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Dans la prise en charge des pédocriminels, Laetitia Ohnona invite à se pencher sur la solution des lignes d’écoutes, qui peuvent éviter des passages à l’acte et ont donc pour finalité “de protéger des enfants”. La réalisatrice raconte que ce dispositif marche “au Canada, en Angleterre, en Belgique” et que dans ces centres “ils reçoivent beaucoup d’appels”. S’il n’est pas possible de savoir “combien de passages à l'acte cela a évité”, il faut, même si cela ne représente qu’un cas, “pouvoir se contenter de toutes les petites victoires”, concernant la pédocriminalité et “se donner les moyens d’agir si l’on peut le faire en amont”.
“Au point de vue thérapeutique”, expose Florence Thibaut, “on sait que les thérapies cognitivo-comportementales sont une aide extrêmement précieuse pour travailler sur quand la pensée pédophile arrive, qu'est-ce que je peux faire pour ne pas passer à l'acte ? Qu'est-ce que je peux faire pour réduire la probabilité qu'elle arrive ?”. “Quand le risque est plus important”, explique la psychiatre, il existe “deux catégories de traitement, certains types d'antidépresseurs qui n'ont pas l'autorisation de mise sur le marché, qui ont pour effet secondaire de réduire la sexualité et encore plus la sexualité déviante”. “Puis, quand le risque est vraiment très élevé, on a recours à des traitements qui coupent les effets de la testostérone, soit en l'empêchant d'être sécrétée, soit en l'empêchant d'agir sur ses récepteurs”.
Face à un pédocriminel, la prise en charge médicale suppose de “travailler sur plusieurs items, comme la question du consentement, la mauvaise lecture de certains sujets, du désir de l’autre, à savoir les distorsions cognitives”, explique Magali Bodon-Bruzel. Cela implique aussi de travailler avec les patients sur les distorsions conduisant à penser que l’enfant ne parlera pas, que l’auteur ne le refera pas, ce qu’elle appelle “les pensées permissives”, afin qu’ils soient en mesure de se remettre en question.
Ce qui n’aide pas à la prise en charge des pédophiles en France, note Laetitia Ohnona, “c'est que l’on veut voir une figure de monstre, alors que le monstre peut être n'importe qui autour de vous, votre voisin, votre boulanger, votre chef”. Cette manière de voir les choses a pour conséquence de “créer un frein” notamment pour les dispositifs de prévention. Mais en agissant de la sorte, juge la réalisatrice, “on n'aide pas les victimes, on n'aide pas à protéger les victimes d'un éventuel passage à l'acte”.
By Dans la prise en charge des pédocriminels, Laetitia Ohnona invite à se pencher sur la solution des lignes d’écoutes, qui peuvent éviter des passages à l’acte et ont donc pour finalité “de protéger des enfants”. La réalisatrice raconte que ce dispositif marche “au Canada, en Angleterre, en Belgique” et que dans ces centres “ils reçoivent beaucoup d’appels”. S’il n’est pas possible de savoir “combien de passages à l'acte cela a évité”, il faut, même si cela ne représente qu’un cas, “pouvoir se contenter de toutes les petites victoires”, concernant la pédocriminalité et “se donner les moyens d’agir si l’on peut le faire en amont”.
“Au point de vue thérapeutique”, expose Florence Thibaut, “on sait que les thérapies cognitivo-comportementales sont une aide extrêmement précieuse pour travailler sur quand la pensée pédophile arrive, qu'est-ce que je peux faire pour ne pas passer à l'acte ? Qu'est-ce que je peux faire pour réduire la probabilité qu'elle arrive ?”. “Quand le risque est plus important”, explique la psychiatre, il existe “deux catégories de traitement, certains types d'antidépresseurs qui n'ont pas l'autorisation de mise sur le marché, qui ont pour effet secondaire de réduire la sexualité et encore plus la sexualité déviante”. “Puis, quand le risque est vraiment très élevé, on a recours à des traitements qui coupent les effets de la testostérone, soit en l'empêchant d'être sécrétée, soit en l'empêchant d'agir sur ses récepteurs”.
Face à un pédocriminel, la prise en charge médicale suppose de “travailler sur plusieurs items, comme la question du consentement, la mauvaise lecture de certains sujets, du désir de l’autre, à savoir les distorsions cognitives”, explique Magali Bodon-Bruzel. Cela implique aussi de travailler avec les patients sur les distorsions conduisant à penser que l’enfant ne parlera pas, que l’auteur ne le refera pas, ce qu’elle appelle “les pensées permissives”, afin qu’ils soient en mesure de se remettre en question.
Ce qui n’aide pas à la prise en charge des pédophiles en France, note Laetitia Ohnona, “c'est que l’on veut voir une figure de monstre, alors que le monstre peut être n'importe qui autour de vous, votre voisin, votre boulanger, votre chef”. Cette manière de voir les choses a pour conséquence de “créer un frein” notamment pour les dispositifs de prévention. Mais en agissant de la sorte, juge la réalisatrice, “on n'aide pas les victimes, on n'aide pas à protéger les victimes d'un éventuel passage à l'acte”.