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Avant de parler des crises qui se succèdent : économiques, politiques, écologiques, sanitaires… Il faut peut-être s’arrêter sur ce qu’elles ont en commun : une pression temporelle croissante, une accélération permanente, et une difficulté à habiter le temps autrement que dans l’urgence. Dans la première partie, Olivier Jacquemond reçoit Olivier Hamant, auteur, biologiste, directeur de recherche INRAE à l’ENS de Lyon et directeur de l’Institut de Michel Serres pour interroger ce rapport au temps à la lumière du vivant.
Il sera question d’accélération, de contrôle, de performance, mais aussi de robustesse, de limites et de moments d’arrêt. Autant de pistes pour comprendre comment nos sociétés se sont mises sous tension, et ouvrir le débat que nous poursuivrons ensuite à plusieurs voix...
Dans la seconde partie, Olivier Jacquemond reçoit Jérôme Lèbre, professeur de philosophie en khâgne au lycée Louis-le-Grand à Paris. Il est l’auteur de Vitesses (Hermann Philosophie, 2011) et de Éloge de l’immobilité (Desclée de Brouwer, 2018). Romaric Godin, journaliste économique à Mediapart. Il codirige, avec Cédric Durand, la collection « Économie politique » aux éditions La Découverte. Il publie en février 2026 Le problème à trois corps du capitalisme. Sur la gestion autoritaire du désastre (et les moyens de lui faire face) aux éditions La Découverte. Sylvie Droit-Volet, professeure de psychologie à l’Université Clermont Auvergne à Clermont-Ferrand. Ses recherches portent sur les temporalités et le temps psychologique, ainsi que sur leurs transformations au cours des différentes étapes de la vie...
Trois regards pour éclairer une même question : comment notre rapport au temps s’est-il progressivement transformé au fil des crises contemporaines ?
À l'aube de l'an 2000 planait la menace d'un bug informatique. C'était une crise millénariste.
En 2001, à la suite de l'effondrement des tours jumelles, les décideurs politiques actent que face à l'ennemi, il faut être capable d'agir vite, quitte à prendre des libertés avec les garde-fous démocratiques. C'était une crise du politique.
En 2008, la faillite de la banque Lehman Brothers fait craindre une contagion instantanée à l'ensemble du marché mondial. C'était une crise financière.
Et puis il y a eu une crise sanitaire qui a été marquée par un temps d'arrêt dû au confinement.
Mais il y a aussi une crise du sens avec l'épuisement professionnel et ses burn-out.
Et enfin il y a la crise géopolitique, la crise écologique.
Il est minuit moins une sur l'horloge de l'apocalypse et on se demande s'il n'est pas trop tard. Sale temps pour le temps. Mais justement, ces crises ne sont-elles pas le signe de la brutalisation des temps ? Celui dans lequel on s'inscrit, passé, présent, futur, celui que l'on partage en commun et qui rythme la vie sociale, celui que l'on prend pour soi, le temps intime...
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By Eduradio_ESCEAvant de parler des crises qui se succèdent : économiques, politiques, écologiques, sanitaires… Il faut peut-être s’arrêter sur ce qu’elles ont en commun : une pression temporelle croissante, une accélération permanente, et une difficulté à habiter le temps autrement que dans l’urgence. Dans la première partie, Olivier Jacquemond reçoit Olivier Hamant, auteur, biologiste, directeur de recherche INRAE à l’ENS de Lyon et directeur de l’Institut de Michel Serres pour interroger ce rapport au temps à la lumière du vivant.
Il sera question d’accélération, de contrôle, de performance, mais aussi de robustesse, de limites et de moments d’arrêt. Autant de pistes pour comprendre comment nos sociétés se sont mises sous tension, et ouvrir le débat que nous poursuivrons ensuite à plusieurs voix...
Dans la seconde partie, Olivier Jacquemond reçoit Jérôme Lèbre, professeur de philosophie en khâgne au lycée Louis-le-Grand à Paris. Il est l’auteur de Vitesses (Hermann Philosophie, 2011) et de Éloge de l’immobilité (Desclée de Brouwer, 2018). Romaric Godin, journaliste économique à Mediapart. Il codirige, avec Cédric Durand, la collection « Économie politique » aux éditions La Découverte. Il publie en février 2026 Le problème à trois corps du capitalisme. Sur la gestion autoritaire du désastre (et les moyens de lui faire face) aux éditions La Découverte. Sylvie Droit-Volet, professeure de psychologie à l’Université Clermont Auvergne à Clermont-Ferrand. Ses recherches portent sur les temporalités et le temps psychologique, ainsi que sur leurs transformations au cours des différentes étapes de la vie...
Trois regards pour éclairer une même question : comment notre rapport au temps s’est-il progressivement transformé au fil des crises contemporaines ?
À l'aube de l'an 2000 planait la menace d'un bug informatique. C'était une crise millénariste.
En 2001, à la suite de l'effondrement des tours jumelles, les décideurs politiques actent que face à l'ennemi, il faut être capable d'agir vite, quitte à prendre des libertés avec les garde-fous démocratiques. C'était une crise du politique.
En 2008, la faillite de la banque Lehman Brothers fait craindre une contagion instantanée à l'ensemble du marché mondial. C'était une crise financière.
Et puis il y a eu une crise sanitaire qui a été marquée par un temps d'arrêt dû au confinement.
Mais il y a aussi une crise du sens avec l'épuisement professionnel et ses burn-out.
Et enfin il y a la crise géopolitique, la crise écologique.
Il est minuit moins une sur l'horloge de l'apocalypse et on se demande s'il n'est pas trop tard. Sale temps pour le temps. Mais justement, ces crises ne sont-elles pas le signe de la brutalisation des temps ? Celui dans lequel on s'inscrit, passé, présent, futur, celui que l'on partage en commun et qui rythme la vie sociale, celui que l'on prend pour soi, le temps intime...
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