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Longitude 181 et Wild Legal avaient pour ambition commune de faire inscrire dans la déclaration politique finale de l’UNOC les droits de l’océan. Que dit le texte adopté ? Quelles mobilisations ? Quelle suite à donner ? On fait le point ici.
Le vendredi 13 juin, clap de fin dans la salle plénière avec un malaise – et un vide : pas un mot sur les droits de l’Océan dans la déclaration finale.
Alors que l’Accord cadre Kunming Montréal pour la sauvegarde de la biodiversité faisait explicitement référence aux droits de la Nature comme levier pour la protection juridique et l’inclusion de nouveaux piliers de valeurs en faveur de la défense du vivant, la déclaration finale adoptée à Nice n’en fait pas mention.
A noter que les 2 dernières plénières furent même annulées avant la clôture du sommet, laissant ainsi le texte là où il en était lors de sa dernière version à la mi-mai. Décomplexée la mascarade a jeté le masque : les dés étaient déjà jetés.
Par contre une liste de vœux pieux, aucune remise en cause de la logique anthropocentrée et extractiviste.
Pourtant c’est une vague de juristes, militants, scientifiques, citoyens, venus de tous les continents qui ont porté cette idée et cet espoir : apporter une gouvernance écocentrée pour l’océan en amenant quelques propositions dans le texte final.
Il faut bien dire que le format de l’UNOC était on ne peut plus protocolaire : des successions à la tribune de satisfécits, de constats d’usage, d’enfoncement de portes ouvertes de bon ton (ya ka fo kon), et parfois quelques avancées timides. Pas de discussion. Pas de négociations. Les questions sans réponses se faisaient au fil des interventions sans interaction directe. Peu d’ambitions sinon le recyclage des initiatives portées ou discutées ailleurs (plastique, fonds miniers, BBNJ, etc.) ou des sujets portés depuis plus de 30 ans sans volonté d’aboutir (pêche illicite…).
Et évidemment pas un mot sur les sujets essentiels : le chalutage profond, la fin des financements préjudiciables (subventions aux fuels pour le pêche industrielle, construction de bateaux géants…) et l’utilisation pragmatique des fonds existants (la majorité des fonds sont utilisés par une armée d’institutions, de cabinet de conseils, de sociétés qui proposent stratégie, conseil, formation coaching, études, projet,… pour ne laisser que des miettes insuffisantes sur le terrain).
D’où un texte sans ambition, insipide et sans saveur.
Jugez ici par vous-même :
L’autre document, « Les accords de Nice », c’est à dire la liste des engagements que s’attribue la France pour l’UNOC n’est pas en reste, s’attribuant de nombreuses avancées obtenues ou concédées ailleurs.
Nous étions avec WILD LEGAL de toutes les initiatives : plaidoyer en amont de l’UNOC, procès simulé, rencontres diverses avec les congressistes, conférence à La Baleine ( dite green zone ), mais aussi dans tous les médias TV, radio, presse, podcasts sur le sujet ; présentation du livre « Justice pour l’étoile de mer » à chaque occasion, le tout forts de la pétition ayant réuni en quelques jours plus de 55 000 signatures pour les droits de l’Océan.
Mais nous n’étions pas seuls : venues de plusieurs continents, les associations engagées pour les droits de la Nature étaient nombreuses à participer au sommet pour l’océan. Parmi elles, le Earth Law Center, Ocean Vision Law, Eco-Jurisprudence Monitor, Earth Thrive, Global Alliance for the Rights of Nature, Ocean Vision Legal, The Ocean Rights Coalition UK,…
Et dans une dynamique vécue chaque jour au travers des conférences, de la marche bleue, de rencontres « ecolaw », des échanges en présentiel (enfin après des années de mode virtuel ), des encouragements des congressistes eux-mêmes, des ONG, et des autres acteurs de la société civile.
Avec des apports d’outils. On citera par exemple (non exhaustif) :
Malgré des propositions évincées ( à retrouver ICI ) auxquelles nous nous étions associées pleinement au travers de notre programme « Les droits de l’océan », aucun changement de cap n’a eu lieu : toujours plus de croissance, de business, toujours une vision égoïste qui consacre l’homme au-dessus de tout, toujours une déconnexion entre la société civile et la vieille garde, ceux qui sont censés représenter leurs intérêts…
L’absence de reconnaissance formelle lors de l’UNOC a néanmoins confirmé que la vague de changements est possible :
Et c’est ici que nous apporterons notre pierre pour sensibiliser et porter le message ‘ecolaw’ de la protection du vivant tant sur le plan politique que juridique!
Longitude 181 tient à saluer et à remercier chaleureusement ici :
Longitude 181 est une association financièrement indépendante. Grâce à votre soutien nous continuerons à Alerter sur les menaces qui pèsent sur l’Océan et Agir pour faire entendre La Voix de l’Océan
Même pour 1 €, vous pouvez soutenir LONGITUDE 181 et cela ne prend qu’une minute. Merci.
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D’où un texte sans ambition, insipide et sans saveur.
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