Existe-t-il une seule thérapie 100 % efficace ? Dans cet épisode, j’avais envie de parler ouvertement des différentes approches thérapeutiques et surtout de cette guerre qui dure depuis beaucoup trop longtemps entre TCC, psychanalyse, EMDR et les autres courants de la psychologie. Parce qu’au-delà des débats théoriques, cette opposition peut aussi avoir des conséquences très concrètes, aussi bien pour les patients que pour les thérapeutes eux-mêmes.
Quand on se forme en psychologie, on est souvent confronté assez rapidement à différents courants, différentes manières de comprendre le fonctionnement psychique et différentes façons d’accompagner les patients. Certaines approches thérapeutiques peuvent même parfois être présentées comme incompatibles entre elles, avec l’idée qu’il faudrait nécessairement choisir son camp.
TCC, psychanalyse, EMDR, thérapies intégratives… chaque approche repose sur des modèles théoriques, des outils et une certaine manière de penser la thérapie. Mais dans la réalité de la pratique clinique, nos patients ne rentrent pas toujours parfaitement dans les modèles que nous avons appris.
Et c’est justement là que la question devient intéressante : est-ce au patient de s’adapter à notre approche thérapeutique ou est-ce à nous, psychologues et thérapeutes, d’adapter notre manière de travailler au patient que nous avons en face de nous ?
Dans cet épisode, je vous partage ma réflexion sur cette opposition entre les différentes approches thérapeutiques, mais aussi sur ce qu’elle peut provoquer chez les professionnels. Parce que lorsqu’on nous apprend qu’il existerait une « bonne » manière de faire de la thérapie, on peut rapidement commencer à douter de sa pratique, de ses outils ou de sa posture dès qu’un patient ne répond pas comme prévu à ce que nous lui proposons.
Pourtant, deux patients qui viennent consulter pour une problématique similaire peuvent avoir des fonctionnements, des histoires, des besoins et des ressources complètement différents. Une technique thérapeutique pertinente pour l’un ne le sera donc pas nécessairement pour l’autre.
Cela implique de pouvoir réfléchir à notre pratique clinique, à notre posture de thérapeute et à la manière dont nous choisissons nos outils, sans appliquer automatiquement une méthode simplement parce qu’elle appartient au courant dans lequel nous avons été formés.
L’objectif n’est évidemment pas de dire que toutes les approches se valent dans toutes les situations, ni d’abandonner les connaissances scientifiques et les recommandations disponibles. Il s’agit plutôt de se demander comment utiliser nos connaissances, nos formations et nos différentes techniques thérapeutiques pour construire un accompagnement qui ait du sens pour le patient que nous avons réellement devant nous.
Finalement, cet épisode pose une question assez simple : quand nous faisons de la thérapie, est-ce que nous essayons de faire entrer le patient dans notre modèle ou est-ce que nous sommes capables de faire évoluer notre façon de travailler en fonction de lui ?
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