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Or


C’est un fait : le syndrome de l’imposteur touche plus durement les femmes. Cantonnées depuis toujours à jouer les seconds rôles, beaucoup d’entre nous ont du mal à assumer des carrières ou des postes qui mettent en lumière leurs compétences et leur réussite. Lorsque l’on a pas eu un parcours scolaire exemplaire, ou qu’on n’a pas fait de grandes études (comme moi), ce sentiment est souvent décuplé. Vous imaginez donc facilement dans quel état je me trouvais avant de me lancer dans cette carrière d’apprentie journaliste et créer Confidentielles. J’ai décidé de faire cette émission pour répondre à un besoin et une carence qui me semblaient évidentes au sein du paysage audiovisuel français. Malgré les nombreux talk shows et tous les programmes présents sur les grilles TV, en 2024, la parole de certaines femmes n’est toujours pas prise en compte Pourquoi ces femmes sont invisibilisées médiatiquement ? Pourquoi on ne met pas en avant leurs discours, leurs parcours qui parlent de @Noustoutes, et surtout d’une autre histoire de la France J’ai entendu parler de Nesrine pour la première fois sur le Bondy Blog, je découvre alors une jeune femme, intelligente et intelligible, fille de femme de ménage et d’ouvrier, qui est arrivée en France enfant, et a grandi dans un quartier populaire. Elle termine ce véritable parcours de combattante, en allant s'asseoir sur les bancs de Sciences Po (sans faire partie du quota de la diversité, et ouais ! 😅) Quand par la suite sur les réseaux, je m’aperçois qu’elle est la cible des haters de la droite droite. Je me dis “tiens tiens”, forcément, si ce parti s’acharne sur elle, c’est qu’elle a des choses intéressantes à dire, et qu’elle dérange. Nesrine, c'est l'histoire d’une étudiante acharnée qui n’a jamais renié ses goûts musicaux, ses origines, ni ses principes. Loin d’être “illégitime” et “seule”, nous sommes des milliers comme elle à vouloir nous faire entendre, et tenter d’être des modèles pour les jeunes générations. Mission initialement impossible, mais mission accomplie, qu’elle peut aujourd’hui venir nous conter en toute ”légitimité”.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Octobre 2002, je sors mon premier album “Conte de faits” où figure le titre "Si j’étais un homme”.
Le concept est simple : me mettre dans la peau d’un homme et faire la guerre à tous les clichés qui gangrènent les rapports aux femmes depuis la nuit des temps. Suite à la sortie de ce titre, le collectif Ni Putes Ni Soumises me contacte. J’y fais la rencontre de belles personnes : Samira Bellil (Paix à son âme), Olivier Bassuet, avec qui j’ai pu faire pas mal de conférences et mobilisations, Samira Cadasse, Loubna Meliane , Ingrid, Fadela (la liste est longue).
Le mouvement commence à faire parler de lui le 4 octobre 2002 : Sohane, 17 ans, meurt brûlée vive dans un local à poubelle de la cité Balzac de Vitry-sur-Seine, assassinée par un jeune garçon. Toute la France se réveille meurtrie.
Avril 2022, une de mes filles rentre avec sa soeur d’une activité extra scolaire dans laquelle je les avais inscrites (session Podcast 🎙️), et me parle du mouvement NousToutes, elle me dit qu’elles ont partagé le micro avec la cofondatrice du collectif et qu'à ses côtés, elles ont pris conscience de ce que les femmes endurent depuis des générations.
J'ai connu le collectif NousToutes sur les réseaux il y’a déjà quelques années. Je suis abonnée à plusieurs comptes dédiés à lutte contre les violences faites aux femmes, et je suis sidérée de constater l’augmentation des posts « compte à rebours » concernant les féminicides en France, le nombre des victimes est de plus en plus élevé et cela fait froid dans le dos !
On ne cesse de répéter : « les filles d’aujourd’hui sont les mères de demain », mais force est de constater que, pour nous, rien n’a changé. L’heure du changement, c’est maintenant !
Ce changement passe par une prise de conscience générale, une meilleure éducation de nos fils pour en faire des Hommes 5.0 !
Plus conscients, plus… Plus justes.
Et c'est à nous, Femmes, d'être plus solidaires, de nous battre ENSEMBLE, pour Sohane, pour Shaïna, pour NOUS TOUTES.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Je me suis toujours rangée du côté des opprimés, et cela explique sans doute pourquoi j'ai rappé pendant plus d'une décennie. C'est aussi pour cela que notre média s'appelle Valyu, en référence aux valeurs qui nous animent et que nous défendons.
L'émission "Confidentielles" met à l'honneur les parcours de femmes et donne la parole à celles qui sont souvent "invisibilisées". Mais elle offre aussi une tribune à toutes les femmes, qu'on partage ou non leurs opinions. Ouvrir le débat, accepter les désaccords sans recourir aux insultes ou au mépris est devenu rare. Aujourd'hui, les discussions sont de plus en plus superficielles, chacun cherchant à crier plus fort que l'autre. On ne s'écoute plus, donc on ne se comprend plus, et sans compréhension, il n'y a plus de respect. Je respecte une personne pour ses qualités et ses valeurs, quelles que soient ses origines, qu'elle porte une croix, un voile, une kippa, ou rien du tout, qu'elle vienne du 93 ou des beaux quartiers.
Tout n'est pas blanc ou noir, il faut savoir nuancer son propos, rester ouvert et apprendre à se nourrir des différences. Je crois que c'est plus que jamais nécessaire surtout dans le contexte actuel.
J'entends parler de Linda Kebbab pour la première fois lorsqu'elle est en procès contre Taha Bouhafs, après que ce dernier l'ait qualifié d’”arabe de service”. Ensuite, c’est Abdoulaye Kanté, un policier noir lui-même qualifié de "nègre de maison", qui m'a suggérée de l'inviter dans "Confidentielles". Il trouvait son parcours atypique et sa vision intéressante.
En me penchant sur son histoire, je me suis dit pourquoi pas ? Bien que tout nous oppose en apparence, au fond, nous partageons le "même" engagement : défendre les opprimés et exprimer un point de vue au pays où sont censées régner “Liberté, Egalité et Fraternité”, s’il existe encore.
Nous avons une pensée particulière pour toutes les victimes de bavures et de violences policières qui sont bien réelles, ainsi qu’à leurs proches : Amar Oussekine, Amal Bentounsi, Assa Traoré, Karen Levy, la famille de Liu Shaoyao… la liste est trop longue malheureusement.
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Mes années collège, j’habitais à Pontoise, ma meilleure pote s’appelait Fatou, c’était la bonne copine avec qui je faisais les 400 coups, la meuf avec qui je pouvais parler des heures et des nuits sans jamais m’ennuyer !
Quand Fatou Guinea a franchi la porte du studio, c’est comme si j’avais retrouvé ma meilleure pote, à l’aise, le regard espiègle, elle a commencé à chambrer M. Franck et « L’invisible » 👻 , on tape la discute, je l’écoute d’un air amusé, elle est simple (et funky), pertinente dans ses propos, je suis immédiatement touchée par son franc parler, génération MSN et Caramail, y’a pas grand chose qui nous différencie à la finale (à part quelques années lol).
Fatou la guinéenne, qui a toujours le Smile, a pu compter sur le soutien de ses parents, pas encore la trentaine, originaire d’Auber (93, Tu peux pas test !), fière de ses origines (sociales et raciales), fière de son éducation, fière d’être qui elle est.
En gros, elle s’assume.
Ensemble, on revient sur son enfance, son éducation, ses préoccupations de jeune femme évoluant dans ce monde qui en 2023 ne ressemble plus vraiment à celui qu’elle a connu, mais la “tanti” ne se pose jamais en victime, plutôt en femme qui maitrise son destin, et qui sait où elle va (surement parce qu’elle sait d’où elle vient). Engagée socialement, Fatou, comme beaucoup de jeunes filles noires de sa génération, a dû trouver ses propres repères car à la tv ou dans les magazines, personne ne lui ressemblait.
Curieuse, entrepreneuse, déterminée, à force de courage et de ténacité, celle qui a grandi sans véritable modèle a fini par en devenir un en signant chez L’Oréal . Merci Fatou pour ton passage éclair dans #Confidentielles , et rendez-vous vers l’infini et au-delà ! 🚀🚀🚀
🎙️ @fatouguineaa 🎥 @valyu.media
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3 Février 2018, dans l’émission The Voice 🎤, une jeune femme retient son souffle, elle porte un turban 🧕 et tient timidement son micro, elle se met à chanter, le temps se fige, Zazie ne s’y trompe pas et se retourne de suite. Quelques instant après, les trois autres jurés feront de même, subjugués par cette voix et par son interprétation revisitée du morceau “Hallelujah”, un moment de grâce comme on n'en voit plus aujourd’hui à la télévision . Quelques jours plus tard, d’anciens tweets de la jeune chanteuse sont exhumés de son compte Twitter, la France se divise. Sous le poids de la pression médiatique, Mennel est "obligée" de quitter l'émission, sans même avoir eu le temps de s'expliquer. La jeune femme victime d’une véritable kabbale médiatique se retrouve seule, livrée à elle même, les jurés se trouvent à présent derrière les claviers de leurs ordinateurs ou leur smartphone : Mennel est à présent jugée pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle a écrit mais surtout pour ce qu’elle porte. Isolée, elle va devoir apprendre à se reconstruire, et tracer son propre chemin au-delà des a priori, des amalgames et du regard des autres. Alors que des journalistes, des politiciens restent en poste malgré des actions condamnables (viol, détournement de fonds) 😡 ou des propos racistes et injurieux pour lesquels ils ont été reconnus coupables 😤, cette jeune chanteuse, encore inconnue du grand public, est disqualifiée pour un tweet maladroit écrit dans sa jeunesse et archivé bien avant son passage dans l'émission. Bien au-delà de son turban, Mennel est une artiste engagée qui a des choses à dire. Elle s'affirme telle qu'elle est, défendant la liberté d'être indépendante et d'être elle-même, sans que quiconque puisse décider à sa place.
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Réalisatrice, scénographe, directrice artistique, métisse, photographe, Maman 😅, Leïla mène sa barque au gré des opportunités de ses inspirations.
Cette femme de l’ombre, au caractère bien trempé, officie depuis une quinzaine d’années sur les plateaux.
Bien au delà d’être la "fille de" et la "femme de", Leïla est cette femme soldat, entière qui s’est battue bec et ongles pour se faire une place dans le mouvement hip hop 💪.
La « Mama » de l’image du rap français se livre dans Confidentielles sans artifices, avec franchise et humilité. Leïla, ma “grande soeurette”, nous a fait l’honneur de passer dans nos studios pour retracer ses débuts. Ensemble, nous avons échangé autour de sa place dans le monde en tant que femme, tout d’abord, mais également en tant que métisse et maman solo.
Nous avons pu évoquer sa complicité avec Kery James, son rythme de travail effréné ainsi que ses moments un peu plus down… et oui, ça arrive….
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Je ne vais pas vous mentir, je ne connaissais pas réellement Léa Djadja, ce qui n’est pas le cas de mes filles.
Choc des générations ou ?
Ou peut-être qu’on pourrait tout simplement attribuer cela au fait que je n’ai jamais vraiment été scotchée sur tout ce qui est make-up et « fashion ».
Chez Valyu, on m’a dit « tu devrais l’inviter, elle est super, c’est la meuf de Black M en plus! ». Le “C’est la meuf de” j’ai pas aimé du coup (🤣tiens, ça faisait longtemps!), j’ai filé directement sur Insta afin d’en apprendre plus au sujet de Léa, et ma première impression a été de me dire qu’elle avait vraiment l’air bienveillante ! A travers ses apparitions dans les médias et ses réseaux, j’ai pu la découvrir, j’ai fouiné, j'ai accroché et je me suis dit : GO !!!
Notre échange est spécial, à mi-chemin entre l’interview et la séance de psychologie. Plus nous parlons, et plus je me dis qu’en réalité sans le savoir, son premier job qui consistait à sublimer les visages, et mettre en valeur ce qu’il y’a de plus beau en nous, allait forcément la conduire vers quelque chose d’encore plus beau et plus grand.
Sans vouloir faire des grandes phrases, je pense que Léa a d’abord appris à aimé les autres, avant de s’aimer elle-même pour devenir la femme accomplie et déterminée que j’ai eu la joie d’avoir en entretien. Alors cliquez sur l’interview, et Nulle part ailleurs !
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Rose, c’est cette petite graine qui a poussé dans le béton. Originaire d’un quartier populaire du 92, elle passe une enfance heureuse entourée de sa grande famille. Ok, elle est d’origine algérienne. Ok, elle est issue d’un milieu social modeste. Ok, c’est une femme. Mais, loin de la « victimisation », elle n’a pas peur de dire qu’elle est fière d’être partie de loin, et que, pour imposer ses idées, elle a ouvert sa « grande gueule » (sur RMC et ailleurs) ! Dans #Confidentielles , Rose revient sur ses débuts, nous évoque sa longue maladie qu’elle a dû traverser avec maturité alors qu’elle n’avait que 12 ans, ses moments heureux en famille, se confie sur sa double culture, et tous les combats qu’elle a dû mener sans relâche.
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