Ce jeudi est marqué par les commémorations des attentats du Bataclan, du stade de France et des terrasses du 13 novembre 2015. Dix ans après, la menace terroriste islamique demeure, dont 2015 était l’année charnière sur le territoire français.Pour Françoise Degois, éditorialiste politique : « Le seul souvenir de cette soirée du 13 novembre 2015 est glaçant et réveille un chagrin très intense. Et puis le silence. Chez moi, personne n’a dormi de la nuit. Je suis très émue, c’était presque un massacre en direct. On allumait les chaînes d’info et on savait que ce qu’on allait trouver au cœur du Bataclan était probablement encore plus terrible en termes de nombre de morts que ce qu’il était advenu sur les terrasses. J’ai le souvenir d’être descendue prendre un café, il y avait un silence dans Paris… nous étions tous en état de sidération ».Pour Michaël Darmon, éditorialiste politique à Public Sénat et I24News : « Comme tous les évènements qui marquent, c’est le sentiment d’avoir vécu le 11 septembre français. C’est-à-dire tout d’un coup s’apercevoir que le territoire pouvait être frappé de cette manière-là. Et ça venait conclure une année déjà dramatique, avec Charlie Hebdo, l’attentat de l’Hyper Cacher, les attaques sur les policiers municipaux. Là c’était symboliquement encore plus fort : ça venait toucher le mode de vie des Français dans leur ensemble. Et tout le monde connaissait quelqu’un qui avait été au Bataclan, comme si tout le monde avait été là ce soir-là ».
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