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Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe, par Pierre Guelff.
J’ose espérer que Laurent Cabrol, qui anime la séquence météo sur Europe1, lira les propos de Jean-Pascal van Ypersele, climatologue de réputation internationale.
Voici quelques-uns des propos de cet important professeur d’université en climatologie, parus dans « Sciences et Santé » du « Soir » :
– L’élévation du niveau de la mer (vingt centimètres en cent ans) aggrave mécaniquement les conséquences de n’importe quelle tempête.
– Le changement climatique est sans équivoque. Nous allons vers un climat de plus en plus différent. Ce que nous voyons n’est qu’un début.
– À un moment, l’adaptation ne sera plus possible.
– Beaucoup de décideurs n’ont pas encore pris la mesure de ce que représente le changement climatique. J’ai un peu le sentiment de répéter les mêmes choses depuis vingt ans.
Laurent Cabrol qui évoque sur son site Internet des « prophètes du malheur » et déclare que : « Rien n’est vraiment nouveau sous le soleil… », modifiera-t-il pour autant ses déclarations ? Pouvoir changer d’avis est aussi faire preuve d’une certaine intelligence, dit-on.
Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe, par Pierre Guelff.
Le Parc Monsanto à Woluwe-Saint-Pierre (Bruxelles), est un espace vert de 75 ares composé d’arbres remarquables, de drèves, d’une plaine de jeux, de rochers d’une ancienne grotte votive… Les autorités communales ont la très bonne idée de vouloir changer le nom de ce parc et invitent les gens à leur proposer une autre appellation. Voici celle que je viens de leur envoyer : « Merci pour votre initiative. Je vous propose « Parc de l’Environnement » (également en néerlandais, voire anglais), comme une sorte d’aiguillon permanent adressé à la société alimentaire Monsanto, malheureusement célèbre pour ses OGM, pesticides…, dont les bâtiments jouxtent ledit parc. » Les auditeurs et lecteurs de « Fréquence Terre » seront tenus au courant de la suite de cette action citoyenne qui, en somme, est dans la droite lignée du combat mené par « Fréquence Terre » depuis plus d’une décennie.
Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe, par Pierre Guelff.
Il y a quelques jours, j’ai entendu des propos assez cinglants sur Europe1. Il s’agissait de ceux de Yann Arthus-Bertrand, photographe, reporter, réalisateur et écologiste, qui déclara : « L’écologie n’est pas à la mode, aujourd’hui, parce que l’écologie c’est aimer la vie. Et aimer la vie, c’est quoi ? C’est aimer les animaux, c’est aimer les arbres. C’est de s’aimer soi-même, mais surtout d’aimer les autres. Dans l’écologie politique, on n’aime pas beaucoup les autres », expliqua-t-il dans un premier temps.
Puis, sur l’antenne qui accueille pourtant Cohn-Bendit, un chroniqueur à connotation verte, Yann Arthus-Bertrand conclut de manière, ô combien, juste : « L’écologie politique est morte aujourd’hui parce que les politiques n’aiment pas assez les gens ! »
Ce n’est pas à Fréquence Terre qu’on le contredira, que du contraire !
Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe, par Pierre Guelff.
Stéphane De Groodt est comédien, réalisateur et chroniqueur (RTL, Canal+, France Inter…) dont l’humour est comparé à celui de Raymond Devos, de Pierre Desproges ou de Pierre Repp. « Voyages en absurdie » publié chez Plon, reprend cinquante de ses chroniques dites déjantées et décapantes. Sur près de deux cents pages, il y a donc du Berlusconi, du Chirac, du Delon, du Johnny Hallyday, du Hollande et du Sarkozy, sans oublier les Le Pen, père et fille, etc.
Voici quatre courts extraits de cet ouvrage :
« Je reçois un coup de fil du ministre belge de la Culture. J’avais oublié qu’on avait des ministres et encore plus au rayon Culture… »
« Je me suis rendu au sommet de l’État, faubourg Saint-Honoré : saint patron des boulangers. Après faut pas s’étonner que Sarko soit dans le pétrin… »
« François Hollande fond en larmes et, tout en prenant un Tranxène, il m’explique combien il est confiant en l’avenir de la France. »
Et, concernant Dominique Strauss-Kahn, cette constatation : « Comme quoi on peut avoir de la suite dans les idées, faute d’avoir de bonnes idées dans les suites… »
Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe, par Pierre Guelff.
Canicules, sécheresses, séismes, tornades, fontes des glaces, chutes des falaises, hausses du niveau des mers, crues torrentielles, le printemps en hiver…, sont généralement le résultat d’une gestion catastrophique de notre environnement, selon la plupart des scientifiques.
La plupart des scientifiques, car il y a les éco-sceptiques qui, selon l’un d’eux qui sévit sur une « grande » radio généraliste en tant que prévisionniste météo, il s’agit de, je le cite, « prise de pouvoir des écologistes sur nos consciences » alors que, je le cite encore, « l’énergie nucléaire est toujours plus propre plus efficace et plus durable que les éoliennes ».
Dans cette ambiance, il est même question que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) aurait sous-estimé les effets du réchauffement climatique afin de ne pas trop déranger Messieurs les éco-sceptiques au nom du, tenez-vous bien, principe du moindre étonnement.
Sans tenir le discours écologiste moralisateur (et tellement lassant), il faut oser dire que nier l’évidence de la dégradation de notre environnement s’apparente à une sorte de révisionnisme d’un génocide planétaire.
Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe, par Pierre Guelff.
Parfois, il y a de quoi râler dans notre société, et ce n’est pas être populiste ou poujadiste que de le clamer. Alors que des chercheurs se battent pour décrocher des subsides afin d’éradiquer différentes « terrifiantes » maladies, par exemple, des prétendus chercheurs se lancent dans des études dont, sincèrement, on doute de l’utilité pour la vie et la survie sur notre planète.
Ainsi, lors d’un congrès, un ingénieur et informaticien affirma que, pour les environs de 2045, on pourra télécharger son esprit dans un ordinateur, puisque la puissance des ordinateurs double tous les deux ans. Je le cite : « Il sera possible d’implanter un cerveau humain dans une machine pour ainsi accéder à la vie éternelle. »
Le magazine « Agenda Plus », qui relaie cette information, conclut : « À côté de l’urne contenant vos cendres pourrait ainsi trôner un disque dur. Et dire que des budgets sont alloués pour ce type de recherches, ô combien inutiles. » Fin de citation et de mauvaise humeur verte.
Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe, par Pierre Guelff.
Il y a trois ou quatre ans, j’avais publié une information émanant d’Amérique du Sud prétendant qu’uriner en prenant sa douche avait des vertus écologiques. Entre autres, celle d’économiser l’eau des toilettes. Eh bien, cette information avait fait le buzz sur les antennes de Fréquence Terre avec des milliers de lectures sur le site de votre Radio Nature préférée, alors que des blogs féminins, médicaux, des forums… traitaient du même sujet, loin, bien loin, de l’incontinence urinaire qu’il aurait pu susciter, au point que « Le Monde » titra « Faire pipi sous la douche pour sauver la planète ». Et que reste-t-il de cette info ? Est-elle partie à tout jamais en tirant la chasse ?
Pas du tout, car certains ont calculé que tirer ladite chasse, ça fait environ 10 litres à chaque fois, donc quelque 182 milliards de litres d’eau seraient économisés annuellement en France en urinant sous la douche. Et, encore, comme le démontre le site Topito qui revint à la charge avec, cette fois, l’étude d’une douzaine de bonnes raisons de vider sa vessie sous le jet du pommeau, il y a le gain de temps, l’économie de papier de toilette, puis le fait que l’urine étant corrosive, cela limiterait les siphons bouchés, etc. etc. Donc, le débat est à nouveau ouvert et les internautes ne manquent pas d’y participer. Ainsi, un anti pipi sous la douche signala que l’eau chaude combinée à l’urine, eh bien, ça dégage une odeur à faire décamper un putois.
Un plombier sanitaire belge réagit au quart de tour en disant qu’il dépannait et nettoyait les canalisations et il plaça sa pub sous le message et, bien entendu, ses coordonnées (téléphone fixe, portable, site internet) en spécifiant qu’il travaillait 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ! Alors, là, chapeau ! Ça, au moins, ce n’était pas pisser dans un violon comme réactivité !
Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe, par Pierre Guelff.
Il n’y a absolument rien de péjoratif en citant Hubert Reeves, comme étant un donneur de leçons, puisqu’il s’est retrouvé, il y a quelques jours, au Parlement européen devant 250 étudiants et qu’il répondait à leurs questions. L’astrophysicien, penseur des temps modernes et militant écologique engagé, s’adressa avec humilité à son auditoire et j’ai relevé quelques-uns de ses propos émanant d’un bon sens qui fait tellement défaut à nos décideurs, politiciens, économistes, industriels et, surtout, banquiers. « Notre monde merveilleux existe depuis des milliards d’années et chacun d’entre nous en fait partie, dit-il. Nous sommes tous des poussières d’étoiles ! Certes, on peut rêver mais il faut garder les pieds sur terre. Ainsi, il faut mettre la pression pour que les dirigeants tiennent leurs promesses. C’est pourquoi, je talonne Monsieur le président Hollande quant à la biodiversité ! Il ne faut pas laisser faire n’importe quoi avec le nucléaire, les OGM… et je donne le conseil suivant aux jeunes : soyez vigilants ! Ce que nous faisons aujourd’hui sur cette planète menacée aura un impact majeur dans le futur, or il faut que nos enfants et petits-enfants profitent aussi d’une vie convenable. »
À la question de savoir s’il était optimiste ou pessimiste quant à l’avenir de l’humanité, Hubert Reeves cita Jean Monnet, un des pionniers de l’idée européenne : « L’important ce n’est pas d’être optimiste ou pessimiste, c’est d’être déterminé à faire ce que l’on pense qu’il y a lieu de faire. » Hubert Reeves dit encore qu’il aime beaucoup la vie, propager la science, se promener dans la forêt, écrire des livres, écouter de la musique classique, mais qu’il faut, avant tout, respecter la liberté et le choix des autres.
Nos décideurs industriels, économiques et politiques ont-ils aussi entendu cet homme sage leur crier que si on continuait à vider les océans, par exemple, c’était foutu ?
Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe, par Pierre Guelff.
C’est à la mode ! Quasiment chaque chaîne française de radio ou de TV, a son chroniqueur belge, avec ou sans accent, avec ou sans la frite : France 2, France Inter, Canal+, RTL et j’en passe. À Fréquence Terre, la Radio Nature par excellence, un Belge, votre serviteur en l’occurrence, sévit déjà depuis sept ans avec « Littérature sans Frontières » ; alors, les cadors de la station ont décidé de sortir aussi « leur » Belge pour commenter l’actu de manière déjantée avec la chronique « Humeur verte ». Pourquoi « verte » ? Parce qu’il s’agira d’écologie, bien sûr, mais humeur verte, aussi, comme âpre, rude et vive, ces qualificatifs devant être pris pour l’expression de commentaires sans concession… même pour les Verts : qui aime bien châtie bien ! Sans concession ne voulant pas dire grossier, vulgaire ou irrespectueux, n’est-ce pas. Jugez-en.
Il y a une semaine, et cela ne semble pas avoir été démenti depuis lors, on a appris, même dans les couloirs de la Communauté européenne, le gros « machin » de Bruxelles pour paraphraser le général de Gaulle, on a donc appris qu’un nouveau trafic de viande chevaline avait été découvert dans le Sud de la France. Des chevaux revendus pour la consommation humaine après avoir – parfois – servi dans l’industrie pharmaceutique. En prime à cette info déjà scandaleuse en elle, j’ai entendu un prétendu magistrat déclarer, sans rire, que cette viande impropre à la consommation, a priori, ne présentait aucun danger.Il faudra qu’on m’explique la différence qui existe entre ces « subtilités » (ou sottises, pour ne pas dire conneries) juridiques et le fait de prendre les citoyens-consommateurs pour des imbéciles, quand bien même vous pourriez me trouver trop à cheval sur les principes…
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