La Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre de chaque année, est l’occasion de sensibiliser l’opinion publique au sujet de la santé mentale et de mobiliser les énergies en sa faveur. Surtout que le constat ne prête pas vraiment à l'optimisme. En effet, un individu sur quatre serait affecté par des problèmes de santé mentale au cours de sa vie, et plus de 300 millions de personnes dans le monde souffrent aujourd’hui de dépression, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
La pandémie du Covid-19 et les longs mois de confinement ont modifié considérablement notre façon de vivre au quotidien et ont également contribué à la hausse des niveaux de dépression et d’anxiété au sein de la population. Que ce soit du côté des soignants qui ont dû prodiguer des soins dans des circonstances difficiles, ou pour les élèves, qui ont dû s’adapter à l’enseignement à distance, en ayant peu de contact avec leurs enseignants et leurs amis et en étant inquiets pour leur avenir, pour les travailleurs dont les moyens de subsistance sont constamment menacés, ou encore pour un grand nombre de personnes en situation de vulnérabilité.
Aujourd’hui la situation demeure toujours aussi lourde et délicate, pour les malades eux-mêmes, mais aussi leurs proches. D’autant plus que les services psychiatriques au Maroc, manquent gravement de ressources humaines et logistiques.