Ciné-crash

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By Le PointTV & Film
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Ciné-crash episodes

  • « Terminus » : Johnny sur la route du désastre
    En janvier 1987, Johnny Hallyday ressentit fortement quelque chose en lui de rétréci : ses espoirs d’avenir comme star internationale du cinéma d’action. La cause : Terminus, de Pierre-William Glenn. Un road movie français postapocalyptique à très gros budget, attendu au tournant par la presse, les fans du rockeur et les cinéphiles rêvant d’un véhicule idéal pour propulser une science-fiction à la fois ambitieuse et divertissante au pays de la Nouvelle Vague. Situé dans un futur proche, le film suit une course géante organisée chaque année à travers divers territoires sur une Terre devenue plus ou moins anarchique et aux mains de milices fascisantes.Supervisé depuis la base secrète et ultramoderne de Terminus, ce jeu mortel est centré sur un immense 38 tonnes rouge doté d’une intelligence artificielle (baptisée Monstre), et dont le pilote a pour but de parcourir 5 000 kilomètres afin de rejoindre le mystérieux complexe. À la clé : la remise d’une très grosse somme d’argent. Aux trousses du bolide, des hordes de camions gris font tout pour l’empêcher d’atteindre sa destination. Au volant de Monstre, le taciturne « Manchot » (Johnny Hallyday) prend le relais de la malheureuse Gus (Karen Allen), après une intense et brève romance avec elle. Il est désormais l’élu, tandis que, depuis Terminus, l’inquiétant Docteur (Jürgen Prochnow) et le petit Maty (Gabriel Damon), gamin surdoué qui a conçu Monstre, suivent à distance sa progression. Ils scrutent également celle de « Petit Frère », autre poids lourd talonnant Monstre et dont la mission cache un sinistre secret, le véritable objectif de toute cette meurtrière compétition.Si ce résumé vous a semblé aussi long qu’un Paris-Lyon sur l’A6, c’est normal : cosigné par Pierre-William Glenn et Patrice Duvic, sur la base d’une idée d’Alain Gillot, le scénario de Terminus, touffu, brouillon et surchargé de personnages, s’avère aussi ardu à décrypter et à synthétiser qu’un itinéraire sur une vieille carte routière. Ce script boulimique, dans lequel Pierre-William Glenn et son complice Duvic péchèrent par excès de thématiques et défaut d’informations à l’écran, n’est, hélas, que l’un des innombrables problèmes d’un film qui fut quasi unanimement sifflé par une critique déchaînée.Et pour cause : direction artistique piteuse, dialogues souvent incompréhensibles ou caricaturaux, jeu d’acteur pour le moins inégal de Johnny, décors indigents, mise en scène faisant souvent fausse route, action chaotique… Vendu au public comme un Mad Max à la française mâtiné de Rollerball, en tout cas tel un blockbuster d’action à l’anglo-saxonne filmé pied au plancher, Terminus fit bien vite retomber les foules sur celui des vaches – ou plutôt d’une cruelle désillusion. L’échec abyssal (moins de 300 000 entrées cumulées en fin de parcours) stoppa quasiment net le futur de Pierre-William Glenn comme réalisateur. Mais aussi celui de Johnny comme champion poids lourd de blockbusters à la française. Il écrabouilla aussi l’avenir d’une certaine science-fiction hexagonale désireuse d’apparaître enfin à l’écran dans le rétroviseur des Américains.Trente-trois ans après la sortie de Terminus, il convient cependant, sinon de réhabiliter le film, du moins de se repencher sur le réel intérêt des intentions de son réalisateur, l’incontestable avant-gardisme de ses images de synthèse (parmi les toutes premières utilisées dans le cinéma français), l’ambition de certaines cascades et la curiosité réelle qu’inspire aujourd’hui cet ovni sans précédent par chez nous – qualifié de nanar sans appel par ses opposants les plus impitoyables. Rencontré pour les besoins de cette émission, Pierre-William Glenn, par ailleurs l’un des plus grands chefs opérateurs du 7e art français des années 1970 et 1980 (il a travaillé pour Truffaut, Tavernier, Corneau, Losey, etc.), confirme qu’il envisage une sortie en DVD/Blu-ray de Terminus…, ce bébé mal aimé qu’il défend toujours bec et ongles. Mais la route est encore longue ! En compag...

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    1 hr 10 min
  • « Last Action Hero » : Schwarzie égaré dans l’auto-parodie
    Il fut annoncé comme le roi du box-office de l’été 1993, il finit nu et humilié par un retentissant camouflet. Last Action Hero aurait pourtant dû asseoir le règne de sa star sur les années 90 et couvrir d’or le studio Columbia Pictures, qui dépensa sans compter pour l’affaire : un film d’action satirique original, spectaculaire et tout public, marquant les retrouvailles entre le réalisateur John McTiernan (Piège de cristal) et Arnold Schwarzenegger, tandem gagnant de Predator, six ans plus tôt. Alors au sommet de sa carrière dans la foulée du triomphe mondial de Terminator 2, qui lui-même fit suite aux succès de Total Recall et de la comédie Un flic à la maternelle, le malin Schwarzenegger voyait dans Last Action Hero l’occasion de se moquer de son image de super-héros bodybuildé, ainsi que des grosses ficelles des thrillers musclés typiques des années 80. Bref, jouer un coup d’avance et peut-être incarner un nouveau type de héros dans un nouveau type de blockbuster.Écrit par les jeunes scénaristes Zak Penn et Adam Leff – puis repris en grande partie par Shane Black et l’écrivain William Goldman –, le script suit l’improbable odyssée du jeune Danny (Austin O’Brien), gamin new-yorkais de 11 ans vivant seul avec sa maman, passionné de films d’action et en particulier d’un personnage de fiction : Jack Slater, super-flic de Los Angeles, héros d’une série de longs-métrages chargés d’adrénaline. Alors qu’il assiste à une avant-première nocturne du 4e volet des aventures de Jack Slater, organisée rien que pour lui par Nick (Robert Prosky), le projectionniste de son cinéma de quartier, Danny, se retrouve soudainement propulsé de l’autre côté de l’écran, par le biais d’un mystérieux ticket magique que lui a remis le vieil homme. Désormais à l’intérieur même du monde extravagant de Jack Slater, Danny va aider son idole dans une enquête criminelle impliquant une armée de mafieux, tout en s’amusant à décoder tous les poncifs et situations prévisibles du « film dans le film ».Criblé d’impondérables avant même le premier tour de manivelle, avec d’innombrables réécritures et conflits d’ego entre les auteurs, Last Action Hero continuera d’enchaîner les galères durant un tournage ponctué de clashs entre John McTiernan, les scénaristes et la production. Alors que le budget du film explose en raison notamment d’une campagne marketing démesurée qui se retournera contre lui, le blockbuster de McTiernan souffre surtout d’une greffe maladroite entre le pastiche et les fusillades hors norme, de gags trop rarement drôles et d’un acteur pré-ado – O’Brien – littéralement insupportable à l’écran. Sa date de sortie, maintenue obstinément au 18 juin par un studio Columbia tenu par des contrats de partenariat, parachève une longue suite d’erreurs stratégiques, puisque Last Action Hero se fera dévorer au box-office par Jurassic Park, challenger sous-estimé à tort et qui a pris d’assaut les écrans une semaine plus tôt.Sans être un désastre abyssal au box-office, surtout grâce à l’international, Last Action Hero finira sa course autour de 50 millions de dollars de recettes aux États-Unis. Au vu des attentes, c’est un échec sans appel. La déception est immense, les critiques impitoyables et l’humiliation terrible pour le studio, ainsi que pour le réalisateur et la star autrichienne, qui reconnaîtra plus tard que le film marqua le début de son déclin au cinéma. Devenu culte aux yeux d’une partie des cinéphiles, Last Action Hero est-il une œuvre visionnaire et incomprise en son temps ou un authentique ratage, perdu d’avance par ses choix artistiques peu inspirés ?Pour le premier numéro de sa seconde saison, Ciné-Crash se penche sur la genèse ardue et les contradictions d’un blockbuster malade, révélateur d’une certaine ivresse de la démesure typique de la cour hollywoodienne des années 90 naissantes. Last Action Hero, ou comment le roi Schwarzenegger perdit sa couronne avant de laisser peu à peu la place à de nouveaux héros d’action. Six ans plus tard...

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    51 min
  • Cléopâtre : quand le péplum tourne au fiasco
    En 1963, cette superproduction avec Richard Burton et Liz Taylor mordit la poussière malgré son indéniable succès au box-office. Décryptage du désastre.

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    50 min

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