasme qu'on a projeté sur elle.

    Et puis il y a ce qu'il répète à chaque première séance : « Je me fiche de la vérité. Je veux votre ressenti. » Parce que les non-dits font des bombes à retardement. Parce qu'attendre que l'autre devine, c'est déjà commencer à se perdre.

    Cet épisode parle de l'amour, oui. Mais il parle surtout de nous. De ce qu'on transmet sans le vouloir, de ce qu'on peut décider de ne plus rejouer. De ce courage très ordinaire : se dire les choses.

    Ce que je retiens : — L'amour ne suffit pas ; c'est le lien qui tient un couple debout. — On ne choisit pas l'autre par hasard : il révèle souvent ce qu'on n'a pas réglé. — La vulnérabilité n'est pas une faille du couple, c'est sa condition. — Dire son ressenti vaut mieux qu'avoir raison.

    Références citées : Christian Richomme, Les trois secrets des couples qui durent (éditions Solar) · Freud et le masochisme moral · le film Mon roi.

    Bonne écoute.


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    50 min
  • Le piège du contrôle : performance, prise de conscience et retour au corps- Ludivine Meytre

    Il y a une phrase qui revient, presque comme un refrain, dans la voix de Ludivine Meytre : « le pauvre, qu'est-ce que je lui ai fait subir ». Elle parle de son corps. Et de dix années pendant lesquelles elle l'a affamé, gavé, vomi, puni — au nom d'une performance qu'elle ne s'autorisait jamais à lâcher. Personne ne savait. C'est par ce témoignage intime, ce récit personnel rare, que s'ouvre cette nouvelle conversation profonde de Cerveau Puissant — un interview de vie sur la résilience, la guérison émotionnelle et la reconstruction de soi.

    Elsa Wolinski reçoit Ludivine Meytre, professeure de pilates et autrice de Pilates, plaisir et protéines (Flammarion). Elles parlent d'addiction, de blessures émotionnelles dissimulées, d'estime de soi en miettes, de force mentale détournée en violence envers soi. Du jour où, à seize ans, un premier régime fait basculer Ludivine dans la logique du no pain, no gain. Et de tout ce que cette logique a fait ensuite : hyperphagie, boulimie, vomissements quotidiens — dix ans de troubles alimentaires en silence.

    Crises qui se multiplient, trois, quatre, dix dans une soirée. Sport-punition pour compenser, cardio en cagoule l'été pour transpirer davantage. Et au-dessus, un « comité interne » qui hurle dans la tête et qu'on n'oserait jamais infliger à sa meilleure amie. Sous l'apparence d'une vie réussie, dix ans de honte tenace.

    Ce que Ludivine raconte, c'est ce que la culture de la performance, du succès et de la réussite fait à un corps quand elle s'installe sans contrepoids. Quand le sport devient châtiment, manger calcul, quand on confond discipline, force mentale et violence envers soi.

    Et puis le moment où ça lâche. Pas par une révélation. Par une accumulation lente de petites graines, de prises de conscience successives. Un cours de pilates dont la voix pose le système nerveux. Puis le yoga. Puis des lectures. La reconstruction par couches, jusqu'à comprendre que le problème ne se trouvait pas dans l'assiette, mais dans la difficulté à habiter son corps.

    Ce qui rend cet épisode rare : ce que Ludivine ose dire sur ce qu'elle a appris à ne plus chercher. Non, elle n'a pas un ventre plat. Non, certains aliments restent verrouillés à vie. « Comme un alcoolique ne reprend pas un verre. » Elle parle de douceur, de liberté intérieure, de connaissance de soi, de cette confiance qu'on ne gagne qu'en cessant de se prouver quelque chose. De la place qu'elle a faite à la spiritualité, à la foi, à une intelligence émotionnelle reconstruite hors du mindset performance. Du jour où elle s'est effondrée en s'excusant auprès de son propre corps.

    L'épisode parle de troubles alimentaires, d'hyperphagie, de boulimie, d'addiction, de santé mentale, de trauma et résilience. Mais ce qu'il interroge dépasse ce vocabulaire clinique : c'est la question de tout ce qu'on demande au corps de porter à notre place. Question présente à chaque épisode de Cerveau Puissant : à quel moment cesse-t-on de se faire la guerre ?

    Une conversation longue, lucide, qui ne ressemble à aucune autre.
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    44 min
  • Anne-Charlotte Pontabry — Rien ne tombe du ciel

    On l'a connue avant de la connaître.

    Anne-Charlotte Pontabry, la France l'a d'abord croisée à vingt ans, dans

    Classe Mannequin sur M6, sous le nom de Cachou. Puis comédienne pendant

    quatre ans dans RIS Police Scientifique. Aujourd'hui, plus de 400 000

    personnes suivent sa vie en Normandie, ses recettes, sa cuisine simple

    et belle. Elle vient de publier son troisième livre, co-écrit avec sa

    naturopathe.

    Mais c'est ailleurs qu'elle nous emmène dans cet épisode de Cerveau

    Puissant.

    À 34 ans, Anne-Charlotte quitte tout. Un homme, une vie qui ne lui

    ressemble plus, son fils de deux ans dans les bras. Elle reprend son

    petit appartement parisien, frappe à la porte de Dubbing Brothers,

    s'assoit sur un canapé pendant des semaines à écouter en silence,

    demande humblement à apprendre le doublage. Maman célibataire,

    comédienne sans rôle, elle remonte une marche après l'autre.

    « Rien ne tombe du ciel. » Cette phrase revient dans toute la

    conversation. Anne-Charlotte parle beaucoup de chance, mais derrière

    le mot, il y a le travail, l'exigence, le refus de s'enterrer dans ce

    qui ne va pas. Elle a vu sa mère souffrir et s'est juré que ça ne lui

    arriverait pas. La transmission s'est faite par cet endroit-là : le

    positif appelle le positif, mais la décision, elle, ne se délègue pas.

    On parle aussi de temps long. Premier livre à 49 ans. Mariage à 51 ans

    avec l'homme qu'elle aime depuis treize ans. Deuxième enfant, famille

    recomposée. Le deuil aussi, de ce troisième enfant qu'elle aurait voulu

    et qui n'est pas venu. Anne-Charlotte n'arrondit pas les angles. Elle

    dit la fragilité derrière le rayonnement, la solitude qu'on cache

    derrière l'armure, l'importance de montrer parfois qu'on se noie pour

    que les autres osent à leur tour.

    Et puis l'hygiène de vie comme une discipline lente — le sport

    quotidien avec Julie Granger, la naturopathie, la flore intestinale

    reconstruite après six mois de remise en ordre, le SPF 50 comme une

    fidélité au corps qu'on traversera.

    Une conversation sur la chance qu'on se fabrique, l'humilité du

    recommencement, et la fidélité au temps long quand le monde voudrait

    nous faire croire qu'il faut courir.


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    39 min
  • Émilie Briand — Quand le rôle dévore l'identité : effacement de soi, logothérapie et quête de sens

    Et si l'on disparaissait sans s'en apercevoir ?

    Pas d'un seul coup. Pas brutalement. Mais par strates, par habitude, par dévouement. Jusqu'au jour où l'on regarde sa vie et où l'on ne sait plus ce que l'on veut pour soi-même.

    Dans cet épisode, Elsa Wolinski reçoit Émilie Briand — thérapeute formée à la logothérapie de Viktor Frankl, fondatrice de la Maison de Sens, autrice du livre Être plus qu'une mère, mettre fin à l'effacement maternel (éditions Marabout). À la Maison de Sens, Émilie accueille celles et ceux qui se sont perdus derrière un rôle. Des dirigeants traversés par un effacement professionnel. Des parents en pleine fracture intérieure. Tous arrivés au même point : ne plus savoir où ils sont, dans leur propre vie.

    Son livre part d'un phénomène clinique massif — l'effacement maternel — pour ouvrir une question plus large : que devient notre identité quand un rôle finit par la dévorer ?

    Au fil de la conversation avec Elsa, Émilie revient sur la mécanique progressive de l'effacement de soi — ce moment exact où l'on cesse non pas de répondre à ses besoins, mais de se souvenir qu'on en a. Elle raconte ce que la charge mentale et le burn-out maternel font au corps, à la clarté, au sentiment d'exister. Elle déplie aussi son protocole — nommer la fracture, redessiner ses contours, retrouver une intuition qu'on avait fini par ne plus écouter.

    Puis l'échange s'élargit. Au changement de modèle parental qui implique pleinement les coparents. À la résilience comme art de tenir debout sans s'effacer. À Viktor Frankl, qui a conçu la logothérapie avant d'être interné en camp de concentration, et qui a tenu en vie parce qu'il portait une raison de transmettre. Le sens, dit Émilie, n'est pas un luxe. Il aide à vivre.

    Reste cette phrase qui traverse tout l'épisode : « La peur, on la prend par la main. Mais ce n'est pas elle qui a les commandes. » Agir malgré la peur. Faire de la place à son intuition. Et accepter que les réponses, parfois, sont là — sous un couvercle bien verrouillé.

    Cet épisode n'est pas une conversation sur la parentalité. C'est une conversation sur la quête de sens, la perte d'identité, la transformation intérieure et la reconnexion à soi. Sur ce qui permet, à un moment ou un autre d'une vie, de renaître à soi.

    Que l'on soit parent, dirigeant, aidant — ou simplement en train de se demander où l'on en est — il y a, dans ce que dit Émilie, quelque chose à entendre.

    📚 Le livre : Être plus qu'une mère, mettre fin à l'effacement maternel — Émilie Briand, éditions Marabout 🌿 La Maison de Sens : le lieu fondé par Émilie pour accompagner les trajectoires de reconnexion

    Une conversation de Cerveau Puissant — le podcast des phrases qui réveillent — menée par Elsa Wolinski. Chaque épisode explore ce qui transforme une vie : les bascules, les blessures, les convictions, le sens qui aide à tenir.

    🎙 Nouveaux épisodes les mercredis et dimanches.


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    27 min
  • Harry Roselmack : « Le journalisme n'est pas ma mission de vie , l'amour l'est » . Ce qu'on ne sait pas du journaliste de TF1

    On a vu son visage à 20h pendant vingt ans. Le journaliste calme, la voix mesurée, le métier d'horloger. On croyait connaître Harry Roselmack. On ne savait rien.

    Depuis quatre ans, en silence, il écrit des livres de philosophie et de métaphysique. Des livres denses, exigeants, qui interrogent la matière, le temps, l'origine de l'univers. Le troisième vient de paraître. Il s'appelle L'amour malgré la peur. Et il pose, en 220 pages, une question qu'on n'attend pas d'un journaliste de TF1 : avons-nous une raison d'être ?

    Dans cet épisode de Cerveau Puissant, Harry Roselmack me parle de ce qu'il a mis trente ans à comprendre. Que sa carrière n'est pas sa mission de vie. Que la philosophie est un combat contre la peur. Que l'amour est un principe directeur de l'univers, pas une émotion.

    Il revient sur sa séparation et ce qu'elle lui a appris de l'amour. Sur sa relation à la mort, et pourquoi le néant n'existe pas. Sur le racisme qu'il a subi à son arrivée au JT de TF1, et sur la logique communautaire qu'il refuse aujourd'hui. Sur ses peurs, ses doutes, et sur cette phrase qu'il a écrite et qui ne m'a plus quittée :

    Aime, quitte à être incompris.

    On parle de Spinoza, de Bergson, du Tao. De Donald Trump comme antiphilosophe. De ce qui fait qu'aujourd'hui on a peur de choses qu'on ne sait même plus nommer. De résilience, de transformation, de foi, de courage. Du sens qu'on cherche à donner à une trajectoire quand on a déjà tout obtenu. De la sagesse comme horizon, et de la spiritualité comme retour à soi.

    Harry Roselmack a choisi, à 53 ans, de regarder ailleurs que devant les caméras. Ce qu'il y a vu, il le partage ici sans démonstration ni posture. Avec une lucidité rare.

    Un échange où la philosophie et l'amour se rencontrent. Et où la mission de vie redevient une question pour chacun de nous.

    Bonne écoute.

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    Cerveau Puissant est un podcast de Claire Mougenot Lesne. On y entend les témoignages, les phrases et les prises de conscience qui ont changé une trajectoire. Résilience, héritages invisibles, psychogénéalogie, foi, synchronicités, mission de vie : un espace pour ce qui façonne une existence en profondeur.

    Nouvel épisode chaque mercredi et chaque dimanche.

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    📖 Son livre : L'amour malgré la peur (préface de Nicolas Aliagas, postface de Jean Steaune)



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    48 min
  • Guillaume Fond — Psychonutrition : nourrir son cerveau pour soigner sa santé mentale

    Et si la santé mentale commençait dans l'assiette ?

    80% de la population mondiale a le cerveau dénutri. Une personne sur huit dans le monde souffre d'un trouble mental. Pourtant, on continue à parler dépression, anxiété, troubles du sommeil sans jamais interroger ce qui nourrit — ou affame — notre cerveau au quotidien. C'est là qu'intervient la psychonutrition.

    Guillaume Fond est médecin, psychiatre, docteur en biologie moléculaire et cellulaire. Chercheur en psychonutrition, il est l'auteur de trois livres devenus références : Bien manger pour ne plus déprimer, Bien nourrir son cerveau, et son tout dernier, Compléments alimentaires et santé mentale.

    Dans cet épisode, il nous explique comment la psychonutrition éclaire ce que l'alimentation, le microbiote et certaines carences invisibles (oméga-3, vitamine D, folates, zinc, magnésium) font à notre humeur, notre concentration, notre énergie et notre résilience. Il partage les découvertes qui ont changé sa pratique de psychiatre, démêle ce que la science dit vraiment des compléments alimentaires, et donne des clés concrètes pour reprendre la main sur sa santé mentale — en commençant par ce qu'on met dans son assiette.

    Une conversation passionnante, dense, accessible, qui peut littéralement changer une trajectoire.

    Mentionnés dans l'épisode : psychonutrition, microbiote, oméga-3, DHA, vitamine D, folates (B9), zinc, magnésium, théanine, probiotiques, périménopause, déclin cognitif, alimentation ultra-transformée.


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    51 min
  • La chance peut-elle changer une vie ? Ari Hodara a gagné un Picasso de 1,45 million d'euros.

    Et si la vraie chance, c'était celle qu'on construit ensemble ?

    Cette histoire m'a fascinée. Pas seulement parce qu'un homme a gagné un Picasso estimé à 1,45 million d'euros en achetant deux billets de tombola. Mais parce que le dispositif lui-même, dans sa simplicité, est l'un des plus beaux que j'ai vus depuis longtemps. Une idée juste, portée avec foi, qui prouve quelque chose d'essentiel sur le pouvoir du collectif.

    Un soir d'avril, le téléphone d'Ari Hodara sonne. À l'autre bout, une voix lui annonce qu'il vient de remporter une œuvre de Pablo Picasso. Trois jours plus tôt, il avait acheté deux billets, presque distraitement, pour soutenir la recherche contre la maladie d'Alzheimer — une maladie qui a touché sa tante de près.

    Mais ce qui m'a bouleversée dans cette histoire, c'est qu'ici, tout le monde gagne.

    La recherche médicale gagne plus de 11 millions d'euros. Ari gagne un Picasso. Les 119 999 autres participants gagnent d'avoir contribué à quelque chose de plus grand qu'eux, pour 100 euros chacun. 120 000 tickets vendus dans 152 pays. Péri Cochin, à l'origine du projet, gagne d'avoir prouvé qu'une idée juste, bien portée, peut soulever des montagnes. Et nous tous, en écoutant cette histoire, on gagne un peu de foi en ce qu'il est encore possible de faire ensemble.

    J'ai voulu recevoir Ari parce que son histoire pose une question qui me traverse souvent : qu'est-ce qu'on appelle vraiment la chance ?

    Est-ce un hasard pur, ou le croisement entre une action minuscule — acheter un billet — et quelque chose de plus grand qui agit en silence ?

    Et surtout : qu'est-ce qu'on pourrait construire, si on se rappelait à quel point on est puissants ensemble ?


    On a parlé d'épreuves traversées aussi — son cancer, celui de son père, celui d'un ami proche — et de ce mantra qui le tient debout : être positif et être résilient.


    De notre conversation, je retiens trois choses essentielles :

    Que le collectif est probablement la plus belle forme de chance qu'on puisse provoquer. Que des gestes minuscules, additionnés avec intention, deviennent des forces immenses.

    Que la générosité n'a pas besoin d'être héroïque pour faire bouger les lignes.

    Et que recevoir, vraiment recevoir, demande autant de courage que donner. Que l'abondance, quand elle arrive, met en lumière notre rapport profond à ce qu'on s'autorise à accueillir.


    C'est un épisode sur le pouvoir du collectif. Sur la transmission discrète. Sur la foi en ce qu'on peut construire ensemble. Et sur cette intuition que certaines histoires nous trouvent parce qu'elles avaient un message à nous délivrer.

    Je ne vous en dis pas plus et je laisse place à ma conversation avec Ari Hodara.

    Bonne écoute.


    Notes et références de l'épisode

    ✨ Les auteurs cités par Ari Odara : — Le Sang de l'espoir de Samuel Pisar — Les travaux de Boris Cyrulnik sur la résilience

    ✨ Les œuvres mentionnées : — Tête de femme, gouache de Pablo Picasso (1941) — Guernica, peint dans le même atelier

    ✨ La cause soutenue : la recherche contre la maladie d'Alzheimer, via la tombola initiée par Péri Cochin

    ✨ La galerie partenaire : Opera Gallery


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    32 min
  • Laurence Devillairs : la philosophie, la vengeance et le droit de ne pas pardonner

    Et si la philosophie n'était pas une consolation, mais un néon qu'on allume sur ce qu'on a vécu ?

    Dans cet épisode de Cerveau Puissant, Elsa Wolinski reçoit Laurence Devillairs, l'une des grandes voix de la philosophie française contemporaine. Spécialiste de Descartes et de Pascal, autrice de La splendeur du monde et Guérir la vie par la philosophie, elle revient avec un livre qui rompt avec la tonalité de ses précédents ouvrages : Vengeance, le droit de ne pas pardonner


    « La philosophie ne console pas. Elle met des mots. »

    Laurence Devillairs y raconte, à la première personne, ce que c'est que de devenir une victime. L'offense qui vous sépare de vous-même. Le pantin traqué et annulé qu'on devient. La honte qui colle. Et surtout, ce moment de bascule où le désir de vengeance — non pas la haine, non pas la violence, mais une lucidité brûlante — vient enfin remettre la culpabilité au bon endroit.

    Cette philosophe, qui a passé sa vie à écrire sur la beauté et la splendeur du monde, a voulu vérifier une chose : la philosophie tiendrait-elle quand elle descendrait avec elle aux enfers ? Ou se révélerait-elle palichonne, impuissante, du blabla ? Sa réponse traverse tout l'épisode.

    Au fil de la conversation avec Elsa Wolinski, Laurence Devillairs aborde :

    – Pourquoi la résilience, érigée en injonction sociale, peut achever ce que l'agresseur a commencé – Ce que la philosophie permet de comprendre quand on a subi une injustice grave – La différence radicale entre la haine, qui maintient prisonnier, et la vengeance, qui libère – Sa critique frontale de la société du pardon et de la justice réparatrice – Pourquoi la victime fait peur quand elle refuse de se réparer – Ce qu'elle appelle la damnation de la mémoire — exiler l'offenseur de son monde sans jamais lui rendre le mal – Pourquoi Vendicare, en latin, signifie réclamer justice — et non répandre le sang – La phrase d'Aristote qui change tout : se venger, ce n'est pas vouloir le mal, c'est vouloir restaurer le bien

    Une conversation grave, lumineuse, libératrice. Pour celles et ceux qui ont cru, longtemps, qu'il fallait pardonner pour avancer. Pour celles et ceux à qui on a demandé de se taire, de tourner la page, de comprendre l'autre. Pour celles et ceux qui sentent confusément qu'il y a, dans le refus du pardon, quelque chose qui n'est ni la haine ni la rancune, mais une forme rare de fidélité à soi.

    Laurence Devillairs nous apprend ici que la philosophie, à son meilleur, ne console pas. Elle nomme. Elle éclaire. Elle remet le monde à l'endroit. Et parfois, c'est cela qui sauve.

    « La vengeance ne répand pas le sang, mais le sens. »

    📖 Vengeance, le droit de ne pas pardonner, Laurence Devillairs, éditions Stock, 2025.


    🎙️ Cerveau Puissant est un podcast créé par Claire Mougenot Lesne, sur les trajectoires, les bascules intérieures, la philosophie et l'éveil des consciences.

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    Nouvel épisode tous les mercredis et dimanches.


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    32 min
  • Jean-Michel Cohen : 5 millions de livres vendus, nutrition, perte de poids, Ozempic et résilience — la leçon d'une vie

    Résilience, vérité, courage : Jean-Michel Cohen sans filtre dans Cerveau Puissant

    La résilience est au cœur de cette conversation avec Jean-Michel Cohen. Dans cet épisode de Cerveau Puissant, le podcast des phrases qui réveillent, nous explorons un parcours marqué par la résilience, la combativité et une forme de lucidité rare sur la vie, le corps et l’exposition médiatique. Dès les premières minutes, la résilience apparaît comme une ligne de force, presque une signature invisible, qui traverse son histoire personnelle autant que sa trajectoire professionnelle.

    Médecin, nutritionniste, figure médiatique incontournable, Jean-Michel Cohen est souvent perçu à travers son expertise. Mais derrière cette image publique, il y a un homme qui a traversé des critiques, des remises en question, des périodes de tension, et qui a choisi de rester debout. Cette capacité à encaisser, à continuer, à ne pas céder à la pression extérieure, raconte une résilience profonde, loin des clichés.

    Dans cet échange, nous parlons de ce qui construit une vie au-delà des succès visibles. Nous abordons les moments de doute, les attaques, les jugements, et la manière dont ils façonnent une identité. Jean-Michel Cohen partage avec une franchise désarmante ce que cela implique d’être exposé, critiqué, parfois attaqué, et comment la résilience devient alors une nécessité plus qu’un choix.

    Nous évoquons aussi le rapport au corps, à la santé, à la discipline. Non pas comme une injonction à la perfection, mais comme une manière de reprendre le pouvoir sur soi. La résilience prend ici une autre forme, plus intime : celle de continuer à prendre soin de soi, même quand tout pousse à lâcher.

    Cet épisode aborde également des thèmes essentiels comme la vérité, l’authenticité, la pression sociale, la médiatisation, mais aussi le courage d’assumer qui l’on est. Il y a dans ses mots une volonté de ne pas tricher, de dire les choses telles qu’elles sont, même quand elles dérangent.

    C’est une conversation sur la résilience, mais aussi sur la dignité. Sur cette manière de rester aligné, même dans les tempêtes. Sur cette force tranquille qui ne fait pas de bruit, mais qui tient debout.

    Un épisode fort de Cerveau Puissant, à écouter si tu t’intéresses au développement personnel, à la santé, à la psychologie, à la vérité humaine derrière les figures publiques, et à ce qui permet, malgré tout, de continuer à avancer.

    Et surtout, un moment rare où la résilience n’est pas un concept, mais une réalité vécue.


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    33 min

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