Dans la dernière partie d'émission, Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’IFOP, la journaliste politique Bérengère Bonte, et Arnaud Benedetti, directeur de la Nouvelle revue politique ont analysé les enjeux locaux et l'intensification des rapports de force sur le terrain notamment à Grenoble, première grande ville conquise par les écologistes en 2014, et la Corse, où l’évolution du paysage politique pourrait rebattre les cartes localement.À la question de la stratégie d’implantation municipale du RN, Bérengère Bonte appelle à la prudence : « Il ne faut pas oublier que ce sont des enjeux locaux. Des enjeux avec la reconduction de 70-80% des maires sortants. On va s'intéresser plutôt à des grosses communes. Mais faudra-t-il pour autant en faire des déductions au niveau national ? Je veux rester prudente sur les municipales."Le politologue et directeur de la Nouvelle revue politique Arnaud Benedetti contredit cette analyse : " Dans l’histoire électorale, on a des élections municipales qui ont parfois été annonciatrices de restructurations politiques importantes, souvenons-nous des municipales de 1977 avec le Parti Socialiste qui remporte ces élections, et en 1981 François Mitterrand est élu. De même en 1983 avec les municipales qui annoncent le résultat des législatives de 1986. Est-ce qu'on est dans ce cas aujourd'hui ? Je ne sais pas, mais ce que je pense c'est que l'objectif du Rassemblement National est de disposer d'un groupe parlementaire au Sénat au mois de septembre prochain, avec dix sénateurs."Pour Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’IFOP : "Les partis vont essayer d'imposer cette grille de lecture. Par exemple, si le Parti Socialiste conserve Paris, Lille, Marseille et remportent Strasbourg, voire Toulouse, ce sera vu comme un succès et cela peut augurer d'une dynamique présidentielle, même si les deux scrutins n'ont absolument rien à voir. Une présidentielle s'inscrit dans un continuum d'élections."
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