Aujourdâhui, câest la Saint-Valentin (ou presque) ! â€ïž
La journĂ©e officielle des preuves dâamour, des dĂźners aux chandelles, des longs bilans sur ce quâest devenu lâamour et sur ses futurs possibles. Câest la consĂ©cration des prĂ©sences comptabilisĂ©es Ă coups de notifications et des expressions tout aussi caricaturales que vides dâamour : « en ce jour si particulier, je voulais te redire combien je tâaime ».
Dans cet Ă©pisode, on part dâun constat : la centralitĂ© de la prĂ©occupation amoureuse et son Ă©chec rĂ©pĂ©tĂ©. Avec Olivier Sarrouy et Alexandre Rouxel, philosophes, on a dĂ©cidĂ© de rĂ©flĂ©chir lâamour Ă partir dâun objet omniprĂ©sent et envahissant : le tĂ©lĂ©phone et sa promesse dâune atteignabilitĂ© permanente de lâautre.
Et si nos difficultĂ©s amoureuses tenaient aussi Ă un trop-plein de langage, Ă lâillusion dâune pseudo-prĂ©sence Ă lâautre, Ă la vĂ©rification systĂ©matique de la « vĂ©ritĂ© du sentiment amoureux » ? Il arrive que les amoureux en viennent Ă des mots pathĂ©tiques. Qui nâa jamais Ă©crit en rafale des messages du type : « Tu fais quoi ? Tu es oĂč ? Avec qui ? Tu me manques ! Tu sais oĂč est le cafĂ© ? Pourquoi tu nâas pas rĂ©pondu ? » jusquâĂ ce que lâun ou lâautre se risque Ă la plus embarrassante des questions : « Est-ce que tu mâaimes ? »
Quâest-ce que ces technologies produisent, au juste, Ă lâintĂ©rieur mĂȘme de la relation amoureuse ?
Bonne Saint-Valentin Ă toutes et Ă tous. đč
đ Et si vous avez envie de poursuivre avec la lecture dâun article on vous recommande celui Ă©crit par Alexandre Rouxel, Romain HuĂ«t et Olivier Sarrouy, « Ăpuiser sa prĂ©sence : rapports amoureux et tĂ©lĂ©phonie mobile », publiĂ© dans la revue tic &sociĂ©tĂ©. https://journals.openedition.org/ticetsociete/2184?lang=en
đŒ Â©ïž GĂ©nĂ©rique : Opening - Superpoze
Stupeflip - Lonely Loverz
Laura Marling - What He Wrote
đUn Ă©pisode enregistrĂ© et montĂ© par Romain HuĂ«t
©ïžCracker l'Ă©poque est un podcast produit par Radio Radio en partenariat avec le mĂ©dia Collateral, la GaĂźtĂ© Lyrique, les Champs Libres, et le service culturel de lâuniversitĂ© Rennes 2.