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Or


Les violences physiques envers autrui sont proscrites dans le code pénal, et donc susceptibles de poursuites. Il arrive toutefois, même si c’est rare, qu’on souhaite délibérément s’exposer à de telles violences. Mais la loi est claire : le consentement de la victime ne change rien à l’affaire. Même voulues par la victime, les violences infligées par autrui restent interdites. Ce qui explique que le Conseil d’Etat, dans un arrêt célèbre de 1995, ait interdit le lancer de nain – et ce contre l’avis même du nain à l’origine de la requête. Voilà donc pour les grands principes. La réalité est plus complexe. Pour preuve, les combats de boxe sont, eux, bel et bien permis. Idem des relations sexuelles sadomasochistes. Voilà qui pose donc l’épineuse question des limites à poser – ou non – à l’autonomie personnelle. Si nous sommes propriétaire de notre corps, pourquoi ne pas nous laisser entièrement décider de l’usage qu’on en fait? Au nom de la dignité humaine, du respect de l’intégrité physique, de l’ordre public? Ouvrons le débat.
Pierre Rousseau, auteur de Autonomie personnelle et droit pénal, l’Harmattan, 2016, 124p., 14,50 euros.
– Chronique de Nicolas Hervieu : La remise en question du droit à l’avortement, en Irlande et en Pologne
Marie Boëton
Arnaud Dumanois
Léa Delion
Didier Riey
The post Consentir à la violence…contre soi-même first appeared on Amicus Radio.
By Amicus RadioLes violences physiques envers autrui sont proscrites dans le code pénal, et donc susceptibles de poursuites. Il arrive toutefois, même si c’est rare, qu’on souhaite délibérément s’exposer à de telles violences. Mais la loi est claire : le consentement de la victime ne change rien à l’affaire. Même voulues par la victime, les violences infligées par autrui restent interdites. Ce qui explique que le Conseil d’Etat, dans un arrêt célèbre de 1995, ait interdit le lancer de nain – et ce contre l’avis même du nain à l’origine de la requête. Voilà donc pour les grands principes. La réalité est plus complexe. Pour preuve, les combats de boxe sont, eux, bel et bien permis. Idem des relations sexuelles sadomasochistes. Voilà qui pose donc l’épineuse question des limites à poser – ou non – à l’autonomie personnelle. Si nous sommes propriétaire de notre corps, pourquoi ne pas nous laisser entièrement décider de l’usage qu’on en fait? Au nom de la dignité humaine, du respect de l’intégrité physique, de l’ordre public? Ouvrons le débat.
Pierre Rousseau, auteur de Autonomie personnelle et droit pénal, l’Harmattan, 2016, 124p., 14,50 euros.
– Chronique de Nicolas Hervieu : La remise en question du droit à l’avortement, en Irlande et en Pologne
Marie Boëton
Arnaud Dumanois
Léa Delion
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