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Or


C’est Alain qui m’a dit : “L’apnée commence lorsque l’identité devient trop petite pour la vision qui veut naître.” Guillaume Gille vient de quitter les Bleus en disant “On ne peut pas tricher avec ce maillot.” Et moi, j’ai démissionné d’un poste où tout allait bien. Même signal. Même courage. L’histoire de ceux qui entendent le souffle disparaître avant que tout s’effondre.
Bonjour à toi. Je suis ravi de te retrouver. Installe-toi confortablement… on va prendre quelques minutes ensemble, tranquillement, pour ce nouvel épisode de C’est Alain qui m’a dit.
Alain m’a dit un jour une phrase que j’ai mis du temps à vraiment entendre.
« L’apnée commence lorsque l’identité devient trop petite pour la vision qui veut naître. »
Sur le coup, j’ai trouvé l’image belle. Presque poétique. Et puis je l’ai laissée reposer. Et quelques jours plus tard, je suis tombé sur une interview qui l’a rendue soudainement très concrète.
Guillaume Gille vient de quitter son poste de sélectionneur de l’équipe de France de handball. Six ans à la tête des Bleus. Champion olympique en tant que joueur. L’un des hommes les plus titrés de l’histoire du hand français.
Il aurait pu continuer. La légitimité était là. L’institution était derrière lui. Et pourtant.
Dans l’interview qu’il a donnée pour expliquer sa décision, il dit quelque chose qui m’a stoppé net. Il ne parle pas de l’échec de l’Euro, ni des résultats, ni d’une quelconque pression extérieure. Il dit :
« Je me suis retrouvé pour la première fois à me questionner : est-ce que j’ai encore l’énergie que réclame ce poste à donner à cette équipe ? »
Et puis cette phrase, qui résume tout :
« On ne peut pas tricher avec ce maillot. »
Lis-la lentement. Parce que derrière cette phrase de sportif, il y a quelque chose d’universel pour tous ceux qui portent un rôle avec exigence.
Le maillot, ce n’est pas un titre. Ce n’est pas une fonction. C’est l’engagement total que tu as pris envers quelque chose qui te dépasse. Et quand tu n’es plus capable de lui donner ce qu’il réclame — pas en apparence, mais dans ta chair — continuer, c’est trahir.
Trahir le rôle. Trahir les autres. Et surtout, trahir ce que tu es.
Ce qui est pervers avec l’apnée, c’est qu’elle ne ressemble pas à un échec. Elle ressemble à la réussite.
Gille était à la tête des Bleus depuis six ans. La machine tournait. Les résultats étaient là. Et pourtant il dit lui-même : « Ce processus existe peut-être en moi depuis plus longtemps, mais je ne m’en étais pas aperçu. »
C’est exactement ça. On apprend à tenir. On apprend à délivrer malgré tout. On développe une capacité à fonctionner en apnée si impressionnante qu’on finit par confondre ça avec de la solidité.
Mais ce n’est pas de la solidité. C’est de la survie avec du panache.
Et le problème avec la survie avec du panache, c’est qu’elle peut durer très longtemps. Assez longtemps pour que tu oublies complètement que tu retiens ton souffle.
Ce que j’ai compris avec le temps, c’est que l’apnée n’est presque jamais une question d’énergie. Ce n’est pas de la fatigue. Ce n’est pas un manque de motivation.
C’est une question d’identité.
L’identité que tu portais — celle qui t’a permis de construire ce que tu as construit, d’aller aussi loin que tu es allé — cette identité-là est devenue trop étroite. Pas mauvaise. Pas inutile. Juste trop étroite pour ce qui cherche maintenant à émerger.
Et face à ça, le réflexe naturel est de forcer. D’optimiser. De chercher une nouvelle stratégie, un nouveau cadre, un nouvel outil. Parce qu’on a bâti son identité sur la capacité à produire des résultats visibles. Et le vide, ça ne se produit pas.
Je l’ai vécu, ce moment.
J’étais directeur dans un studio de création graphique. Tout allait bien — vraiment bien. Les clients étaient là, les équipes travaillaient, les projets sortaient. Sur le papier, j’incarnais exactement ce qu’un directeur est censé incarner.
Sauf qu’à l’intérieur, quelque chose s’était décalé.
Les équipes donnaient de plus en plus. De plus en plus fort. Et moi, j’avais une conviction simple : quand les gens s’investissent à ce niveau, ils méritent d’être reconnus. Augmentations, primes, recrutements pour alléger la charge. C’est ce que j’ai porté au big boss.
Il a dit non.
Et puis il a ajouté quelque chose que je n’attendais pas : il proposait de m’augmenter, moi.
J’ai pris le temps d’y réfléchir. Pas longtemps.
Parce que j’ai compris très vite que ce n’était pas une question d’argent. C’était une question de maillot. Le maillot qu’on me proposait de porter — celui du directeur bien payé qui ferme les yeux sur ce qui ne va pas autour de lui — ce n’était pas le mien. Je ne pouvais pas l’enfiler. Je ne pouvais pas tricher avec ça.
J’ai démissionné.
Pas dans la colère. Pas dans le fracas. Dans une clarté étrange, presque froide. Celle qui arrive quand on arrête de retenir son souffle.
C’est ça, l’identité trop étroite. Ce n’est pas forcément un effondrement. C’est parfois juste une évidence silencieuse qui finit par s’imposer : ce que je suis devenu ne rentre plus dans ce qu’on me demande d’être.
Gille, lui, a eu l’honnêteté de ne pas forcer. Il a entendu le signal. Il s’est arrêté. Et il dit quelque chose de remarquable pour expliquer ça :
« Je respecte ce qui se passe en moi et ce que mon corps ou ma tête me renvoient. »
Se respecter. Pas se ménager. Pas relâcher. Se respecter.
C’est une nuance qui change tout. Parce que se respecter dans ces moments-là, c’est refuser de trahir ce qui est vrai en toi pour maintenir une apparence de cohérence avec ce que tu étais.
Il y a en réalité deux façons de traverser l’apnée.
La première : tu l’entends à temps. Tu choisis de t’arrêter. Tu laisses la transformation se faire. Comme Gille. Comme moi ce jour-là dans le bureau du big boss.
La deuxième : tu ne l’entends pas, ou tu refuses de l’entendre. Et à un moment, c’est le corps qui décide à ta place. Ce n’est plus toi qui choisis l’arrêt. C’est l’arrêt qui te choisit.
Les deux trajectoires mènent au même endroit. Mais l’une se traverse debout, avec une forme de dignité et de liberté. L’autre se traverse généralement à genoux, sous la contrainte.
La bonne nouvelle, c’est qu’on peut choisir. Même tardivement. Même quand on a déjà ignoré plusieurs signaux.
La condition, c’est d’abord de nommer ce qui se passe. De donner un mot juste à ce que tu traverses. Parce qu’on ne traite pas un problème d’identité avec une solution de performance.
Alors je te pose la question, là, entre nous :
Est-ce que tu retiens ton souffle en ce moment ?
Pas parce que tout va mal. Mais peut-être parce que tout va « assez bien », et que tu as appris à appeler ça de la réussite.
Quel est ton maillot ? Et est-ce que tu es encore en mesure de lui donner ce qu’il réclame vraiment — pas en apparence, mais dans ta chair ?
L’apnée n’est pas un ennemi. C’est une invitation. Peut-être la plus exigeante que la vie puisse t’adresser.
On va s’arrêter là pour aujourd’hui. Souviens-toi : parfois, il suffit de changer de regard pour que la suite apparaisse. Merci pour ton écoute, et à très bientôt.
Si cette réflexion résonne en toi, on a créé avec Alain le Quiz Authentik pour ces moments de transition. Il ne va pas te donner une méthode. Il va t’aider à voir où tu en es dans ta propre transformation. Pour que tu puisses enfin dire : « Je ne suis pas en panne. Je suis en train de naître. »
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C’est Alain qui m’a posé la question : “Éric, au fond, c’est quoi pour toi une vie réussie ?” Ce jour-là, j’ai compris qu’il y a deux choses très différentes : obtenir ce qu’on veut — la réussite — et devenir qui on est — une vie réussie. L’histoire du directeur de studio très bien payé qui n’attendait que le week-end. Et de la technique corporelle que mon corps a toujours su faire, et que j’avais oubliée.
Bonjour. Je suis ravi de te retrouver. Installe-toi confortablement... on va prendre quelques minutes ensemble, tranquillement, pour ce nouvel épisode de C’est Alain qui m’a dit.
Il y a une confusion qui nous guette tous, nous les bâtisseurs. Une confusion silencieuse qui s’installe sans faire de bruit, surtout quand tout semble aller pour le mieux.
C’est Alain qui m’a mis le doigt dessus un jour, avec cette question toute simple : “Éric, au fond, c’est quoi pour toi une vie réussie ?”
J’ai souri. Le genre de sourire qu’on a quand une question nous prend en défaut.
Parce que j’avais une réponse, bien sûr. Préparée, propre, rodée. Celle qu’on donne dans les dîners quand quelqu’un nous demande où on en est.
Mais Alain ne me posait pas cette question-là. Il ne me demandait pas où j’en étais. Il me demandait ce que ça voulait dire, pour moi, profondément, une vie réussie.
Et là... je me suis rendu compte que je n’avais pas vraiment réfléchi à ça depuis des années.
J’avais réfléchi à mes objectifs. À mes chiffres. À mes prochaines étapes. Mais à ce que je voulais vraiment incarner ? À ce que je voulais ressentir le matin en me levant ?
À l’époque, j’avais la réponse facile. Pour moi, réussir, c’était obtenir. C’était la trajectoire cohérente, les résultats visibles, les projets qui sortent de terre. On avance, on valide les étapes, on reçoit l’approbation du monde extérieur.
Et pendant un temps, ça fonctionne très bien. On se sent fort, on se sent à sa place parce que les chiffres et les regards nous disent que “c’est ça”.
Mais Alain m’a fait remarquer que le succès a une capacité singulière : il agit comme une anesthésie douce. Il nous donne tellement de bonnes raisons de continuer qu’on finit par ne plus écouter les signaux subtils.
Et le problème avec une anesthésie douce, c’est qu’elle ne fait pas mal. C’est même ça le piège.
Si ça faisait mal, tu réagirais. Tu remettrais en question. Tu ferais quelque chose.
Mais l’anesthésie douce, elle t’enlève juste... le goût. Progressivement. Subtilement. Sans que tu t’en rendes compte.
Un matin tu te lèves et tout est là : les projets avancent, les gens te respectent, les résultats sont corrects. Et tu te demandes pourquoi tu ne ressens rien de particulier.
Tu te dis que tu es fatigué. Que c’est la saison. Que tu as juste besoin de vacances.
Mais si tu étais honnête avec toi-même — vraiment honnête — tu saurais que ce n’est pas de la fatigue.
C’est le vide qui s’installe quand on avance dans une direction qui n’est plus la nôtre.
Puis, sans qu’il y ait de crise majeure, quelque chose commence à se décaler. On ne s’effondre pas, mais on ne vibre plus.
C’est ce décalage intime entre ce que tu vis à l’extérieur — la réussite — et ce que tu ressens à l’intérieur — ta vie.
Je l’ai vécue, cette zone intermédiaire.
Juste avant de créer ma société, j’étais directeur d’un studio graphique. Salarié. Très, très bien payé.
J’avais de gros clients. Une grosse équipe. La confiance totale de mon patron et de mon équipe. Sur le papier, c’était le rêve.
Et pourtant, je n’attendais qu’une chose : le week-end. Pour inviter mes amis. Pour cuisiner pour eux.
C’était là que je vibrais. Pas le lundi matin en réunion stratégique. Le samedi soir, avec mes proches, autour d’une table.
Le corps ne mentait pas. Il me disait : “Ce n’est pas ici que tu dois être.”
Mon patron me reconnaissait énormément. Il me valorisait, il me faisait confiance. C’était sincère. C’était réel.
Mais ça ne m’apportait rien.
Pas parce qu’il faisait mal les choses. Mais parce que ce n’était pas ça que je cherchais. Ce n’était pas ça qui me faisait vibrer.
J’avais la réussite. Mais je n’avais pas ma vie.
Et pendant un moment, j’ai fait ce que beaucoup font dans cette situation.
J’ai optimisé.
J’ai cherché à mieux organiser mon temps. À trouver plus d’équilibre. À me dire que si je gérais mieux mes semaines, ça irait mieux.
Comme si le problème était une question d’organisation.
Alors qu’en réalité, le problème était une question de direction.
Ce n’était pas mon emploi du temps qui était mal réglé. C’était ma boussole.
Ce moment où tu as “tout”, mais où le goût s’en va. L’énergie descend plus vite qu’elle ne remonte. Le corps se crispe un peu plus souvent. On commence à faire des efforts là où, avant, il y avait de l’enthousiasme.
C’est là que j’ai compris la distinction d’Alain.
La réussite, c’est obtenir ce que l’on veut : la sécurité, la reconnaissance, la place.
Mais une vie réussie, c’est tout autre chose : c’est devenir qui l’on est.
C’est laisser émerger ce qui cherche à s’exprimer en nous, au-delà de nos fonctions de dirigeant ou de nos rôles sociaux.
Quand on est dans la réussite pure, on force parfois sur un modèle qui ne nous correspond plus. Le corps résiste, l’énergie se contracte. Et aucune stratégie, aucun nouveau contrat ne peut faire taire cette résistance intérieure.
Quand j’ai créé mon entreprise, tout plaidait contre.
Tout. La logique, les conseils, la sécurité. Mais je ne me suis jamais senti aussi juste avec moi-même.
Je n’avais rien sur le papier. Pas de certitude. Pas de garantie. Juste cette boussole intérieure qui te dit “C’est par là.”
Et c’est là que j’ai compris : quand on cherche une vie réussie, le corps coopère. L’effort est toujours là, le travail est exigeant, mais il ne t’épuise pas de l’intérieur. Tu ressens cette sensation de justesse, cette cohérence qui te porte même quand c’est dur.
Aujourd’hui, mon baromètre a changé.
Je ne regarde plus seulement les trophées sur l’étagère. Je regarde la qualité de mon souffle.
Je vais te révéler quelque chose que je n’avais jamais formulé à voix haute avant cet épisode.
Quand quelque chose me pèse — une situation, une décision, une tension — et que ça m’oppresse au niveau du sternum ou du plexus, je ne lutte pas contre.
J’en fais une boule.
Je la visualise. Je lui donne une forme, un poids, une texture. Et je la déplace sur le côté, au niveau des poignées d’amour enfin pour moi pour vous peut être les abdominaux obliques.
Comme ça, ça me laisse toute la place nécessaire pour bien respirer. Pour laisser entrer du propre. Du nouveau.
Et quand c’est fait, les solutions arrivent. Et la boule disparaît.
Pendant des années d’entreprise, j’ai fait exactement l’inverse.
Quand quelque chose m’oppressait, je me forçais à passer au-dessus. À continuer. À performer malgré tout.
Je croyais que c’était ça, la force. Encaisser. Tenir. Ne pas laisser les émotions interférer avec les décisions.
Mais encaisser sans traiter, ce n’est pas de la force. C’est de l’accumulation.
Et un jour, l’accumulation déborde.
La technique de la boule, c’est l’inverse de ça. Ce n’est pas effacer. C’est déplacer. Faire de la place. Respirer.
Et ce geste simple — déplacer la tension du centre vers le côté — c’est exactement ce que j’aurais dû faire avec ma vie professionnelle bien plus tôt.
Ne pas effacer ce qui pèse. Ne pas l’ignorer. Juste... le déplacer pour pouvoir continuer à respirer et à voir clair.
Ce n’est pas une technique qu’on m’a apprise. C’est quelque chose que mon corps a toujours su faire. Et que j’avais oublié pendant des années où je cherchais à tout contrôler avec la tête.
Aujourd’hui, je reviens à ça. À cette écoute. À cette justesse.
Alors, je te laisse avec cette question, celle qui demande de l’honnêteté envers soi-même :
Est-ce que ce que tu construis aujourd’hui te permet simplement d’obtenir ce que tu pensais vouloir... ou est-ce que cela te rapproche vraiment de qui tu es ?
Si cette question crée une petite tension chez toi, ne cherche pas à la résoudre tout de suite. Écoute-la simplement. C’est peut-être le signal qu’il est temps de réaligner la trajectoire.
Et si cette tension remonte au sternum — tu sais maintenant quoi en faire.
On va s’arrêter là pour aujourd’hui. Souviens-toi : Souviens-toi : parfois, il suffit de changer de regard pour que la suite apparaisse.
Merci pour ton écoute, et à très bientôt pour un nouvel épisode de « C’est Alain qui m’a dit »
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Si cette réflexion résonne en toi, on a créé avec Alain le Quiz Authentik.
Il est conçu comme un miroir — pas pour te dire ce que tu devrais être, mais pour t’aider à voir ce qui est déjà là, vivant en toi, et qui cherche peut-être juste un peu plus d’espace.
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C’est Alain qui m’a dit : “L’espoir est une stratégie.” Mais attention : il y a l’espoir qui te garde sur ton canapé, et celui qui te fait tenir la barre dans la tempête. L’histoire de l’année où j’ai confondu espoir et fantasme — et de ce que je suis en train de construire aujourd’hui avec Authentik.
Bonjour à toi. Je suis ravi de te retrouver. Installe-toi confortablement... on va prendre quelques minutes ensemble, tranquillement, pour ce nouvel épisode de C’est Alain qui m’a dit.
On va parler aujourd’hui d’un mot qu’on utilise beaucoup, souvent à tort et à travers : l’espoir.
C’est un mot qui peut paraître un peu “bleu ciel”, un peu naïf, presque passif. On dit “j’espère que ça va marcher” comme on jetterait une pièce dans une fontaine, en attendant que le destin fasse le reste.
Et pourtant, l’autre jour, Alain m’a dit une phrase qui a renversé ma perspective.
Il m’a dit : “L’espoir est une stratégie.”
Quand j’ai entendu ça, j’ai eu un petit mouvement de recul. Pour l’homme d’action que je suis, une stratégie, c’est du concret, c’est des chiffres, c’est un plan de bataille. Associer ça à l’espoir, ça me semblait presque contradictoire.
Mais avec Alain, j’ai appris que les mots ont souvent deux niveaux de lecture.
Parce qu’il y a deux espoirs. Et il ne faut pas les confondre.
Il y a l’espoir qui te garde sur ton canapé. Celui qui te fait dire : “J’espère que les choses vont s’arranger.” Comme si l’univers allait magiquement réorganiser ta vie pendant que tu attends. C’est l’espoir passif. L’espoir qui remplace l’action.
Et puis il y a l’autre espoir. Celui dont Alain me parle.
Cet espoir-là ne remplace pas l’action. Il la nourrit.
C’est l’espoir qui dit : “Je veux que ma situation change. J’ai une stratégie pour la faire changer. Et j’espère que ça va marcher.”
Tu vois la différence ?
Dans le premier cas, l’espoir EST ta stratégie. Tu n’as rien d’autre. Juste l’attente.
Dans le second, l’espoir est le carburant DE ta stratégie. C’est ce qui te fait tenir la barre dans la tempête. C’est ce qui fait que, malgré la fatigue, malgré les doutes qui s’accumulent, tu continues d’avancer.
Mais en y réfléchissant de mon côté, j’ai voulu creuser plus loin. Parce que je vois bien le piège.
Le danger, c’est de confondre l’espoir et le fantasme.
Alain, il est dans l’élan pur, son moteur tourne à plein régime, il avance. Mais moi, je me suis posé cette question : est-ce qu’on ne se sert pas parfois de l’espoir comme d’une drogue douce ? Une manière élégante de fuir un présent qu’on n’ose pas regarder en face ?
Je l’ai vécu. Après l’échec à 40 ans.
Je me suis retrouvé face à un choix.
Tout le monde me disait de repartir vite. De rebondir. De reprendre le même secteur, les mêmes clients, le même rythme. Parce que c’est ça qu’on fait quand on tombe, non ? On se relève. On repart au combat.
Et pendant des mois, je me suis raconté une histoire.
Je me disais : “L’année prochaine, je relance. Quand j’aurai reconstitué un peu de trésorerie, quand j’aurai retrouvé ma confiance, quand le moment sera meilleur... je repars.”
C’était rassurant. C’était même logique. Ça me donnait une perspective, un horizon.
Mais au fond de moi, je savais que c’était faux.
Je n’avais pas de stratégie. J’avais juste l’espoir que le temps arrangerait les choses. Que je finirais par “retrouver” quelque chose que j’avais perdu.
Mais on ne retrouve jamais ce qu’on a perdu. On construit autre chose. Ou on ne construit rien.
Je ne voulais pas relancer la même machine. Je ne voulais pas repartir dans ce rythme-là, dans ce modèle-là. Mon corps me hurlait : “Plus jamais ça.”
Mais c’était plus facile de me dire “un jour, quand...” que de regarder en face la vraie question : qu’est-ce que je veux vraiment construire maintenant ? Qui est-ce que je veux devenir ?
L’espoir, là, ce n’était pas un carburant. C’était un voile. Une manière élégante de ne pas affronter mon présent. De ne pas trancher. De rester dans le flou confortable du “plus tard”.
On se dit “ça va s’arranger”, “l’année prochaine sera meilleure”, et pendant qu’on projette ce futur radieux, on ne voit pas que notre bateau actuel est en train de prendre l’eau de toutes parts.
Alors, comment faire la différence ?
Comment savoir si ton espoir est une stratégie ou une fuite ?
C’est simple.
Pose-toi la question : qu’est-ce que je fais aujourd’hui, concrètement, pour que ce que j’espère se réalise ?
Si la réponse est “rien, j’attends que les conditions soient réunies”, alors ce n’est pas de l’espoir stratégique. C’est du fantasme.
L’espoir ne doit pas être un voile qu’on jette sur la réalité pour ne plus la voir. Il ne doit pas être un anesthésiant.
Pour que l’espoir soit une stratégie, il doit être lucide. Il doit être ancré dans le sol, même si la tête est dans les étoiles.
C’est la différence entre le capitaine qui espère que la tempête s’arrête en lâchant la barre, et celui qui espère s’en sortir en tenant le cap avec encore plus de force.
L’espoir stratégique, c’est celui qui te donne l’énergie de transformer ce que tu peux transformer, ici et maintenant.
Quand j’ai commencé à développer Authentik avec Alain, je n’avais rien.
Pas de budget pour la pub Meta. Pas de structure lourde. Pas de garantie que ça marcherait.
Mais j’avais une stratégie. Des actions concrètes. Un plan, même imparfait.
Et j’avais l’espoir que ça marcherait.
Tu vois ? L’espoir n’était pas ma stratégie. Il était le moteur qui me faisait exécuter ma stratégie même quand je ne voyais pas encore les résultats.
Aujourd’hui, je suis dans une phase où tout — absolument tout — me dit d’attendre.
D’attendre d’avoir un compte en banque plein avant de lancer les voyages immersifs. D’attendre d’avoir les moyens, la sécurité, le bouclier financier. D’attendre le “bon moment”.
Et je sens cette tentation. Cette voix qui me dit : “Sois raisonnable. Attends encore un peu.”
Mais il y a une autre voix. Plus discrète. Plus profonde.
C’est celle qui me dit : “Tu ressens cette vibration. Tu sais que c’est juste. Tu sais que c’est maintenant.”
Et cette fois, ce n’est pas juste de l’espoir.
J’ai une stratégie. Des partenaires. Des actions en cours. Des premiers contacts. Des premiers pas.
L’espoir, ici, c’est ce qui me fait avancer malgré l’incertitude. Mais je n’attends pas sur mon canapé que l’univers m’apporte les choses sur un plateau.
Je construis. Et j’espère que ça va marcher.
C’est la même fréquence que j’avais quand j’ai créé mon studio graphique. Cette certitude intérieure qui ne s’explique pas, qui ne se justifie pas, mais qui EST.
L’espoir, ici, c’est “je sais que c’est juste, alors j’avance. Même sans carte précise. Même sans toutes les ressources. Juste avec la boussole.”
Cet espoir-là n’est pas naïf. Il ne ferme pas les yeux sur les difficultés. Il ne fantasme pas un succès facile.
Il dit simplement : “C’est dur. C’est incertain. Mais c’est par là. Alors on y va.”
Alors, je te pose la question, là, entre nous :
Est-ce que ton espoir est un moteur ou un voile ?
Est-ce qu’il nourrit ton action, ou est-ce qu’il la remplace ?
Au-delà de tes objectifs chiffrés, au-delà de ta volonté de fer qui t’a porté jusqu’ici, c’est quoi le futur qui te donne vraiment envie de te lever demain matin ?
Celui qui te fait vibrer, même quand tu n’as pas toutes les réponses, même quand tu n’as pas de carte précise mais juste une boussole ?
Et surtout : qu’est-ce que tu fais aujourd’hui, concrètement, pour avancer vers ce futur ?
On sait, Alain et moi, que la frontière entre l’élan vital et la fuite en avant est parfois si mince qu’on s’y perd.
C’est l’impulsion qui te fait agir malgré l’incertitude.
Alain m’a dit que l’espoir est une stratégie. Et il a raison — à condition de comprendre ce que ça veut vraiment dire. L’espoir sans action, c’est du fantasme. La stratégie sans espoir, c’est de l’épuisement. Mais l’espoir lucide, ancré dans le réel, nourri par des actes concrets ? C’est ça, la vraie stratégie dont Alain me parlait.
On va s’arrêter là pour aujourd’hui. Souviens-toi : parfois, il suffit de changer de regard pour que la suite apparaisse. Merci pour ton écoute, et à très bientôt.
C’est pour t’aider à identifier ton propre moteur qu’on a créé le Quiz Authentik. On l’a voulu comme un miroir de vérité. Il ne va pas te donner des bonnes notes, il va te dire si ton espoir est un moteur réel ou s’il est devenu ton armure pour ne plus ressentir le présent.
Prends ce temps pour regarder ton reflet, sans filtre.
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Ce trait de caractère que tu caches, cette manière de penser qui ne rentre pas dans les cases, cette énergie qui déborde du cadre... Et si c'était exactement là que se trouve ta vraie puissance ? L'histoire de Dennis Rodman, et du jour où j'ai arrêté d'essayer d'être le patron parfait.
Bonjour à toi. Je suis ravi de te retrouver. Installe-toi confortablement... on va prendre quelques minutes ensemble, tranquillement, pour ce nouvel épisode de C’est Alain qui m’a dit.
C’est Alain qui m’a dit un mot que presque personne n’emploie. Un mot qu’on n’apprend ni à l’école, ni dans les formations business, ni dans les séminaires sur la réussite. Alors même qu’il fait toute la différence entre une vie qui fonctionne et une vie qui fait vraiment sens.
Il m’a parlé d’idiosyncrasie.
Un mot un peu rugueux. Presque trop précis. On dirait un diagnostic médical un peu inquiétant.
En fait ça exprime quelque chose d’extrêmement simple, presque libérateur : ta manière unique d’être au monde. Ce mélange non reproductible de tempérament, d’histoire, d’intuition, de regard et d’énergie qui fait que personne ne pourra jamais être toi à ta place.
Cette singularité que t’as peut-être passé des années à vouloir corriger, lisser ou masquer. Parce qu’elle ne rentrait pas tout à fait dans les cases. Parce qu’elle était jugée ‘trop’ ou ‘pas assez’.
Alors que c’est peut-être exactement là que se trouve ta vraie puissance.
Je me souviens de mes débuts en tant que manager. J’avais lu tous les livres sur le leadership. J’avais assisté aux conférences. Je savais comment un “bon manager” était censé se comporter.
Résultat ? J’ai passé des années à essayer d’être quelqu’un d’autre.
J’essayais d’être plus carré, plus formel, plus “corporate”. Parce que c’est ce qu’on attendait d’un dirigeant sérieux, non ?
Sauf que moi, je ne suis pas carré. Je suis intuitif, parfois même un peu bordélique dans ma manière de réfléchir. Je pars dans tous les sens, je fais des connexions bizarres, je mélange les métaphores.
Pendant longtemps, j’ai vu ça comme un défaut à corriger.
Jusqu’au jour où j’ai compris que c’était exactement ce qui faisait ma force.
Ta force, elle est là où tu es inclassable.
Aujourd’hui, tout devient lisse. Calibré. Optimisé. Aligné sur des standards invisibles. Au point que même les contenus les mieux produits, les plus parfaits en apparence, finissent par plus rien faire vibrer. Ni toucher. Ni marquer.
Parce qu’ils pourraient avoir été écrits par n’importe qui... ou par n’importe quoi.
Alain m’a raconté l’histoire de Dennis Rodman. Tout le monde connaît Michael Jordan, mais l’énigme de cette équipe, c’était Rodman.
Rodman, c’était l’idiosyncrasie faite homme : cheveux multicolores, tatouages partout, comportement imprévisible, fêtard invétéré.
N’importe quel autre coach, obsédé par la discipline et le moule, l’aurait viré en trois jours. On lui aurait dit : “Lisse-toi, rentre dans le rang, sois comme les autres.”
Mais Phil Jackson, l’entraîneur des Chicago Bulls, était un maître de la “justesse”. Il n’a pas essayé de changer Rodman. Il a compris que le génie de Rodman — sa capacité incroyable à prendre des rebonds et à défendre — était indissociable de sa bizarrerie.
Si tu enlevais les tatouages et la folie, tu tuais le joueur.
Alors Jackson a créé un cadre. Un cadre souple mais solide, où Rodman avait la permission d’être lui-même, à une seule condition : être présent et intense quand le match commençait.
Et ça a marché. Rodman est devenu le pilier de l’équipe, l’électron libre qui permettait aux autres de briller.
Cette histoire m’a marqué. Parce qu’elle illustre quelque chose de fondamental.
Un vrai leader, il ne cherche pas à produire des copies de lui-même. Ni à imposer un moule. Mais à créer un cadre suffisamment solide pour que chacun puisse exprimer sa propre idiosyncrasie sans se perdre ni se trahir. Non pas comme stratège hors pair, mais comme révélateur d’identités.
J’ai eu ma propre version de ça dans mon équipe.
J’avais recruté une commerciale brillante. Techniquement irréprochable. Mais quelque chose ne marchait pas. Ses résultats étaient corrects, mais pas exceptionnels.
Un jour, je l’ai observée en rendez-vous client. Elle était professionnelle, posée, parfaite. Trop parfaite.
Après le rendez-vous, je lui ai demandé : “Tu es comme ça dans la vraie vie ?”
Elle a souri. “Non. Mais je pensais qu’il fallait être comme ça pour être crédible.”
Je lui ai dit : “Et si tu essayais d’être toi ?”
Le mois suivant, elle a explosé tous ses objectifs. Pas parce qu’elle avait appris une nouvelle technique. Mais parce qu’elle avait arrêté de jouer un rôle.
On passe notre vie à essayer de gommer ce qui dépasse chez nous. On veut être “professionnels”, on veut correspondre aux standards du marché. On finit par se lisser, par parler comme tout le monde, par décider comme tout le monde.
Sans s’en rendre compte, on met nos particularités, nos passions un peu bizarres, notre humour décalé ou notre sensibilité, sur une étagère. On se dit : “Je ressortirai ça plus tard, quand je serai encore plus installé.”
Ce que tu mets sur l’étagère, c’est ton essence même.
En y réfléchissant, j’ai réalisé que j’avais moi aussi fait ça. J’avais rangé mes “objets familiers”, mes manières de faire un peu iconoclastes, pour paraître plus “sérieux”.
Et qu’est-ce qui s’est passé ? J’ai commencé à m’épuiser. Parce que porter un masque de conformité, c’est un travail à plein temps qui ne rapporte rien.
Le jour où j’ai décidé de remettre mes bizarreries au centre, tout a changé.
Je me souviens de ma première conférence. J’avais préparé une présentation PowerPoint aux petits oignons. J’avais passé des heures dessus, à peaufiner chaque slide, à vérifier chaque transition. Elle était parfaite.
Le jour J, je monte sur scène. Je commence à parler. Et là, quelque chose se passe. Je me sens tellement à l’aise, tellement à ma place, tellement connecté avec la salle... que j’oublie complètement de faire défiler les slides.
Je suis resté bloqué sur la première pendant vingt minutes.
Quand je m’en suis rendu compte, au lieu de paniquer, j’en ai fait un running gag. “Ah tiens, on est toujours sur cette slide ? Bon, restons-y encore un peu alors !”
La salle a adoré. Parce que ce n’était plus une conférence parfaite et lisse. C’était un moment vivant, humain, réel.
J’ai compris ce jour-là que mes présentations PowerPoint parfaites, c’était ma manière de me cacher. De me rassurer. De contrôler.
Mais quand je lâchais le contrôle et que je me contentais d’être là, présent, avec mes histoires qui partent dans tous les sens et mon énergie un peu bordélique... c’est là que je touchais vraiment les gens.
J’ai arrêté d’essayer d’avoir toujours raison. J’ai commencé à dire “je ne sais pas, mais on va chercher ensemble.”
J’ai arrêté d’essayer d’être le patron qu’on voit dans les magazines. J’ai commencé à être le patron que j’étais vraiment.
Et paradoxalement, c’est là que les gens ont commencé à vraiment me suivre.
L’idiosyncrasie : C’est ton laser chirurgical. C’est l’outil qui te permet de trancher dans le vif, de décider avec une clarté que personne d’autre n’aura, parce que personne n’a ton regard.
Ce n’est pas une option. C’est ton seul avantage concurrentiel réel dans un monde où tout le monde se ressemble.
Plus tu te rapproches de ce qui te rend singulier — même si c’est un peu “trop” pour certains — moins tu as besoin de forcer. Tu n’as plus besoin de convaincre, tu incarnes.
C’est là que le leadership devient magnétique.
Alors, je te laisse avec cette pensée avant qu’on se quitte : Quel est ce trait de ton caractère que tu considères comme un défaut à corriger, mais qui est en fait ta plus grande signature ?
Si tu arrêtais de t’excuser d’être inclassable, qu’est-ce que tu oserais enfin montrer au monde ?
On va s’arrêter là pour aujourd’hui. Souviens-toi : parfois, il suffit de changer de regard pour que la suite apparaisse. Merci pour ton écoute, et à très bientôt.
Avec Alain, on a voulu que le Quiz Authentik soit le point de départ de cette réconciliation.
Il est conçu pour t’aider à nommer ton idiosyncrasie, à mettre des mots sur tes forces qui te rendent unique et comprendre comment tu peux les activer ensemble.
Prends ces quelques minutes pour passer face au miroir. Pas pour t’évaluer, mais pour te reconnaître.
Quiz Authentik : https://tr.ee/4aFkbG
C'est Alain qui m'a dit que le vrai leadership n'est pas une question de méthode. C'est une question de résonance. L'histoire du matin où quelque chose sonnait faux dans mes bureaux — et de ce que j'ai compris ce jour-là sur la différence entre prouver et exprimer.
Bonjour à toi. Installe-toi confortablement... on va prendre quelques minutes ensemble pour ce nouvel épisode de C’est Alain qui m’a dit.
Alain m’a parlé un jour d’une notion que j’avais totalement occultée, ou plutôt, que j’avais fini par craindre à force de vouloir me protéger. Il m’a parlé de fréquence.
Pas la fréquence de tes réunions ou de tes reportings. Ta fréquence intérieure. Celle qui fait que, quand tu entres dans une pièce, les gens le sentent avant même que tu aies ouvert la bouche.
Pendant la première partie de ma vie, jusqu’à mes 40 ans, cette fréquence était mon moteur naturel. Je réussissais tout ce que j’entreprenais. C’était inné. Mon corps me parlait, et je l’écoutais, sans même me poser de questions. Je dirigeais à l’instinct.
J’avais monté une entreprise, une S.A de 18 personnes, avec un chiffre d’affaires mensuel de 450 000 euros. Tout était fluide, parce que j’étais aligné sur ma vibration. Je ne cherchais pas à prouver, j’exprimais qui j’étais.
Et puis, il y a eu ce dossier. Ce fameux dossier “miraculeux” qui flattait surtout mon ego.
Dès le premier brief, mon corps s’est crispé. Un signal d’alarme physique, viscéral, immédiat. Mon intuition me hurlait de ne pas y aller.
Mais pour la première fois, j’ai débranché ma boussole. Mon ego a crié plus fort : “Signe, tu vas devenir riche, tu pourras tout arrêter après.”
J’ai signé. Et j’ai tout perdu. L’entreprise, l’argent, et même ma vie personnelle.
Le vrai traumatisme, ce n’était pas la chute financière. C’était d’avoir trahi mon propre corps. D’avoir ignoré cette fréquence que je suivais depuis toujours.
Après cet échec, j’ai construit un système de sécurité. J’ai passé des années à essayer de “prouver” que je pouvais réussir par la méthode, par la structure, par les chiffres. J’ai voulu mettre des armures pour ne plus jamais être vulnérable.
Je me souviens d’un matin.
Je suis entré dans les bureaux de ma nouvelle boîte, un café à la main, comme je l’avais fait des milliers de fois. Tout était là : le bruit des claviers, l’agitation des équipes, les écrans allumés. La machine tournait. On était “performants”, on était dans les chiffres, on était dans l’action.
Mais ce matin-là, au lieu de foncer vers mon bureau pour traiter l’urgence, je me suis arrêté. Je me suis installé dans un coin, un peu en retrait. Et j’ai simplement écouté.
Et là, j’ai senti un décalage. Quelque chose sonnait faux.
Tout fonctionnait, mais ça ne vibrait plus. C’était devenu aride. On déroulait la méthode à la perfection, mais l’élan était resté sur le parking.
Je me souviens avoir regardé mon équipe commerciale en réunion. Ils avaient tous leurs tableaux Excel ouverts, leurs objectifs affichés, leurs argumentaires rodés. Techniquement, c’était impeccable.
Mais quand ils parlaient du service, il n’y avait plus cette étincelle. Cette chose qui fait qu’on sent que quelqu’un croit vraiment à ce qu’il dit. Ils récitaient. Ils ne transmettaient plus.
Et le pire ? C’est que je faisais exactement pareil.
C’est là qu’Alain m’a parlé de l’équation du leadership : la Vision, la Vérité, la Vitalité, la Véracité.
Sur le papier, c’est parfait. C’est rassurant pour l’esprit. Mais j’ai compris ce jour-là qu’on peut avoir la meilleure vision du monde et le discours le plus vrai, si la fréquence n’est pas la bonne, on ne fait que brasser de l’air.
On nous apprend à diriger avec la tête, à décider avec des chiffres, à motiver avec des discours. On nous apprend à être des émetteurs permanents.
Diriger, ce n’est pas imposer. C’est incarner.
C’est là que j’ai compris la différence entre prouver et exprimer.
Quand tu cherches à prouver, tu t’épuises. Tu portes une armure, tu surveilles ton image, tu calcules tes coups. Tu es dans la performance, mais tu es seul.
Quand tu commences à exprimer, tu n’as plus besoin de convaincre. Tu deviens comme un diapason. Si tu es juste, si tu es aligné, ceux qui t’entourent se mettent à vibrer sur la même fréquence que toi.
Ce n’est pas de la magie. C’est de la physique humaine.
Le vrai leadership, c’est une question de résonance.
Aujourd’hui, mon baromètre a changé. Je ne me demande plus seulement si un projet est “rentable”. Je me demande : “Est-ce que ça vibre ?”.
Parce que si ça ne vibre pas, on ne le fait pas. Même si c’est logiquement “la bonne chose à faire”.
J’ai refusé des partenariats lucratifs parce que quelque chose ne résonnait pas. J’ai pris des décisions qui semblaient irrationnelles sur le papier, mais qui étaient justes dans mes tripes.
Et à chaque fois, le résultat a été meilleur que ce que j’aurais pu calculer.
Il y a un test très simple pour savoir si tu vibres sur ta propre fréquence.
Le soir, quand tu rentres chez toi, est-ce que tu as besoin de dix minutes pour “décompresser” avant de pouvoir être vraiment présent avec tes proches ?
Si oui, c’est souvent le signe que tu as passé ta journée à porter un masque. À vibrer sur une fréquence qui n’était pas la tienne.
Quand tu es aligné, tu n’as pas besoin de décompresser. Tu es déjà toi.
Le leadership incarné, c’est quand tes proches sentent, au moment où tu franchis la porte, que tu es “vraiment rentré”. Non pas parce que tu as fini ton travail, mais parce que tu ne t’es pas perdu en chemin.
Je te laisse avec cette interrogation pour ta semaine : dans tout ce que tu fais, qu’est-ce qui te fait vraiment vibrer ? Et qu’est-ce que tu continues de porter uniquement parce que tu as peur du vide si tu l’arrêtais ?
Ton génie ne se trouve pas dans ce que tu pourrais devenir, mais dans ce que tu oses enfin laisser transparaître de toi.
On s’arrête là pour aujourd’hui. Souviens-toi : parfois, il suffit de changer de regard pour que la suite apparaisse. Merci pour ton écoute, et à très bientôt.
Si cette réflexion résonne en toi, on a créé avec Alain le Miroir Authentik.
C’est un outil gratuit pour t’aider à identifier tes propres forces.
Découvre-le ici : QUIZ AUTHENTIK
Cette armure invisible que tu portes chaque matin en arrivant au bureau, elle te protège... ou elle t’étouffe ? L’histoire de ma transformation silencieuse dans la voiture, et du jour où j’ai osé laisser le costume au vestiaire.
« Bonjour à toi.
Je suis ravi de te retrouver pour ce nouvel épisode de C’est Alain qui m’a dit. Installe-toi confortablement… on va s’accorder une vraie parenthèse, juste toi et moi.
Alain m’a dit un jour une phrase qui a percuté mes certitudes de plein fouet. Il m’a regardé et il m’a dit : « Éric, un leader, ce n’est pas un costume qu’on enfile. C’est un être qui s’incarne. »
À l’époque, je n’ai pas tout de suite saisi la profondeur de ses mots. Je pensais à mon apparence, à mes vestes de dirigeant, à cette allure de chef d’entreprise que je soignais. Mais Alain ne parlait pas de mode. Il parlait de cette armure invisible, psychologique, que l’on finit par porter sans même s’en rendre compte.
Je me souviens très bien de cette époque où je dirigeais mes entreprises. Le matin, seul dans ma voiture, je sentais mon corps changer à mesure que j’approchais du bureau. Mes mâchoires se crispaient. Mes épaules se verrouillaient. Je répétais mentalement mes arguments, je lissais mes doutes, j’ajustais mon masque de “celui qui sait”.
Je pensais que pour être respecté, pour être efficace, il fallait paraître invulnérable. Je portais le costume du “Patron” : celui qui a réponse à tout, celui qui ne tremble jamais, celui qui est toujours en contrôle.
Et ce costume, il pesait une tonne.
Le problème, quand tu portes une armure trop rigide, c’est que tu finis par ne plus pouvoir bouger. Tu ne peux plus sentir les courants d’air, tu ne peux plus percevoir les nuances. Tu passes une énergie colossale à vérifier que ton masque est bien droit, que rien ne dépasse. Et pendant que tu surveilles ton image, tu n’écoutes plus ton intuition. Tu n’écoutes plus ton cœur. Tu finis par prendre des décisions “pour le rôle”, pour satisfaire au personnage, mais tu n’es plus en phase avec le vivant.
Et c’est vrai que j’ai longtemps vu le leadership comme une performance, une série de codes à respecter, une image à projeter. Mais la vérité, c’est que porter un rôle épuise. C’est ce qui crée ce sentiment de vide le soir, cette fatigue qui n’est pas liée au travail accompli, mais au poids du masque qu’on a dû soutenir toute la journée.
S’incarner, comme le dit Alain, c’est exactement l’inverse de paraître. C’est avoir le courage de laisser le costume au vestiaire. C’est accepter que le leader ne soit pas une version “augmentée” ou parfaite de toi-même, mais simplement toi. Toi, avec tes visions claires, avec ton enthousiasme, mais aussi avec tes silences, tes hésitations et ta vérité brute.
Le jour où j’ai commencé à lâcher ce rôle, j’ai eu le vertige. J’avais peur de perdre ma crédibilité. Je me demandais : “S’ils voient l’homme derrière le patron, vont-ils encore m’écouter ?”
Et il s’est passé quelque chose de fascinant. C’est précisément à ce moment-là que j’ai commencé à être vraiment suivi. Non pas par obéissance, mais par adhésion. Parce que les gens ne se connectent pas à un costume. Ils se connectent à un humain qui ose être là, présent, incarné. L’authenticité crée une sécurité et un engagement que le contrôle ne pourra jamais acheter.
Alors, je te laisse avec cette interrogation pour ta semaine : À quel moment précis de ta journée sens-tu que tu enfiles ce rôle qui n’est pas tout à fait toi ? Est-ce en réunion ? Est-ce face à tes clients ? Et qu’est-ce qui se passerait si, demain matin, tu choisissais simplement de laisser ce masque sur le parking et d’entrer tel que tu es ?
On va s’arrêter là pour aujourd’hui. Souviens-toi : parfois, il suffit de changer de regard pour que la suite apparaisse.
Merci pour ton écoute, et à très bientôt.
Le Miroir Authentik : Si tu sens que ton armure commence à être trop étroite, on a conçu avec Alain un outil pour t’aider à identifier tes vraies forces, celles qui n’ont pas besoin de costume pour briller. C’est gratuit et ça se passe ici : « Bonjour à toi.
Je suis ravi de te retrouver pour ce nouvel épisode de C’est Alain qui m’a dit. Installe-toi confortablement… on va s’accorder une vraie parenthèse, juste toi et moi.
Alain m’a dit un jour une phrase qui a percuté mes certitudes de plein fouet. Il m’a regardé et il m’a dit : « Éric, un leader, ce n’est pas un costume qu’on enfile. C’est un être qui s’incarne. »
À l’époque, je n’ai pas tout de suite saisi la profondeur de ses mots. Je pensais à mon apparence, à mes vestes de dirigeant, à cette allure de chef d’entreprise que je soignais. Mais Alain ne parlait pas de mode. Il parlait de cette armure invisible, psychologique, que l’on finit par porter sans même s’en rendre compte.
Je me souviens très bien de cette époque où je dirigeais mes entreprises. Le matin, seul dans ma voiture, je sentais mon corps changer à mesure que j’approchais du bureau. Mes mâchoires se crispaient. Mes épaules se verrouillaient. Je répétais mentalement mes arguments, je lissais mes doutes, j’ajustais mon masque de “celui qui sait”.
Je pensais que pour être respecté, pour être efficace, il fallait paraître invulnérable. Je portais le costume du “Patron” : celui qui a réponse à tout, celui qui ne tremble jamais, celui qui est toujours en contrôle.
Et ce costume, il pesait une tonne.
Le problème, quand tu portes une armure trop rigide, c’est que tu finis par ne plus pouvoir bouger. Tu ne peux plus sentir les courants d’air, tu ne peux plus percevoir les nuances. Tu passes une énergie colossale à vérifier que ton masque est bien droit, que rien ne dépasse. Et pendant que tu surveilles ton image, tu n’écoutes plus ton intuition. Tu n’écoutes plus ton cœur. Tu finis par prendre des décisions “pour le rôle”, pour satisfaire au personnage, mais tu n’es plus en phase avec le vivant.
Et c’est vrai que j’ai longtemps vu le leadership comme une performance, une série de codes à respecter, une image à projeter. Mais la vérité, c’est que porter un rôle épuise. C’est ce qui crée ce sentiment de vide le soir, cette fatigue qui n’est pas liée au travail accompli, mais au poids du masque qu’on a dû soutenir toute la journée.
S’incarner, comme le dit Alain, c’est exactement l’inverse de paraître. C’est avoir le courage de laisser le costume au vestiaire. C’est accepter que le leader ne soit pas une version “augmentée” ou parfaite de toi-même, mais simplement toi. Toi, avec tes visions claires, avec ton enthousiasme, mais aussi avec tes silences, tes hésitations et ta vérité brute.
Le jour où j’ai commencé à lâcher ce rôle, j’ai eu le vertige. J’avais peur de perdre ma crédibilité. Je me demandais : “S’ils voient l’homme derrière le patron, vont-ils encore m’écouter ?”
Et il s’est passé quelque chose de fascinant. C’est précisément à ce moment-là que j’ai commencé à être vraiment suivi. Non pas par obéissance, mais par adhésion. Parce que les gens ne se connectent pas à un costume. Ils se connectent à un humain qui ose être là, présent, incarné. L’authenticité crée une sécurité et un engagement que le contrôle ne pourra jamais acheter.
Alors, je te laisse avec cette interrogation pour ta semaine : À quel moment précis de ta journée sens-tu que tu enfiles ce rôle qui n’est pas tout à fait toi ? Est-ce en réunion ? Est-ce face à tes clients ? Et qu’est-ce qui se passerait si, demain matin, tu choisissais simplement de laisser ce masque sur le parking et d’entrer tel que tu es ?
On va s’arrêter là pour aujourd’hui. Souviens-toi : parfois, il suffit de changer de regard pour que la suite apparaisse.
Merci pour ton écoute, et à très bientôt.
Le Miroir Authentik : Si tu sens que ton armure commence à être trop étroite, on a conçu avec Alain un outil pour t’aider à identifier tes vraies forces, celles qui n’ont pas besoin de costume pour briller. C’est gratuit et ça se passe ici : Quiz Authentik
Ce n’est jamais la hauteur de la montagne qui pose problème. C’est ce qu’on continue de porter dans son sac. L’histoire de mes 40 kg invisibles et de l’entreprise que j’ai perdue en refusant de les lâcher.
Bonjour à toi.Je suis ravi de te retrouver.Installe-toi confortablement... on va prendre quelques minutes ensemble, tranquillement, pour ce nouvel épisode de C’est Alain qui m’a dit.
C’est Alain qui m’a dit un jour une phrase toute simple, mais qui m’est revenue avec une force particulière ces derniers temps :« Le problème, ce n’est jamais la montagne. C’est ce que tu continues de porter dans ton sac. »
Sur le moment, j’ai trouvé l’image parlante, presque évidente. Et puis, avec le recul, je me suis rendu compte que je ne l’avais jamais vraiment prise au sérieux. Parce que, tant que ça avance à peu près, on ne regarde pas ce qu’on porte. On regarde devant. On serre les dents. On continue.
Dans nos vies d’entrepreneur, on est tout le temps en train de se baser sur la performance, les chiffres, les idées qui arrivent, les urgences à gérer. Et on oublie quelque chose d’essentiel : la physique. Pas la théorie. Le corps. Le poids réel de ce qu’on porte.
Il y a quelques mois en arrière, j’avais un sac à dos invisible. Mais il pesait lourd. 40 kilos. 40 kilos que je trimballais partout sans même m’en rendre compte.
Quand on me disait : “Tu te sens bien avec tout ça ?” Je répondais : “Bah oui, je fais ce que je veux. Je n’ai pas de difficulté.”
Jusqu’au jour où mes yeux ont pris conscience des 40 kilos.
Donc j’ai dit : “OK, je vais les perdre.” Je vais faire un régime, je vais me remettre au sport. Et là, c’est là que vient l’attachement.
Parce que moi, j’étais un coureur de fond. Un marathonien. Courir longtemps, encaisser, dépasser la fatigue, aller au bout. C’était une part de mon identité.
Donc mon premier réflexe a été simple : je vais reprendre la course.
Sauf que mon corps, lui, il était pas d’accord. Douleurs, blocages, signaux clairs. Ce n’était plus possible.
Et là, j’ai résisté. Pas physiquement. Intérieurement.
Parce que je voulais garder mon sac à dos avec ma course dedans. J’étais un coureur de fond. Point. Marcher ? Au secours. Un quart d’heure de marche ? Mon Dieu, qu’est-ce que je me trouvais ridicule.
Je voulais rien lâcher. Je voulais pas accepter l’idée que les choses avaient changé. Que ce qui était super pour moi avant — courir et courir longtemps — aujourd’hui ne m’aidait plus. Ça me détruisait même.
Et puis, j’ai fini par accepter. Non pas parce que j’avais changé d’avis, mais parce que mon objectif était plus fort que mon ego.
J’ai arrêté de courir. J’ai commencé à marcher. Longtemps. Tous les jours.
Un quart d’heure au début. Puis 20 minutes. Puis une demi-heure. Puis 1 heure. Puis 2 heures.
Et ce qui était difficile, ce n’était pas la marche en elle-même.C’était le regard que je portais sur moi quand je marchais.
J’avais l’impression d’avoir régressé. D’avoir perdu quelque chose. Comme si accepter de marcher, c’était admettre que je n’étais plus capable de courir.
Alors qu’en réalité, je n’avais rien perdu.J’étais juste en train d’apprendre une autre manière d’avancer.
En vidant, sans m’en rendre compte, une armure que je portais depuis des années : celle du marathonien.
Et il s’est passé quelque chose d’étrange.D’un coureur de fond, je suis passé à un marcheur de fond.Je n’ai pas perdu mon identité. Je l’ai transformée.Je n’ai pas renoncé à l’endurance. Je l’ai incarnée autrement.
Résultat : 36 kilos en moins, un corps apaisé, et un plaisir immense à marcher.
Et là, je vois bien la différence avec ce que je disais avant. “Oui, je peux faire ce que je veux, je suis pas handicapé.”
Ah bon ? Alors si avant je n’étais pas handicapé, aujourd’hui je suis surhomme.
C’est là que j’ai compris ce qu’est vraiment l’attachement.
L’attachement, ce n’est pas ce que tu portes.C’est ce que tu refuses de faire évoluer quand la vie te demande un changement de forme.Ce n’est pas lâcher une faiblesse.C’est accepter de quitter une identité qui a déjà fonctionné.
On confond souvent fidélité et rigidité.On croit qu’on se trahit quand on change.Alors qu’en réalité, on se trahit surtout quand on s’obstine à rester quelqu’un que l’on n’est plus.
Et je n’ai pas su faire ça à une époque de ma vie. Avec mon entreprise.
J’ai continué à “courir” alors que tout, en moi et autour de moi, demandait un autre rythme, une autre posture, une autre identité. Je croyais que les outils qui me servaient à l’époque continuaient à me servir.
Et je n’ai pas écouté. J’ai tenu. J’ai rien voulu lâcher. Je savais ce qu’il fallait faire. Tu parles, je suis fort.
Résultat : badaboum. Une entreprise florissante, par terre en 15 jours.
Parce que je n’avais pas vidé mon sac. Je n’avais pas enlevé les choses qui ne me servaient plus. Je n’avais pas allégé. Je n’avais pas fait de place.
Et quand on ne fait pas de place, la corde finit par lâcher. Et la chute est vertigineuse.
Aujourd’hui, je vois les choses différemment.Ce qui est vivant en toi ne disparaît jamais.Mais parfois, ça demande de changer de forme pour continuer à exister.
C’est bien d’avoir des outils. C’est bien de croire en toutes ces choses qui nous aident, ces manteaux qu’on met à un moment donné et qui nous aident à avancer.
Mais c’est bien aussi de se dire que l’attachement à tout ça, ça peut être un problème.
Alors je te laisse avec cette question, toute simple :Qu’est-ce que tu continues de porter par fidélité à ton ancien toi, alors que le vivant en toi demande juste... une autre manière d’avancer ?
Pose ton sac à dos. Ouvre-le. Regarde ce qui te sert vraiment et ce qui aujourd’hui ne te sert plus.
On va s’arrêter là pour aujourd’hui.Souviens-toi : parfois, il suffit de changer de regard pour que la suite apparaisse.Merci pour ton écoute, et à très bientôt.
Si cette réflexion résonne en toi, on a créé avec Alain le Miroir Authentik. C’est un outil gratuit pour vous aider à identifier vos propres forces. Vous pouvez le découvrir ici : QUIZ Authentik
Et si votre "potentiel" était un piège qui vous arrache à votre présent ? Découvrez pourquoi le plus grand acte de leadership n'est pas de devenir quelqu'un d'autre, mais d'oser enfin habiter qui vous êtes déjà.
Bonjour à toi.Je suis ravi de te retrouver.Installe-toi confortablement... on va prendre quelques minutes ensemble, tranquillement, pour ce nouvel épisode de C’est Alain qui m’a dit.
C’est Alain qui m’a dit un truc qui m’a immédiatement fait sourire. Parce qu’il a mis des mots sur une irritation que je partage depuis longtemps, sans toujours prendre le temps de la formuler clairement.
Il parlait du mot ‘potentiel’.
De cette manière qu’on a de le brandir comme un compliment, comme une promesse flatteuse. On dit à quelqu’un qu’il a ‘un énorme potentiel’, comme si l’essentiel se situait toujours un peu plus loin, dans une version future, idéalisée, encore inaccessible.
Et c’est précisément là que quelque chose se décale.
Je me souviens d’un déjeuner avec un jeune entrepreneur brillant. Il venait de lever des fonds, son projet avançait bien. Mais quand je lui ai demandé comment il se sentait, il m’a répondu : “Je sais que j’ai du potentiel, mais j’ai l’impression de ne pas encore l’avoir atteint.”
J’ai souri. Parce que j’ai été cet homme-là pendant des années.
Toujours à courir après une version améliorée de moi-même. Toujours à me dire : “Quand j’aurai développé telle compétence, atteint tel niveau, alors je serai légitime. Alors je serai ‘à la hauteur’ de mon potentiel.”
Le potentiel, présenté comme ça, il t’arrache doucement au présent. Il te laisse croire que ta valeur réelle est encore à venir. Que le meilleur de toi se trouve ailleurs, plus tard, quand tu auras enfin coché les bonnes cases, atteint le bon niveau, trouvé la bonne version de toi-même.
Ce que m’a rappelé Alain, c’est que cette idée-là, sous ses airs bienveillants, elle peut devenir profondément trompeuse.
Elle te fait vivre dans un ‘un jour peut-être’, dans une projection floue, au lieu de t’inviter à regarder ce que tu incarnes déjà. Ici. Maintenant. Avec ton histoire, ton tempérament, tes forces visibles et celles que t’as tellement intégrées que tu les vois même plus.
Et c’est là que le mot ‘potentiel’ est agaçant. Parce qu’il détourne l’attention de l’essentiel.
Il y a quelques années, j’ai fait une expérience qui m’a ouvert les yeux. J’accompagnais un dirigeant qui voulait “développer son potentiel de leader”. On a passé deux heures ensemble. Et au lieu de lui parler de ce qu’il devrait devenir, je lui ai simplement demandé de me raconter trois moments récents où il s’était senti pleinement lui-même au travail.
Il m’a parlé d’une crise qu’il avait gérée avec calme. D’une décision difficile qu’il avait prise en écoutant son intuition. D’un moment de vérité avec son équipe où il avait dit ce qu’il pensait vraiment, sans filtre.
À la fin, je lui ai dit : “Tu vois, tout ce que tu cherches à devenir, tu l’es déjà. La question n’est pas de développer ton potentiel. C’est d’arrêter de te cacher derrière cette excuse pour ne pas assumer qui tu es maintenant.”
Il est resté silencieux un long moment. Puis il m’a dit : “Putain. J’ai perdu combien d’années à me dire que j’étais pas encore prêt ?”
“Arrête de chercher qui tu pourrais être, incarne qui tu es.”
Tu n’es pas ici pour réaliser une version hypothétique de toi-même, comme un projet à optimiser ou une promesse à tenir. Tu es là pour incarner ta vérité, telle qu’elle est aujourd’hui. Imparfaite, singulière, parfois encore brouillonne, mais déjà pleinement vivante.
Ce déplacement, il change tout. Surtout quand on parle d’entreprendre.
Entreprendre, en tout cas au sens où je le vis, ce n’est pas rentrer dans un modèle. Ce n’est pas se conformer à une image du leader idéal. C’est construire à partir de ton ADN. De ce mélange unique de parcours, de valeurs, de blessures, d’élans et de contradictions qui font que ta manière d’agir ne ressemblera jamais à celle d’un autre.
Ce n’est pas en forçant ta nature que tu trouves ta voie. C’est en lui laissant suffisamment d’espace pour s’exprimer sans demander la permission.
J’ai mis du temps à comprendre ça. Pendant des années, j’ai essayé de développer mes “points faibles”. On m’avait dit que c’était ça, la croissance. Devenir meilleur là où j’étais moyen. Résultat ? J’ai dépensé une énergie folle pour devenir acceptable dans des domaines qui ne me ressemblaient pas, au lieu d’exploser là où j’étais naturellement fort.
Ce que beaucoup appellent ‘réaliser son potentiel’, ça ressemble souvent à une fuite élégante. Alors qu’incarner qui tu es, ça demande une présence beaucoup plus exigeante. Parce qu’elle ne se cache pas derrière une promesse future. Elle s’assume dans le réel, avec ce qui est déjà là.
La vraie puissance, la puissance magnétique, celle qui fait qu’on te suit sans que tu aies besoin de hausser le ton, elle arrive quand tu arrêtes de forcer. Quand tu acceptes que tu es “assez”, là, tout de suite, avec tes doutes et tes zones d’ombre.
La légitimité ne vient pas de la perfection, elle vient de la présence.
Incarner qui l’on est, c’est accepter d’enlever le costume et de laisser respirer l’humain qui est derrière. C’est là que se trouve ton génie propre, pas dans ce que tu pourrais devenir. Il se trouve dans ta capacité à vivre ta vie comme une œuvre originale.
Pas une vie vendue par les beaux parleurs au parcours parfaitement storytellé. Oui je sais ce mot n’existe pas mais je suis sûr que tu comprends ce que je veux dire. Donc pas une vie embellie, mais une trajectoire qui te ressemble suffisamment pour que tu te lèves le matin avec clarté, cohérence et une énergie qui ne vient pas de la performance, mais de l’alignement.
Ce matin encore, en préparant cet épisode, je me suis demandé : “Qu’est-ce que j’ai arrêté de faire en me disant que ce n’était pas assez ‘professionnel’, pas assez ‘sérieux’ ?”
Et j’ai réalisé que certaines de mes plus grandes forces, je les avais mises de côté parce qu’elles ne rentraient pas dans le moule du “dirigeant accompli”.
Ce que je te propose de regarder, à travers ce podcast ce qu’Alain m’a dit, c’est donc pas comment rêver plus fort. Mais comment revenir en présence avec qui tu es déjà. Et bâtir à partir de là, sans attendre d’être prêt, sans attendre une validation extérieure, sans attendre demain.
Regarde-toi deux minutes, franchement, les yeux dans les yeux : Est-ce que tu n’en as pas assez de cette course ? Est-ce que tu n’as pas envie, juste pour un instant, de poser les armes et de regarder ce qui est déjà là, bien vivant en toi ?
On va s’arrêter là pour aujourd’hui.Souviens-toi : parfois, il suffit de changer de regard pour que la suite apparaisse.Merci pour ton écoute, et à très bientôt.
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Un premier partage sur le sens de cette aventure. Merci d'être là.
Et si votre sentiment de faire du surplace n’était pas une panne, mais une métamorphose ? Découvrez pourquoi la stagnation est le silence nécessaire avant l'envol.
Hey salut c’est Eric,
je suis ravi de te retrouver,installe-toi confortablement,
on va prendre quelques minutes ensemble tranquillement pour le premier épisode de
C’est Alain qui m’a dit.
On a tous connu ce sentiment un matin en se réveillant. Ce sentiment de “poids”. Tu sais, ce moment où tout ce que tu faisais avec une fluidité insolente la veille devient soudainement une corvée insurmontable. Les emails te semblent être des montagnes, ton équipe te semble parler une langue étrangère, et chaque décision pèse une tonne. Tu te regardes dans la glace et tu te demandes : “Mais qu’est-ce qui m’arrive ? Qu’est-ce que j’ai cassé ? Est-ce que j’ai perdu la flamme ?”
Alain a dit : “Rien n’est cassé. Tu changes juste de peau.”
Un peu comme la chenille au printemps. La chenille, à un moment donné, elle s’arrête net. Elle ne mange plus. Elle ne grimpe plus. Elle ne cherche plus rien. Si tu l’observes à ce moment-là, tu te dis : “Elle est malade. Elle est en train de mourir. Elle est en panne.” Mais si tu pouvais voir à l’intérieur du cocon, tu verrais un chaos absolu. Ce n’est pas un repos, c’est une déconstruction totale. Ses cellules se liquéfient pour se réorganiser. Elle ne fait pas une pause, elle est en pleine révolution.
Présentée comme ça, la stagnation devient presque acceptable. Presque nécessaire. Presque confortable même. Sauf que. . . écoute-moi bien la stagnation telle qu’elle est vécue par beaucoup d’entrepreneurs, elle a rien de poétique. Rien de doux
On nous a appris que “stagner, c’est reculer”. Alors quand on sent que l’élan s’en va, on panique. On essaie de forcer le passage, de pédaler plus vite dans le vide. On se rajoute de la pression, ce qui ne fait qu’aggraver la situation.
Mais la nature ne fonctionne pas comme ça. : “Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.” C’est une loi physique, mais c’est aussi une loi de l’âme. Cette phase où tu te sens “en panne”, c’est ta propre dissolution. Ta vieille identité, celle qui t’a permis d’arriver là où tu es, est devenue trop étroite ; elle n’est plus ajustée à ce qui cherche maintenant à émerger. Elle craque de partout. Et au lieu de célébrer cette croissance, on essaie de recoudre les morceaux de l’ancienne peau.
La métaphore de la chenille, elle est juste. Mais elle cache une réalité moins confortable. Dans la chrysalide, y’a pas de transition douce. Y’a une dissolution complète des formes anciennes. Une phase où tout se liquéfie avant de pouvoir se réorganiser autrement.
La stagnation ressemble donc bien plus à un désassemblage intérieur qu’à une pause inspirante. Et pour un entrepreneur habitué à avancer par l’action et la maîtrise, ce moment, il est profondément déstabilisant. Parce qu’il t’oblige à rester présent alors même que tes repères habituels disparaissent, sans garantie immédiate sur ce qui viendra ensuite. Tu forces alors, non par manque d’intelligence ou de lucidité, mais parce que le vide intérieur, c’est difficile à supporter quand tu as construit ton identité sur le mouvement, la performance et la capacité à produire des résultats visibles.
Dans ces phases-là, le vrai danger, ce n’est pas de ralentir. C’est de refuser de laisser mourir ce qui a déjà fait son temps. De t’acharner à maintenir en vie un rôle, une posture ou une manière d’exister qui n’est plus juste.
Quelquefois, ce n’est ni le business, ni la stratégie, ni même l’énergie qui bloquent. Clest simplement une identité qui demande à se transformer, alors que tu continues à lui demander de fonctionner comme avant.
La stagnation, c’est donc pas un arrêt. Mais ce n’est pas non plus une promesse confortable. C’est une épreuve de lucidité, un test de maturité intérieure
La question que je te laisse, là, dans le calme de ton écoute : Si ce vide n’était pas un ennemi à combattre, mais un espace à habiter ? Qu’est-ce que tu pourrais enfin lâcher, quel vieux costume de “celui qui gère tout” acceptes-tu de voir se dissoudre pour laisser place à la suite ?
Avec Alain, on a créé le Quiz Authentik pour ces moments de transition. Ce n’est pas un test de performance, c’est un miroir pour t’aider à voir quelles forces sont déjà à l’œuvre dans ton ombre. Pour que tu puisses enfin respirer et dire : “Ok, je ne suis pas en panne, je suis en train de naître.” Prends le temps de faire ce bilan, non pas pour ton business, mais pour l’homme ou la femme qui est derrière.
On va s’arrêter là pour aujourd’hui.
Souviens-toi, parfois il suffit de changer de regard pour que la suite apparaisse.
Merci pour ton écoute et à très bientôt pour un nouvel épisode de C’est Alain qui m’a dit.
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