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Or


Entre 1916 et 1917, l’armée française a recruté des dizaines de milliers de travailleurs chinois pour venir œuvrer dans les usines, creuser et déblayer les tranchées, nettoyer les champs en ruines de la guerre. Un travail difficile et ingrat, une urgence de main-d'œuvre face à une guerre dévoreuse d’hommes et de matériel.
Le jeune Tchang Tchang Song, né en 1887 dans un village au nord de Nankin, fut l’un de ces hommes qui a débarqué à Marseille pour travailler en France. Aujourd’hui, son fils Gérard Tchang cherche à comprendre. Il s’interroge beaucoup et veut honorer la mémoire de son père.
Pourquoi faire venir une main-d'œuvre, et pour quoi faire ? Avaient-ils des contrats de travail? Quelles relations avec les autres travailleurs? Combien sont-ils restés en France après la guerre?
Invités :
- Laurent Dornel, maître de conférences en Histoire contemporaine à l’Université de Pau, spécialiste de la main-d’œuvre coloniale pendant la Première Guerre mondiale.
Ouvrages et direction d’ouvrages, «La France hostile. Socio-histoire de la xénophobie en France (1870-1914)», Hachette-Littératures, 2004
- Ma Li, maître de conférences à l’Université du Littoral Côte d’Opale. Auteur du livre Les travailleurs chinois en France dans la Première Guerre mondiale, aux éditions du CNRS, 2012.
Légende photo : Laurent Dornel © Sandrine Mercier.
Labellisée Mission du Centenaire
Partenariat Labex EHNE «écrire une histoire nouvelle de l'Europe»
La Grande Guerre n’a pas seulement eu lieu en Europe, mais aussi en Afrique. Une Afrique devenue, malgré elle un champ de bataille.
Au départ, une guerre d’Européens qui va, dès 1914, embraser le continent et prendre à parti les populations indigènes des territoires colonisés au nom des rivalités entre Etats européens.
Des frontières du Cameroun allemand avec le Congo français et le Nigeria anglais en passant par l’Afrique orientale allemande, aujourd’hui la Tanzanie, le Rwanda, le Burundi et le Congo belge, une guerre qui va mobiliser des millions d’Africains qui vont être utilisés, de gré ou de force, pour se battre sur leur territoire.
Monsieur Assiga, aujourd’hui un homme politique camerounais, raconte la guerre de son grand-père Charles Atangana, un personnage célèbre et controversé au Cameroun encore aujourd’hui. Qui était Charles Atangana ? Un chef indigène au service de la colonie allemande ?
Légende photo : Martin Assiga © DR
Les invités :
- Marc Michel, professeur émérite à l’Université d’Aix-en-Provence, spécialiste de l’Histoire contemporaine de l’Afrique, de l’histoire coloniale et de la décolonisation. Auteur du livre
«L’Afrique dans l’engrenage de la Grande Guerre», Karthala, 2014
- Lancelot Arzel, enseignant, (Science-Po Paris et Université de Rouen), rattaché au Centre d’Histoire de Science-Po. En préparation : Thèse d’anthropologie historique sur la violence coloniale dans l’Etat indépendant du Congo (1885-1908).
Légende photo : Marc Michel et Lancelot Arzel. © DR/Sandrine Mercier.
Point de vue transnational :
- Susanne Kuss, Université de Berne en Suisse, elle travaille sur Les soldats coloniaux allemands au Cameroun pendant la Grande Guerre.
Labellisée Mission du Centenaire
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La Grande Guerre n’a pas seulement eu lieu en Europe, mais aussi en Afrique. Une Afrique devenue, malgré elle un champ de bataille.
Au départ, une guerre d’Européens qui va, dès 1914, embraser le continent et prendre à parti les populations indigènes des territoires colonisés au nom des rivalités entre Etats européens.
Des frontières du Cameroun allemand avec le Congo français et le Nigeria anglais en passant par l’Afrique orientale allemande, aujourd’hui la Tanzanie, le Rwanda, le Burundi et le Congo belge, une guerre qui va mobiliser des millions d’Africains qui vont être utilisés, de gré ou de force, pour se battre sur leur territoire.
Monsieur Assiga, aujourd’hui un homme politique camerounais, raconte la guerre de son grand-père Charles Atangana, un personnage célèbre et controversé au Cameroun encore aujourd’hui. Qui était Charles Atangana ? Un chef indigène au service de la colonie allemande ?
Légende photo : Martin Assiga © DR
Les invités :
- Marc Michel, professeur émérite à l’Université d’Aix-en-Provence, spécialiste de l’Histoire contemporaine de l’Afrique, de l’histoire coloniale et de la décolonisation. Auteur du livre
«L’Afrique dans l’engrenage de la Grande Guerre», Karthala, 2014
- Lancelot Arzel, enseignant, (Science-Po Paris et Université de Rouen), rattaché au Centre d’Histoire de Science-Po. En préparation : Thèse d’anthropologie historique sur la violence coloniale dans l’Etat indépendant du Congo (1885-1908).
Légende photo : Marc Michel et Lancelot Arzel. © DR/Sandrine Mercier.
Point de vue transnational :
- Susanne Kuss, Université de Berne en Suisse, elle travaille sur Les soldats coloniaux allemands au Cameroun pendant la Grande Guerre.
Labellisée Mission du Centenaire
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Octobre 1918, alors que des millions d’hommes se battent depuis plus de quatre ans, la grippe espagnole fait son apparition et se propage très rapidement dans le sillon de la guerre. Des milliers de décès de militaires et de civils sont recensés chaque jour. Comment faire face au nouveau fléau, un nouvel ennemi que personne ne sait combattre ? Médecins, biologistes, infirmiers, chimistes sont mobilisés par les services de santé des armées.
Un médecin héroïque, René Dujarric de la Rivière va tenter ne expérience folle pour combattre l'épidémie. Il s'inocule du sang contaminé par la grippe espagnole.
François Dujarric, son fils, raconte l'engagement de son père et cette histoire incroyable au cœur de la guerre.
Qui est ce jeune biologiste précurseur qui le conduit à mettre sa vie en danger ? Que va t-il trouver ?
Légende photo : François Dujarric, fils du biologiste. © DR
Les invités :
- Françoise Bourron, rédactrice en chef adjointe de la revue «Guerres mondiales et conflits contemporains » PUF. «La grippe espagnole (1918-1919) dans les journaux français, dans Guerres mondiales et conflits contemporains» - 2009/1 (n° 233)
En préparation un ouvrage sur la grippe espagnole pendant la Grande Guerre.
- Frédéric Vagneron, rattaché à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales
En préparation : thèse sur la grippe en France des années 1890 à 1945.
Légende photo : Françoise Bourron et Frédéric Vagneron © DR.
Point de vue transnational
- Lancelot Arzel, enseignant, (Sciences Po Paris et Université de Rouen), rattaché au Centre d’histoire de Science-Po. En préparation : thèse d’anthropologie historique sur la violence coloniale dans l’Etat indépendant du Congo (1885-1908).
Labellisée Mission du Centenaire
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Entre 1916 et 1917, l’armée française a recruté des dizaines de milliers de travailleurs chinois pour venir œuvrer dans les usines, creuser et déblayer les tranchées, nettoyer les champs en ruines de la guerre. Un travail difficile et ingrat, une urgence de main-d'œuvre face à une guerre dévoreuse d’hommes et de matériel.
Le jeune Tchang Tchang Song, né en 1887 dans un village au nord de Nankin, fut l’un de ces hommes qui a débarqué à Marseille pour travailler en France. Aujourd’hui, son fils Gérard Tchang cherche à comprendre. Il s’interroge beaucoup et veut honorer la mémoire de son père.
Pourquoi faire venir une main-d'œuvre, et pour quoi faire ? Avaient-ils des contrats de travail? Quelles relations avec les autres travailleurs? Combien sont-ils restés en France après la guerre?
Invités :
- Laurent Dornel, maître de conférences en Histoire contemporaine à l’Université de Pau, spécialiste de la main-d’œuvre coloniale pendant la Première Guerre mondiale.
Ouvrages et direction d’ouvrages, «La France hostile. Socio-histoire de la xénophobie en France (1870-1914)», Hachette-Littératures, 2004
- Ma Li, maître de conférences à l’Université du Littoral Côte d’Opale. Auteur du livre Les travailleurs chinois en France dans la Première Guerre mondiale, aux éditions du CNRS, 2012.
Légende photo : Laurent Dornel © Sandrine Mercier.
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