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• C’est parti pour un tour... en partenariat avec Exploration du Monde ... tu vas nous emmener au Canada ... c’est vaste, le Canada !
Le film réalisé et présenté à Explo actuellement par André Maurice, québécois pure souche, commence à Vancouver. Mais Vancouver n’est pas l’Ile de Vancouver. La ville de Vancouver se situe en face de l’ïle, mais nécessite un ferry pour s’y rendre.
Il faut compter environ 1h30 de navigation depuis la ville de Vancouver
• Et c’est très différent ?
Vancouver c’est une ville très étonnante par ses buildings où se reflète l’océan. On est surpris par le nombre incroyable de restaurants, boutiques et espaces culturels de l’Île Granville. Le Seawall de Vancouver vous reposera des frayeurs ressenties sur le pont suspendu de Capilano suivi de ses passerelles à flanc de falaise, tout en vous offrant des vues sublimes sur la baie et les montagnes. Le Parc Stanley, l’Aquarium et le Musée d’anthropologie valent bien aussi une visite.
• Une ville agréable à vivre ... ?
L’une des villes classées parmi les villes les plus agréables au monde, qui se dispute le titre avec Copenhague, Melbourne et Vienne ... Nichée entre les Rocheuses et le Pacifique, on ne compte plus les immeubles de verre. Au 19e siècle, il n’y avait qu’une presqu’île recouverte d’arbres hauts comme des tours de dix étages. En un siècle, la ville a grandi à marche forcée [ 576 buildings de plus de 35 mètres, c’est la plus dense du pays]. Mais tous les fondamentaux du paysage sont restés. Les immeubles se sont lovés contre les reliefs, cette cité a été conçue pour s’intégrer dans la nature. L’immensité verte du Stanley Park en témoigne : plus grand que Central Park à New York.
• Et l’Ile de Vancouver ?
Outre ses paysages grandioses, sa faune et sa flore hors du commun, le choix illimité d’activités de plein air et d’attractions qu’elle propose, la plus grande île de la côte pacifique de l’Amérique du Nord (32 134 km²) a su tirer profit de la générosité de l’océan et de la terre. Elle représente un véritable petit Eden pour les amateurs de fine cuisine et de bons vins. Par ailleurs, au niveau historique, cette région témoigne d’un riche passé, alors que les Premières Nations y vivaient depuis des milliers d’années et que la Ruée vers l’Or de 1858 les entraîna, ainsi que les pionniers majoritairement francophones, vers des temps nouveaux.
Victoria, la « Cité des fleurs » est bercée par un des climats les plus agréables du Canada et est, avec sa belle architecture du 19e siècle, une agréable vllle portuaire et très British, qui se parcourt facilement à pied.
Tous les renseignements sur https://explorationdumonde.be/index.php/films/17-canada-terre-de-grands-espaces
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« Canada, terre des grands espaces », un film réalisé par un québécois, André Maurice, un ancien comédien reconverti dans les voyages, la réalisation et les projections de films-conférences ... en fait, il faut bien prendre conscience que quand on présente un film à Exploration du Monde, on doit être un peu tout à la fois : scénariste, auteur des commentaires, réalisateur, caméraman, souvent même monteur, mixeur son et musiques et capable d’enregistrer la voix de commentaire ... mais aussi, pour les tournées, chauffeur, technicien, projectionniste, présentateur ... bref un conférencier pour Explo, c’est toutes ces compétences réunies ... de plus la plupart sont écrivains et publient même parfois eux-mêmes leurs livres de voyages, qu’ils vendent lors des séances.
Un film d’un canadien québécois, André Maurice, qui a un avantage sur beaucoup de québécois quand ils viennent en Belgique avec leur accent chantant, c’est que lui, on le comprend !
C’est une boutade, mais au Québec, il m’est souvent arrivé de me retrouver face à des interlocuteurs que je comprenais à peine tant leur accent était à couper au couteau.
Depuis Vancouver en Colombie-Britannique jusqu’à à Montréal au Québec, en passant par les splendeurs des Rocheuses canadiennes en Alberta, les prairies de la Saskatchewan, les chutes du Niagara en Ontario, les étonnantes marées de la Baie de Fundy au Nouveau-Brunswick André Maurice vous convie à un voyage absolument exceptionnel sur un territoire aux allures d’infinité
La Canada équivaut à 325 fois celui de la Belgique ! Dans le film d’André Maurice,
les paysages canadiens dévoilent toute leur diversité et leurs étendues. On va à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont façonné l’âme du pays, des cowboys de Calgary aux archéologues chasseurs de dinosaures, en passant par les peuples des Premières Nations qui conjuguent traditions et modernité. Ces rencontres ouvrent aussi une réflexion sur les impacts du réchauffement climatique et le sort qui guette notre belle planète bleue…
C’est le quatrième long métrage d’André Maurice, fier Québécois et aimant la nature. Ce film-ci trace un itinéraire hors des sentiers battus, à travers les provinces de son immense pays. La grande nature sauvage y est encore une fois à l’honneur, de la côte du Pacifique à celle de l’Atlantique
Le Canada, c’est une destination nature de choix pour les amateurs de plein air de toutes provenances. Le Canada, rappelons-le, est le deuxième plus grand pays du monde et est reconnu pour l’immensité de ses espaces, la richesse et la diversité de ses ressources naturelles.
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Émission du 04/04/2022
En effet, le 22 mai 2021, le volcan congolais est entré en éruption, la plus forte observée depuis 2002. Au XXe siècle, Haroun Tazieff fut le premier vulcanologue à explorer son cratère et à dévoiler les secrets dissimulés au cœur de sa fournaise. Il explique cela dans des images d’archives datant de 1961.
Pour le savoir, il faut aller voir le film présenté en effet en ce moment à Explo et jusqu’au 28 avril par son fils Frédéric Lavachery
Évoqué par son fils dans le film qu’il présente actuellement à Exploration du Monde. Cela se passait en 1948, au Nord-Kivu : le jeune géologue Haroun Tazieff franchit le barrage de feu du volcan Kituro qui venait de naître. Il ne sait pas alors qu’aucun collègue n’a jamais pu jeter un œil dans un cratère en feu. Il est le premier homme à descendre la paroi verticale et instable du cratère voisin, le redoutable Nyiragongo : il y découvre un lac infernal de magma en fusion ...
Le Nyiragongo, c’est à peu près 3.500 m d’altitude. Depuis 1927, les habitants autour du volcan, dans la région de Goma au Congo, observaient un rougeoiement qu’ils assimilaient à l’âme des morts. La curiosité du jeune volcanologue et sa formation d’alpiniste lui permirent de descendre dans le cratère d’où s’échappaient des fumées sulfureuses qui angoissaient tous ceux qui s’y étaient aventurés avant lui et avaient rebroussé chemin.
Il s’était habitué à gérer cela pour ne pas dépasser les limites du supportable et du mortel. Cela faisait déjà 6 mois qu’il mettait le nez dans un volcan en éruption et il savait qu’au-delà de l’inconfort que provoquaient ces émanations – fortes toux et picotements des yeux - elles ne représentaient pas un danger mortel ... sauf si on s’approchait à moins de 20 de leurs émissions.
Que le cratère était en réalité formé de 3 puits cylindriques emboités les uns dans les autres ! Arrivé en bas du premier puits d’un diamètre de 1 km environ, une terrasse de 200 m menait au 2e puits et c’est là qu’il vit, 200 m plus bas, un lac en fusion avec des rugissements permanents ...
En 1977 puis en 2002 ... et donc en mai de l’année dernière, les autorités ont fait évacuer les environs. Les spécialistes surveillent l'activité du volcan et sont très inquiets. Les volcanologues sur place multiplient les observations, car le Nyiragongo, situé à 15 kilomètres de Goma, est toujours très actif,
Tous les renseignements sur https://explorationdumonde.be/index.php/films/309-haroun-tazieff-le-poete-du-feu
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Émission du 28/03/2022
Aujourd’hui, avec Exploration du Monde, on va évoquer Cuba, un film qui a commencé sa tournée hier à Uccle et qui continue avec Explo jusqu’au 19 mai 2022, en Wallonie et à Bruxelles
Cuba, aujourd’hui en pleine mutation, vit un tournant majeur dans son histoire. Après la mort de Fidel Castro en novembre 2016 et le réchauffement diplomatique avec les États-Unis, la perle des Caraïbes s’apprête à envisager un nouvel avenir lié au paradoxe de la révolution. Le film nous emmène donc à la rencontre du peuple cubain dans des paysages sauvages et dans une ambiance plutôt... hot !
“Mon objectif ne sera pas de comprendre le paradoxe cubain, mais de le mettre en lumière. Montrer Cuba tel qu’il existe aujourd’hui, c’était ça mon objectif, avec en toile de fond : l’histoire de la révolution.”
Diplômé en journalisme en 1997, Marc Temmerman a entamé sa vie par de nombreux voyages sac à dos à travers le monde. Il s’est lancé ensuite dans une carrière de documentariste.
Ses films, principalement diffusés sur Canal + France, Arte et la RTBF l’ont amené à voyager à travers le monde entier dans des conditions exceptionnelles.
Sur l’Everest depuis le Népal, la traversée du désert du Ténéré au Niger, l’Australie du Nord au sud, la mer de Java en Indonésie, les recoins du Queens à New York ou encore le pèlerinage de la montagne sacrée du Kaïlash au Tibet, en passant par l’Inde et la Chine (« Sur les Traces de Tintin »). Mais aussi les grands espaces de l’Ouest américain, le Moyen-Orient de Gaza à Jérusalem, la ville de Kinshasa.
Des expériences uniques qui lui ont ouvert les portes d’Exploration du Monde en 2016 avec un premier cycle de conférences en Belgique et en Suisse sur Cuba. Il a aussi réalisé un documentaire sur le violoniste Eugène Ysaye en compagnie de son arrière-petit-fils Marc Ysaye.
Cuba, aussi appelé "La perle des Caraïbes". Certains voient encore le pays comme un "eldorado socialiste", d’autres préfèrent parler d’un totalitarisme tropical. Un eldorado, Cuba l’est certainement pour les touristes. Le temps semble s’être figé sur l’île. Les façades d’un autre temps, le ballet des vieilles voitures américaines, les plages fantasmées, ou encore la simplicité d’un pays où l’on vit principalement dehors, avec au loin un rythme de salsa traînant dans les ruelles. Le tourisme mondial afflue de plus en plus massivement à Cuba, pressé de voir les derniers souffles de l’âme cubaine, se voulant être les derniers témoins du dernier état socialiste du monde occidental. Cuba est certainement à l’aube d’un tournant dans son histoire mouvementée. Mais il l’ignore encore.
Tous les renseignements sont sur le site web : https://explorationdumonde.be/index.php/films/24-cuba-revolution-dun-reve
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Émission du 21/03/2022
Aujourd’hui, avec Exploration du Monde, on va évoquer Pasolini, dont je parles dans mon film documentaire « 7 jours à Rome » en tournée avec Explo jusqu’à la fin de cette semaine.
C’est vrai que dans « 7 jours à Rome », il y a une séquence consacrée à Pier Paolo Pasolini, que nous avons tournée dans les « borgates », ces quartiers de la banlieue de Rome que Pasolini affectionnait particulièrement et où il avait eu quelques aventures avec des « ragazzi di vita » ... avant d’être sauvagement assassiné sur une plage d’Ostia dans la nuit du 1er au 2 novembre 1975, par un jeune prostitué. Sa mort violente est alors interprétée comme le reflet d'une vie parsemée de scandales.
Jusqu’au 27 mars exactement ! Je suis allé tourner avec un romain pur souche, qui connait autant la banlieue que la Rome Antique ... et il valait mieux être accompagné dans ce coin un peu malfamé, car on n’y était pas vraiment les bienvenus. Ses habitants restent encore très farouches ... alors quand ils voient débarquer une caméra, ils se cachent chez eux ... c’est dans ce quartier que Pasolini aimait aller à la rencontre de jeunes gens un peu sauvages !
En 1961, Pier Paolo Pasolini se rend en Inde. Pour lui, c’est une découverte bouleversante de la terre sacrée, qu’il foule pour la première fois au côté des romanciers Elsa Morante et Alberto Moravia. Ainsi, le prestigieux trio italien chemine entre Bombay, Calcutta, Delhi et Bénarès.
Pasolini rapporte de ce voyage des écrits qui mêlent anecdotes, errances et réflexions sociologiques. Il y a d’abord l’émerveillement face à la beauté, la douceur de l’Inde ... il y a ses rencontres, et puis vient, très vite, l’épouvantable misère. Pasolini, l’intellectuel engagé, s’insurge. Il ne peut s’empêcher de tracer des parallèles entre le système de castes indien et celui de son pays natal.
Au-delà du carnet de voyage qui révèle un regard, une sensibilité, sa vision de l’autre et du monde, L’Odeur de l’Inde dessine l’autoportrait de Pasolini face à une humanité qui le fascine ... mais qui le dépasse.
Un livre intitulé « Une certaine idée de l’Inde ». Alors autant le bouquin de Pasolini est moins un récit qu’une « odeur », respirée lors de ses errances nocturnes et le spectacle d’une étrange spiritualité qu’il vit comme une descente au sein d’une humanité primitive... alors que pour Moravia, c’est le choc culturel et la force d’un pays qui se relève d’un énorme défi social, dont il décrit l’élégante immensité et la douceur des paysages.
C’est toujours ce que je dis quand je parle d’Explo ... on a à peu près tout exploré sur terre. Ce qui diffère, c’est la différence des regards que portent les cinéastes sur le monde à travers leurs films, ce en quoi, ils restent des explorateurs !
Tous les renseignements sont sur le site web : https://explorationdumonde.be/index.php/films/305-7-jours-a-rome
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Aujourd’hui, avec Exploration du Monde, je vais vous reparler de mon film sur Rome actuellement en tournée jusqu’au 27 mars avec Explo ...
Un documentaire dans lequel nous avons essayé, le co-réalisateur Maximilien Dauber et moi de présenter la ville éternelle en 7 jours en associant un peu symboliquement chacun des jours de la semaine à un des aspects de la ville. Car Rome, ce n’est pas seulement les monuments et les musées, c’est toute une vie et toute une série de couleurs ...
Ah oui ... une histoire plutôt cocasse ...
7 jours à Rome », que l’on peut voir encore pendant quelques jours dans le circuit Exploration du monde jusqu’au 27 mars exactement !
Nous embarquons les spectateurs dans la ville de Rome sur une Vespa... tu sais quelle est la traduction de « vespa » en français ?
Un jour, il doit y avoir plus de 20 ans, je suis rentré dans une boutique de prêt-à-porter avec une vendeuse italienne très convaincante, qui m’a fait essayer plusieurs costumes ... puis elle est arrivée vers moi avec un costume bleu ciel en me disant « essayez un peu celui-ci pour voir » ... quelle drôle d’idée ... à mon avis, personne n’en voulait ... je l’ai endossé et ... il était taillé pour moi, pas besoin de la moindre retouche. Le dernier argument de la vendeuse est qu’il se mariait parfaitement avec mes yeux bleus ...
Ca je le savais depuis que j’étais gamin et que mon frère et moi on emballait les jeunes adolescentes italiennes sur les plages au bord de la Méditerranée avec nos guitares ... et nos yeux bleus. Donc je me suis laissé convaincre, sans du tout savoir où et quand j’allais porter ce costume bleu ciel ... je te dis pas la tête de ma femme quand je suis arrivé à la maison avec ce costume coupé très « vintage » ... je comprenais que personne ne l’avait encore acheté
Je vous avez expliqué que pour le tournage du film Roma, j’avais imaginé comme fil conducteur de jouer les Grégory Peck comme dans Vacances Romaines, avec ma femme qui devait évoquer Audrey Hepburn derrière moi sur la Vespa ... sauf que le film était à l’origine en noir et blanc. Quand tu te promènes dans Rome, tu vois partout cette photo des deux stars dans Rome sur leur Vespa de 1953. A tout hasard, j’avais pris avec moi ce costume pour le tournage en me disant ... pourquoi pas c’est l’occasion de le sortir pour la première fois ...
Et devinez quelle est la couleur qu’on a donné au costume de Grégory peck ...
Vous l'avez déviné, bleu ciel.
Et voilà ...
Tous les renseignements sont sur le site web : https://explorationdumonde.be/index.php/films/305-7-jours-a-rome
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Aujourd’hui, on va évoquer celui qui présente le film. Peu de monde a entendu parler de Frédéric Lavachery. Pourtant on peut dire qu’il est le digne fils de son père. Tout d’abord, rien qu’au physique, on voit bien qu’il est le fils du célèbre volcanologue dont il a hérité du visage bien taillé et puis au niveau du tempérament, c’est aussi un personnage. D’autant qu’il a consacré un livre en 2014 « Un volcan nommé Haroun Tazieff » édité à L’Archipel.
C’est parti pour un tour en partenariat avec Exploration du Monde, je vous parlerais du fils de Haroun Tazieff, actuellement en Belgique.
Derrière ces mots, des souvenirs heureux et douloureux : ceux de son fils, Frédéric Lavachery, qui met son héritage au profit de son territoire, le Mézenc.
Le Mont Mézenk c’est le plus haut sommet de l’Ardèche : 1753 m.
D’origine volcanique, il offre une vue exceptionnelle sur une grand partie du sud-est de la France. En réalité, sa crête forme une ligne séparant les vallées du Rhône et de la Loire, donc entre la Méditerranée et l’Atlantique. C’est là que le fils non reconnu du célèbre scientifique russe habite, au fond d’un cul de sac caillouteux, dans une ferme. Il est menuisier de formation. Passionné de volcanologie, il dit : "D'ici, je peux vous lire 300 millions d'années de la Terre".
Il se dit que le célèbre volcanologue n’aurait pas qu’un fils caché, mais je n’ai pas vérifié. Mais pour en revenir à Frédéric Lavachery, il dit encore : "Le seul contre qui je n'ai jamais réussi à me battre, c'était mon père".
Un héritage hors du commun dont il conserve, outre sa ressemblance frappante, un tempérament aussi éruptif qu'un jeune volcan.
Leur filiation est restée "secret de Polichinelle" jusqu'au décès d'Haroun Tazieff. Il y avait un tabou monstrueux autour de ma naissance et je n'ai pas été convié à son enterrement, raconte Frédéric Lavachery.
En 1962, il a 16 ans. En pleine tempête de l'adolescence, il quitte la Belgique, où il vivait avec sa mère Betty et son père légal, Jean Lavachery, pour rejoindre Haroun Tazieff à Paris.
Il se passionne pour le volcanisme, si bien que son père lui confie des missions. Dont une le marquera à jamais :
Il m'a envoyé ramasser des cailloux dans le Massif Central avec un copain" Et puis, c'est la rupture, sans prévenir. « Tazieff m'a foutu à la porte », relate le fils. Il a 20 ans. Frédéric Lavachery explique le geste de son père par le fait que le vulcanologue couvrait les activités d'agent soviétique de sa propre mère Zénitta, avec qui il entretenait une relation fusionnelle. "J'ai passé ma vie à remonter la pente".
Ce père au "niveau d'exigence impraticable", il l'honore aujourd'hui à travers le Centre international Haroun Tazieff, qu'il a créé en 2008 en Haute-Loire. Mais il prévient : "Ce n'est pas un mausolée, le boulot que je fais avec Tazieff, je l'aurais fait même s'il n'avait pas été mon père".
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Avec Exploration du Monde, on va évoquer à nouveau la ville de Rome que je présentes dans les salles d’Explo un peu partout en Wallonie et à Bruxelles depuis quelques jours jusque fin mars.
Un film dans lequel je me suis impliqué très fort personnellement aussi bien devant que derrière la caméra. Je me suis amusé à jouer les Grégory Peck dans Vacances Romaines, le film de William Wyler de 1953 avec pour partenaire Audrey Hepburn ... que ma femme Jill a très bien su jouer derrière moi sur la Vespa avec laquelle nous avons sillonné la ville éternelle pour donner un fil conducteur à la réalisation de notre documentaire ...
Jusqu’au 27 mars 2022 exactement ! Nous embarquons les spectateurs dans la ville de Rome sur une Vespa pour en découvrir les 7 aspects qui nous paraissaient représenter le mieux la ville de Rome aujourd’hui : la vie quotidienne, les restos, les bars, le café ... l’art antique et l’art moderne du street art aux ateliers de restauration des Musées du Vatican ... le cinéma italien à Cinecittà ... les parcs et jardins, les aqueducs, les places de Rome, les fontaines ... les incontournables forum romain, Colisée, Fontaine de Trévi, Termes de Caracalla ... On est entrés dans la Villa Medicis, la Galerie Borghese, dans la Villa Farnesina ... Mais on a visité aussi des lieux moins connus comme Coppede, Place des Tortues, Garbatella ... et puis les alentours de Rome comme Ostia Antica, la Villa d’Hadrien à Tivoli, la Villa d’Este ...
Toutes les prises de vues de Rome intra-mutos ont été réalisées à pied et à Vespa. La circulation dans Rome est très tolérante vis-à-vis des motorinos ... mais il ne faut pas avoir peur ... il faut savoir où on va ... le pire dans les rues de Rome, c’est d’hésiter, de ne pas avoir l’air sûr de soi. Alors, moi, j’y allais, comme quand j’étais jeune, au culot ! On a de temps en temps pris le métro, mais le mieux, ce sont les taxis, pas chers et il y en a partout. Et avec nos caméras sur le dos, ils nous ont bien aidés.
Là, il faut montrer patte blanche et être prêts à débourser quelques centaines d’Euros ... pour les bonnes œuvres chrétiennes et donner une copie de tout ce qu’on a filmé à la télévision vaticane, qui les revend dans le monde entier !
On a appris qu’on devait payer notre droit de tournage au Vatican, à l’aéroport au moment de partir, après des semaines de négociations sans que ne soit apparu le spectre du moindre Euro !
Mais une fois « négocié » ce petit détail technique, je ne me suis pas laissé faire ... on a eu toutes les portes qui se sont ouvertes et particulièrement les jardins du Pape de sa résidence d’été de Castelgandolfo où le Pape François, contrairement à son prédécesseur, n’a jamais mis le pied qu’une seule fois !
En revanche, la Chapelle Sixtine, impossible ! Je me serais fait confisquer ma caméra si j’avais essayé. Par contre, on a pu monter au-dessus de la colonnade de le Place St Pierre avec le responsable de la restauration des œuvres d’art des Musées du Vatican, qui est belge et me connaissait par la télévision. Comme quoi ! Mais approcher le Pape François à quelques mètres de lui et rencontrer certains de ses collaborateurs proches dans leurs appartements privés, quel privilège !
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Vous savez Rome, c’est ma ville de cœur, j’y suis allé durant toute ma jeunesse passer les deux mois de vacances d’été avec mes parents entre l’âge de 8 et 18 ans ...
Pas en plein Rome tout de même ... juillet-aout c’est souvent la fournaise et puis entre le 15 juillet et le 15 août les romains sont à la mer... On avait établi notre camp de base à Terracina, entre Rome et Naples, un petit camping au bord de la Méditerranée et on y retrouvait nos amis chaque année ... c’est là que j’ai appris l’italien. Mais bien sûr on allait à Rome ... mon père était un vrai romaniste !
C’est le titre que l’on a donné à ce film que j’ai eu le grand privilège de coréaliser avec une grande figure qui a marqué aussi l’histoire des grands cinéastes, explorateurs-conférenciers d’Exploration du Monde, Max Dauber, Max l’Explorateur. Vous vous souvenez de ces petits dessins humoristiques de Guy Bara, parus en bd ?
Tous les chemins mènent à Rome ... Donc le film que je présente à Explo « 7 jours à Rome » a été réalisé entre 2013 et 2019, mais reste éternellement jeune car la ville que l’on dit « éternelle » a très peu changé.
J’ai passé plus de trois mois complets à Rome si on met bout à bout tous les séjours que j’y ai faits, à toutes les saisons de l’année, pour le réaliser. Max a filmé le corps du film et moi les contours, les bras et les jambes. Tout ça pour dire que c’est le film qui m’a mis le pied à l’étrier derrière la caméra. Mais comme je suis souvent dans l’image sur ma vespa dans les rues de Rome, avec ma femme Jill, comme le scénario était écrit au départ, il fallait un bon réalisateur pour nous mettre en scène.
Parce que nous avons choisi de présenter la ville de Rome à travers le chiffre 7 ... qui évoque les 7 collines, les 7 rois de Rome ... mais surtout les 7 jours de la semaine, que nous avons choisi d’associer un peu symboliquement à 7 des aspects principaux de la Rome contemporaine. Car ce n’est pas un film sur la Rome antique. On l’évoque bien sûr, car Rome vit sur les couches de son histoire, mais on a surtout filmé sa vie quotidienne, l’art antique qui se marie à l’art moderne, le cinéma italien, les espaces verts, les grands points d’intérêt incontournables, les cités et jardins en périphérie et, bien sûr le Vatican ...
En fait, c’est par l’une des premières sorties du Pape François sur la place St Pierre que nous avons commencé le tournage, au printemps 2013. C’est ce qui a été le plus difficile à obtenir, car avec le Vatican, rien ne s’improvise ... contrairement à tout ce qui se fait en Italie ...
J'ai certainement encore beaucoup de choses à vous raconter sur ce tournage ... on en parle la semaine prochaine ?
C’est vrai que le temps d’une chronique passe vite ... alors, venez me voir lors d’une séance Explo un peu partout en Wallonie et à Bruxelles jusqu’au 27 mars ...
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Jean-Pierre Valentin, une personnalité discrète qui a fait partie de la grande histoire d’Explo, mais qui a un peu délaissé les circuits de films-conférences pour réserver ses réalisations à des chaines de télé comme ARTE, France 5, Ushuaïa TV, etc ... et qui s’est impliqué toute sa vie à la défense les peuples autochtones surtout dans les régions sahariennes et sahéliennes ... Et alors que passe en ce moment l’aventure d’une maman et ses trois filles au Maroc avec le film « Maman c’est encore loin le désert » dans les salles d’Exploration du Monde, j’avais envie d’évoquer ce personnage qui fait bien le lien entre le Maroc ... et la Saint-Valentin !
Oui ... quand on évoque Jean-Pierre Valentin et son parcours ... il a quelque chose d’un saint homme du voyage ! Très jeune le désir de voyager lui est inspiré par Roger Frison-Roche et Saint-Exupéry. Dès l’âge de 20 ans, il traverse à pied l’Afrique de l’Ouest, de Dakar au lac Tchad ! Ce voyage d’un an en zone sahélienne confirme son goût et son intérêt pour les modes de vie nomade. Entre 1986 et 1988, il retourne partager la vie quotidienne des éleveurs Touaregs et peuls, au Mali et au Niger. Il poursuit ces expériences fortes aux pires moments de la rébellion des « hommes bleus » dans les années 90. Son intérêt pour le monde berbère l’incite ensuite à sillonner les montagnes du Maroc, en particulier le Haut-Atlas central, avec les transhumants, les villageois et les semi-sédentaires du plateau des Lacs. C’est alors qu’il commence à « filmer avec » les populations rencontrées.
Oui, c’est une expression de Jean Rouche, un autre grand voyageur, qui défendait une certaine éthique du reportage filmé: on ne vole pas les images, on ne viole pas l’intimité des populations, on filme avec leur consentement et on prend le temps de se faire accepter ...
Ainsi, avec ses premiers films, JP Valentin il va intégrer les réseaux de projections : Exploration du monde en Belgique et Les Grands Explorateurs au Québec.
Exactement, rencontre entre un explorateur et un public ... Pour Jean-Pierre Valentin, les années 2000 seront marquées par de nouvelles rencontres, sur les anciennes pistes chamelières. En Mauritanie, au Niger, au Maroc, il accompagne des caravaniers qui font le commerce des dattes et du sel du désert. Aux marges du monde, ces chameliers participent depuis la nuit des temps au cycle des échanges sur l’axe Tombouctou-Essaouira, sur les pistes abandonnées où les prestigieuses cités d’Oualâta, de Chinguetti et d’Ouadane vibrent encore au souvenir des files de chameaux chargés d’or, de sel ou d’ivoire, dans les pas des pèlerins et des trafiquants d’esclaves.
Pas du tout, après plusieurs réalisations, dont un film très fort sur le Mali, il revient au Maroc en 2013, au cœur du Haut-Atlas central parmi ses amis nomades ou villageois. Six semaines entre Marrakech et la haute montagne, pour reprendre contact avec les réalités du terrain, tout heureux de retrouver des personnes chères, mais inquiet des changements induits par les routes nouvelles, l’électricité ou le ciment. Toutefois, la gastronomie résiste et le savoir des éleveurs est intact.
Il a fondé Akassa, une association qui agit auprès des peuples oubliés pour appuyer des microprogrammes d’initiative locale, comme le forage traditionnel d’un puits au Niger ... ou une infirmerie ambulante au Mali.
La porte lui est grand ouverte !
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