
Sign up to save your podcasts
Or


Question: Comment les saints entretiennent-ils la communion entre eux?
Réponse: Les saints doivent maintenir leur communion par le culte offert à Dieu, l’exercice des dons spirituels et les devoirs d’entraide mutuels. Toutes ces obligations sont pratiquées en respectant l’ordre particulier établi par Dieu. ~ Galates 6.10
Lisez l’introduction à cette doctrine ici
L’Église est plus qu’un lieu de culte, c’est une communauté vivante unie dans l’amour (Ép 4.16). La communion des saints inclut des devoirs réciproques des croyants entre eux. Le deuxième paragraphe a pour but de décrire ces devoirs fraternels, mais également de délimiter ces obligations à l’intérieur d’un ordre de priorité et en affirmant le droit de propriété personnelle.
(Par. 2) Les saints, par profession, sont tenus de maintenir une sainte communauté, une communion dans le culte rendu à Dieu, ainsi que d’accomplir tout autre service spirituel qui peut contribuer à l’édification mutuelle et à l’entraide dans les choses extérieures selon les capacités et les besoins de chacun. Cette communion doit être exercée particulièrement dans la situation où ils se trouvent, dans la famille et dans l’église ; cependant, pour autant que Dieu en donne occasion, elle doit être étendue à tous les frères en la foi, c’est-à-dire à tous ceux qui, en tout lieu, en appellent au nom du Seigneur Jésus. Néanmoins, la communion fraternelle des saints n’ôte ni ne réduit les titres et droits de propriété que chaque homme a sur ses biens et possessions.
Les devoirs par lesquels les saints maintiennent la communion sont présentés en trois catégories. La première est le culte rendu à Dieu. Il est important de réaliser qu’en rendant un culte à Dieu, nous sommes non seulement en communion avec Lui, mais les uns avec les autres. Cela est évident dans plusieurs passages de l’Écriture, comme Colossiens 3.16 : « Que la parole de Christ demeure en vous dans toute sa richesse; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs en vertu de la grâce. »
Le culte dominical est le moyen par excellence pour entretenir la communion des saints. L’Écriture nous met sévèrement en garde contre la négligence du rassemblement des saints, car l’abandon du culte ecclésial peut conduire à l’apostasie et à la perdition :
24 Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres. 25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour. 26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, 27 mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles. (Hébreux 10.24-27)
La deuxième catégorie de devoirs consiste en tout autre service spirituel qui peut contribuer à l’édification mutuelle. L’édification spirituelle des croyants ne se fait pas exclusivement dans le culte dominical même s’il s’agit de la base. Les saints s’édifient les uns les autres lorsque chacun met « au service des autres le don qu’il a reçu » (1 Pi 4.10). Ce service mutuel est ce que Martin Luther appelait le sacerdoce universel des croyants. Chacun est un prêtre (1 Pi 2.9) qui dispense la grâce divine au profit des autres croyants (1 Pi 4.9-11).
La troisième catégorie est l’entraide dans les choses extérieures selon les capacités et les besoins de chacun. La communion des saints ne se limite pas à l’édification spirituelle, mais inclut le partage de nos ressources, notre temps et nos biens avec les frères et sœurs en la foi. Ce devoir s’applique tout particulièrement envers les chrétiens les plus en besoin. Jésus a donné ce commandement à ses disciples : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a point, et que celui qui a de quoi manger agisse de même. » (Luc 3.11).
Paul rappelle que pour accomplir la loi de Christ nous devons porter « les fardeaux les uns des autres » (Ga 6.2). Cela implique non seulement une assistance matérielle, mais également un soutien moral qui consiste à se réjouir avec ceux qui se réjouissent et à pleurer avec ceux qui pleurent (Rm 12.15). Ainsi, la communion des saints est une vie de partage au travers de laquelle les saints partagent leurs joies et leurs peines et s’entraide mutuellement. Une vie d’Église qui ne ressemble aucunement à cela ne correspond pas à ce que doit être la vraie communion.
Maintenant, envers qui ces devoirs doivent-ils être pratiqués ? L’apôtre Paul déclare en Galates 6.10 : « Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi. » Le chrétien doit pratiquer le bien envers tous, mais en suivant un ordre particulier. Bien que nous devions aimer tous nos prochains, ils ne se présentent pas à nous dans le même ordre. Dans la deuxième partie du paragraphe 2, la confession délimite les devoirs des saints de deux façons. D’abord en établissant un ordre de priorité dans lequel nous devons exercer nos obligations. Ensuite en affirmant le droit de propriété privée. Regardons ces deux limites qui encadrent la communion des saints.
« Cette communion doit être exercée particulièrement dans la situation où ils se trouvent. » Cette phrase signifie que nous n’avons pas le même devoir envers des chrétiens qui vivent à l’autre bout du monde qu’envers ceux qui sont plus près de nous. Nous devons bien sûr prier pour les saints à l’autre bout du monde et parfois les soutenir financièrement (Ac 11.29-30 ; Rm 15.26-27), mais nous avons un plus grand devoir encore envers les saints de notre propre Église. La même délimitation est exprimée par la première phrase de ce paragraphe : « Les saints, par profession, sont tenus de maintenir une sainte communauté ». La communauté des saints est délimitée par une profession de foi. La communion ne se fait donc pas sur une base informelle avec n’importe qui prétendant être disciple de Jésus, mais uniquement avec ceux dont la profession de foi est reconnue.
Les obligations que nous avons envers les autres croyants ne viennent aucunement de nos affinités interpersonnelles, mais de notre appartenance mutuelle à la même foi. Tous ceux qui sont liés par profession sont en communion entre eux. Néanmoins, il y a un ordre de priorité à respecter à l’intérieur de cette communauté et qui se décline en respectant deux sphères précises : la famille et l’Église. L’apôtre Paul montre comment ces sphères doivent s’articuler dans l’exercice de nos obligations chrétiennes :
4 Si une veuve a des enfants ou des petits-enfants, qu’ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre famille, et à rendre à leurs parents ce qu’ils ont reçu d’eux; car cela est agréable à Dieu. […] 8 Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle. (1 Timothée 5.4, 8)
Dans l’Église, les obligations envers l’ordre naturel de la famille doivent être maintenues : les devoirs entre les époux, les parents et les enfants, la famille élargie. Mais l’ordre spirituel vient aussi avec des obligations envers les saints. D’abord envers les membres de l’Église locale, ensuite envers les membres des « Églises qui jouissent de communion entre elles » (26.15), et ainsi de suite jusqu’à « tous ceux qui, en tout lieu, en appellent au nom du Seigneur Jésus ».
Après avoir établi cet ordre au sein de la communion des saints, la confession ajoute : « la communion fraternelle des saints n’ôte ni ne réduit les titres et droits de propriété que chaque homme a sur ses biens et possessions ». Certaines communautés anabaptistes niaient le droit de propriété privée et privilégiaient la possession commune des biens. Puisque les premiers baptistes furent accusés de promouvoir un collectivisme similaire, ils inclurent cette affirmation dans leur deuxième confession de foi. Cette inclusion fut délibérée puisque la Déclaration de Savoie n’a pas retenu cette affirmation à propos du droit à la propriété personnelle. Ainsi, la générosité au sein du peuple de Dieu, doit être volontaire et non contrainte (2 Co 9.7) et personne ne doit vivre aux dépens des autres (Ép 4.28 ; 2 Th 3.6-12).
1364 mots
ÉCOUTER OU VISIONNER CET ENSEIGNEMENT Audio MP3 télécharger ou écouter | Texte PDF | YouTube épisode #117
Suivez cette série: de théologie systématique à partir de la Confession de foi baptiste de Londres de 1689 – Liste des questions étudiées
Abonnement via: YouTube – ApplePodcasts – RSS – Telegram
The post Comment les saints entretiennent-ils la communion entre eux? first appeared on Un Héraut dans le net.
By Question: Comment les saints entretiennent-ils la communion entre eux?
Réponse: Les saints doivent maintenir leur communion par le culte offert à Dieu, l’exercice des dons spirituels et les devoirs d’entraide mutuels. Toutes ces obligations sont pratiquées en respectant l’ordre particulier établi par Dieu. ~ Galates 6.10
Lisez l’introduction à cette doctrine ici
L’Église est plus qu’un lieu de culte, c’est une communauté vivante unie dans l’amour (Ép 4.16). La communion des saints inclut des devoirs réciproques des croyants entre eux. Le deuxième paragraphe a pour but de décrire ces devoirs fraternels, mais également de délimiter ces obligations à l’intérieur d’un ordre de priorité et en affirmant le droit de propriété personnelle.
(Par. 2) Les saints, par profession, sont tenus de maintenir une sainte communauté, une communion dans le culte rendu à Dieu, ainsi que d’accomplir tout autre service spirituel qui peut contribuer à l’édification mutuelle et à l’entraide dans les choses extérieures selon les capacités et les besoins de chacun. Cette communion doit être exercée particulièrement dans la situation où ils se trouvent, dans la famille et dans l’église ; cependant, pour autant que Dieu en donne occasion, elle doit être étendue à tous les frères en la foi, c’est-à-dire à tous ceux qui, en tout lieu, en appellent au nom du Seigneur Jésus. Néanmoins, la communion fraternelle des saints n’ôte ni ne réduit les titres et droits de propriété que chaque homme a sur ses biens et possessions.
Les devoirs par lesquels les saints maintiennent la communion sont présentés en trois catégories. La première est le culte rendu à Dieu. Il est important de réaliser qu’en rendant un culte à Dieu, nous sommes non seulement en communion avec Lui, mais les uns avec les autres. Cela est évident dans plusieurs passages de l’Écriture, comme Colossiens 3.16 : « Que la parole de Christ demeure en vous dans toute sa richesse; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs en vertu de la grâce. »
Le culte dominical est le moyen par excellence pour entretenir la communion des saints. L’Écriture nous met sévèrement en garde contre la négligence du rassemblement des saints, car l’abandon du culte ecclésial peut conduire à l’apostasie et à la perdition :
24 Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres. 25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour. 26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, 27 mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles. (Hébreux 10.24-27)
La deuxième catégorie de devoirs consiste en tout autre service spirituel qui peut contribuer à l’édification mutuelle. L’édification spirituelle des croyants ne se fait pas exclusivement dans le culte dominical même s’il s’agit de la base. Les saints s’édifient les uns les autres lorsque chacun met « au service des autres le don qu’il a reçu » (1 Pi 4.10). Ce service mutuel est ce que Martin Luther appelait le sacerdoce universel des croyants. Chacun est un prêtre (1 Pi 2.9) qui dispense la grâce divine au profit des autres croyants (1 Pi 4.9-11).
La troisième catégorie est l’entraide dans les choses extérieures selon les capacités et les besoins de chacun. La communion des saints ne se limite pas à l’édification spirituelle, mais inclut le partage de nos ressources, notre temps et nos biens avec les frères et sœurs en la foi. Ce devoir s’applique tout particulièrement envers les chrétiens les plus en besoin. Jésus a donné ce commandement à ses disciples : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a point, et que celui qui a de quoi manger agisse de même. » (Luc 3.11).
Paul rappelle que pour accomplir la loi de Christ nous devons porter « les fardeaux les uns des autres » (Ga 6.2). Cela implique non seulement une assistance matérielle, mais également un soutien moral qui consiste à se réjouir avec ceux qui se réjouissent et à pleurer avec ceux qui pleurent (Rm 12.15). Ainsi, la communion des saints est une vie de partage au travers de laquelle les saints partagent leurs joies et leurs peines et s’entraide mutuellement. Une vie d’Église qui ne ressemble aucunement à cela ne correspond pas à ce que doit être la vraie communion.
Maintenant, envers qui ces devoirs doivent-ils être pratiqués ? L’apôtre Paul déclare en Galates 6.10 : « Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi. » Le chrétien doit pratiquer le bien envers tous, mais en suivant un ordre particulier. Bien que nous devions aimer tous nos prochains, ils ne se présentent pas à nous dans le même ordre. Dans la deuxième partie du paragraphe 2, la confession délimite les devoirs des saints de deux façons. D’abord en établissant un ordre de priorité dans lequel nous devons exercer nos obligations. Ensuite en affirmant le droit de propriété privée. Regardons ces deux limites qui encadrent la communion des saints.
« Cette communion doit être exercée particulièrement dans la situation où ils se trouvent. » Cette phrase signifie que nous n’avons pas le même devoir envers des chrétiens qui vivent à l’autre bout du monde qu’envers ceux qui sont plus près de nous. Nous devons bien sûr prier pour les saints à l’autre bout du monde et parfois les soutenir financièrement (Ac 11.29-30 ; Rm 15.26-27), mais nous avons un plus grand devoir encore envers les saints de notre propre Église. La même délimitation est exprimée par la première phrase de ce paragraphe : « Les saints, par profession, sont tenus de maintenir une sainte communauté ». La communauté des saints est délimitée par une profession de foi. La communion ne se fait donc pas sur une base informelle avec n’importe qui prétendant être disciple de Jésus, mais uniquement avec ceux dont la profession de foi est reconnue.
Les obligations que nous avons envers les autres croyants ne viennent aucunement de nos affinités interpersonnelles, mais de notre appartenance mutuelle à la même foi. Tous ceux qui sont liés par profession sont en communion entre eux. Néanmoins, il y a un ordre de priorité à respecter à l’intérieur de cette communauté et qui se décline en respectant deux sphères précises : la famille et l’Église. L’apôtre Paul montre comment ces sphères doivent s’articuler dans l’exercice de nos obligations chrétiennes :
4 Si une veuve a des enfants ou des petits-enfants, qu’ils apprennent avant tout à exercer la piété envers leur propre famille, et à rendre à leurs parents ce qu’ils ont reçu d’eux; car cela est agréable à Dieu. […] 8 Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle. (1 Timothée 5.4, 8)
Dans l’Église, les obligations envers l’ordre naturel de la famille doivent être maintenues : les devoirs entre les époux, les parents et les enfants, la famille élargie. Mais l’ordre spirituel vient aussi avec des obligations envers les saints. D’abord envers les membres de l’Église locale, ensuite envers les membres des « Églises qui jouissent de communion entre elles » (26.15), et ainsi de suite jusqu’à « tous ceux qui, en tout lieu, en appellent au nom du Seigneur Jésus ».
Après avoir établi cet ordre au sein de la communion des saints, la confession ajoute : « la communion fraternelle des saints n’ôte ni ne réduit les titres et droits de propriété que chaque homme a sur ses biens et possessions ». Certaines communautés anabaptistes niaient le droit de propriété privée et privilégiaient la possession commune des biens. Puisque les premiers baptistes furent accusés de promouvoir un collectivisme similaire, ils inclurent cette affirmation dans leur deuxième confession de foi. Cette inclusion fut délibérée puisque la Déclaration de Savoie n’a pas retenu cette affirmation à propos du droit à la propriété personnelle. Ainsi, la générosité au sein du peuple de Dieu, doit être volontaire et non contrainte (2 Co 9.7) et personne ne doit vivre aux dépens des autres (Ép 4.28 ; 2 Th 3.6-12).
1364 mots
ÉCOUTER OU VISIONNER CET ENSEIGNEMENT Audio MP3 télécharger ou écouter | Texte PDF | YouTube épisode #117
Suivez cette série: de théologie systématique à partir de la Confession de foi baptiste de Londres de 1689 – Liste des questions étudiées
Abonnement via: YouTube – ApplePodcasts – RSS – Telegram
The post Comment les saints entretiennent-ils la communion entre eux? first appeared on Un Héraut dans le net.