CONVO avec Nicolas Ouellet

CONVO avec Nicolas Ouellet

By super équipeSociety & Culture
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CONVO avec Nicolas Ouellet episodes

  • Camilo Lapointe-Nascimento veut servir tout le monde. Sans exception.

    L’invité de cette semaine, on l’a adopté — lui et ses sonores « OUI CHEF! » — en 2020, en regardant l’émission Les Chefs. C’est devenu le plus jeune candidat à remporter la compétition culinaire et ça nous a permis de découvrir un gars avec un talent hors-norme — même si il oserait pas le dire lui-même.


    Son parcours en cuisine, c’est celui d’un gars chez qui plusieurs grands noms de la gastronomie montréalaise ont rapidement reconnu de sérieuses aptitudes pour la cuisine, mais chez qui la passion a pris du temps à s’installer.


    Mais quand elle s’est installée, les choses ont explosé.


    Après de prestigieux concours, il a donné dans le grand raffinement gastronomique en faisant notamment partie de ce qu’on appelle désormais la dynastie du Mousso, aux côtés de chefs comme Francis Blais et Massimo Piedimonte qui sont devenus mentors, amis et même partenaire d’affaires dans le cas de Francis. Cela dit, depuis les deux-trois dernières années, ce qui l’accapare plutôt que la fine cuisine, c’est l’idée de l’accessibilité.


    Il s’est entre autres tourné vers YouTube pour rendre disponibles son talent et ses connaissances à des moldus comme moi et en mai 2026 est apparu Cam’s Déjeuners, son resto ouvert de 8h00 à 15h00, où il sert des sandwichs à environ 11 ou 12$, sur du pain fait sur place — très important de le mentionner !


    À seulement 29 ans, l’impression qu’il a eu mille vies dans l’univers culinaire est à l’image de sa passion, de son intensité et de son grand coeur.


    À CONVO, cette semaine : Camilo Lapointe-Nascimento. Oui, chef!


    - Nico

    43 min
  • Thierry Larose ne craint plus les égratignures.

    L’invité de cette semaine, c’est quelqu’un de particulier pour moi, parce que je le suis depuis ce que je décrirais comme les premiers balbutiements de sa carrière, à une époque où il était encore très loin de s’imaginer que moins de dix ans plus tard, il scanderait des « VIVE LA MUSIQUE QUÉBÉCOISE » devant des foules en liesse sur des scènes aux quatre coins de la province.

    C’est un auteur-compositeur-interprète, qui se qualifie lui-même de traditionaliste de la chanson québécoise et qui maitrise cet art de la synergie entre les mots et la musique, comme les grands qui ont pavé le chemin avant lui.

    Après ses albums Cantalou et Sprint, après cette tournée enblématique d'une génération qu'a été Le Roy, La Rose et Le Lou(p) — avec Ariane Roy et Lou-Adriane Cassidy —, il vient de revenir avec un troisième album, Le X du Y,  album sur lequel il se promène dans son habituel jardin luxuriant d’images avec des bottes à cap et pas d’armure, en acceptant que ça puisse laisser quelques égratignures.

    L’aura est puissante, chez ce gars-là, autant que sa capacité et son envie de réflexion.

    J’espère que vous allez bien vous déposer dans la conversation !

    - Nico

    1 hr 2 min
  • Sara Parker gagne en s'élevant au-dessus du chaos.

    On connaît toutes et tous des gens qui ont fait leur chance, qui ont su créer leur opportunités, qui ont pavé leur propre voie, mais j’avoue que j’ai rarement rencontré quelqu’un qui l’a fait avec autant de pugnacité  que mon invité.e de cette semaine. Cette pugnacité, d'ailleurs, est probablement attribuable à ce que sa mère Sophie — dont le nom va revenir à quelques reprises dans notre conversation — lui a inculqué.


    Tout au long de la discussion, vous allez découvrir son histoire étape par étape et je vous recommande donc de vous (me?) faire le plaisir de vous rendre au bout de la discussion pour comprendre l’ampleur de ce qu’elle a accompli et des plafonds de verre qu’elle a fait éclater.


    Question de vous mettre en appétit, sachez que mon invitée a toutes les chances de gagner une médaille d’or aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028, dans une discipline qui n’avait même pas de programme de haute performance au Canada jusqu’il y a à peine deux ans !


    C'est l’une des, si ce n’est la meilleure joueuse de flag football au pays et potentiellement au monde — si on se fie à son titre de joueuse par excellence remporté aux derniers Championnats du monde : la quart-arrière numéro un de l'équipe nationale du Canada, Sara Parker.

    37 min
  • Noémie D. Leclerc a compris que la meilleure façon, c'est avec amour.

    Si vous avez posé ne serait-ce qu’un oeil sur les nouvelles culturelles cet automne, c’est presque impossible que vous soyez passés à coté de La meilleure façon, c’est par accident, le premier film de Noémie D. Leclerc. 


    Noémie forme un binôme aux facettes et aux réussites multiples avec Hubert Lenoir et c’est à ses côtés qu’on l’a connue et qu’on a découvert son talent et sa sensibilité, notamment avec son roman Darlène, œuvre conjointe au premier album qui a changé la vie d’Hubert — et celle de Noémie par le fait-même.


    Presque une décennie plus tard, c’est à son tour de se retrouver sous les projecteurs et de composer avec le succès qui vient avec le fait de créer une oeuvre générationnelle et foncièrement marquante.


    Durant la discussion, on parle plus de la vie autour de son film que du film lui-même, question de permettre à celles et ceux qui ne l’ont pas vu de se laisser surprendre autant par sa forme que sa force narrative quand ils vont s'installer devant cette pépite cinématographique.


    Il y a des conversations qui sont spéciales et celle-là est une, à mon humble avis. En espérant qu'elle résonne chez vous !


    - Nico

    1 hr
  • Arizona O'Neill a dompté son monstre.

    Cette semaine, je reçois Arizona O’Neill qui est une autrice, une illustratrice. La version française de son premier roman graphique — qui a d’abord été publié en anglais — vient tout juste de paraitre. Ça s’appelle Opioïdes et Organes, mais l’oeuvre tout autant que la conversation qu’on a eue sont loin d’être aussi lugubres que peuvent l’évoquer ces deux mots.Les parents d’Arizona l’ont eue très jeune, à la fin de leur adolescence. Quand la mère d’Arizona — la désormais très connue autrice Heather O’Neill — est tombée enceinte, son amoureux et elle vivait dans un appartement aux airs de commune, sur la rue Saint-Denis à Montréal, avec d’autres jeunes marginaux et marginales.Avant même la naissance d’Arizona , Christopher — l’amoureux de Heather à cette époque et le père d’Arizona — consommait déjà de la drogue, dont de l’héroïne. La dépendance ne l’a jamais quitté et il est mort d’une surdose en 2015, à l’âge de 41 ans.En arrivant à l’hôpital, après la surdose de son père, Arizona a rapidement été confrontée à une prise de décision importante : accepter de donner les organes de son père, ou pas. Elle va accepter et c’est une décision qui va la hanter et la propulser dans une longue et pénible spirale de recherches, question d’essayer d’apaiser son anxiété et de faire la paix avec son choix.C’est donc le cours de toutes ces années tumultueuses qu’elle nous raconte dans Opioïdes et Organes. Cela étant dit, même si le sujet a l’air sérieux et lourd, elle en fait un récit sensible, humain, drôle et fantastique — la preuve étant les deux acolytes dont elle s’affuble tout au long du récit : le vilain lézard Izzy et le gentil monstre Frankie, inspiré du monstre de Frankenstein.Arizona, c’est une artiste jusqu’au bout des ongles, qui a choisi de transformer ses obsessions en art, pour le meilleur et pour le pire. Mais surtout, surtout le meilleur.

    1 hr 6 min
  • Amorella Lenga aimerait avoir votre attention.

    L'invitée de cette semaine, c’est une enfant d’Internet qui a su se servir de toutes les opportunités que lui a procurées le vaste terrain de jeu du web et des réseaux sociaux.


    C’est à partir de 2020 — vous vous souvenez de ce qu'on vivait à ce moment-là ? — qu’elle a commencé à se bâtir une énorme communauté, entre autres sur TikTok. Au moment où se parle, ses vidéos ont reçu plus de 18 millions de J’aime sur la plateforme. Et c'est sans parler de ses presque 350 000 abonnés sur TikTok et Instagram combinés.


    Que ce soit à travers ses critiques de station de métro montréalaises, ses mises en scène où elles jouent des personnages avec une précision désarmante ou ses parodies de radio commerciale québécoise et française, elle prouve qu’elle a un sens de l’observation et une attention aux détails qui est hors norme.


    La question, à ce point-ci de sa carrière, c’est de savoir jusqu’où tout ça va la mener et quel genre de sacrifices elle doit accepter de faire pour réaliser tout ce dont elle rêve. Évidemment, il n’y a rien de linéaire, surtout quand on sait qu’en parallèle, elle fait aussi des études en génie logiciel à l’École de Technologie Supérieure. Rien que ça !

    38 min
  • Marc Sony Ricot a choisi de quitter son plus grand amour : son pays.

    Cette semaine, plus que jamais, on est dans la rencontre. Avec l’invité, bien sûr, mais aussi pour cet invité qui a tout quitté pour venir à la rencontre d’un ailleurs — avec ses gens et ses moeurs — pour s’y enraciner. Il raconte d’ailleurs tout ce que ça implique de banal et de spectaculaire dans ses chroniques dans La Presse. 850 mots qui sont à chaque fois redoutables d’efficacité.


    L’histoire de Marc Sony Ricot commence en Haïti : c’est celle d’un garçon sensible à l’art et tout spécialement à la littérature, qui s’imbibe de personnages, d’histoires et qui développe une affection toute particulière pour la langue française. Son amour de la langue de Molière va le mener au journalisme — il va travailler pendant quatre ans pour Le Nouvelliste, le plus ancien quotidien en Haïti et le plus ancien quotidien francophone des Amériques — et il va aussi lui permettre de devenir jeune ambassadeur de la francophonie.


    C’est justement pour ce Forum des jeunes ambassadeurs qu’il va mettre les pieds au Canada pour la première fois en 2024. Moins de six mois plus tard, après être retourné un petit moment en Haïti, il va décider de faire le grand saut et de partir vers Montréal, pour entre autres voir et vivre la ville à propos de laquelle il a tant lu dans les livres d’une certain Laferrière, Dany de son prénom.


    Marc Sony Ricot, c’est oui quelqu’un qui a fui une crise, mais c’est surtout quelqu’un qui est parti à l’aventure, parce que le goût de l’exil lui coule dans les veines.

    39 min
  • Antonin Mousseau-Rivard célèbre la vie et la mort de son rêve d’ado.

    L'invité de cette semaine, il vient d'une lignée d'artistes : c’est le fils de la comédienne Katherine Mousseau et de l’auteur-compositeur-interprète Michel Rivard et c'est aussi le petit-fils du peintre automatiste Jean-Paul Mousseau, un des signataires du Refus Global. On pourrait poursuivre l'exploration de ses ramifications généalogiques artistiques, mais arrêtons-nous ici !


    Vous comprendrez que ce grand héritage est un privilège, mais qu'il vient aussi avec la pression de devenir sa propre personne et de se tracer un chemin à soi.


    Dire que c’est quelque chose qu’Antonin Mousseau-Rivard a réussi, c’est presqu’un euphémisme. Il devenu l'un des chefs les plus influents de sa génération et avec son restaurant Le Mousso — dont il était co-propriétaire avec sa mère! —  il a pendant plus d’une décennie contribué à redéfinir la gastronomie québécoise, tout en créant dans ses cuisines une dynastie de chef.fe.s qui volent aujourd’hui de leurs propres ailes.


    Après 11 ans, Le Mousso vient tout juste de fermer ses portes et vous comprendrez durant la conversation que c’est à la fois un grand deuil et une renaissance absolue pour celui qui se définit comme un artiste avant d'être un cuisinier.

    38 min
  • Tatiana Lerebours danse pour toutes les petites filles comme elle.

    J'ai rencontré Tatiana Lerebours pour la première et seule fois il y a environ cinq ans, pour ma série documentaire Tu viens d'où ?


    À cette époque-là, elle sortait tout juste de l’École supérieure de Ballet du Québec et elle venait d’intégrer les rangs des Grands Ballets Canadiens.


    Il y avait une candeur, mais surtout une détermination qui émanaient d’elle, comme si et parce qu’elle avait quelque chose à prouver — évidement à l’institution qu’elle venait d’intégrer, mais principalement à elle-même.


    C'était donc fameux de lui parler de nouveau, une demie décennie après qu’elle ait été officiellement engagée, pour qu’on retrace son parcours, qu’on parle autant du travail accompli que de celui qu’il reste à faire et qu’on explore la place qu’elle s’est taillée et l’influence qu’elle a en tant que première québécoise d’origine haïtienne à danser pour les Grands Ballets Canadiens.


    Pour sa première entrevue de podcast en carrière, Tatiana devrait vous faire à la fois sourire et réfléchir.

    44 min
  • À travers tout le bordel, Setiz Taheri a choisi l'amour, le stress et la liberté.

    Setiz Taheri, c'est un gars qui a été avec deux partenaires à la tête d’Atelier New Regime, une marque de vêtements montréalaise culturellement très influente pendant une bonne partie des années 2010. Il a pris une partie de ce qu'il a appris de cette aventure en matière de marketing et d’image de marque et il a décidé de se mettre au service de la chose la plus importante à ses yeux : sa communauté.

    Ce qui a émergé de ça, c’est La rue inspire, qu’on décrit comme un studio créatif axé sur la création de communauté et le storytelling, projet ombrelle qui a fait plein de petits, dont évidemment une marque de vêtements et d’accessoires. au nom parfait : Quartier.

    Au moment où l’épisode sort, on est à quelques heures du cinquième block party de La rue inspire, un événement gratuit, pour la communauté, avec du sport, de l’art et surtout des rencontres humaines — toutes des choses qui définissent Setiz Taheri.

    Sincères remerciements à Fabrice Vil d'avoir mis cet invité sur ma route !

    46 min

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