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Or


La réalité du réchauffement climatique n’est plus un débat scientifique. Il est là - lié de façon certaine à nos activités, en premier lieu à l’utilisation des combustibles fossiles -et ses effets se font sentir chaque jour d’avantage. On le voit, il impacte directement les villes, nos modes de vie, l’agriculture et la sécurité alimentaire des populations du monde. Et de façon générale, il engage notre avenir vers un futur où il sera très difficile de s’adapter si, dès maintenant, un engagement à l’échelle planétaire n’est pas pris pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Les sciences du climat, longtemps ignorées en France pour des raisons idéologiques, documentent l’état des lieux climatiques – du passé et du présent – et envisagent des scénarios où un réchauffement planétaire supérieur à 3° d’ici 2100 – voire plus dans notre pays - ne peut pas être exclu. Pourrons-nous atteindre la neutralité carbone indispensable pour limiter l’ampleur de ce réchauffement ? Quels impacts ont le climato-scepticisme et le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur les objectifs fixés par les états ? A quoi ressemblera le monde à la fin de ce siècle si les glaciers et les pôles sont déstabilisés, si l’océan voit son rôle régulateur défaillir ? Alors que le dernier rapport du GIEC évoque « une menace grave et grandissante sur notre bien-être et la santé de la planète » il est nécessaire de conjuguer le réalisme des faits à la volonté de trouver des solutions crédibles. Limiter l’ampleur du réchauffement dépend largement de ce que nous émettrons d’ici à 2050. Quelle que soit notre capacité d’adaptation, d’ici peu, le monde aura bien changé. Comment y habiter ? Sachant qu’il n’y a pas de planète de secours…
L’invité : Jean Jouzel est paléoclimatologue. Il publie en 1987, avec Claude Lorius, la première étude établissant formellement le lien entre concentration de CO2 dans l'atmosphère et réchauffement climatique. Ancien vice président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), au sein du groupe de travail sur les bases physiques du changement climatique, il reçoit à ce titre le prix Nobel de la Paix en 2007. Mondialement reconnu pour ses travaux de recherche sur l'évolution du climat, il est le lauréat de nombreuses distinctions scientifiques, parmi lesquelles la médaille d'or du CNRS (la plus haute distinction scientifique française) et le prix Vetlesen (considéré comme l'équivalent du prix Nobel pour les sciences de la Terre). Il est également membre des académies des sciences de France, d'Italie, d'Europe, des États-Unis et d'Australie. Il est aujourd’hui Président de l’Association Météo et Climat.
Les Grands entretiens de Ciel et espace sont réalisés en partenariat avec le Club des chercheurs de la Fondation Victor Lyon de la Cité internationale universitaire de Paris, le Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, animés par Alain Cirou
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Cité internationale universitaire de ParisLa réalité du réchauffement climatique n’est plus un débat scientifique. Il est là - lié de façon certaine à nos activités, en premier lieu à l’utilisation des combustibles fossiles -et ses effets se font sentir chaque jour d’avantage. On le voit, il impacte directement les villes, nos modes de vie, l’agriculture et la sécurité alimentaire des populations du monde. Et de façon générale, il engage notre avenir vers un futur où il sera très difficile de s’adapter si, dès maintenant, un engagement à l’échelle planétaire n’est pas pris pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Les sciences du climat, longtemps ignorées en France pour des raisons idéologiques, documentent l’état des lieux climatiques – du passé et du présent – et envisagent des scénarios où un réchauffement planétaire supérieur à 3° d’ici 2100 – voire plus dans notre pays - ne peut pas être exclu. Pourrons-nous atteindre la neutralité carbone indispensable pour limiter l’ampleur de ce réchauffement ? Quels impacts ont le climato-scepticisme et le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur les objectifs fixés par les états ? A quoi ressemblera le monde à la fin de ce siècle si les glaciers et les pôles sont déstabilisés, si l’océan voit son rôle régulateur défaillir ? Alors que le dernier rapport du GIEC évoque « une menace grave et grandissante sur notre bien-être et la santé de la planète » il est nécessaire de conjuguer le réalisme des faits à la volonté de trouver des solutions crédibles. Limiter l’ampleur du réchauffement dépend largement de ce que nous émettrons d’ici à 2050. Quelle que soit notre capacité d’adaptation, d’ici peu, le monde aura bien changé. Comment y habiter ? Sachant qu’il n’y a pas de planète de secours…
L’invité : Jean Jouzel est paléoclimatologue. Il publie en 1987, avec Claude Lorius, la première étude établissant formellement le lien entre concentration de CO2 dans l'atmosphère et réchauffement climatique. Ancien vice président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), au sein du groupe de travail sur les bases physiques du changement climatique, il reçoit à ce titre le prix Nobel de la Paix en 2007. Mondialement reconnu pour ses travaux de recherche sur l'évolution du climat, il est le lauréat de nombreuses distinctions scientifiques, parmi lesquelles la médaille d'or du CNRS (la plus haute distinction scientifique française) et le prix Vetlesen (considéré comme l'équivalent du prix Nobel pour les sciences de la Terre). Il est également membre des académies des sciences de France, d'Italie, d'Europe, des États-Unis et d'Australie. Il est aujourd’hui Président de l’Association Météo et Climat.
Les Grands entretiens de Ciel et espace sont réalisés en partenariat avec le Club des chercheurs de la Fondation Victor Lyon de la Cité internationale universitaire de Paris, le Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, animés par Alain Cirou
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.