Le patron des Républicains, Bruno Retailleau, a annoncé hier sa candidature à l’élection présidentielle. Mettant en avant son passage au gouvernement en tant que ministre de l’Intérieur de septembre 2024 à octobre 2025, il promet des mesures qui remettent de l’ordre dans le pays, tant sur le plan économique que sécuritaire, des thématiques chères au Rassemblement National. Laurent Jacobelli, porte-parole du RN et député de la Moselle réagissait à sa candidature, sur la matinale « Bonjour chez vous ! ».Laurent Jacobelli dément l’idée que l’actuel patron des LR lui couperait l’herbe sous le pied : « Bruno Retailleau est surtout un adversaire sérieux pour M. Darmanin, M. Attal, Mme Borne, tous ces candidats de la macronie, qui affluent. On en a un de plus maintenant. Je rappelle quand même qu’il a été ministre sous Emmanuel Macron, qu’il a travaillé avec des socialistes et qu’il est responsable du bilan d’Emmanuel Macron. Il n’est sûrement pas quelqu’un qui nous fait peur, mais comme tout macroniste, c’est un adversaire politique. En 2024, le RN avait passé un accord avec Les Républicains pour aller aux législatives ensemble. Le président des LR s’appelait à l’époque Éric Ciotti. M. Retailleau a eu le choix, il aurait pu travailler avec un parti qui veut plus de sécurité, moins d’immigration et moins d’impôts ».Laurent Jacobelli est également revenu sur le changement de cap du gouvernement sur la question énergétique, en promettant davantage d’investissement dans le nucléaire, et moins dans le renouvelable : « Le gouvernement déploie des éléments de langage mais ne freine pas l’éolien et le solaire, et c’est bien ça le problème. Il va y avoir encore un surinvestissement dans ces deux énergies, alors qu’on est déjà en surcapacité. Ces énergies, il faut les utiliser au moment où elles sont produites, une éolienne quand il y a du vent, le panneau solaire, quand il y a du soleil. Et lorsque c’est le cas, on arrête de faire tourner nos centrales nucléaires. Ce qui crée de l’érosion dans nos centrales. Le bilan c’est l’augmentation du coût de l’énergie et du coût de l’entretien du nucléaire. Le gouvernement prépare une électricité plus chère, avec toujours plus d’énergies alternatives, et ça passe par décret, sans que les Français aient leur mot à dire ».
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